Les hauts de hurlevent

BRONTE-E

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 02/07/74
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Emily Brontë Les Hauts de Hurle-Vent Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l'ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique. Il s'approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu'au jour où

la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste. Ce roman anglais, le plus célèbre du XIXe siècle à nos jours, a été écrit par une jeune fille qui vivait avec ses soeurs au milieu des landes de bruyère. Elle ne connut jamais cette passion violente ni cette haine destructrice. Elle imagina tout, même le fantôme de la femme aimée revenant tourmenter l'orgueilleux qui l'a tuée. Edition de Raymond Las Vergnas, avec une préface de Michel Mohrt. Traduction de Frédéric Delebecque.

14 personnes en parlent

Alors que ce livre trainait dans ma PAL depuis longtemps, je l’ai finalement entamé sur un coup de tête. Je sortais passablement irritée de ma lecture de Evermore, j’avais besoin de me tourner vers une « valeur sûre ». Et quoi que je renâcle souvent à les entamer, les classiques me déçoivent rarement. A la base, j’en repoussais la lecture car j’en avais plus qu’assez de voir ce livre cité dans la littérature pour ados made in US. Mais là, c’était la fois de trop, il était temps que je lui fasse un sort.Au final, ma lecture m’a pris un peu trop de temps à mon goût, surtout dans le premier tiers : je n’avais pas beaucoup de temps à y consacrer et je n’avais pas l’esprit totalement libre, et du coup, je garde un petit goût d’inachevé, l’impression de n’avoir pas accordé à ce roman tout le temps et l’attention qu’il réclamait. Cela dit, ce sera justement une bonne excuse pour le relire. Car relecture, il y aura, c’est certain !Je vais être directe, ce roman est un chef d’œuvre, même s’il n’a pas été pour moi le coup de cœur attendu, sans doute pour la raison évoquée juste au-dessus. A tel point, que je suis assez intimidée au moment de rédiger ce billet, et que je ne sais pas trop comment m'y prendre pour éviter les banalités.Comment souvent avec les classiques, je ne lis pas le résumé avant de me plonger dans ma lecture. J’en ai souvent tellement entendu parler par avance, que j’essaye de préserver un minimum d’effet de découverte. Et là, la surprise a été totale, tant je ne m’attendais pas à cela. J’ai été touchée, bouleversé, troublée, dérangée par la violence de cette histoire, de ses personnages, de leurs sentiments. Violence qui répond si parfaitement à celle de la nature se déchainant dans la région ou prend place le récit. Emily Brontë décrit merveilleusement cette lande balayée par les intempéries. Je sentais littéralement les éléments se déchainer autour de moi. Je me suis souvent trouvée le souffle coupé, au bord de la crise d’angoisse tellement, je vivais cette histoire, tellement ce que je lisais était puissant et violent. J’avais parfois l’impression d’être un noyé luttant contre le courant. Une lecture épuisante aussi bien physiquement que moralement. Mais je n'aurais abandonné mon ouvrage pour rien au monde.Heathcliff bien sûr est le personnage que je retiendrais de ce roman. D’une rare brutalité, il m’a pourtant touchée puis fascinée. J’étais totalement subjuguée par lui. Il me terrorisait et m’attirait à la fois. S’il m’arrivait de le détester, c’était pour mieux revenir vers lui et l'adorer quelques pages plus loin. Presque surnaturel (« est-ce une goule ou un vampire ? », j’avoue que je penchais pour cette seconde option depuis plusieurs centaines de pages, me demandant si mon imagination débordante ne me jouais pas des tours), c’est réellement un personnage fort, comme j’en ai rarement vu et son histoire m’a totalement bouleversée. Plusieurs jours après ma lecture, il me hante encore. Les autres personnages, quoique non dénués d’intérêt m’ont bien souvent semblé fades ou simplement agaçants, à ses côtés et je n'ai pas réussi à m'attacher à eux. Seul Hareton m’a réellement émue et Catherine, lorsqu'elle avoue son amour pour Heathcliff, au début de l'ouvrage : « Les grands malheurs de ma vie ont été les malheurs de Heathcliff, et de toujours, j'ai contemplé et ressenti chacun d'entre eux ; ma seule préoccupation à vivre, c'est lui. Si tout périssait et qu'il demeurât, je pourrais continuer à être ; et si tout demeurait et qu'il fût annihilé, l'univers me deviendrait suprêmement étranger : il me semblerait que je ne fisse plus partie de lui. Mon amour pour Linton est comme un feuillage des bois : le temps le changera, j'en suis sûre, comme l'hiver change les arbres. Mon amour pour Heathcliff ressemble au socle des rocs éternels ; source peu visible de satisfactions, mais nécessaire. Nelly, je suis Heathcliff ! Il m'habite tout entière ; non point comme un plaisir, pas plus que je ne suis toujours un plaisir pour moi-même, mais comme mon propre être .» On sent dès lors la passion destructrice qui les unit et que celle-ci nous mène tout droit vers un drame que l'on ne pourra éviter.Pour conclure, dire que j’ai aimé ce roman terriblement gothique est beaucoup trop faible pour décrire ce que j’ai ressenti au cours de ma lecture. A vrai dire, je ne sais pas quel mot employer pour décrire précisément mon ressenti. J’ai tout simplement l’impression que cette première lecture n’était pas suffisante pour que je puisse saisir toute la portée de ce récit. Je me suis laissée emporter, déborder par les phrases. J’ai l’impression d’avoir perdu toute maitrise de moi-même au cours de ma lecture. Il me faut vraiment le rouvrir plus calmement, pour prendre le temps d’en découvrir toute les richesses, de mieux saisir tout ce qui m’a échappé. Une véritable révélation littéraire en ce début d’année, l’impression d’avoir été marquée au fer rouge et l'envie de lire encore plus de classiques. J'y puise généralement des sentiments beaucoup plus profonds que dans des ouvrages plus modernes et c'est ce dont j'ai envie désormais, en littérature. Cela dit, je ne délaisserai pas mes autres lectures pour autant, hein!Je serais assez curieuse de découvrir les adaptations ciné et télé qui ont été faites de ce roman : quel acteur réussira à me convaincre en Heathcliff ?

