Les heures souterraines

VIGAN, DELPHINE DE

EDITEUR : LATTES
DATE DE PARUTION : 26/08/09
LES NOTES :

à partir de
9,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Chaque jour, Mathilde prend la ligne 9, puis la ligne 1, puis le RER D jusqu'au Vert-de-Maisons. Chaque jour, elle effectue les mêmes gestes, emprunte les mêmes couloirs de correspondance, monte dans les mêmes trains. Chaque jour, elle pointe, à la même heure, dans une entreprise où on ne l'attend plus. Car depuis quelques mois, sans que rien n'ait été dit, sans raison objective, Mathilde n'a plus rien à faire. Alors, elle laisse couler les heures. Ces heures dont elle ne parle pas, qu'elle cache à ses amis, à sa famille, ces heures dont elle a honte. Thibault travaille pour les Urgences Médicales de Paris. Chaque jour, il monte dans sa voiture, se rend aux adresses que le standard lui indique. Dans cette ville qui ne lui épargne rien, il est coincé dans
un embouteillage, attend derrière un camion, cherche une place. Ici ou là, chaque jour, des gens l'attendent qui parfois ne verront que lui. Thibault connaît mieux que quiconque les petites maladies et les grands désastres, la vitesse de la ville et l'immense solitude qu'elle abrite. Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Autour d'eux, la ville se presse, se tend, jamais ne s'arrête. Autour d'eux s'agite un monde privé de douceur. Les heures souterraines est un roman sur la violence silencieuse. Au coeur d'une ville sans cesse en mouvement, multipliée, où l'on risque de se perdre sans aucun bruit.
32 personnes en parlent

Depuis “No et moi“, Delphine De Vigan fait partie des auteurs “à la mode”. Elle a réussi à avoir une place bien visible sur les étalages de nos librairies lors des rentrées littéraires. Mais avec la notoriété, le risque de déception devient aussi plus important.Au début du livre j’ai eu peur que l’histoire soit trop prévisible. Cet homme et cette femme, tous deux en quête d’un “autre” qui leur ressemble afin de combler ensemble leur solitude… on le voit venir gros comme une maison. Mais Delphine De Vigan n’a pas cédé à cette facilité et heureusement ! Ce livre décrit formidablement bien la solitude des grandes villes et, en tant que “parisien” travaillant dans une multinationale, je trouve cette vision d’un réalisme terrifiant. Combien de vies, de corps courbés croisons-nous chaque jour sans s’en rendre compte alors qu’il suffirait d’un mot ou d’un geste pour connaître un peu mieux l’autre et aller mieux. Mais attention ce livre ne fait pas la morale, il constate, c’est tout.Avec ce 5e livre, on comprend que l’auteur observe les travers de la société moderne : anorexie, adultère, sans abris… A chaque fois elle fait mouche, au point que c’en est parfois déprimant tant on prend conscience de l’absurdité de ce qui nous entoure. “Les heures souterraines” n’est pas là pour vous faire sourire ou rêver, au contraire. Vous êtes prévenu mais tachez cependant de ne pas passer à côté de cette lecture.Un résumé ainsi qu'un extrait de ce livre sont disponibles sur mon site.

Artsouilleurs
29/08/09
 

Ce roman raconte l'itinéraire parallèle de deux personnages en souffrance, Mathilde et Thibault. Elle est victime de harcellement moral dans son entreprise, Lui vient de quitter la femme avec laquelle il vivait. Ces deux êtres, qui peut-être se rencontreront un jour (il faut attendre la fin du roman pour le savoir), ont pour point commun de souffrir d'isolement. Le projecteur est plus souvent braqué sur Mathilde, que nous suivons dans sa dégringolade professionnelle, jusqu'à ce ce jour où tout vole en éclat... Personne ne semble pourvoir l'aider, pas même la DRH, compatissante mais impuissante, "le cul entre deux chaises", au regard de son poste. Thibault, fragilisé par une séparation qu'il vit mal, ne supporte plus la misère humaine à laquelle il est confronté chaque jour dans une ville déshumanisée...Delphine de Vigan ne raconte pas des histoires très gaies et se penche dans ses écrits sur les maux de notre société. Dans ce roman, J'ai trouvé qu'elle décrivait judicieusement le monde de l'entreprise, un univers qui peut se montrer impitoyable quand la machine dérape. On a tous en mémoire les drames tristement célèbres de France Télécom ou de la poste. C'est un livre qu'on ne peut lâcher, tétanisé par l'angoisse communicative de Mathilde et de Thibault, qui va crescendo. Cette histoire, très pessimiste il faut le reconnaître, donne à réfléchir sur les rapports humains dans le monde du travail et dans la société, en général. Un très bon roman ! [http://http://sylire.over-blog.com

