Les heures souterraines

VIGAN, DELPHINE DE

EDITEUR : LATTES
DATE DE PARUTION : 26/08/09
LES NOTES :

à partir de
9,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Chaque jour, Mathilde prend la ligne 9, puis la ligne 1, puis le RER D jusqu'au Vert-de-Maisons. Chaque jour, elle effectue les mêmes gestes, emprunte les mêmes couloirs de correspondance, monte dans les mêmes trains. Chaque jour, elle pointe, à la même heure, dans une entreprise où on ne l'attend plus. Car depuis quelques mois, sans que rien n'ait été dit, sans raison objective, Mathilde n'a plus rien à faire. Alors, elle laisse couler les heures. Ces heures dont elle ne parle pas, qu'elle cache à ses amis, à sa famille, ces heures dont elle a honte. Thibault travaille pour les Urgences Médicales de Paris. Chaque jour, il monte dans sa voiture, se rend aux adresses que le standard lui indique. Dans cette ville qui ne lui épargne rien, il est coincé dans
un embouteillage, attend derrière un camion, cherche une place. Ici ou là, chaque jour, des gens l'attendent qui parfois ne verront que lui. Thibault connaît mieux que quiconque les petites maladies et les grands désastres, la vitesse de la ville et l'immense solitude qu'elle abrite. Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Autour d'eux, la ville se presse, se tend, jamais ne s'arrête. Autour d'eux s'agite un monde privé de douceur. Les heures souterraines est un roman sur la violence silencieuse. Au coeur d'une ville sans cesse en mouvement, multipliée, où l'on risque de se perdre sans aucun bruit.
13 personnes en parlent

Depuis “No et moi“, Delphine De Vigan fait partie des auteurs “à la mode”. Elle a réussi à avoir une place bien visible sur les étalages de nos librairies lors des rentrées littéraires. Mais avec la notoriété, le risque de déception devient aussi plus important.Au début du livre j’ai eu peur que l’histoire soit trop prévisible. Cet homme et cette femme, tous deux en quête d’un “autre” qui leur ressemble afin de combler ensemble leur solitude… on le voit venir gros comme une maison. Mais Delphine De Vigan n’a pas cédé à cette facilité et heureusement ! Ce livre décrit formidablement bien la solitude des grandes villes et, en tant que “parisien” travaillant dans une multinationale, je trouve cette vision d’un réalisme terrifiant. Combien de vies, de corps courbés croisons-nous chaque jour sans s’en rendre compte alors qu’il suffirait d’un mot ou d’un geste pour connaître un peu mieux l’autre et aller mieux. Mais attention ce livre ne fait pas la morale, il constate, c’est tout.Avec ce 5e livre, on comprend que l’auteur observe les travers de la société moderne : anorexie, adultère, sans abris… A chaque fois elle fait mouche, au point que c’en est parfois déprimant tant on prend conscience de l’absurdité de ce qui nous entoure. “Les heures souterraines” n’est pas là pour vous faire sourire ou rêver, au contraire. Vous êtes prévenu mais tachez cependant de ne pas passer à côté de cette lecture.Un résumé ainsi qu'un extrait de ce livre sont disponibles sur mon site.

Artsouilleurs
29/08/09
 

les heures souterraines J’ai aimé le courage de Mathilde qui a résisté huit mois à sa destruction systématique par un responsable hiérarchique qui n’a pas admis qu’elle puisse avoir une ombre d’opinion différente de la sienne. J’ai moins bien compris qu’elle ne cherche pas à se défendre. Elle agit en perdante. Espérons que le tour du responsable vienne. Notre auteur n’a pas cédé à la facilité pour la fin du roman. Les deux personnages en difficulté, Mathilde et ce jeune médecin désabusé par un travail peu motivant, se rencontrent, par hasard quelques minutes mais ne se découvrent pas. Livre amer.

beraud@archimed.fr
13/12/15
 

Majestueux Il ya longtemps que je n'ai pas tenu entre mes mains un roman aussi sublime, fort et si vrai. Je viens de découvrir Delphine de Vigan à travers cet ouvrage et c'est une révélation, un choc. Au travers de ces deux personnages que sont Mathilde et Thibault, on découvre que nous pouvons être eux avec tout ce que cela implique. La dure loi du monde qui nous entoure avec tout ce qu'elle recèle de misère humaine, et celle de l'entreprise où, du jour au lendemain, vous pouvez vous retrouver confiné dans un placard sans que jamais vous n'ayez vu arriver les choses. L'écriture de Delphine de Vigan est magnifique, sensible, dure, bouleversante et elle touche au coeur immédiatement. Sans aucune hésitation : lisez le.

