Les liaisons dangereuses

CHODERLOS DE LACLOS, PIERRE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 01/12/06
LES NOTES :

à partir de
3,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

J'espère qu'on me comptera pour quelque chose l'aventure de la petite Volanges, dont vous paraissez faire si peu de cas : comme si ce n'était rien, que d'enlever, en une soirée, une jeune fille à son Amant aimé, d'en user ensuite tant qu'on le veut et absolument comme de son bien, et sans plus d'embarras
; d'en obtenir ce qu'on n'ose pas même exiger de toutes les filles dont c'est le métier ; et cela, sans la déranger en rien de son tendre amour... En sorte qu'après ma fantaisie passée, je la remettrai entre les bras de son Amant, pour ainsi dire, sans qu'elle se soit aperçue de rien.
L'un des plus grands et des plus célèbres roman épistolaire dont l'intrigue ne cesse d'alimenter l'inspiration des réalisateurs de cinéma.
Dans une époque libertine, une correspondance s'engage entre le Vicomte de Valmont et la Marquise de Merteuil. Deux grands manipulateurs qui font du libertinage un mode de vie, une philosophie, un art sous couvert de respectabilité dûe à leur rang. Jusqu'au jour où Valmont tombe amoureux et se fait rattraper par son passé volage...
Un chef d'oeuvre de la littérature française du XVIII° siècle.
Parmi les adaptations cinématographiques célèbres, notons le film réalisé par Roger Vadim en 1960 avec Jeanne Moreau et Gérard Philippe, celui, plus récent (1988), réalisé par Stephen Fears avec Glenn Glose, John Malkovitch, Michelle Pfeiffer, Uma Thurman et Keanu Reeves.
Enfin, une modernisation de l'intrigue dans le film "Sexe Intentions" de Roger Kumble avec Ryan Philippe, Sarah Michelle Gellar et Reese Whiterspoon.

audrey (lille)
L'un des plus grands et des plus célèbres roman épistolaire dont l'intrigue ne cesse d'alimenter l'inspiration des réalisateurs de cinéma.
Dans une époque libertine, une correspondance s'engage entre le Vicomte de Valmont et la Marquise de Merteuil. Deux grands manipulateurs qui font du libertinage un mode de vie, une philosophie, un art sous couvert de respectabilité dûe à leur rang. Jusqu'au jour où Valmont tombe amoureux et se fait rattraper par son passé volage...
Un chef d'oeuvre de la littérature française du XVIII° siècle.
Parmi les adaptations cinématographiques célèbres, notons le film réalisé par Roger Vadim en 1960 avec Jeanne Moreau et Gérard Philippe, celui, plus récent (1988), réalisé par Stephen Fears avec Glenn Glose, John Malkovitch, Michelle Pfeiffer, Uma Thurman et Keanu Reeves.
Enfin, une modernisation de l'intrigue dans le film "Sexe Intentions" de Roger Kumble avec Ryan Philippe, Sarah Michelle Gellar et Reese Whiterspoon.
Audrey ,
Librairie
(Lille)
11 personnes en parlent

En le lisant pour la troisième fois, j'y ai trouvé autant d'intérêt que lors des deux premières lectures. Est-ce la vieillesse, la maturité, ou un brin de folie (que sais-je?) mais je me suis attachée au personnage de Valmont, qui n'hésite pas aller jusqu'à ses derniers retranchements plutôt que reconnaître qu'il est véritablement épris de Madame de Tourvel. D'ailleurs cette attitude vaut une fin mémorable et le célèbre "ce n'est pas ma faute" prend ici des proportions que même les protagonistes n'auraient soupçonner. D'un point de vue littéraire, ce livre réconciliera à coup sûr les jeunes lycéens avec la littérature du 18ème siècle en général, et la littérature épistolaire en particulier. Et même s'il est réducteur de établir un portrait de Madame de Merteuil en quelques mots, elle reste néanmoins l'emblème de la cruauté féminine où sous prétexte de diriger son petit monde, la jalousie et la haine de l'autre l'emportent sur tout....et ce sont ces sentiments que Valmont rejette au profit d'un sentiment bien plus doux mais bien plus dangereux lorsqu'on se frotte à Madame de Merteuil! vivi

