Les lois de la gravite

TEULE, JEAN

EDITEUR : JULLIARD
DATE DE PARUTION : 01/01/03
LES NOTES :

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7,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Dans trois heures, le lieutenant Pontoise ne sera plus de permanence et pourra, le temps d'un dimanche, oublier les turpitudes et tes angoisses du difficile métier de policier. A cet instant précis, une femme entre dans le commissariat et s'accuse d'avoir assassiné son mari. Quand et comment l'a-t-elle occis ? En le poussant, il y a quelques années, par la fenêtre de leur appartement du onzième étage. Pourquoi ? Il buvait et il la battait, elle et ses enfants. Comment se fait-il qu'on ne l'ait pas arrêtée à l'époque ? Elle a dit qu'il s'agissait
d'un suicide et tout le monde l'a crue. Alors pourquoi se dénoncer des années après ? Parce qu'elle a des remords. Et pourquoi justement ce soir ? Parce que ça s'est passé il y a dix ans jour pour jour, et que demain le crime sera prescrit. Le lieutenant Pontoise n'en croit pas ses oreilles. Il refuse d'entendre de telles âneries. Jamais il n'arrêtera cette femme qui a commis le crime parfait en débarrassant la société d'un franc salaud, pense-t-il. Qu'elle aille cuver ses remords chez elle. Mais ce n'est pas l'avis de la meurtrière...
12 personnes en parlent

Emprunté à 18 heures, commencé à 23 heures et terminé à 01h00...Une femme se rend au commissariat pour avouer le crime de son mari perpétré il y a dix ans...La déposition doit être prise avant minuit, heure à laquelle la prescription fera d'elle une innocente. Le lieutenant Pointoise a donc trois heures pour NE PAS arrêter la criminelle prise de remords. Le style est corrosif, certaines scènes complètement abracadabrantesques, l'écriture est poétique (notamment la scène de sexe, toute en insinuations) et les deux personnages aussi fous qu'attachants.Une histoire originale parfaitement maîtrisée par Jean Teulé, un superbe huis-clos.Ps: j'ai écrit "abracadabrantesques" en un coup.

un flyer
19/12/14

J’avais bien aimé Mangez-le si vous voulez et adoré Le magasin des suicides. Après la lecture (rapide) de ce roman, la chute (haha !) est d’autant plus dure.<br/><br/><br/><br/>Le sujet peu commun aurait pu donner lieu à un superbe huis clos, mais son traitement laisse perplexe. Tout est bâclé, survolé. Les personnages sont ridicules, pas à leur place, à peine ébauchés. On frise l’invraisemblance alors qu’un développement aurait pu donner de la profondeur à l’histoire. Le tout est bizarre, brouillon, et laisse supposer que son écriture a été aussi vite expédiée que sa lecture.

OliviaLanchois
15/11/14
 

Ah ! terrible ! C'est une histoire vraie, M. Teulé aime à relater des histoires vraies ("Mangez le si vous voulez " par exemple et aussi "Charly 9"...). Dur sujet que la violence conjugale, soulignons qu'en France, une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint. Ce lieutenant de police qui se retrouve face à une femme désespérée, rongée par sa conscience, est lui aussi un homme abîmé par son métier... et il va essayer de la dissuader ... Elle lui raconte son histoire et on découvre peu à peu l'enfer que vit cette femme, 10 ans de remords, de culpabilité... Et ce flic n'est sûrement pas le bon interlocuteur... quoique...C'est plein d'humour comme souvent avec cet auteur, et pourtant, c'est une histoire bien triste. Peut-on vivre avec sur la conscience la mort de son mari même si celui ci vous battait ?Le policier pense que oui, qu'il y a bien pire pour cette femme!On a envie, tout comme le policier, de lui dire : rentre chez toi et vit ta vie !Oui mais quelle vie ? Que lui reste t-il ?Les séquelles de la violence conjugale... On n'en sort pas indemne, et cette femme qui est passé de victime à coupable n'arrive pas à vivre avec.Ce policier marqué par les dures conditions de travail de la Police, procédurière, en manque de moyens, 1er témoins des drames...Une rencontre entre 2 individus blessés et choqués.J'ai beaucoup aimé, j'aime toujours et encore le style de Jean Teulé, il sait si bien mettre en valeur les contradictions humaines. On sourit, on rit, on pleure... Très bon moment de lecture. Du temps pour lire