Les heures souterraines, ce sont ces heures dont Mathilde a honte. Ces heures qu’elle cache à son entourage, sa famille, ses amis. Ces heures qui la minent, pourtant. Ce sont les heures qu’elle passe à ne rien faire au bureau, reléguée en fond de couloir près des toilettes, dans un local sans fenêtre ni ordinateur, parce qu’un jour elle a osé émettre un avis légèrement différent de celui de son patron en réunion. Il ne l’a pas supporté et insidieusement, les choses se sont dégradées sans que Mathilde ne puisse rien faire pour inverser cette spirale. Brimades, perversions, mises en scènes, mensonges et calomnies, c’est bien de harcèlement moral dont il s’agit ici, mais dont le nom ne sera jamais écrit noir sur blanc par l’auteur.Alors Mathilde, au bout du rouleau, hante le métro et ses couloirs, ainsi que le RER qu’elle prend pour son long trajet vers son bureau. Elle vit comme un automate, n’arrive plus à penser, réfléchir. Elle ne dort plus, ne mange plus, ne parle plus non plus. Elle ne sait pas à qui s’adresser, elle a l’impression d’être seule contre tous, alors elle se terre en elle-même, dont elle devient l’ombre.En parallèle, nous faisons la connaissance de Thibault, un médecin urgentiste parisien, qui passe ses nuits à sillonner la ville pour aller de détresse en détresse. A trop s’occuper des autres, Thibault se retrouve seul, et cette solitude lui pèse douloureusement.On se demande s’il vont se rencontrer, si ces deux êtres écorchés, malheureux vont pouvoir se rejoindre et tenter, à deux, de remonter la pente, renouer avec le monde, trouver en l’autre du courage pour supporter leur situation, et même tenter de la modifier. « Mais les gens désespérés ne se rencontrent pas. Ou peut-être au cinéma. Dans la vraie vie, ils se croisent, s’effleurent, se percutent. Et souvent se repoussent, comme les pôles identiques de deux aimants. »La ville, « cette superposition de mouvements. Ce territoire infini d’intersections, où l’on ne se rencontre pas » bruisse autour d’eux, présente comme un troisième personnage de ce roman, qui la rend vraiment vivante. Alors que ces deux êtres stagnent dans leur vie, sont à un point mort, n’arrivent plus à avancer, Paris est en mouvement perpétuel, fourmille, étend ses tentacules et sa violence.Voici un roman que j’ai lu d’une traite tant je l’ai trouvé vrai, et actuel, poignant. C’est un roman sur la solitude et la violence, sur la lâcheté et la méchanceté des hommes, sur la jungle urbaine dans laquelle chaque jour il faut se battre pour survivre.C’est une histoire sombre, mais terriblement réaliste, qui fait réfléchir sur ce que peut être la souffrance de personnes pourtant bien intégrées au départ dans la société. La plume de Delphine de Vigan est percutante, incisive et ces quelques heures passées à ses cotés vous marqueront longtemps du désespoir qu’elle dépeint avec grand art. Liliba

liliba
04/12/11
 

C'est en parallèle l'histoire de Mathilde et l'histoire de Thibault, tous deux se débattent seul dans leur vie, ils sont épuisés. Mathilde élève seule ses 3 enfants et est cadre supérieure dans un grand groupe, elle subit le harcèlement moral de son supérieur hiérarchique. Elle prend chaque jour le métro et le RER pour se rendre au travail, où peu à peu elle est isolée, subissant des brimades sans que les autres par peur de perdre leur emploi ne la soutienne. Thibault est médecin pour les Urgences Médicales de Paris, il passe beaucoup de temps dans sa voiture et subit le stress de la ville, des embouteillages, dans son métier il est confronté chaque jour à la détresse humaine. De plus, il vient de rompre avec une petite amie superficielle qui est indifférente à son amour.Ce livre est vraiment facile et agréable à lire, il est plutôt sombre mais vraiment émouvant et les deux personnages du livre sont vraiment très attachants. Delphine de Vigan nous fait des descriptions très réalistes et réussies du monde de l'entreprise et du harcèlement moral, du monde souterrain du métro et RER et du monde de la ville lieu où se croisent les solitudes. (...)

Aproposdelivres
16/11/11
 

Quel roman ! Du début à la fin d'une justesse et d'une délicatesse, frôlant à peine ses personnages, Delphine de Vigan touche au plus près ce qui fait la dureté de la vie en entreprise, de la vie au travail, de la vie dans les villes. La lente détérioration de l'estime de soi subit par Mathilde, un des 2 personnages principaux est sculptée au scalpel, chaque mot m'a touchée, chaque petit pas vers le bas. Le description de ce qui se passe quand on a plus envie, quand l... La voiture devient un refuge, quand tout ce qui entoure est blessant, pour Thibault l'autre personnage, est écrit au plus près de la réalité. L'auteur n'a pas cédé à la facilité ni au larmoiement, c'est écrit magnifiquement et c'est vraiment un choc. Jusqu'au bout. Je vous le recommande très chaudement. laurence