vivicroqueusedelivres
20/02/12
 

Un roman que j'avais peur de découvrir. Il fallait le lire pour le Français en première L, le résumé était tentant, mais je connaissais la dimension libertine du texte et redouter le contenu. Finalement, il se lit facilement, il est plaisant et amusant, chargé en émotion et ce fut une de mes plus belles découvertes de cette année de première avec Racine.Première surprise en ouvrant le livre : ce sont des lettres. C'est un roman épistolaire magistral, car chaque lettre apporte un plus au récit. Je ne connaissais pas ce type de roman et j'ai adoré ce parti pris. Les lettres sont bien écrites, on y ressent la personnalité de chacun des protagonistes principaux.Nous lisons principalement les vies, les tourments, les joies et les doutes des personnages suivants : Cécile Volanges, la marquise de Merteuil, la présidente de Tourvel, le chevalier Danceny et le vicomte de Valmont. Ils vont être lié par le projet machiavélique de la Merteuil faisant appel à Valmont pour réaliser ses plans. L'infernal duo va donc chambouler à jamais leurs vies, mais aussi celles de Cécile, de la présidente et de Danceny. J'ai beaucoup aimé les rebondissements, l'imbrication des intrigues et le génie du couple Merteuil-Valmont. Je ne me suis presque pas ennuyer et le final est tellement stupéfiant, j'en garde un excellent souvenir et je suis restée surprise de l'avoir autant apprécier. Il n'y a pas d'âge pour apprécier les belles histoires...

Ewylyn
30/01/16
 

Ah, les liaisons dangereuses ! J'avais commencé en entendre parler il y a quelques mois dans un roman jeunesse, et ce roman étant un classique, je me suis dit que je le trouverai probablement sur mon chemin en 1èreL. Ce qui fut le cas ! Je ne regrette pas du tout cette lecture, et j'espère autant que possible vous donner envie de la lire. Ce roman est composé uniquement de lettres : il me semble qu'il y en a 172. Elles s'adressent à différents protagonistes, nous permettant ainsi de suivre plusieurs histoires en même temps : Cécile Volanges, la marquise de Merteuil, la présidente de Tourvel, le chevalier Danceny et le vicomte de Valmont. Il y en a également quelques autres dont on entend parler dans les lettres ou qui en écrivent eux-mêmes, mais voilà les principaux protagonistes de l'histoire. Malgré cela, on se retrouve assez facilement dans les noms. Dès les premières lettres, certains personnages émettent clairement leur opinion à propos du libertinage notamment et je dois dire que ça m'a un peu déstabilisé, les liaisons dangereuses étant le premier roman libertin qui j'ai lu. Peu à peu je m'y suis habituée et j'ai trouvé l'intrigue très intéressante : il y a toujours une histoire en cours, une aventure à lire même si une autre s'achève, puisque nous suivons l'histoire de plusieurs personnages. Certes, 172 lettres (soit dans mon édition 400 pages) c'est très long à lire. Il y a des moments où je me suis un peu lassée, mais dans ces cas-là il faut les lire en plusieurs fois et l'intérêt reviendra, car pour un classique, je trouve que ce roman vaut vraiment la peine d'être lu : ne serait-ce que pour l'intrigue qui montre des personnages hypocrites et pour le style d'écriture ! Le style d'écriture est très agréable à lire. Il varie en fonction des personnages afin d'imiter leur manière d'être et ne comporte pas beaucoup de descriptions puisqu'il s'agit de lettres ! ça n'a l'air de rien dit comme ça, mais dans les classiques, les descriptions sont assez souvent l'une des choses qui empêchent le plus d'apprécier sa lecture. En conclusion, un livre à lire. Que ce soit parce que vous êtes en 1ère L ou plus tard, il faut 'lavoir lu. J'en garde un très bon souvenir, sûrement un des meilleurs classiques que j'ai lu ! Ninon !