sybelline
12/07/13
 

Tête-à-tête entre une femme rongée par le remord, qui a tué son mari et qui vient se livrer à la police dix ans après et un policier désireux de la laisser libre.Celui-ci va tout faire pour ne pas avoir à l’arrêter, et ne souhaite pas revenir sur l’enquête ayant conclu à un suicide. La victime était un mari violent et avait déjà fait plusieurs tentatives de suicide.Huis-clos dans un commissariat entre deux personnes paumées : face au flic qui dit de lui : "Si j'avais été moins con, je ne serais peut être pas entré dans la police", une femme, la quarantaine, rongée par le remord, veut que la vérité éclate et craque, poussée par ses enfants qui la harcèlent en affichant partout dans l’appartement des photos de leur père. Derrière le bureau le flic qui lui offre des roses volées dans les jardins publics et qui boit "un mélange d'éther, d'alcool à 90° et de cachets vétérinaires dilués dans une bouteille à l'effigie de la Vierge Marie". Parce que "maintenant, il faut ça pour tenir dans la police".Atmosphère envoutante et surréaliste dans ce huis-clos. Ces deux êtres pas bien dans leur peau vont s’affronter pendant trois heures. L'un des 2 va t'il céder?Jean TEULÉ a écrit un roman rapide à lire, un roman plein d’humour noir qu’on ne lâche pas dès qu'on le commence. Quand on le lit, on ne peut s'empêcher de penser au face à face entre Lino Ventura et Michel Serrault dans " Garde à vue " réalisé par Claude Miller sur un scenario de Michel Audiard. Je ne sais pas si le film "Arrêtez moi", adaptation de ce roman, réalisé par Jean Paul Lilienfeld avec Sophie Marceau et Miou-Miou, comme vedettes et sorti en février 2013connaîtra le même succès  JPV

JPV11
17/04/13
 

Ce roman de Jean Teulé nous raconte le tête-à-tête entre une femme qui a tué son mari et qui vient se livrer à la police dix ans après et un policier désireux de la laisser libre.Le policier va tout faire pour ne pas avoir à l’arrêter, l’enquête a conclu à un suicide, alors pourquoi revenir là-dessus ? D’autant que la victime était un mari violent et avait déjà fait plusieurs tentatives de suicide.Huis-clos étouffant dans un commissariat entre deux êtres pour le moins étranges : sur la chaise devant le bureau une femme rongée par le remord qui veut que la vérité éclate et qui se livre poussée par ses enfants qui la harcèlent en affichant partout dans l’appartement des photos de leur père ; sur le fauteuil derrière le bureau un policier qui boit une improbable mixture à base d'éther, d'alcool à 90° et de comprimés pour animaux dans une bouteille à l'effigie de la Vierge Marie et qui vole des roses dans les jardins publics.Atmosphère envoutante dans ce huis-clos. Ces deux êtres bizarres vont s’affronter pendant trois heures. Lequel des deux va finir par céder ?Un roman plein d’humour noir qu’on ne lâche pas dès qu’on l’a ouvert.

Ludeca
20/11/12
 

Surprenant Un roman qui peut surprendre par son style d’écriture familier, presque parlé mais qui vous tiendra sans aucun doute en haleine jusqu’à la dernière page !

Mariée très jeune à un sadique qui la battait, elle l'a tué dix ans plus tôt et vient se dénoncer avant qu'il n'y ait prescription à minuit pile. L'histoire commence elle à 21 heures. Que va t il donc se passer pendant ces 3 heures ?Je retiens de ce roman une lecture plutôt fluide. On n’est pas paumé en plein milieu de l’intrigue et les deux personnages sont assez attachants. Pas déçu d'avoir lu ce livre mais il ne fallait pas beaucoup plus de pages ...

rpfab
19/07/12
 

Dans ma période Jean Teulé, je continue avec ce petit livre sympa. Une femme qui a tué son mari va se dénoncer dix ans après. Mais le flic qui la reçoit ne veut pas la mettre en prison. C'était super bien, on peut faire beaucoup de choses avec pas grand chose finalement (genre une pièce et deux personnages). La fin est assez courte et ouverte, mais un peu desespérante je dirais... enfin bref, j'ai adoré.

lasurvolte
01/02/12
 

Qu'est-ce qui a bien pu amené Jean Teulé à écrire ce livre, je me pose encore la question. Il est question d'une femme qui, dix ans plus tôt à tuer son mari, et qui décide de venir se rendre car elle veut se repentir. Seulement voilà, le policier à qui elle se confie ne veut en rien l'inculper, et pour cause, il y aura prescription quelques heures seulement après qu'elle soit passée aux aveux...Rien ne se passe comme prévu dans le monde si étrange de Jean Teulé...