sylire
10/02/13
 

Une journée parisienne dans la vie d'une femme et d'un homme qui ne se connaissent pas. Deux histoires parallèles... Lui, c'est Thibault, médecin urgentiste. Il vient de quitter Lila qu'il aime profondément mais dont l'indifférence le fait souffrir depuis trop longtemps. On accompagne sa journée harassante de médecin, il ne cesse de côtoyer la misère, la détresse humaine.Elle, c'est Mathilde, la quarantaine, elle élève seule ses trois fils. On lui a prédit qu'en ce 20 mai, elle ferait une rencontre. Elle a en effet consulté une voyante parce qu'elle est à bout, nerveusement épuisée. Depuis près d'un an, elle est rongée par les insomnies, minée par son travail et la pression que lui fait subir son supérieur hiérarchique.Inexorablement, elle s'enfonce, elle se noie, sans requérir l'aide de personne. le harcèlement moral va crescendo. Heureusement il lui reste l'amour de ses enfants, les paroles d'une collègue compréhensive, le soutien (tardif) de la DRH...Tous deux semblent sur le fil du rasoir, parvenus à un point de non-retour : "Il arrive un moment où le prix est devenu trop élevé. Dépasse les ressources. Où il faut sortir du jeu, accepter d'avoir perdu. Il arrive un moment où l'on ne peut pas se baisser plus bas." (p. 282)...Voilà un beau roman fort, très émouvant, poignant. On le lit le coeur serré avec un sentiment de révolte croissant. J'ai été touchée par le courage de cette femme qui va travailler coûte que coûte, et bouleversée par la cruauté du supérieur qui la harcèle de manière insidieuse...Delphine de Vigan est une auteur que j'apprécie beaucoup, son écriture est douce même lorsque le sujet est violent, comme ici. Elle sait se renouveler de livre en livre. J'ai particulièrement aimé "No et moi" et "Jours sans faim", un peu moins "Les jolis garçons" et "Un soir de décembre". Canel

Canel
31/01/16
 

Mathilde se fait bouffer par son travail : harcèlement moral. Elle se laisse peu à peu oublier, jusqu'à l'oblitération totale (oui, je sais, ça vous rappelle quelque chose... de dunesque).Thilbault bosse chez SOS médecin, et lui aussi, n'a plus du tout goût à continuer de faire ce qu'il fait depuis qu'il est séparé d'avec sa presque copine. A quoi bon continuer.Je n'arrive pas à dire grand chose de ce roman, mis à part qu'il sonne tellement juste. Que ce soit dans le monde du travail, ou simplement toutes ces heures passées dans les transports en commun, personne ne fait attention aux autres. Les gens ne sont que des ombres qui errent désormais sans but.Personne ne peut rien reprocher aux autres, mais seulement, de temps en temps, retournez-vous sur cette femme au regard perdu, sur cet homme qui ne garde même plus la tête haute. Bougez-vous le cul bordel !Pour conclure, je suis rudement contente de travailler dans une boîte cool, à 10 minutes de chez moi.

Emmab666
30/01/16
 

les heures souterraines J’ai aimé le courage de Mathilde qui a résisté huit mois à sa destruction systématique par un responsable hiérarchique qui n’a pas admis qu’elle puisse avoir une ombre d’opinion différente de la sienne. J’ai moins bien compris qu’elle ne cherche pas à se défendre. Elle agit en perdante. Espérons que le tour du responsable vienne. Notre auteur n’a pas cédé à la facilité pour la fin du roman. Les deux personnages en difficulté, Mathilde et ce jeune médecin désabusé par un travail peu motivant, se rencontrent, par hasard quelques minutes mais ne se découvrent pas. Livre amer.

beraud@archimed.fr
13/12/15
 

On s'attend à ce que les deux personnages se rencontrent mais non! Une description très réaliste de certains aspects de notre société: mise au placard par exemple. Jusqu'à présent Delphine de Vigan ne m'a jamais déçue berthe

afbf
23/03/14
 

Un vrai coup de cœur, une écriture juste! J’avais beaucoup aimé Rien ne s’oppose à la nuit, ici, j’ai adoré !J’ai fuis cette lecture pendant longtemps, consciente de la violence que j’allais rencontrer. Une nouvelle fois, l’auteur s’attaque à un sujet dur, un calvaire qu’elle nous soumet comme un diamant brut. Rien n’est édulcoré, les descriptions sont parfaites.Elle nous présente l’horreur de la réalité professionnelle de Mathilde, cet effondrement pervers qui petit à petit, l’air de rien, la conduit dans un fond où elle ne semble plus pouvoir se rattacher à rien. Jacques, son chef, la harcèle, doucement il établit son plan pour qu’elle s’en aille, il ne lui laisse pas la possibilité de s’en sortir, elle n’en a pas le droit. La justesse est telle que j’avais les papillons dans le ventre face à l’horreur de ce vécu, mais contrairement à Mathilde, j’avais la possibilité de l’arrêter quand je le voulais en refermant mon livre.La réalité de Thibault est d’un autre ordre, son impuissance se focalise sur la volonté d’aimer, mais d’aimer vrai. Sa relation ne va que dans un sens, c’est une autre forme de harcèlement, celui que l’on se fait à soi-même. Rester des mois, des années avec une personne alors qu’elle ne vous aime pas, se leurrer, y croire quand même. Delphine de Vigan, dénonce là encore une réalité contemporaine : la peur d’être seul.Grâce au métier de Thibault, médecin urgentiste, l’auteur va nous brosser la réalité des solitudes bien dissimulées dans les appartements des grandes villes, nombre des souffrances et d’errances rencontrées.Les heures souterraines sont les heures que l’on passe dans l’introspection, à se parler à soi-même, à essayer de comprendre ; mais c’est aussi la réalité de la ville, les heures à passer dans des tuyaux tels des rats, ces transports en communs, métro, RER mais aussi ces bouchons où rien n’avance. Dans ces deux derniers cas une impuissance et une violence se dégagent, quelle est la limite à ne pas dépasser, à quel moment cela peut déraper.Nos deux héros, désarmés face à la réalité de leur vie, essayent tant bien que mal de rester debout, la jungle n’est pas si loin, elle les entoure.

