Les heures

CUNNINGHAM, MICHAEL

EDITEUR : BELFOND
DATE DE PARUTION : 25/08/99
LES NOTES :

à partir de
12,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

C'est à New York, en cette fin de Xxe siècle. C'est à Londres, en 1923. C'est à Los Angeles, en 1949. Clarissa est éditrice, Virginia écrivain, Laura, mère au foyer. Trois femmes, trois histoires reliées par un subtil jeu de correspondances, dont l'émouvante cohésion ne sera révélée que dans les dernières pages... Tour
de force littéraire, bouleversant de sensibilité, Les Heures ont été couronnées en 1999 par le Pen Faulkner et le Pulitzer. Au-delà d'une formidable réussite romanesque, cette oeuvre célèbre la féconde entente d'un trio qui exacerbe ici les pouvoirs de l'imaginaire : l'écrivain, son personnage et son lecteur..
9 personnes en parlent

L'histoire d'une seule journée dans la vie de trois femmes, Virginia Woolf (l'écrivain =D) en 1923, Laura Brown mère au foyer en 1949 et finalement Clarissa éditrice à la fin du XXème siècle. C'est un livre sympa à lire, même s'il faut s'accrocher, parce qu'il y a énormément de descriptions et par moment l'auteur tergiverse, on ne sait pas trop où on va. Il ne se passe rien, il peut passer un chapitre sur la préparation d'un gâteau, et pourtant les pensés, le mental des femmes, nous frappes de pleins fouet. C'est un livre très psychologique en fait. Et surtout très déprimant, mais vraiment. C'est pas à lire si vous êtes déjà à vous demandez si vous allez pas vous jeter d'un balcon...

lasurvolte
30/10/11
 

Elles sont trois : Clarissa Vaughan, Virginia Woolf et Laura Brown. Trois femmes d’horizons et d’époques différents et néanmoins liées entre elles par une même connivence de l’esprit, une même sensibilité proche du désespoir et de la détresse. La première, surnommée « Mrs Dalloway » par son meilleur ami, est éditrice dans le New-York de la fin du XXème siècle. La seconde, que l’on ne présente plus, est écrivain à Londres dans les années 20. Quant à la troisième, elle vit à Los Angeles dans les années 50 et n’est autre qu’une lectrice assidue, plongée dans le roman « Mrs Dalloway » au moment où on la rencontre et cherchant désespérément à fuir sa vie de famille morne et préfabriquée par le biais de la littérature.Trois femmes dont les portraits se dessinent peu à peu à travers d’étranges similitudes. On retrouve en chacune une solitude, une insatisfaction et une dépression proche de la folie qui les pousse à faire de leur vie un malheur, et pour certaines une tragédie…Pas étonnant que Michael Cunningham ait reçu le Pulitzer en 1999 pour ce magnifique roman ! Je n’avais jusque-là rien lu de cet auteur pourtant talentueux mais j’ai tout de suite été séduite par la finesse de sa plume et sa capacité à rendre avec justesse les états d’âme de ces trois femmes. Trois personnages borderline, inadaptés à leur monde en raison de leur fragilité et de leur grande sensibilité et dont le désir de vivre fluctue parfois dangereusement… Des femmes dont on se sent tout de suite proche et que l’on a envie de protéger.Par ailleurs, j’ai trouvé la construction narrative originale et intéressante. L’alternance des portraits, qui se fait sur quelques heures d’une même journée, permet de rythmer le récit et de découvrir chaque personnage par petits bouts. Chaque partie se lit en miroir des deux autres et se déploie progressivement pour prendre tout son sens à la fin, ménageant un rebondissement pour le moins inattendu... Un très beau roman donc, que l’on a envie de reprendre depuis le début à peine la lecture achevée !Challenge Variétés : Un livre qui a reçu le Pulitzer

Mokona
04/02/15
 

Clarissa, Laura et Virginia bien que vivant à des époques et dans des lieux différents sont réunies par un solide point commun.Clarissa que ses amis surnomment Mrs Dalloway est éditrice à New York et prépare une réception pour son ami Richard qui vient de recevoir un prix littéraire au moment où il se meurt du sida.Laura vit en Californie et vole à sa famille des heures qu'elle passe à l'hôtel à lire Mrs. Dalloway et Virginia n'est autre que Virginia Woolf en 1923 à Londres alors qu'elle s'apprête à écrire Mrs Dalloway.Trois destins subtilement entrecroisés.Une écriture toute en finesse par laquelle Michael Cunningham rend hommage à Virginia Woolf, et nous livre une réflexion sur l’amour, la mort et le temps qui passe.Une très belle lecture.