seriephile
24/10/11
 

J’avais bien aimé Mangez-le si vous voulez et adoré Le magasin des suicides. Après la lecture (rapide) de ce roman, la chute (haha !) est d’autant plus dure.Le sujet peu commun aurait pu donner lieu à un superbe huis clos, mais son traitement laisse perplexe. Tout est bâclé, survolé. Les personnages sont ridicules, pas à leur place, à peine ébauchés. On frise l’invraisemblance alors qu’un développement aurait pu donner de la profondeur à l’histoire. Le tout est bizarre, brouillon, et laisse supposer que son écriture a été aussi vite expédiée que sa lecture.Grosse déception !

un flyer
21/09/10

Bon absolu a tout raconté.J'ai beaucoup aimé le style et l'histoire poignante de cette femme et de de flic. Un beau tableau de misère humaine. Je n'ai pas du tout aimé la fin. Ca sent l'arnaque ! A quoi bon dérouler tous ces mots pour finir comme ça ? Je me sens frustré.

faberis
23/08/09
 

C'est l'histoire d'un flic qui voulait finir sa journée sans histoire.C'est l'histoire d'une femme qui veut se constituer prisonnière pour le meurtre de son mari commis il y a presque dix ans.Deux histoires qui se croisent, l'espace de quelques heures, dans le bureau d'un commissariat.Gilles, il peut pas en croire ses yeux, ni ses oreilles. C'est bien la première fois qu'une personne vient se dénoncer la veille de la date de prescription. Car demain, la "coupable" ne pourra plus être inculpée. C'est la loi. Il comprend pas, Gilles, pourquoi cette femme, qui s'est enfermée dans une vie conjugale pourrie tient maintenant, 10 ans après, à se faire enfermer pour s'être libérée d'un calvaire. Un mari violent, dépressif, alcoolique, qui menace de se suicider, sur le balcon... Elle a juste avancé les bras, l'a juste aidé.. à tomber, sur la dalle en béton du parking. Le crime parfait, puisqu"à l'époque, la police avait conclu au suicide. C'était pas la première fois, c'était plausible.Alors il va tout faire pour gagner du temps, Gilles. Il va faire parler la "criminelle", en attendant les "fatidiques" douze coups de minuit. Il l'écoute, il veut en savoir plus, comprendre. Pendant ce temps, au moins, il ne pense pas à la sienne, de vie, qu'il traîne comme une épave". Il se dit que, peut-être, il pourrait faire quelque chose de bien pour elle, et faire comme si elle n'était jamais venue le voir, lui. Mais elle est là, bien décidée à être condamnée, encore une fois.Seule l'incarcération physique semble pouvoir la délivrer de cette écrasante culpabilité, libérer son âme, endolorie depuis toujours, semble-t-il.Il raconte un peu sa vie, Gilles, il parle de son boulot, comme "elle" parle de son mariage : "j'y suis entré très peu par vocation et maintenant j'y reste surtout par lâcheté, parce que je ne suis pas capable de faire autre chose".Cette femme, on ne la désigne jamais par son nom, on ne veut pas la nommer, car sinon, le dossier est ouvert, la procédure enclenchée. On ne pourra plus faire machine arrière. Comme si l'anonymat permettait de garder une distance, de ne pas s'impliquer. La justice, elle, a un nom. Et n'a pas le droit de rester aveugle : "un oeil qui acquitte, l'autre qui condamne.. La place de Gilles est entre ses deux yeux.".Il étouffe, Gilles, dans son bureau, dans sa vie, dans toute cette misère humaine.Un face à face servi par des phrases simples, mais retentissantes, "comme les talons du mari claquant sur la dalle en béton du parking". Et par une poésie, propre à Jean Teulé, qui pose une ambiance, une émotion, en quelques mots seulement : "les mots quittent sa bouche, doux et tristes, comme un souvenir qui passe" ; "des étoiles plein la gorge, Gilles renifle les mots de parfum qu'échangent entre eux les arbres et la fade exhalaison de la vie qu'on traîne".Un chant discret, mais puissant, de ce désespoir qui colle au destin des "petites gens"...

absolu
08/03/09
 

Format

  • Hauteur : 20.70 cm
  • Largeur : 13.30 cm
  • Poids : 0.18 kg

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