Metaphore
25/05/13
 

Au bout du rouleau. Fatigués. Découragés. Lui, c'est Thibaut, médecin d'urgence qu'on appelle à domicile, comme SOS médecins.Elle, c'est Mathilde, cadre dans une société de publicité où elle a des projets à monter, à défendre, à mettre en œuvre. Ils ne se connaissent pas, n'évoluent pas du tout dans les mêmes sphères. Pourtant, ils connaissent tous les deux des moments d'absolue solitude, au point de renoncer. Il n'en peut plus de monter les étages d'immeubles glauques ou juste moyens, de venir en aide à des patients qui l'utilisent comme médecin de ville, au point qu'il finit par en connaître très bien quelques-uns. Sa vie sentimentale est un désert, ses projets au-dessous du minimum vital.Elle, elle a eu le malheur de contredire devant un client son chef hiérarchique qui depuis essaie de la rayer des cadres de l'entreprise, littéralement. Il la « gomme » de tous projets, éloignent d'elle ses collègues et finit par la faire reléguer dans un cagibi près des toilettes où elle tue le temps à écouter les bruits de chasse d'eau. C'est Amélie Nothomb sans l'humour, car elle, elle en crève. Le fonctionnement du harcèlement au travail est effrayant, Mathilde semble broyée par la machine de dénigrement lancée contre elle. L'espoir, à peine suggéré, qu'un syndicat pourrait la défendre semble bien faible.Ces deux trajectoires se ressemblent un peu, se distancient, se croisent à peine sur un quai de métro.C'est la vie de tous les jours, dans un Paris morose, grisâtre où le rire et l'espoir d'un mieux – être sont cruellement absents.L'écriture à la fois précise et douce, d'un délié agréable, fait pourtant de ce roman un moment de plaisir. Hebelin

hebelin
01/03/13
 

J'ai été profondément bouleversée par ce roman de Delphine de Vigan (mon premier). Les deux personnages principaux, Mathilde et Thibault, sont époustouflants de vérité. Leur parcours et leur lutte impuissante sont à frémir. J'ai adoré le style de l'auteure, très juste et très poétique. Le harcèlement de Mathilde est décrit avec une telle profusion de détails qu'il est sans doute inspiré d'une histoire vraie. De nombreuses fois j'ai eu envie d'étrangler ce monstre de supérieur (dont on ne comprend pas d'ailleurs pas les raisons de cet harcèlement. Est-ce par jalousie ou par jeu?) En tout cas, cela ne donne pas envie de travailler en entreprise et dans le domaine médical ! Parfois j'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs, mais ça passait. La fin, où Mathilde et Thibault se rencontrent et ne font que se croiser, puis quand Thibault jette la carte World of Warcraft qui symbolisait l'espoir et le combat de Mathilde, m'a beaucoup émue. Voilà qui m'a donné envie de lire d'autres oeuvres de Delphine de Vigan ! http://blue-imaginarium.eklablog.com/