isabelleisapure
26/08/14
 

Je pense qu'il y a vraiment matière à s'émouvoir des destins croisés de ces trois femmes ayant vécu à trois époques différentes. Et pourtant le film m'a donné l'impression d'avoir manqué quelque chose dans le roman ; peut-être aurais-je du regarder l'adaptation cinématographique en premier pour mieux en saisir la substance. C'est vrai que ce livre n'est pas des plus accessibles ; mais là où le style de Virginia Woolf parvient à me faire littéralement chavirer - et ce même si le tissu narratif peut m'échapper - celui de Michael Cunningham m'a laissée plutôt détachée. Tant pis, ça ne devait pas être le bon moment, mais je compte bien me jeter sur Mrs Dalloway !

En 4 ième de couverture c'est résumé comme l'histoire de 3 femmes à des lieux et des époques différents... Moi je suis plutôt d'avis de parler de 3 duos et d'un être adjacent :Virginia-Leonard....vanessa/nellyClarissa-Richard....Sally/Louislaura-dan...........richie/KittiC'est comme un miroir brisé en mil morceau dispercés dans trois espaces et trois temps et l'auteur qui les assemble nous montrant ce que chaque morceau reflète...Virginia c'est le reflet de Richard et/ou celui de Laura.Léonard le reflet de Clarissa et/ou celui de Dan.Je fais une distinction entre Richie et Richard. l'adulte est alter-ego de Laura, l'enfant est le révélateur du malaise existentiel...Je m'arrête là pour ne pas être ennuyeuse...Comme vous avez compris ce roman très élaboré ma passionné... http://ramettes.canalblog

ramettes
03/12/13
 

Par le jeu subtil de l'alternance des chapitres, l'auteur évoque en parallèle une journée de trois femmes vivant à trois époques différentes. Il y a l'écrivain Virginia Woolf qui use sa santé mentale à vouloir écrire des lignes parfaites: "on a en permanence en soi un meilleur livre que ce que l'on parvient à coucher sur le papier". Ce jour là elle met en place la trame de son futur roman "Mrs Dalloway". Il y a Laura Brown, femme au foyer des années cinquante, qui s'évertue à préparer un repas d'anniversaire à son époux, mais qui rêve de se plonger dans la lecture de son livre de chevet fétiche. Enfin, il y a Clarrissa, éditrice de notre temps, surnommée Mrs Dalloway par son meilleur ami mourant pour qui elle prépare une réception. Ses trois femmes ont en commun le goût de la littérature, mais aussi une attirance étrange, quasi morbide, pour la mort. Toutes ont l'impression de ne pas vivre ce qu'elles auraient du vivre, et garde en mémoire une heure unique où tout aurait pu basculer...Elles font la différence entre leur moi "d'apparat", de façade, et leur moi profond. L'expression "jouer un rôle" revient tel un leitmotiv. A force de vouloir se persuader que la vie qu'on mène est la meilleure qui soit, on chemine vers le dégoût de cette vie. Mrs Dalloway est un roman dont le titre aurait du être "les Heures". Pourquoi? Parce qu' il existe "une heure, ici ou là pendant laquelle notre vie, contre toute attente, s'épanouit et nous offre tout ce dont nous avons jamais rêvé." Dans ce récit, c'est l'instant de ce moment, de cette heure qui est le plus beau: pour l'une ce sera la joie de lire dans une chambre d'hôtel, pour l'autre un baiser à dix-huit ans avec son meilleur ami, pour la dernière, un moment dans le tumulte de Londres. Parfois difficile à lire tant les nuances des états d'âme sont décrites avec minutie, ce roman est un hommage à la littérature, à l'auteur, au personnage, et au lecteur, relais de la postérité. vivi

vivicroqueusedelivres
12/02/12
 

C’est un roman, un style et trois figures de femme. C’est une alchimie qui brasse des vies sur le point de basculer. C’est celle de Virginia Woolf avant son suicide, c’est celle d’une femme au foyer emporté par un quotidien du rêve américain et révélé par la lecture de Mrs Dalloway, celle enfin d’une éditrice, véritable personnage sortie du roman de Woolf. Cunningham, avec une écriture à fleur de peau, sait rendre ces infimes moments où tout devient différent, où l’on se rend compte que le monde a changé. L’art ainsi du portrait croisé est au service d’une réflexion plus vaste, presque universelle, sur le temps et ses méandres. Que l’on reste aux souvenirs heureux comme s’il n’y avait pas de futur, qu’on se soit enterré dans un quotidien arrêté ou que l’on cherche à surmonter sans cesse un passé pour rester en vie ; ce livre n’oublie pas les heures. Celles de tout un chacun, du lecteur qui tombera sous le charme, la petite musique de ce roman, cet air de rien qui nous dit tout. Virgule,...

