Les larmes de la girafe

MCCALL SMITH, ALEXANDER

livre les larmes de la girafe
EDITEUR : FLEUVE NOIR
DATE DE PARUTION : NC
LES NOTES :

à partir de
15,00 €

SYNOPSIS :

Depuis qu'elle a ouvert la première agence de détectives au féminin du Botswana, la trés pulpeuse Mma Ramotswe a trouvé le bonheur... D'autant qu'entre deux enquêtes à mener, elle doit penser à son prochain mariage avec le plus courtois et le plus généreux des hommes, Mr.J.L.B Matekoni.Se méfiera-t-elle
assez de la bonne acariâtre ? Regrettera-t-elle la promotion de Mma Makutsi au poste d'assistante-détective? Se remettra -t-elle de ses soudaines responsabilités de mère de famille? En tout cas, elle réussira à rendre le sourire à une mère qui l'avait perdu depuis dix ans...
6 personnes en parlent

Toujours épatante cette série, elle respire la joie de vivre, la simplicité et la chaleur humaine. Les gentils restent gentils et sont récompensés et les méchants punis, mais jamais trop fort, car Mma Ramotswe ne se plaît pas à faire en sorte que la punition soit excessive. Et comme Mma Ramotswe est bonne, son futur mari l'est tout autant. Il est généreux, ses visites à l'orphelinat de Gaborone le prouvent : il répare tout ce qu'il peut gracieusement. Il est tellement bon que lorsque la directrice de l'orphelinat lui propose de s'occuper de deux enfants, une fillette en fauteuil roulant et son petit frère, il ne peut refuser, il essaie pourtant argumentant qu'il doit en parler au préalable avec Mma Ramotswe, mais à la vue des enfants, il cède. Qu'en pensera sa future épouse ? Je vous laisse le suspense, assez faible au demeurant, puisque Mma Ramotswe est aussi généreuse que le garagiste. Mais même sans suspense le livre se lit vite et très agréablement, le ressort de la peur ou de la tension n'est absolument pas celui sur lequel joue l'auteur. Non, il joue sur ses personnages, les rapports entre eux, sur le pays, les coutumes, cette fausse nonchalance que l'on pense parfois inhérente aux Africains, c'est plutôt un certain détachement des choses qui peuvent nous sembler importantes à nous, une autre conception de la vie : "Les Américains étaient très intelligents : ils envoyaient des fusées dans l'espace et inventaient des machines capables de réfléchir plus vite que n'importe quel être humain, mais toute cette intelligence les rendait aveugles. Ils ne comprenaient pas les autres peuples. Ils pensaient que tout le monde voyait les choses de la même façon qu'eux-mêmes, ce en quoi ils se trompaient. La science ne représentait qu'une partie de la vérité. Il existait également beaucoup d'autres choses qui rendaient le monde tel qu'il était, et les Américains ne les remarquaient pas toujours, bien qu'elles fussent présentes en permanence, là, sous leur nez." (p.121)L'intuition, l'entraide, le respect d'autrui sont aux cœurs des personnages principaux, et Mma Ramotswe se désole de voir que ces principes déclinent en son pays qu'elle aime tant. Elle n'est pas naïve, elle sait à quoi s'attendre de l'évolution de la société, elle n'est pas réactionnaire ou nationaliste, elle aime son pays et aurait préféré qu'il ne subisse pas trop vite les changements dus à l'influence des pays occidentaux, États-Unis en tête. Pour elle, chaque pays, chaque continent devrait pouvoir garder ses spécificités, ses modes de vie, l'uniformisation ne lui sied point.Ceci étant elle reste positive et c'est un des qualificatifs qui convient le mieux à cette série policière : elle est positive et optimiste. On ressort de ces lectures joyeux, avec le sourire et l'envie d'aller rencontrer Mma Ramotswe et Mr J.LB. Matekoni et revenir -ou pas- pleins de bonnes ondes et de ressources. Yv

Lyvres
31/08/15
 

C’est le second tome des aventures de Mma Ramotswe, la première femme détective du Botswana. J’ai largement autant aimé que le premier. Cette fois-ci Mma Ramotswe est confrontée à une énigmatique disparition, une femme volage et surtout son propre mariage.Dès les premières pages, on replonge dans cette Afrique qui n’est pas celle des guerres et des famines, mais celle de la famille, des amis et du “bon sens botswanais”. Ginoutehttp://aimerlire.tumblr.com/https://www.facebook.com/alabibli?ref=hl