un flyer
13/05/11

L'histoire se déroule pour l'essentiel à la fin du XVIIIe siècle, et trouve son achèvement au tout début du XIXe - soit plus d'une décennie avant la naissance de l'auteur, survenue en 1818. Le cadre spatial est extrêmement restreint, puisqu'il ne dépasse pas les limites du village de Gimmerton. Ce petit bourg dont le narrateur, un certain Mr Lockwood, nous apprend qu'il se situe au nord de l'Angleterre, est le double littéraire de Haworth, le village où vivait la famille Brontë dans le sauvage comté du Yorkshire. Sa vie durant, Emily demeura passionnément attachée à cette contrée inhospitalière, dont elle arpentait inlassablement la lande battue par les vents en compagnie de son frère et de ses soeurs... Ainsi feront ses héros, Heathcliff et Cathy, dans leur verte jeunesse. Le lieu central, Wuthering Heights, qui a donné son titre original au roman, est la propriété de Mr Earnshaw, un gentleman-farmer. C'est une demeure austère et sans grand confort, située sur les hauteurs d'une colline à la végétation fruste, et qui tient davantage du cottage que du manoir. Elle appartient néanmoins de longue date aux Earnshaw, une famille ancienne et considérée, quoique moins riche et moins respectable que le clan Linton, auquel appartient le domaine prospère de Thrushcross Grange. Les Linton sont quant à eux, à l'image de leur demeure, des gens raffinés, conventionnels et civilisés, dont le fort contraste avec les habitants de Wuthering Heights détournera l'impulsive Cathy Earnshaw de son foyer tant aimé, et de l'amour viscéral qui la lie à Heathcliff. Cette opposition essentielle est loin de se réduire à une simple différence de caractères, dont une lecture psychologique pourrait rendre compte : elle structure le roman, et lui confère une dimension métaphysique. On touche bien ici à l'essence même des êtres, à leur nature profonde, et aux liens éternels qui unissent les âmes soeurs par-delà la mort .