Meandnothim
05/10/11
 

Trois destins de femmes qui se croisent au fil des pages de ce roman particulièrement émouvant et d'une intensité bouleversante. Trois femmes à un moment décisif de leur vie, surprises dans leur intimité, dans leur quotidien à trois époques distinctes et dans des contextes complètement différents. Trois femmes qui se retrouvent liées par un même livre, Mrs Dalloway de Virginia Woolf, qui interfère dans la vie de chacune d'entre elles de différentes manières et à des degrés divers : Virginia en est l'auteur, Laura mère au foyer dans les années quarante le lit et Clarissa porte le prénom de son héroïne et représente une version contemporaine de cette dernière.C'est très difficile pour moi de résumer ce livre, tellement dense et prenant sans trop dévoiler du destin de chacune, même si l'on devine dès le début que le bonheur ne fait pas vraiment partie de leur vie. C'est un livre d'ambiance et de moments volés où le lecteur a le sentiment de passer à travers ces trois histoires en spectateur indélicat, sur la pointe des pieds... La mélancolie très présente tout au long du livre dépose sa petite musique au fil des pages à travers la personnalité de chacun des personnages. Le ton du roman, tout en retenue, esquisse doucement les sentiments et les doutes de chacune à travers leurs silences car toutes trois donnent l'impression de vivre par procuration. Virginia vit à travers ses oeuvres et son travail d'écriture, son mal-être interpelle le lecteur jusqu'à la fin comme une évidence, Laura vit à travers son mari et son enfant et Clarissa vit à travers sa reconnaissance professionnelle et sociale. Et toutes ont en commun ce sentiment de vide qui les étouffe et qu'elles n'arrivent pas à formuler vraiment.J'ai beaucoup aimé ce livre malgré la mélancolie qui s'en dégage. Un texte où chaque histoire se reflète dans la suivante et y retrouve son propre écho. Les destins de ces femmes s'imbriquent les uns dans les autres pour former un ensemble cohérent et pleinement maîtrisé où tout prend son sens. Je n'ai pas vraiment tenté de retrouver des similitudes avec Mrs Dalloway, même si elles apparaissent régulièrement de façon assez flagrantes, notamment dans les thèmes développés par l'auteur que l'on retrouve aussi dans l'oeuvre de Virginia Woolf. Je vous laisse les découvrir par vous-même si vous choisissez de lire ses romans. C'est difficile de ne pas avoir envie de lire ou de relire Mrs Dalloway après avoir lu Les heures car on devine que les deux récits sont liés et se répondent.

Ikebukuro
12/04/11
 

Je crois que le roman me plaît plus que le film (que j'ai vu avant), car il est plus complexe, il y a plus de personnages et certains sont beaucoup plus creusés là où dans le film ils sont réduits à des silhouettes à peine esquissées et simple décor de l'histoire des héroïnes (Sally, la compagne de Clarissa et Louis, au cœur d'un trio amoureux avec Clarissa et Richard quand ils étaient étudiants). Bien sûr, on ne peut s'empêcher d'avoir en tête Méryl Streep, Nicole Kidman et Julianne Moore en lisant le livre. Par contre, comme pour le film, c'est le personnage de Virginia qui me convainc le moins, même si on voit que l'auteur a fait ça à l'américaine, en se documentant beaucoup : c'est crédible, il ne trahit pas ce qu'on sait d'elle mais pour moi qui l'ai beaucoup lu, il manque un peu l'essence de Virginia. Reste les autres personnages : profonds, complexes dans leurs désirs, leurs relations aux autres, leurs regrets du passé. Et bien sûr, la construction narrative complexe où une rose jaune fait le lien entre les différents personnages, vivant à des endroits différents à différentes époques, sans oublier la révélation finale. Un bon roman qui peut (qui doit ?) donner envie à tous de découvrir l'oeuvre de Virginia Woolf ou de l'explorer plus en profondeur.

Marianne33
21/09/10
 

Format

  • Hauteur : 22.70 cm
  • Largeur : 14.30 cm
  • Poids : 0.35 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : ANNE DAMOUR

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