Ginoute
13/12/12
 

J'ai découvert un auteur, un style, et des personnages attachants, le tout se déroulant dans un pays méconnu et ô combien dépaysant le Bostwana. Edité dans la série grands détectives, on s'attend donc à une grosse enquête policière...eh bien pas du tout, car l'auteur s'attache davantage à l'ambiance, à la psychologie de ses personnages, si bien que l'enquête de notre héroïne ne devient qu'un prétexte pour que le tout ait du sens. On sent que Mc Call Smith a longtemps vécu au Bostwana car il distille au fil des pages le bon sens de ce pays (on devrait d'ailleurs suivre l'exemple!)et nous propose une foule d'anecdotes et de descriptions de paysages qui viennent agrémenter l'histoire. Le dialogue étant fort présent, même un lecteur hostile au dépaysement ne pourra que se laisser emporter par l'enquête de Mma Ramotswe, et il n'aura qu'une envie: en lire d'autres! Foncez! vivi

vivicroqueusedelivres
16/02/12
 

Dés les premières lignes de ce roman, on entre directement en Afrique : on imagine les paysages, les gens, leur quotidien et leur culture.Malgré le fait que ce livre soit le 2ème tome de la série de l'Agence de Détectives au Féminin de Mma Ramotswe, il peut se lire seul sans problème puisque le personnage principal prend un tout nouveau départ avec son futur mari J.L.B. Matekoni.

RizDeuxZzZ
24/05/11
 

Le Botswana , un pays où il fait bon vivre , un pays qui a conservé les vraies valeurs : Mma Ramotswe, détective privée , va épouser Mr Matekoni , geragiste..Tous les deux , généreux, vont accueillir des orphelins. Mma va aider Mme Curtis à faire le deuil de son fils disparu depuis plusieurs années et lui donner la joie de se découvrir une descendance

nelson43
19/09/10
 

Mme Ramotswe, directrice de l'Agence n°1 des Dames Détectives, a beaucoup de pain sur la planche. Deux enquêtes à mener, la préparation de son mariage avec Mr J.L.B. Matekoni, sans oublier de faire face aux surprises de la vie.Une lecture rafraîchissante qui nous fait découvrir tout comme Aya de Yopougon une Afrique trop souvent méconnue. Les descriptions du Botswana sont belles et m'ont donné envie de visiter cette partie du monde. Les coutumes, les relations hommes-femmes et intergénérationnelles, délicieusement dépaysant !Extraits"- Cette dame est ma fiancée, expliqua-t-il, elle s'appelle Mma Ramotswe et je souhaite lui acheter une bague à l'occasion de nos fiançailles. Une bague en diamants, ajouta-t-il après une brève hésitation. (...)- Vous avez beaucoup de chance, affirma le joailler. Tous les hommes ne trouvent pas de grosses femmes sympathiques comme celle-ci à épouser. De nos jours, la plupart sont maigres et tyranniques. Cette femme-ci va vous rendre très heureux.""Mma Ramotswe aimait s'adonner à la réflexion philosophique, mais jusqu'à un certain point seulement. Ces interrogations étaient, à n'en pas douter, fort intéressantes, mais elles en amenaient souvent d'autres auxquelles il était impossible de répondre. Et, arrivé là, on se trouvait presque toujours contraint de se rendre à l'évidence :: on devait accepter que les causes fussent ce qu'elles étaient, simplement parce que c'était comme ça. Ainsi, tout le monde savait par exemple qu'un homme ne devait pas se trouver trop près d'un lieu où une femme était en train d'accoucher. C'était une telle évidence qui'il semblait inutile d'en parler. Cependant, il existait, dans d'autres pays, des idées surprenantes selon lesquelles les hommes devaient assister à la naissance de leurs enfants. Lorsque Mma Ramotswe avait lu cela dans un magazine, elle en avait eu le souffle coupé, et puis, elle s'était demandé pourquoi un homme ne pourrait pas voir son enfant naitre de manière à l'accueillir dans le monde et à partager la joie de l'événement. Elle avait eu du mal à trouver une raison. Cela ne voulait pas dire que ce n'était pas mauvais - il était évident qu'il était très mauvais pour un homme d'être présente en un tel moment - , mais comment justifier l'interdiction ? En dernier recours, la réponse devait être que cela était mauvais parce que la vieille morale botswanaise l'affirmait, et que la vieille morale botswanaise, comme chacun sait, avait toujours raison. On sentait que c'était juste, voilà tout."

Theoma
01/12/09
 

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