Schlabaya
19/08/10

J’avais lu ce roman il y a un peu plus d’un an. Déstabilisée par le fait que le narrateur ne soit pas Catherine, comme je m’y attendais, je n’ai pas pu profiter au mieux de cette lecture. J’avais mis du temps à faire le lien entre les personnages, ce qui avait quelque peu gâché le plaisir de lire cette histoire. Mais j’avais aimé. Depuis quelques temps, j’avais une envie soudaine de le relire, de le redécouvrir. Et à peine quelques jours après l’avoir commencé, je vis que le roman faisait l’objet d’une lecture commune sur le forum Livraddict. C’était l’occasion ou jamais de me lancer dans ma toute première lecture commune. Je décidai donc de m’y inscrire. Les vacances m’ont permis de me plonger complètement dans l’univers d’Emily Brontë. Le résultat fut plus que satisfaisant. Je me souvenais un peu de l’histoire, je savais à quoi m’attendre. J’ai donc pu savourer chaque phrase, chaque mot. J’étais avec Heathcliff et Catherine. Je relisais même des passages plusieurs fois, dans le seul but de savourer cette écriture. C’était comme si je redécouvrais complètement ce récit. Je ne m’étais pas attendue à tant aimer cette relecture. Les sentiments que décrit Emily sont si forts, si intenses ! Les personnages paraissent plus vrais que nature. J’avoue que j’ai une nette préférence pour Heathcliff. Son amour pour Catherine est si passionné, si destructeur ! Et même lorsqu’il était diabolique à souhait, je l’aimais. Par contre, Linton m’a également touchée, une fois adulte. La fille de Catherine m’a un peu agacée, m’a paru quelque peu idiote parfois, mais le pire est sûrement le fils d’Isabelle ! Tout à fait énervant ! Mais le personnage de Mrs Dean est sûrement l’un des personnages les plus intéressants. C’est elle qui raconte l’histoire, nous avons donc son point de vue. Simple domestique, il peut sembler, à premier abord, qu’elle ne joue qu’un rôle secondaire. Pourtant, en faisant bien attention aux détails, elle a un rôle beaucoup plus important dans cette histoire qu’on ne le croit, un peu comme un présage de mort. Bref, tous les personnages ont leur importance, se détruisant les uns les autres. Vous l’aurez donc compris, cette lecture fut pour moi un plaisir.

EmmaBovary
18/05/10
 

Ce roman est très fort : parfois romantique , parfois noir, parfois pesant. Il n'est pas destiné aux générations actuelles? A mon avis c'est tout le contraire car bien que l'époque soit différente , il est un témoignage frappant de la persécution morale au sein de la famille. J'ai adoré ce roman car il est tout simplement très bien écrit. Cette histoire m'a bouleversée

milca
02/03/10
 

Histoire d'un autre temps, où nous sommes plongés malgré nous. Plus le récit avance, plus nous voulons connaitre le fin mot de l'histoire et savoir ce qu'il advient de chacun des personnages.Entre amour, haine, passion, désillusion, partage et trahison...tout un mélange d'émotions qui nous fait découvrir des personnages très tourmentés.L'amour peut-il amener à la mort? YSAGELE

YSAGELE
13/10/15
 

J'ai lu ce livre dans le cadre du Challenge de PAL en Pile. Cela faisait bien longtemps qu'il était dans ma PAL sans que je 'en sorte jamais, c'était l'occasion !Je dois dire qu'après tous les avis, majoritairement positifs que j'avais lu sur ce livre, je sus déçue.J'ai trouvé que l'histoire n’avançait pas, j'ai vraiment trouvé le temps long, le seul moment où j'ai eu envie de connaître la fin, c'est quand on aborde la vie de la petite Catherine. Sinon, tout le reste est assez lent et pas très intéressant à mon goût.De plus, je n'ai pas accroché avec les personnages, sauf la petite Catherine que je trouve très attachante et la gouvernante, Hélène Dean. Sinon, les autres sont antipathiques au possible ou alors insipides.Enfin bref, j'ai eu beaucoup de mal avec ce livre, pourtant un classique de la littérature mais bon, moi je n'ai pas apprécié, sûrement parce que dans ce livre, basé sur une histoire d'amour, mon cœur de guimauve n'a pas été touché !Du coup, c'est un avis un peu court que voici, mais que dire d'autre...