nilale
10/12/14
 

J'ai lu pour la première fois ce roman quand j'étais au lycée. Depuis, j'ai eu l'occasion de m'y replonger à plusieurs reprises car il est devenu l'un de mes romans préférés. Nous suivons ici les aventures de deux personnages, le Vicomte de Valmont et Madame de Merteuil, deux libertins en rivalité permanente. L'auteur a fait le pari de la forme épistolaire. Le récit avance donc par les échanges de lettres entre ces deux personnages mais pas seulement. Car qui dit libertins, dit conquêtes. Et ces conquêtes vont apparaître davantage comme des victimes que comme des amants pleinement épanouis. La forme épistolaire sert très bien le récit en nous permettant de découvrir les pensées et émotions de chacun des personnages. La fourberie, la méchanceté et l'égoïsme des deux libertins sont d'autant plus visibles face à l'innocence et la pureté des autres personnages. Leurs actions auront des conséquences dramatiques. Au fur et à mesure du récit, le vicomte et la marquise vont prendre des chemins différents : le premier cherchant la rédemption, l'autre s'enfonçant dans sa vengeance. Mais le vicomte peut-il vraiment trouver le salut ? Et la passion de la marquise trouvera-t-elle une limite ? La raison n'a guère sa place ici, tout n'est qu'histoire de sentiments et de passion. Or, celle-ci semble dangereuse et même destructrice. Au-delà d'une simple histoire d'amour, Les liaisons dangereuses nous montre la condition difficile des femmes de l'époque. Si le vicomte peut afficher ouvertement ses conquêtes, il n'en va pas de même pour la marquise, qui doit mener la vie qu'elle souhaite sous de fausses apparences. Il n'était pas bon d'être libertine au XVIIIème siècle et Madame de Merteuil va en éprouver du ressentiment à l'encontre de Valmont. Laclos nous pousse donc à nous interroger sur la condition des femmes à une époque où seule la réputation importait.Laclos nous livre dans une écriture sublime une histoire d'amours passionnées. Le réalisme et la profondeur de ses personnages réussissent même à nous faire douter qu'il s'agit d'une simple fiction tellement ça en est troublant. Je pourrais parler pendant des heures encore de ce livre tellement il regorge de détails. Si la forme épistolaire peut en rebuter certains (de même que sa longueur), personnellement, l'histoire était tellement prenante et les personnages tellement impitoyables que je me suis laissée emportée. N'hésitez pas à venir nous rendre une petite visite sur notre blog : http://drunkennessbooks.blogspot.fr

ManonMarie
23/06/14
 

Plusieurs lecteurs ont leur livre, celui qui les a marqués d’une façon ou d’une autre, celui qu’ils n’ont jamais pu oublier, ont peut-être relu un certain nombre de fois. Pour moi, ce fut Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos. Je l’ai découvert par hasard il y a quelques années, après avoir vu et aimé l’adaptation qu’en a fait Stephen Frears, et l’ai relu plusieurs fois depuis. Chaque relecture est une nouvelle découverte et un enchantement sans cesse renouvelé : je trouve toujours un élément que je n’avais pas remarqué auparavant ou que je comprenais différemment. Je ne me lasse donc pas de cette œuvre si riche et prends énormément de plaisir à la relire. ***Dans ce roman, Laclos joue habilement des possibilités du genre épistolaire et les exploite toutes au mieux et au meilleur moment. En effet, un même évènement, raconté par différents personnages ou par un même personnage à différents destinataires, prend un sens tout à fait différent selon les lettres, ce qui dévoile très bien la psychologie de chacun. Ces lettres ne sont pas seulement lues par leurs destinataires, mais interceptées ou volées par d’autres : elles ne se contentent donc pas d’être des récits des évènements, mais participent de ceux-ci et en sont le moteur. Cette fonction les rend plus vraisemblables, de même que le style particulier à chaque personnage lorsqu’il écrit : on peut reconnaître le destinateur, et même le destinataire pour certaines, de chaque missive, rien qu’avec le ton et la façon de la rédiger.Cécile Volanges a un style enfantin, un « babillage » qui ne sait pas mentir et dit tout ce qu’elle pense, peu importe à qui elle écrit, ce qui lui est souvent reproché. Son inexpérience la rapproche de Danceny, parfait représentant du petit-maître novice : mieux éduqué en tant qu’homme, il est davantage au fait des usages officiels de la société, mais n’a pas encore reçu les clés des codes libertins. Il en est de même de la Présidente de Tourvel, qui respecte les convenances, mais n’est guère de taille face à un libertin comme Valmont. Les lettres de celui-ci à la présidente sont d’ailleurs de véritables chefs-d’œuvre par les nombreux doubles sens qu’on y trouve : il ne ment jamais véritablement, mais sait jouer du langage et de ses ambigüités. Le doute sur sa sincérité subsiste d’ailleurs jusqu’à la fin, il est impossible de savoir ce qu’il pense réellement, bien que ses échanges avec la marquise de Merteuil soient plus sincères, par leurs confidences et projets réciproques. Enfin, que dire du style de la Marquise ? C’est sans doute celle qui maîtrise le mieux l’art épistolaire et l’âme humaine. Même si elle montre un peu de faiblesse et de jalousie dans la quatrième partie, elle observe tout et est comme la marionnettiste qui tient les ficelles et décide du déroulement du jeu.Certains ont pu trouver des lenteurs à ce jeu, mais c’est justement parce que le roman suit le rythme des personnages selon moi : au début, Valmont s’amuse de son nouveau projet et des « lenteurs », Danceny et Cécile découvrent l’amour et s’arrêtent à chaque pas pour jouir de ce sentiment nouveau pour eux ; par la suite, les choses s’accélèrent jusqu’à dégénérer finalement. Personnellement, je considère cela comme un vrai coup de maître de la part de Laclos : comme dans la guerre qu’il a pratiqué, après le temps de la stratégie, vient celui de la bataille (et des victimes).Bref, un chef-d’œuvre à (re)découvrir.