Shirayukihime
06/02/13
 

Mathilde et Thibaut ne se connaissent pas, mais ils ont plus d’un point en commun. Tous les deux se sentent dépassé par la rapidité de la vie Parisienne, par ce qui leur arrive respectivement. Ils deviennent las, se perdent, ralentissent. Se croiseront-ils dans la capitale ?Mon propre résumé est très court et sans doute très vague, mais il est vraiment très difficile de faire un résumé de ce roman. D’une part parce qu’il est court, et qu’il ne faut pas trop en dire, et d’autre part car il est finalement assez spécial. Je dois avouer que je ne suis pas sûre d’avoir tout compris. Voilà donc la raison de ce petit résumé. J’avais adoré No et moi de cette auteure, qui fut un véritable coup de cœur. J’avais en revanche moins aimé Les jolis garçons, et j’étais tout naturellement curieuse de découvrir celui-ci, qui finalement, se classe entre les deux romans cités plus haut. Le style de l’auteure est cependant tout aussi agréable et beau que dans mes souvenirs. Il y a cette intensité, cette puissance qui nous fait vivre de banales choses. L’histoire est somme toute assez simple, mais ça marche plutôt bien. L’essentiel n’est pas dans l’intrigue, mais dans la psychologie des personnages.En ce qui les concerne, j’ai adoré Mathilde et j’ai vraiment été très touchée par son histoire. Elle est veuve, mère de trois enfants, et a de plus en plus de soucis au boulot. C’est une femme très forte, qui aurait pu sombrer plus rapidement et plus facilement suite à ce qu’elle doit endurer. Personnellement, je me suis mise à sa place, et je l’ai vraiment trouvé incroyable. Je n’aurais pas supporté le tiers de ce qu’elle supporte, elle. Quant à Thibaut, je dois dire que je l’ai plutôt apprécié. Mais je ne peux pas m’avancer plus, pour la simple et bonne raison qu’il y a malheureusement trop peu de chapitres le concernant, ce qui est dommage. Parce que oui, le lecteur a droit aux deux points de vues, et c’est plaisant. Mais Thibaut est moins important que la jeune femme, pour le coup. J’aurais tout de même aimé le découvrir un peu plus. J’ai cependant apprécié le parallèle entre ces deux personnages, qui ne se connaissent pas.Mais ce qui est le plus marquant, c’est sans doute la fin. A aucun moment je n’aurais pu, ni n’avait d’ailleurs voulu, imaginer qu’elle se passe comme ça. Au contraire, tout le long du roman, je n’attendais qu’une seule et unique chose. Qui ne s’est pas réalisée, bien sûr. Je reste du coup assez mitigée quant à cette fin. D’un côté, j’ai apprécié la surprise, mais de l’autre, j’ai été un peu frustrée de ne pas retrouver la fin que j’attendais impatiemment. En somme : Un roman intense et puissant au niveau de la psychologie des personnages, mais une fin qui me laisse perplexe. Askmetoread

askmetoread
24/12/12
 

Un très bon livre de Delphine De Vigan qui n'a pas choisi la facilité ! Les thématiques centrales sont la solitude d'un homme médecin qui vient de rompre avec une compagne qu'il trouvait trop peu présente et pas assez à l'écoute.... et une jeune femme Mathilde, qui au fil des pages se révèle victime de harcèlement dans son entreprise. Et là, c'est vraiment tellement réaliste que ça en devient glaçant, on est dans la tête de cette femme et on ressent très fort, ce que cela peut faire de devenir invisible, inexistante aux yeux de collègues dont on a partagé le quotidien du boulot pendant des années!!Ce n'est certes pas une lecture facile ni réjouissante mais tellement révélateur de ce qui peut se passer dans le monde du travail ... Un court texte dont la force et le réalisme laissent une forte impression. a

dvan
11/03/12
 

Majestueux Il ya longtemps que je n'ai pas tenu entre mes mains un roman aussi sublime, fort et si vrai. Je viens de découvrir Delphine de Vigan à travers cet ouvrage et c'est une révélation, un choc. Au travers de ces deux personnages que sont Mathilde et Thibault, on découvre que nous pouvons être eux avec tout ce que cela implique. La dure loi du monde qui nous entoure avec tout ce qu'elle recèle de misère humaine, et celle de l'entreprise où, du jour au lendemain, vous pouvez vous retrouver confiné dans un placard sans que jamais vous n'ayez vu arriver les choses. L'écriture de Delphine de Vigan est magnifique, sensible, dure, bouleversante et elle touche au coeur immédiatement. Sans aucune hésitation : lisez le.

Mathilde cherche le point de départ, le premier indice, la première faille. Comment cela a-t-il commencé ? Pourquoi l'ignore-t-on subitement dans son entreprise ?Thibault, lui, médecin urgentiste se confronte à l'énigme des pathologies, à la solitude des gens.Ils ne sont que 2 silhouettes parmi des millions. Autour d'eux s'agite un monde privé de douceur, la vraie vie. Ils tentent de suivre la cadence infernale, de tenir debout, d'avancer dans la vie.Un roman qui donne des frissons, qui prouve une fois de plus que tout peut arriver. Réseau des médiathèques du mélantois

"Pourquoi ces rivières/Soudain sur les joues qui coulent/Dans la fourmilière/C'est l'Ultra Moderne Solitude"...Thibault et Mathilde ne se croiseront jamais, car la ville est trop grande.Pourtant, ils ont les mêmes états d'âme, la même impression étrange et pénétrante qu'ils sont arrivés au bout d'un processus, "au bout de ce qu'il est humainement possible de supporter". Pour Thibault, c'est la grande désillusion. Il a enfin réussi à rompre avec celle qui ne l'aimait pas, mais qu'il gardait comme une perfusion au bras. Happé par la ville et ses embouteillages, il n'arrive plus à faire éponge de ce qu'il voit au quotidien en tant que médecin: la solitude et la détresse des gens. Il sent que la ville "attend son heure pour le vomir ou le recracher, comme un corps étranger". Mathilde s'est épanouie au sein de l'entreprise qui l'a accueillie il y a huit ans après le décès de son mari. Seulement, un jour, elle a osé contredire en public son supérieur....De là, le lecteur comprend que le harcèlement moral s'est mis en place, même si le terme n'est jamais employé. Elle est venue jour après jour, témoin inerte de sa lente "désintégration" au sein d'un endroit où elle avait de hautes responsabilités.Désormais, elle côtoie la lâcheté des collègues, les nuits d'insomnie, la fatigue et la dépression qui guette.Maintenant, "elle se tait, parce qu'elle a honte." Pour elle, la vie est devenue "un pendule oscillant entre la souffrance et l'ennui". Pas très gai me direz-vous. Vous avez raison, mais le lecteur est happé par ces deux destins écorchés par la vie si bien que j'ai lu ce roman d'une traite. Par une économie de mots, l'auteur a écrit un récit essentiel sur "ces heures souterraines" c'est à dire ces moments où on est confronté à son moi, où on est relégué au rang de quantité négligeable. La ville, par son caractère oppressant, devient le troisième personnage ou bien le jumeau du supérieur de Mathilde. Bref, un roman à lire d'urgence! vivi