Ally
13/11/14
 

Comme il est déroutant de passer de la bonne société d’Elizabeth Bennett à celle, tellement plus rustre, de Heathcliff ! Après la lecture hautement romantique d’« Orgueil et préjugés » j’ai décidé de poursuivre ma découverte des classiques de la littérature anglaise avec l’œuvre d’Emily Brontë : « Les Hauts de Hurle-vent ».Cette fois, l’atmosphère est beaucoup plus sombre, beaucoup plus torturée. La lande anglaise dans laquelle évoluent les personnages offre un paysage sauvage, indomptable et parfois hostile. Le froid et la rudesse ambiante créent un climat ombrageux, propice aux amours tumultueuses que connaîtront Catherine Earnshaw et Heathcliff. De l’orgueil et des préjugés il y en a beaucoup dans ce microcosme que forment les Hauts et le domaine de Thrushcross Grange. Le pardon en revanche se fait plus rare…Emily Brontë nous dépeint des amours passionnées dans ce qu’elles peuvent avoir de plus tempétueux et de plus destructeur. La frontière entre la haine et l’amour y est parfois si mince qu’il est difficile de déterminer ce qui anime les différents protagonistes. Impossible de rester insensible face à ce déferlement de sentiments qui anime Catherine et Heathcliff.Cruauté, vengeance, rancœur et folie sont au cœur des intrigues qui se jouent entre les personnages, au point de se transmettre à leur descendance. « Les Hauts de Hurle-Vent » est une tragédie sublime, à l’ambiance romantique et gothique particulièrement enveloppante, qui nous mène au fin fond de la lande anglaise. Un classique à lire et à relire !

Mokona
12/08/14
 

Si vous n’avez pas encore lu ce magnifique chef-d’œuvre, vous allez adorer découvrir cette histoire d’amour impossible qui nous entraîne au cœur des landes de bruyère anglaise. Passion et haine se mêlent dans une atmosphère fantastique, étrange et sauvage qui met à nu le cœur torturé des hommes et des paysages. Bouleversant.

Loudev
22/03/13
 

Les deux enfants de Mr Earnshaw, son fils Hindley, et sa fille Catherine se voient un jour attribuer un jeune frère : un enfant abandonné à l’origine inconnue que le père ramène au foyer. Heathcliff et Catherine nouent rapidement des relations d’amitié étroites, qui se transforment en sentiments plus profonds bien qu’inavouables à l’adolescence, mais l’animosité entre les deux garçons ne cesse de grandir au fil du temps et devient carrément ouverte quand Hindley se retrouve maître des lieux à la mort de son père.Hindley a juste le temps d’avoir un fils, Hareton Earnshaw, avant le décès prématuré de son épouse, tandis que Catherine épouse Edgar Linton, un riche héritier dont elle pense qu’il pourra protéger son ami Heathcliff de la colère de son frère. Sauf que le sombre jeune homme se sent abandonné et s’enfuit, avant de réapparaître quelque temps plus tard. Ils auront juste le temps de s’avouer leur amour avant que Catherine ne décède après avoir donné la vie à une petite Cathy.La suite n’est que la longue vengeance de Heathcliff vis-à-vis de Hindley. Après l’avoir ruiné aux cartes, il devient le maître des Hauts de Hurlevent, séduit ensuite Isabelle Linton, la sœur d’Edgar et la maltraite tellement que la pauvre femme s’enfuit, en laissant cependant son fils Linton Heathcliff. Lorsque Edgar Linton (le mari de Catherine qui est morte) meurt, Heathcliff manœuvre pour que sa fille Cathy tombe amoureuse de Linton et s’installe aux Hauts de Hurlevent, où elle va être retenue prisonnière. Mais Cathy et Hareton tombent amoureux, déjouant les projets de l’infâme Heathcliff…Vous avez suivi ? Racontée comme cela, l’intrigue semble vraiment compliquée, et c’est ce que j’ai trouvé en effet au début de ma lecture, ayant du mal à faire le lien et me souvenir qui est qui par rapport à qui… Une histoire complexe, donc, mais qui m’a impressionnée par sa noirceur et le côté implacable et destructeur des personnages. Il y a de la tragédie grecque dans ce roman, où l’on sent bien qu’aucun des acteurs – ou si peu – n’en sortira indemne. J’avais lu ce roman lorsque j’avais une quinzaine d’année et me souviens l’avoir adoré. Cette seconde lecture m’a beaucoup plu également, mais j’ai été moins séduite. Serais-je devenue moins romanesque ? Certes, le texte est toujours magnifique, et superbes les descriptions de la lande sauvage et inhospitalière du Yorkshire, de ces terres balayées par le vent et la pluie. Certes également, Emily Bronte décrit les sentiments avec une force et une justesse incroyables, laissant parler ses deux narrateurs : Lockwood, locataire d’un manoir appartenant à Heathcliff, et Mrs Dean, domestique bavarde qui en a vu, des choses, et en a autant à dire, mais…Mais… mais cette vengeance qui n’en finit pas, ces personnes qui se complaisent dans le malheur, ce poids du passé et des amours ou haine des autres qui pèse sur les enfants, cette soumission au sort, tout cela a à mon goût vraiment vieilli et si le texte reste beau, je trouve qu’il a pris un petit parfum désuet qui aura sans doute du mal à passionner les lecteurs d’aujourd’hui. Liliba