laurence
28/09/11
 

C'est l'histoire de Mathilde d'un côté et de Thibault de l'autre. Ils ne se connaissent pas, ne se sont jamais vus et vivent des vies très différentes.Mathilde travaille dans une grande entreprise à un poste de responsabilité. Tout son univers professionnel va s'écrouler quand Mathilde décide, pour une fois, de ne pas être d'accord avec son patron. Elle ne réalise pas alors qu'elle vient de tomber au plus bas et découvrira le harcélement moral dans les moindres mesures...De son côté, Thibault est médecin urgentiste à domicile. Il entretient une relation non officielle avec Lila, basée sur le sexe, et non pas sur les sentiments, comme le voudrait Thibault. Un jour, il décide d'arrêter cette relation au goût de gachis et de perte de temps.Un réel coup de coeur pour ce roman aux destins différents et pourtant si proches ! Je me suis davantage rapproché du personnage de Mathilde que celui de Thibault, pourtant toutes les citations que j'ai retenu, proviennent du récit de Thibault (allez comprendre ^^) !Le monde cruel de l'entreprise et de ses dérives, ainsi que l'angoisse de la solitude y sont très bien retranscrits.J'ai adoré le côté humain de ce livre et je le recommande ! D'ailleurs une de mes collègues a adoré et on en a discuté pendant un bout de temps ! ^^

lizou59
09/06/11
 

Ce livre se dévore. Il nous entraîne dans le monde de la solitude moderne, qu'il nous présente sous deux angles complémentaire. Le premier nous fait vivre cette solitude de l'intérieur : nous souffrons, nous révoltons vraiment avec Mathilde qui est condamnée à un isolement croissant par un supérieur hiérarchique qui tente de la détruire. Le second nous fait rendre visite avec Thibault, médecin "de ville", à ces multiples isolés abandonnés dans des appartements perdus au fond des banlieues.Un roman pas rose, avis à ceux qui s'attendent à une belle histoire d'amour, mais terriblement prenant. PhiL / Délire de Lire - Ciney

DelireDeLire
14/04/11
 

les heures souterraines J’ai aimé le courage de Mathilde qui a résisté huit mois à sa destruction systématique par un responsable hiérarchique qui n’a pas admis qu’elle puisse avoir une ombre d’opinion différente de la sienne. J’ai moins bien compris qu’elle ne cherche pas à se défendre. Elle agit en perdante. Espérons que le tour du responsable vienne. Notre auteur n’a pas cédé à la facilité pour la fin du roman. Les deux personnages en difficulté, Mathilde et ce jeune médecin désabusé par un travail peu motivant, se rencontrent, par hasard quelques minutes mais ne se découvrent pas. Livre amer.

Longue descente aux enfers d'une jeune femme, Mathilde.Huit mois pendants lesquels esse s'est dit que ça allait bien finir par s'arrêter. Ce n'était pas possible autrement. Elle a du fouiller longtemps dans sa mémoire pour comprendre le début de la fin. Une simple contradiction envers son supérieur lors d'une réunion. Il ne l'a pas supporté. Et tout doucement, insidieusement, tout va glisser. Le patron n'aura plus le temps de passer dans le bureau de Mathilde son adjointe pour faire le point quotidiennement, il ne l'invitera plus aux réunions, ne répondra plus à ses mails, dira ne pas recevoir son travail, inventera des insultes...Un travail de déconstruction de l'autre ou comment l'entreprise peut briser une vie.Ce livre s'avale d'un coup ; il glisse avec l'espoir d'un jour meilleur. Le lecteur tout comme le personnage principal se dit que ce n'est pas possible, ce n'est qu'un mauvais rêve. Pourtant les faits sont là, décrits sans haine, sans agressivité, avec fatalité et impuissance. Il parle aussi de la ville et de sa solitude. Il croise le destin de Mathilde et de Thibault, lui aussi en perdition, d'une autre manière."Croyez-vous que l'on est victime de quelque chose comme ça parce qu'on est faible, parce qu'on le veut bien, parce que même si ça parait incompréhensible, on l'a choisir? Croyez-vous que certaines personnes, sans le savoir, se désignent elles-mêmes comme des cibles?" (questions que se posent Mathilde à la fin du roman)

Zhayah
07/09/10
 

La détresse au travailUn excellent roman dont la fin pour une fois n'est pas convenue, Une lecture édifiante sur le harcellement moral au travail, Glaçant. Claire

La détresse au travail Un excellent roman dont la fin pour une fois n'est pas convenue. Une lecture édifiante sur le harcellement moral au travail. Glaçant.

Quel roman ! Quel roman ! Du début à la fin d'une justesse et d'une délicatesse, frôlant à peine ses personnages, Delphine de Vigan touche au plus près ce qui fait la dureté de la vie en entreprise, de la vie au travail, de la vie dans les villes. La lente détérioration de l'estime de soi subit par Mathilde, un des 2 personnages principaux est sculptée au scalpel, chaque mot m'a touchée, chaque petit pas vers le bas. Le description de ce qui se passe quand on a plus envie, quand la voiture devient un refuge, quand tout ce qui entoure est blessant, pour Thibault l'autre personnage, est écrit au plus près de la réalité. L'auteur n'a pas cédé à la facilité ni à la larmoyance, c'est écrit magnifiquement et c'est vraiment un choc. Jusqu'au bout. Je vous le recommande très chaudement.

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.30 kg