Les grosses reveuses

FOURNEL, PAUL

EDITEUR : POINTS
DATE DE PARUTION : 02/09/98
LES NOTES :

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6,10 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Ce que la grosse claudine ne sait pas, elle l'invente. Les hommes qui font rêver jeannette, c'est thérèse qui les caresse. ce que la veuve wasserman ne mange pas, c'est jeannine qui s'en empiffre. Comment supporter un monde oú un centimètre de tour de taille est une angoisse ? comment survivre avec de la cellulite ? comment habiter un village
oú les mâles passent comme des ombres ? Paul fournel nous livre quelques portraits de femmes qui, sous les regards croisés des unes et des autres, protègent leur monde intérieur avec un acharnement vital et un appétit dévorant. Elles sont grosses rêveuses comme on est gros mangeur, avec le même excès de vie et la même joie suicidaire.
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Parlons d'abord du choix de la couverture, extraite de La Belle Rafaëla de la peintre Tamara de Lempicka. Cette pose lascive d'une femme en chair m'a bien intriguée : on y voit que ses rondeurs et on en oublie son visage, on sent sa sensualité mais on ne capte pas son âme. Bref beaucoup sur le physique et peu de place à l'imagination de sa personnalité. Voyons donc l'intérieur !L'idée de départ me paraît excellente. Paul Fournel a rédigé une série de nouvelles concernant des héroïnes voluptueuses, vivant dans un même village peu habitué à la nouveauté, chacune rêvant d'une vie meilleure, chacune subissant leur gourmandise comme une maladie intestine mais tellement rassurante, chacune dans son isolement, incomprise et à l'âme si peu accessible. Vous y découvrirez Jeannette en midinette extraordinaire, Simone en jouisseuse impressionnante, Claudine au cadeau malhonnête maladroit, Madame Wasserman en éternelle «garagiste», la dame de la Grande Maison en joueuse «primaire», etc. Chaque portrait nous attendrit. Longtemps j'ai pensé ce livre abouti et puis la dernière partie m'a semblé ratée car l'auteur a oublié sa bonne idée initiale : celle d'écrire des courtes séquences dans un roman à part entière. Cet OLNI qui me paraissait maîtrisé au départ part en vrille vers la fin car Paul Fournel a peu rappelé ses héroïnes fétiches. Il se disperse et c'est bien dommage car sa prose me plaît, toute jolie et malicieuse. D'où mon impression un chouïa frustrée à l'image de ces dames si belles et si féroces de l'intérieur / l'extérieur.

Cave
08/06/12
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.12 kg

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