vivicroqueusedelivres
15/02/12
 

Une histoire poignante sur la solitude et le repli sur soi. Delphine de Vigan exprime avec justesse et talent la détresse d’une femme, niée dans son travail, confrontée au vide de sa vie intime et à l’indifférence des autres .Une critique acerbe sur le monde impitoyable de l’entreprise.

Si Delphine de Vigan réussit à démontrer comment l'un et l'autre se sont engouffrés dans des spirales infernales, le harcèlement pour Mathilde, et ce que j'associerais à du burn-out pour Thibault, elle nous livre cependant un roman qui reste simple et qu'on aurait pu imaginer plus poussé. Bien évidemment, l'objectif de ce roman n'est pas d'analyser les mécanismes à l'oeuvre lorsqu'un chef ou un collègue entre dans une attitude de harcèlement moral, ou comment on en vient à une situation de burn-out. Il apparait comme une porte d'entrée peu exagérée malgré tout, malgré ce que pourraient penser quelques esprits qui ne se sont jamais trouvés confrontés à ce problème... Miss Alfie, croqueuse de livres

MissAlfie
14/12/11
 

Les heures souterraines, ce sont ces heures dont Mathilde a honte. Ces heures qu’elle cache à son entourage, sa famille, ses amis. Ces heures qui la minent, pourtant. Ce sont les heures qu’elle passe à ne rien faire au bureau, reléguée en fond de couloir près des toilettes, dans un local sans fenêtre ni ordinateur, parce qu’un jour elle a osé émettre un avis légèrement différent de celui de son patron en réunion. Il ne l’a pas supporté et insidieusement, les choses se sont dégradées sans que Mathilde ne puisse rien faire pour inverser cette spirale. Brimades, perversions, mises en scènes, mensonges et calomnies, c’est bien de harcèlement moral dont il s’agit ici, mais dont le nom ne sera jamais écrit noir sur blanc par l’auteur.Alors Mathilde, au bout du rouleau, hante le métro et ses couloirs, ainsi que le RER qu’elle prend pour son long trajet vers son bureau. Elle vit comme un automate, n’arrive plus à penser, réfléchir. Elle ne dort plus, ne mange plus, ne parle plus non plus. Elle ne sait pas à qui s’adresser, elle a l’impression d’être seule contre tous, alors elle se terre en elle-même, dont elle devient l’ombre.En parallèle, nous faisons la connaissance de Thibault, un médecin urgentiste parisien, qui passe ses nuits à sillonner la ville pour aller de détresse en détresse. A trop s’occuper des autres, Thibault se retrouve seul, et cette solitude lui pèse douloureusement.On se demande s’il vont se rencontrer, si ces deux êtres écorchés, malheureux vont pouvoir se rejoindre et tenter, à deux, de remonter la pente, renouer avec le monde, trouver en l’autre du courage pour supporter leur situation, et même tenter de la modifier. « Mais les gens désespérés ne se rencontrent pas. Ou peut-être au cinéma. Dans la vraie vie, ils se croisent, s’effleurent, se percutent. Et souvent se repoussent, comme les pôles identiques de deux aimants. »La ville, « cette superposition de mouvements. Ce territoire infini d’intersections, où l’on ne se rencontre pas » bruisse autour d’eux, présente comme un troisième personnage de ce roman, qui la rend vraiment vivante. Alors que ces deux êtres stagnent dans leur vie, sont à un point mort, n’arrivent plus à avancer, Paris est en mouvement perpétuel, fourmille, étend ses tentacules et sa violence.Voici un roman que j’ai lu d’une traite tant je l’ai trouvé vrai, et actuel, poignant. C’est un roman sur la solitude et la violence, sur la lâcheté et la méchanceté des hommes, sur la jungle urbaine dans laquelle chaque jour il faut se battre pour survivre.C’est une histoire sombre, mais terriblement réaliste, qui fait réfléchir sur ce que peut être la souffrance de personnes pourtant bien intégrées au départ dans la société. La plume de Delphine de Vigan est percutante, incisive et ces quelques heures passées à ses cotés vous marqueront longtemps du désespoir qu’elle dépeint avec grand art. Liliba