liliba
03/02/13
 

Je reste subjuguée par ce roman. Même après avoir refermé le livre, bien longtemps après l'avoir refermé même, les personnages continuent de m'habiter. Je suis agréablement surprise par le talent d' Emily Brontë, qui dit-on ne sortait que très peu de chez elle (sauf pour aller à l'église et se promener sur le lande, dixit sa soeur). Elle qui est morte à vingt-huit ans et qui ne semble pas avoir connu la passion, décrit parfaitement les sentiments troublant qui hantent chaque page de l'ouvrage.Ce roman est magnifiquement écrit : les paysages se dressaient devant mes yeux. La lande, Thrushcross Grange, les Hauts... m'ont bouleversés, charmés, tout comme l'écriture poétique de l'auteur. A l'image des sentiments auxquels sont en proie les protagonistes du roman, j'ai ressenti tantôt de l'amour, de l'amitié, tantôt de la haine, de la colère à l'égard parfois d'un même personnage. Comme j'ai aimé Catherine Earnshaw et sa fille Cathy Linton ; comme j'ai haïe parfois Heathcliff et comme parfois je l'ai aimé. Souvent je l'ai compris... J'ai tout de suite eu un sentiment de méfiance à l'égard de Joseph. J'ai aimé comme un frère Hareton. Chaque personnage, en fait, ne m'a pas laissée indifférente, car le talent d' Emily Brontë est là : psychologie des personnages rondement mené, sentiments renduent à la perfection, caractère des personnages éblouïssant... J'ai été émerveillée par la passion qui existait entre Catherine Earnshaw et Heathcliff. Je vivais cette passion comme si c'était la mienne. L'auteur l'écrit si parfaitement que ce sentiment si puissant s'est inscrit en moi.Ce classique anglais, annoncé comme le plus célèbre de XIXème siècle m'a vraiment passionné. Impossible de quitter cette lecture, même dans mes rêves, Catherine, Heathcliff et tous les autres me hantaient, un peu comme le fantôme de Catherine hantait le malheureux et haineux Heathcliff. Jamais un roman ne m'avait emmené autant au plus profond de mon être, là où tous sentiments s'entrechoquent, se cotoient. Je déifie d'ors et déjà Emily Brontë. Elle est sans conteste un auteur de talent et son récit restera à jamais inscrit dans mon âme. Merci Miss Brontë.