AmandineMM
16/02/13
 

Ce grand classique de la littérature française n'a pas pris une ride malgré les siècles. Ce récit passionnant des jeux cruels menés par deux aristocrates libertins est aussi une peinture cynique des travers d'une société oisive, qui va bientôt connaître de grands bouleversements. Les personnages sont riches et fascinants, la forme épistolaire accentue le réalisme de l'histoire et lui confère un rythme particulier, le ton variant selon l'auteur et le destinataire. De nombreux cinéastes se sont approprié ce texte, devenu célèbre dans le monde entier, mais la meilleure version demeure probablement celle de Stephen Frears, qui a su, même en anglais, faire rejaillir toute la modernité du texte, sous la forme de dialogues brillants, magnifiquement rendus par de grands acteurs. Totalement fidèle au livre, le film l'est jusqu'à la fin, plus faible, comme si l'auteur des Liaisons Dangereuses avait dû sacrifier à la censure et parer aux éventuelles critiques en livrant une conclusion conforme aux bonnes moeurs. Mais même si l'on en connaît l'histoire par coeur, Les Liaisons Dangereuses demeurent un grand plaisir de lecture, un livre subtil qui révèle de nouvelles richesses à chaque relecture.

murasaki
06/12/12
 

Sous titre : Lettres recueillies dans une société et publiées pour l’instruction de quelques autresImmersion dans les salons feutrés de la bourgeoisie française avec ce roman épistolaire considéré comme une œuvre majeure du 18e siècle. Lors de sa publication, en 1782, ce roman a pourtant provoqué un véritable scandale en mettant à nu les mœurs de l’aristocratie. Reflet d’une époque et d’une classe sociale vivant dans l’oisiveté, ce récit présente des personnages hauts en couleurs, qui n’ont pour seule occupation que de colporter des rumeurs et mettre sur pieds des projets indélicats pour se venger d’une offense, réelle ou imaginée. Là où les manipulateurs n’hésitent pas à utiliser les plus faibles et à jouer avec les sentiments d’autrui dans le but de servir leurs objectifs personnels, les victimes, trop naïves et confiantes, accèdent à toutes leurs demandes sans se rendre compte que l’on se moque d’eux.La correspondance croisée entre les différents protagonistes nous apprend énormément de choses sur les règles de bienséance en vigueur à l’époque : l’importance de la vertu, la désapprobation de la société vis-à-vis du libertinage féminin, les règles régissant les relations hommes-femmes avant le mariage, le mariage de convention ou d’intérêts… Toutes ces questions qui n’ont plus lieu d’être actuellement et qui formaient pourtant le tissu relationnel de ce siècle.Je me suis particulièrement attachée aux deux plus jeunes personnages du roman : Cécile Volanges et le Chevalier Danceny. Adolescents, ils tombent amoureux pour la première fois et c’est avec toute la naïveté de la jeunesse et de l’inexpérience qu’ils tentent de comprendre les bouleversements qu’ils observent en eux. Dans une société où parler de ses sentiments est déplacé (surtout s’ils concernent une autre personne que celle choisie par ses parents !), ils vont accorder leur confiance à des personnes malveillantes qui vont influer de façon irrémédiable sur leur destin.A l’heure où les téléphones et autres technologies de la communication n’existaient pas, c’est par courrier que les nouvelles se transmettaient et chaque épistolier est reconnaissable à son style d’écriture et à ses expressions. Au-delà du langage romanesque auquel il faut s’habituer, Les liaisons dangereuses est un roman facile d’accès et très plaisant à lire. Paola