liliba
04/12/11
 

C'est en parallèle l'histoire de Mathilde et l'histoire de Thibault, tous deux se débattent seul dans leur vie, ils sont épuisés. Mathilde élève seule ses 3 enfants et est cadre supérieure dans un grand groupe, elle subit le harcèlement moral de son supérieur hiérarchique. Elle prend chaque jour le métro et le RER pour se rendre au travail, où peu à peu elle est isolée, subissant des brimades sans que les autres par peur de perdre leur emploi ne la soutienne. Thibault est médecin pour les Urgences Médicales de Paris, il passe beaucoup de temps dans sa voiture et subit le stress de la ville, des embouteillages, dans son métier il est confronté chaque jour à la détresse humaine. De plus, il vient de rompre avec une petite amie superficielle qui est indifférente à son amour.Ce livre est vraiment facile et agréable à lire, il est plutôt sombre mais vraiment émouvant et les deux personnages du livre sont vraiment très attachants. Delphine de Vigan nous fait des descriptions très réalistes et réussies du monde de l'entreprise et du harcèlement moral, du monde souterrain du métro et RER et du monde de la ville lieu où se croisent les solitudes. (...)

Aproposdelivres
16/11/11
 

Quel roman ! Du début à la fin d'une justesse et d'une délicatesse, frôlant à peine ses personnages, Delphine de Vigan touche au plus près ce qui fait la dureté de la vie en entreprise, de la vie au travail, de la vie dans les villes. La lente détérioration de l'estime de soi subit par Mathilde, un des 2 personnages principaux est sculptée au scalpel, chaque mot m'a touchée, chaque petit pas vers le bas. Le description de ce qui se passe quand on a plus envie, quand l... La voiture devient un refuge, quand tout ce qui entoure est blessant, pour Thibault l'autre personnage, est écrit au plus près de la réalité. L'auteur n'a pas cédé à la facilité ni au larmoiement, c'est écrit magnifiquement et c'est vraiment un choc. Jusqu'au bout. Je vous le recommande très chaudement. laurence

laurence
28/09/11
 

Un livre poignant et bouleversant, aussi prenant qu’un thriller, et terriblement angoissant, sur les maux de notre siècle : la solitude et la dépression qui s'insinuent sournoisement dans la vie de millions de personnes.Un roman que chacun devrait avoir lu pour ouvrir les yeux sur les ravages que peuvent causer les comportements inadéquats et mal intentionnés...La situation inextricable de Mathilde est excellemment bien développée et analysée, à tel point qu’on se demande si Delphine de Vigan n’a pas elle-même subi un burn-out ?Delphine de Vigan exprime dans Les heures souterraines un talent rare : celui de susciter chez le lecteur les émotions et les sentiments violents et profonds.A la lecture du livre, on sombre dans l’angoisse, l’inquiétude nous étreint et on souffre pour ces personnages qui semblent ne pas mesurer l’étendue de leur misère.On en sort de ce roman lessivé et perturbé par tant de justesse et on se prend à regarder différemment nos collègues et notre entourage.Un roman qui traite d'un sujet d'actualité que la société feint d'ignorer : la pression de plus en plus importante sur les individus, qui les broie et engendre dépression et fatalisme.Petite confession : je n'ai pas pu m'empêcher de lire la fin du livre au cours de ma lecture tellement j'angoissais pour le devenir de Mathilde... (ce qui ne m'arrive jamais!). Littérature et Chocolathttp://litteratureetchocolat.wordpress.com/

Litteratureetchocolat
16/08/11
 

Deux destins parallèles, chacun à un tournant de leur vie, l’un par une décision non choisie mais bouleversante (Mathilde), l’autre par une décision choisie mais tout aussi douloureuse à vivre (Thibault).L’un et l’autre se posant les questions des choix, de la vie qui nous entraîne là où on ne serait pas forcément allé, des événements qu’on subit, endure, en pensant que ça ira mieux demain ….Combien d’hommes et de femmes évoqués à travers ces deux personnages ? Qui ne se sera pas reconnu, ou n’aura pas reconnu quelqu’un qu’il connaît dans une des situations (même annexes à l’intrigue principale).Mathilde, harcelée sans que cela se voie, d’une façon insidieuse, qui finit par se comporter comme si elle était coupable, comme si elle devait réparer une faute…Mathilde qui n’a pas pris la mesure tout de suite de la volonté de son patron, de son désir de l’isoler, de la pousser encore et encore dans l’ombre…Mathilde qui se tait parce qu’elle a honte….Le personnage de Thibaut aurait pu être un peu plus développé et cela n’aurait pas, à mon avis, nuit à l’histoire.L’écriture de Delphine de Vigan est « juste », les mots suffisent, pas besoin de plus. Elle sait instiller un rythme saccadé lorsque Mathilde s’angoisse, plus long lorsqu’elle baisse les bras et n’en peut plus. Les expressions sont ciblées, précises…J’ai énormément apprécié cette lecture sans doute parce qu’elle sonne « vraie » (ce que j’ai moins ressenti pour No et moi.)