malorie
19/07/12
 

J'ai lu ce livre quand j'étais adolescente puis plus tard comme étudiante. Le lecteur contemporain peut trouver ce roman "très banal" dans le sens où il s'agit de la passion entre deux personnages Catherine et son frère adoptif "Heathcliff". Cependant, c'est oublier la dimension quasi charnelle de cet amour qui va amener les personnages à leur perte. Si Catherine essaie de se voiler la face et de se conformer aux normes sociales de son époque, elle n'est pas assez dupe et entrevoit toute l'horreur de sa faute. Son amour fou l'emporte aux confins de la folie. Quant à Heathcliff, personnage si proche du "villain" des romans gothiques condense en lui toute la violence et toute les forces obscures de la vie qui vont le hisser vers la folle passion. Passion qu'il ne connaîtra qu'avec Cathie puisque tous les autres le rejettent de leur univers. Dans ce roman, je pense que c'est le personnage le plus intéressant: victime de la société qui le voit comme "un homme de trop", un paria empêchant les autres de ronronner à leur aise, il va essuyer d'échec en échec. Violent et entier, intransigeant et sans mesquinerie, il s'exclut du monde qui l'exclut à son tour. Sa seule force de vivre: Catherine. Sa seule raison de mourir: c'est Catherine. Elle est sa rédemption mais aussi sa damnation. L'ultime désespoir est la trahison de Catherine, son amour de toujours, son ange maudit. En bref, "Les hauts de Hurle-Vent" est le récit d'un couple maudit, mort du trop plein mais aussi du trop manque d'amour et qui vient hanter les lieux. D'ailleurs, est-ce que ce sont les vents qui s'épanchent leur mal être dans une nature en désolation ou est-ce les cris des amants désoeuvrés? Nous sommes, il faut le dire, dans les hautes terres d'Ecosse si chères au courant du romantisme noir... A lire absolument car il n'y a rien de banal ni de commun dans ce magnifique roman qui loue aussi la nature sauvage et majestueuse. Victoire

tran
02/06/12
 

J'adore le style victorien. Pour moi, il s'agit de la grande époque britanique avec Bram Stocker, Conan Doyle, Mary Shelley et toute cette mouvance plus ou moins gothique, une ambiance toujours assez sordide, aux confins du surnaturel où la science et la raison affrontent la religion et le mystère.Alors je me suis dit qu'avec Les Hauts de Hurlevent j'avais peu de chance d'être déçu. Et je me suis planté.J'adore le style victorien. Pour moi, il s'agit de la grande époque britanique avec Bram Stocker, Conan Doyle, Mary Shelley et toute cette mouvance plus ou moins gothique, une ambiance toujours assez sordide, aux confins du surnaturel où la science et la raison affrontent la religion et le mystère.Alors je me suis dit qu'avec Les Hauts de Hurlevent j'avais peu de chance d'être déçu. Et je me suis planté.