Carnetdelecture
18/07/12
 

Honnêtement, je m'attendais à mieux. Les personnages sont vraiment très intéressant et très drôle. La marquise de Merteuil est vraiment une sacrée peste et je crois bien que c'est le personnage que j'ai préféré dans ce livre ! Elle ose tout, ne se pose pas de question, fait tourner tout le monde en bourrique et s'amuse : elle a pris sa revanche sur la vie, et pour ça je l'envie ! Moi, je pense vraiment trop aux autres pour pouvoir me faire toujours plaisir, mais j'admire les gens qui ne se posent pas de question ! Cela dit, je ne l'envie pas, mais vraiment pas du tout ! Les autres personnages sont moins marqué, plus insignifiant : moins orgueilleux et plus transparents. L'accent à beau être mis sur Cécile, ce n'est pas elle qui m'a le plus marqué. L'histoire est vraiment sympa, très tordue, pleine de sillon, d'aller-retour. Le genre épistolaire donne une saveur très particulière à l'histoire : c'est très agréable à lire, mais on s'emmêle parfois les pinceaux entre les personnages (on oublie vite qui écrit à qui). C'est donc un bilan positif, je pense que je prendrais le temps de relire ce livre, j'ai peur de l'avoir lu un peu trop vite...

MademoiselleLuna
26/10/11
 

Un classique du roman épistolaire, au travers de la correspondance entre Mme De Merteuil et le Vicomte de Valmont, on découvre un pan de l'aristrocratie libertine dans une époque d'une pudeur extrême (enfin finalement pas tant que ça). Entre manipulation, perfidie et érostime je n'ai pas été déçue

laeticha
26/09/11
 

Un grand classique que je m'étais toujours juré de lire. Je l'ai trouvé dans la bibliothèque familiale alors je l'ai embarqué.Grande oeuvre du XVIIIème siècle adapté et réadapté au cinéma, référence du roman épistolaire, rédigé dans un français admirable comme un vieux tableau de maître, un langage châtié qui évoquent des réalités bien crues, comment en dire du mal?C'est l'histoire, avant tout, de deux libertins ignobles parce que blasés de tout. Ils sont nobles, ils sont riches, ils ont tout et ils s'ennuient. Alors ils vont à l'encontre de la morale et des moeurs, et de la religion, cela va sans dire, afin de mettre du piment dans leur vie... et de détruire celles des autres, des purs, qui s'ennuient aussi mais ont trop de candeur pour mener un jeu qui les excite autant qu'il les effraie et dégoûte. C'est l'histoire du vicomte de Valmont et de la marquise de Merteuil. C'est l'histoire de la jeune Cécile de Volange et de la présidente de Tourvel, deux oies blanches pétries de religion, dans lesquels on ne peut que reconnaître l'enfant que nous avons tous été. Elle a quinze ans, elle est rêveuse, elle est amoureuse. Elle est mariée, elle est prude, elle croit en Dieu. Elles seront brisées toutes les deux à travers leurs faiblesses toutes humaines: la naïveté, le désir, les sentiments. http://marcanciel.over-blog.fr

marcanciel
08/09/11
 

La performance de ce livre, que le(s) film(s) a(ont) un peu fait oublier, est cette capacité de construire une intrigue et de la mener à bien avec comme seul moyen l'échange de courrier entre les protagonistes. Qui plus est, dans le langage précieux et implicite de l'époque. Evidemment, ceux qui chercheraient dans "Les Liaisons dangereuses" un roman "sexy" comme on l'entend aujourd'hui en serait pour leurs frais, mais, en faisant attention à ce qui est dit entre les lignes, certains passages sont assez savoureux. Toutes ces intrigues passeraient cependant pour de la vaste blague aujourd'hui et n'auraient plus rien de franchement subversif (D'où un côté un peu "vieilli"). Mais ça n'enlève pas ses mérites. À quoi d'ailleurs ressemblerait l'équivalent contemporain (au niveau de la provocation, du procédé de narration...) ?

prsm
16/02/09
 

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.26 kg