Cassiopea
14/08/11
 

C'est l'histoire de Mathilde d'un côté et de Thibault de l'autre. Ils ne se connaissent pas, ne se sont jamais vus et vivent des vies très différentes.Mathilde travaille dans une grande entreprise à un poste de responsabilité. Tout son univers professionnel va s'écrouler quand Mathilde décide, pour une fois, de ne pas être d'accord avec son patron. Elle ne réalise pas alors qu'elle vient de tomber au plus bas et découvrira le harcélement moral dans les moindres mesures...De son côté, Thibault est médecin urgentiste à domicile. Il entretient une relation non officielle avec Lila, basée sur le sexe, et non pas sur les sentiments, comme le voudrait Thibault. Un jour, il décide d'arrêter cette relation au goût de gachis et de perte de temps.Un réel coup de coeur pour ce roman aux destins différents et pourtant si proches ! Je me suis davantage rapproché du personnage de Mathilde que celui de Thibault, pourtant toutes les citations que j'ai retenu, proviennent du récit de Thibault (allez comprendre ^^) !Le monde cruel de l'entreprise et de ses dérives, ainsi que l'angoisse de la solitude y sont très bien retranscrits.J'ai adoré le côté humain de ce livre et je le recommande ! D'ailleurs une de mes collègues a adoré et on en a discuté pendant un bout de temps ! ^^

lizou59
09/06/11
 

Enfin je l’ai lu ! Depuis le temps que je l’attendais ! A sa sortie en 2009 chez JC Lattès, j’attendais déjà la sortie poche. J’ai déjà lu No et Moi du même auteur, et le synopsis et le titre des heures souterraines me tentait terriblement. Ce livre me parlait déjà.Je me sens proche des écrits de l’auteure. Ses mots laissent un goût amer mais je les ressens et les vis complètement. Déjà, dans No et moi elle parlait de la ville avec la misère en toile de fond. Ici, la misère n’est pas matérielle mais elle est tout autant palpable. La ville qui fourmille, qui ne s’arrête jamais. Ces gens qui se croisent, transportant leur vie sur leurs épaules. Ces destins qui se ressemblent mais ne se rencontrent pas.A travers Mathilde, c’est aussi la vie dans l’entreprise qui nous est présentée. L’entreprise qui peut nous propulser très haut mais qui peut aussi nous faire chuter. Par des bruits de couloir, par un chef qui nous a pris en grippe, par une fatigue lancinante de la routine, des mêmes gestes.Toute la douleur, toute la détresse de Mathilde m’a frappée de plein fouet. L’entreprise est un sujet particulièrement sensible pour moi. L’endroit dans lequel on n’a pas le droit de courber l’échine sous peine de se voir relégué au placard. L’endroit où l’on est aux prises avec une hiérarchie parfois injuste. L’endroit où il y a des codes implicites, une appartenance, fatigante et aliénante.Le harcèlement, l’humiliation dont est victime Mathilde sert simplement de prétexte, je pense, pour rendre compte de la facilité avec laquelle on peut dégringoler dans ce monde absurde qu’est la vie dans l’entreprise. Par le pouvoir d’une seule personne et par effet de dominos, ce monde de requins, de dents pointues et acérées, de violence silencieuse et de mesquinerie peut anéantir un individu, le broyer, comme une machine à détruire les documents.Thibault lui, parcourt la ville. Il est médecin itinérant. Il rend visite à 3000 patients par an. Les embouteillages, les klaxons, les rhinopharyngites mais surtout la solitude, font partie de son quotidien. Des vielles dames qui n’ont plus la force, des schizophrènes en plein délire, des petits bobos et des maladies graves.Mais dans tout ça, c’est la solitude et la détresse qui nous frappe dans cette ville, ce Paris, en mouvement perpétuel. Les mots de ce roman ont cruellement trouvé écho en moi. Ce qui décrit Delphine de Vigan est troublant de vérité.Sur mon blog : http://lesmotsdemelo.com/2011/05/les-heures-souterraines-delphine-de-vigan/ Amélie(Mélo).

MamzelleMelo
31/05/11
 

Ce livre se dévore. Il nous entraîne dans le monde de la solitude moderne, qu'il nous présente sous deux angles complémentaire. Le premier nous fait vivre cette solitude de l'intérieur : nous souffrons, nous révoltons vraiment avec Mathilde qui est condamnée à un isolement croissant par un supérieur hiérarchique qui tente de la détruire. Le second nous fait rendre visite avec Thibault, médecin "de ville", à ces multiples isolés abandonnés dans des appartements perdus au fond des banlieues.Un roman pas rose, avis à ceux qui s'attendent à une belle histoire d'amour, mais terriblement prenant. PhiL / Délire de Lire - Ciney

DelireDeLire
14/04/11
 

Une belle histoire où l'on suit deux personnages attachants, Mathilde et Thibault, que la vie n'épargne pas beaucoup. On se dit que le destin leur ferait un beau geste si il les faisait se rencontrer. On y croit, et rencontre il y a. Mais ce sera juste une rencontre, juste un croisement, hélas. J'aurais tant aimé pour eux que le destin les gate plus...

