Les grandes bourgeoises

DE BOYSSON-E

EDITEUR : LATTES
DATE DE PARUTION : 01/02/06
LES NOTES :

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6,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Six femmes en lice : Cerise, Philippine, Iris, Douce, Lila, Rose, grandes bourgeoises ou apparentées. Jeunes filles, elles ont toutes appartenues au même rallye mondain ; aujourd'hui, avantageusement mariées, elles tiennent à leur confort comme une chatte à son coussin. Pas tendres pour un sou, elles s'observent, se jugent, se jalousent, griffent. Entre elles, circule une mystérieuse bague en émeraude qui va faire dérailler leur train-train. Au moment où elles tentent de se libérer de leurs névroses, elles sont déçues, piégées par leurs travers. Pour notre plus grand plaisir, elles forment un étonnant bouquet de défauts révélateurs de leur milieu : une épaisse couche de morale, une désespérante naïveté, un goût prononcé pour l'intérêt, une tendance
exagérée au narcissisme, à l'hystérie ou même à la radinerie. Plus d'épines que de moelleux ! En un mot, on ne leur a pas appris à être simples : elles le paient, mais compensent et se relèvent. Malgré le luxe, un quotidien, disons facile, elles rêvent toutes d'un ailleurs improbable aux antipodes de leur univers étriqué. Seule Rose, la vieille fille confite, parviendra à larguer les amarres, à se fondre dans la masse pour y gagner sa liberté. « Je sais de quoi je parle, j'appartiens à ce petit monde dont je me moque, mais ne vous y méprenez pas, mon autodérision est un signe de bonne santé ! Je déborde d'affection pour ces femmes à mi vie, si touchantes avec leurs fêlures, leurs certitudes, leurs limites. » reconnait Emmanuelle de Boysson.
1 personne en parle

Cerise, Philippine, Iris, Douce, Lila et Rose sont six grandes bourgeoises, toutes issues de la haute société privilégiée, toutes plus ou moins bien ou pas mariées et toutes dans la quarantaine à l'heure des bilans et autres remises en question. Beaucoup sont oisives et passent leur temps entre les réceptions, les voyages à l'étranger, les séjours à Ré et les sports d'hiver à Courchevel sans oublier les épuisantes séquences de shopping, de coiffure, de manucure ou de sport. Pas vraiment des vies de galère, même si l'une s'essaie à la peinture, une autre à la littérature et une troisième à l'artisanat. Et pourtant aucune ne semble véritablement heureuse. Ces femmes s'observent, se jalousent, se jugent et surtout se chipent leurs maris ou leurs amants. Et pour compliquer l'affaire une bague en émeraude, bijou de famille et cadeau d'un prince russe à une petite juive russe, passe de main en main, attisant encore un peu plus l'envie, l'aigreur et la déception des unes et des autres.« Les grandes bourgeoises » est un roman social amusant et qui sent le vécu. Emmanuelle de Boysson est elle-même issue de ce milieu aussi fermé que féroce. Elle nous présente une comédie de moeurs dans laquelle l'une après l'autre, chacune de ces femmes, en s'exprimant à la première personne du singulier, expose sa version d'une même histoire ou plutôt de la partie d'histoire qui la concerne. C'est vivant (nombreux dialogues) et agréablement écrit, dans un style simple, clair et enlevé. C'est aussi parfois drôle, mais sans être désopilant car l'auteur ne cherche pas à faire systématiquement de l'humour. L'ennui vient plutôt de personnages assez peu sympathiques et même limite agaçants, pour certaines des héroïnes qui se lamentent sans apprécier leur bonheur. Au bout du compte, un livre de divertissement basé sur une observation fine et pleine d'auto dérision d'un milieu peu connu du pékin moyen, présenté dans le cadre d'une intrigue sentimentale pas vraiment originale.

CCRIDER
07/01/14
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.28 kg

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