marcanciel
08/09/11
 

Il me fallait de lire ce livre. Pourquoi ? Je n’en sais rien. Ce roman avait déjà une saveur, une empreinte avant que je ne l’ouvre. Peut-être est-ce la réputation. Ou bien simplement moi qui m’imaginais, entre deux bourrasques, que j’aillais vivre quelque chose de fort. Et c’est ce que j’ai vécu …Un seul être peut bouleverser des vies. Un seul être peut conduire une famille dans l’abîme, dans un tourbillon de larmes et de cris. Heathcliff. Ce nom résonnera à jamais dans la tête des personnages de l’histoire. Qui aurait cru que ce petit être singulier, pauvre, et étranger, recueilli avec compassion par Mr Earnshaw, détruira, quelques années plus tard, le moindre bonheur de tous. C’est alors qu’il rencontre Catherine, la fille, et il en tombe amoureux. Il l’aime, elle l’aime. Un amour qu’on n’explique pas. Ils n’ont pourtant rien en commun. Elle est une fille éduquée, intelligente; il est un garçon grossier et sauvageon. Mais la fosse qui les sépare n’est pour eux qu’un chemin, qu’une route qu’ils empruntent ensemble, et où les autres ne sont plus que des voix, sans visages, qui ne cessent de s’interroger sur le bon sens de Catherine. Mais cette belle histoire va très vite s’assombrir. Catherine délaisse Heathcliff et épouse Edgard Linton, un jeune homme très charmant et de bonne famille. La vengeance plane sur Hurle-Vent. Et la Mort, la souffrance, et le désespoir vont désormais s’abattre sur les personnages, qui ne pourront plus, plus jamais, se consoler.Touchant, émouvant, glacial, terrible. Le cadre : une colline où souffle le vent, qui résonne dans les plaintes des vastes demeures. Tout est glaçant, le paysage, les grandes propriétés vides, et ce vent, ce vent qui n’en finit plus. On rentre au plus profond des personnages, au plus profond de chacun. Et on assiste, impuissant, à leur lente agonie. La vie glisse, la vie s’échappe. Mais elle erst si horrible. Ces femmes vont vivre l’enfer. Qui sera leur geôlier, leur bourreau ? Leur époux. En lisant ce roman, on étouffe. Ces vastes terrains, plats, immenses, seront pires qu’une cellule et des barreaux. Une impression de liberté tout autour alors qu’on reste cloitré entre quatre murs. Mais de toute façon, pourquoi s’échapper ? Le passé les rattraperai, comme un fantôme qui vous hante. Qui martèle et déchire vos pensées, vos espoirs, vos joies. Tunnel sans issue. Cette fois-ci, un rayon d’espoir ne filtrera plus, il est trop tard, bien trop tard. Depuis le jour où on l’a ramené à Hurlevent.Un roman effroyable et magnifique. Si bien écrit, si profond – Tout se bouscule : on respire et on étouffe, joie, haine, tristesse. Quelques sensations qui retrouvent ici toute leur force. C’est étrange, ce roman est pour moi comme une partition de piano que j’avais joué il y a 5 ans : One Summer’s Day, de Joe Hisaishi. Tremblant, beau, prenant. Car la lecture, c’est avant tout une question de sensations. Les mots d’Emily Brontë m’ont bouleversé. Ils me restent, là, dans ma tête, comme les notes de musique qui n’arrêtent plus de vibrer sur les cordes du piano. Seuls, ils sont pauvres, maigres, mais ensemble, ils forment une mélodie, une harmonie magistrale. Cette jeune femme a réussi à composer une symphonie majestueuse, sensible, touchante, merveilleuse. Dont les feuillets noircis de phrases voleront, encore longtemps, dans mon esprit. Et dans le vôtre, bientôt, je l’espère …