GaL7
07/03/11
 

"Les heures souterraines" est un roman très réaliste. On y trouve une précision, un quotidien qui marquera beaucoup de parisiens (détails des trajets de RER) ou de mamans (collection des cartes World of Warcraft) qui ne peut laisser indifférent le lecteur tant on se retrouve dans ces réactions.Le sujet sur le harcèlement et le stress au travail est malheureusement très présent aussi dans nos esprits.On lit deux histoires parallèles, deux journées de vie puisque l'action se passe le 20 mai.Mathilde, une jeune veuve de quarante ans élève seule ses trois enfants. Elle a une bonne situation professionnelle dans une filiale d'un groupe alimentaire international.Suite à une remarque lors d'une réunion, son patron va l'exclure, la dévaloriser en permanence. Elle va vivre un harcèlement quotidien et cette journée sera l'apothéose de son acharnement..Thibault, lui, est médecin. Il vient de rompre avec Lila dont il était fou amoureux parce qu'il ne supporte plus son indifférence.Il fait partie de SOS Médecins et va vivre cette journée au fil des rendez-vous, en songeant sans cette à cette liaison terminée.Une voyante avait prédit à Mathilde que sa vie allait changer en ce 20 Mai. On espère que les deux personnages vont se croiser. Ils vivent les mêmes pensées, on a leurs réflexions en miroir. Ils pourraient se croiser, ils se croisent et la vie continue.Delphine de Vigan a une écriture très fluide, un style très réaliste qui nous touche sincèrement.Je conseille aussi du même auteur "No et moi".

jostein
07/03/11
 

les heures souterraines J’ai aimé le courage de Mathilde qui a résisté huit mois à sa destruction systématique par un responsable hiérarchique qui n’a pas admis qu’elle puisse avoir une ombre d’opinion différente de la sienne. J’ai moins bien compris qu’elle ne cherche pas à se défendre. Elle agit en perdante. Espérons que le tour du responsable vienne. Notre auteur n’a pas cédé à la facilité pour la fin du roman. Les deux personnages en difficulté, Mathilde et ce jeune médecin désabusé par un travail peu motivant, se rencontrent, par hasard quelques minutes mais ne se découvrent pas. Livre amer.

Longue descente aux enfers d'une jeune femme, Mathilde.Huit mois pendants lesquels esse s'est dit que ça allait bien finir par s'arrêter. Ce n'était pas possible autrement. Elle a du fouiller longtemps dans sa mémoire pour comprendre le début de la fin. Une simple contradiction envers son supérieur lors d'une réunion. Il ne l'a pas supporté. Et tout doucement, insidieusement, tout va glisser. Le patron n'aura plus le temps de passer dans le bureau de Mathilde son adjointe pour faire le point quotidiennement, il ne l'invitera plus aux réunions, ne répondra plus à ses mails, dira ne pas recevoir son travail, inventera des insultes...Un travail de déconstruction de l'autre ou comment l'entreprise peut briser une vie.Ce livre s'avale d'un coup ; il glisse avec l'espoir d'un jour meilleur. Le lecteur tout comme le personnage principal se dit que ce n'est pas possible, ce n'est qu'un mauvais rêve. Pourtant les faits sont là, décrits sans haine, sans agressivité, avec fatalité et impuissance. Il parle aussi de la ville et de sa solitude. Il croise le destin de Mathilde et de Thibault, lui aussi en perdition, d'une autre manière."Croyez-vous que l'on est victime de quelque chose comme ça parce qu'on est faible, parce qu'on le veut bien, parce que même si ça parait incompréhensible, on l'a choisir? Croyez-vous que certaines personnes, sans le savoir, se désignent elles-mêmes comme des cibles?" (questions que se posent Mathilde à la fin du roman)

Zhayah
07/09/10
 

La détresse au travailUn excellent roman dont la fin pour une fois n'est pas convenue, Une lecture édifiante sur le harcellement moral au travail, Glaçant. Claire

La détresse au travail Un excellent roman dont la fin pour une fois n'est pas convenue. Une lecture édifiante sur le harcellement moral au travail. Glaçant.

Comme dans "No et moi", Delphine de Vigan nous parle de deux autres personnages où, ici aussi, tout est perdu d'avance, mais où le courage de poursuivre ce qu'ils ont choisi d'accomplir devait être montré. Il fallait en parler. Un très beau livre tout en nuances précieuses et subtiles, percutantes ! À lire et relire, à offrir et à conseiller. Emile Faucheux

Emile29
27/05/10
 

Quel roman ! Quel roman ! Du début à la fin d'une justesse et d'une délicatesse, frôlant à peine ses personnages, Delphine de Vigan touche au plus près ce qui fait la dureté de la vie en entreprise, de la vie au travail, de la vie dans les villes. La lente détérioration de l'estime de soi subit par Mathilde, un des 2 personnages principaux est sculptée au scalpel, chaque mot m'a touchée, chaque petit pas vers le bas. Le description de ce qui se passe quand on a plus envie, quand la voiture devient un refuge, quand tout ce qui entoure est blessant, pour Thibault l'autre personnage, est écrit au plus près de la réalité. L'auteur n'a pas cédé à la facilité ni à la larmoyance, c'est écrit magnifiquement et c'est vraiment un choc. Jusqu'au bout. Je vous le recommande très chaudement.

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.30 kg

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