Loach
23/05/11
 

Est-il possible que ce roman exposant les douloureuses émotions de l’amour et de la vengeance ai été écris par une gente dame constamment confinée dans sa demeure ? Par la force des mots et les entrelacs de l’histoire, j’avais bien de la difficulté à le croire. Et par le fait même, je m’attendais à un récit quelque peu différent, bien que le résumé m’avait préparée à cette découverte. Non, j’imaginais une histoire d’amour davantage… belle et moins égoïste ? Ceci dit, cela n’a pas entravée outre mesure mon plaisir. Autre surprise : l’ambiance gothique et ténébreuse qui frôle le domaine. La pluie habillant le château et les nuits obscures donnaient une touche exaltante à l’intrigue, car elle se mariait bien avec l’attitude de Heathcliff et ses sombres desseins. Je ne m’y attendais point, surtout en contemplant l’illustration ! Cela m’amène à aborder l’histoire qui se déroule autour de la famille anglaise demeurant sur ce domaine des plus magnifiques. Une famille guère dissemblable des autres, mais qui s’est vue accueillir un bohémien qui sera le géniteur d’innombrables maux. Seul Earnshaw l’a aimé avant sa mort, suivit de près par sa fille Catherine qui a commencé à nourrir des sentiments particuliers envers ce jeune homme abscons. Or, un autre homme entrera dans sa vie, avec moins d’impact sur son cœur, mais simplement assez pour qu’elle lui accorde sa main. Cependant, ce mariage sera le tison qui attisera le feu sommeillant en Heathcliff, déjà largement effrayant, et sa vengeance s’étalera jusqu’à leurs enfants. Ceux-ci n’ont pourtant rien à voir avec l’histoire d’amour impossible de leurs parents, mais par la malédiction de la présence d’Heathcliff, ils auront leur part du gâteau. Cette intrigue amoureuse où se côtoie quelques brins de sentiments amoureux, d’orgueil, de vengeance et d’hostilité est en soi une excellente histoire, bien que malheureuse, et Emily Brontë a su dépeindre des personnages au personnalité complexe avec une belle agilité. Même si elle a omis souvent des détails quant aux paysages qui colorent leur vie, son écriture est tout a fait puissante et clairvoyante, ce qui embellit prestement cette bilieuse histoire d’amour.La complexité des personnages et l’un des atouts de ce bouquin, notamment le protagoniste d’Heathcliff. Comment un homme peut mijoter autant de cruauté depuis sa jeunesse ? Que lui est-il arrivé avant son entrée au manoir ? Ses questions restent sans réponse, car Heathcliff demeure un mystère à nos yeux et son caractère enténébré transpose sa vengeance au sein de la réalité. Il faut dire que la répugnance que lui accordaient les membres de la famille qui l’ont hébergé n’a fait qu’empirer son esprit sibyllin dont la corruption était déjà en marche. Mais bien que sa personnalité ne peut que faire naître chez-moi de l’incompréhension et de l’antipathie, j’ai été très surprise de le voir s’éprendre secrètement de Catherine. Je pense que ce fut la seule effluve de bonté qui a osé se montrer chez-lui, même si elle s’est assombrie lors du mariage de Catherine. Parlant de celle-ci, je l’ai elle aussi détesté, car son orgueil prenait souvent emprise sur son cœur ou sur son esprit l’a rendant infatuée et insolente, sans pourtant qu’elle ne tombe dans le dangereux labyrinthe dans lequel s’est perdu Heathcliff. Mais cette femme gâtée témoigne un grand amour envers lui, même si elle misera sur le riche plutôt que le pauvre sans penser que sa fille et d’autres personnes en portera les coups. Allez savoir pourquoi elle n’a pas suivi les élans de son cœur ! En effet, celle-ci, qui porte le même prénom que sa mère, naîtra sous le signe de la malchance et devra composer avec le caractère ignoble d’Heathcliff, de son neveu et de son fils. La savoir entre les murs de ce château hanté par la vilenie est douloureux puisque cette jeune fille est la seule en qui j’ai eu l’audace de m’attacher. Son bonheur n’a d’égal que sa chaleureuse personnalité et pendant un certain temps, elle était le soleil qui embellissait le récit, mais qui s’est voilé rapidement par la tristesse et la désillusion. Mais un jour les malédictions doivent s’éteindre… Il y a bien d’autres personnages, mais je n’en ferais pas mention puisqu’il sont nombreux, notamment la servante, narratrice du récit, et le visiteur en ces lieux après les tragédies qui s’y sont déroulées. En somme, ce fut une lecture tout a fait alléchante, bien qu’elle ne figure pas dans mes coups de cœur. La plume d’Emily Brontë est fabuleuse, riche en émotions et en surprises, et il me tarde de découvrir ce que me réservent les plumes de ses sœurs. Le récit fait tout a fait honneur aux classiques anglais et cette atmosphère gothique m’a plu énormément, car je n’entre pas dans cet univers très souvent. Mais j’aurais aimé que l’apparition de Catherine en tant que revenant soit davantage élaboré puisque cette vision s’estompe et l’auteure n’y fait plus mention, la gardant empreint de mystère. Comme l’ambiance était propice aux révélations paranormales, cela aurait donné un soupçon d’occultisme et aurait offert davantage de véracité au comportement hagard d’Heathcliff à la fin de l’histoire. Autrement, je ne peux que vous conseiller cet appétissant roman anglais décrivant l’ancien romantisme, celui de l’amour engendrant la souffrance. Il vous fera passer des moments troublants ! Mes mots, un jour, s'envoleront hors de ma plume etvoyageront au gré de mes oeuvres...

Shana6
09/11/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.22 kg

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