Les mains libres

BENAMEUR, JEANNE

livre les mains libres
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 12/01/06
LES NOTES :

à partir de
6,50 €

SYNOPSIS :

« Y a-t-il un signe de vie dans le ciel qui indique que quelque part, dans une ville, au milieu de tant et tant de gens, deux êtres sont en train de vivre quelque chose qui ne tient à rien, quelque chose de frêle comme un feu de fortune ? » Madame Lure est une vieille femme comme on en croise sans les remarquer. Dans l'appartement de son mari disparu, elle maintient chaque chose à sa place, tranquille et pour toujours. Elle évite tout souvenir, mais rêve grâce aux brochures de voyages qu'elle étale sur la table de la cuisine. Yvonne
Lure entre dans les photographies, y sourit, y vit. Un jour, surprenant les doigts voleurs d'un jeune homme dans un grand magasin, elle se met à le suivre de façon irréfléchie jusqu'à son campement, sous l'arche d'un pont. Qu'ont-il en commun, Yvonne, celle qui garde, et Vargas, l'errant ? D'une écriture forte et lumineuse, Jeanne Benameur capte comme jamais les destins obscurs de deux parias innocents, tissant entre eux des liens intenses. Ressuscitant des pans de mémoire plapitante, elle aiguise le vide en chacun de nous.
4 personnes en parlent

« Comment fait on pour garder les vivants ? » Suffit il de s'en rapprocher ? de s'en composer ? « Pour que certains restent entiers, ne faut il pas que d'autres acceptent d'être pris, morceau par morceau ? » . Distance, contact, rapport. « Elle n'a jamais fait que garder les distances exactes entre les points. Ça ne fait pas un monde Mais c'était toute sa vie ». Relier alors. Comme ces dessins où il suffit de relier chaque point les uns avec les autres, et non aux autres, pour que l'image apparaisse. « Il y a une sorte de bonheur à laisser le monde se peupler ». Et si c'était ça vivre, une paume ouverte. « Les images n'ont besoin que de caresse pour vivre ». Les livres sont des mots, relié les uns aux autres, mais que relient les livres, si ce n'est les uns avec les autres. Sans cela pas d'histoire, pas même sans doute le début d'une phrase. Une phrase se compose et c'est dans son harmonie qu'elle trouve sa place. Qu'elle creuse sa place. « Les mots de l'histoire ne s'installent pas...Mais ils soufflent...Ils arrachent tout.Une excavation.La vie de la photographie se nourrit de toute la place creusée.L'excavation rend fertile ». « Où mettre les mots » ? Où mettre l'histoire ? Est-ce qu'il y a un espace qui attend en chacun pour ce que d'autres ont inventé ? »Alors, bouger, marcher, parler, prendre le risque de composer, de déplacer, de se déplacer. Opérer sa propre lecture. « Une image faite de ses mains.Imparfaite.Qui ne lui dit jamais le monde tel qu'il est au moment précis où il le contemple.Qui lui dit juste ce qu'il lui est ce jour-là, devant le monde ».L'exactitude de soi. La concordance voilà on l'on peut espérer toucher le monde. Passer sans écart, relier pour rejoindre.Les Mains libres pour rendre les mots.L'écriture de Jeanne Benameur est une très belle rencontre. Ouvrez ce livre les paumes ouvertes.Et en relisant le commentaire de lecture que j'avais rédigé en octobre 2013, ce n'est pas un hasard je crois si ce roman porte le même nom que le recueil de livre composé par Paul Eluard et Man Ray.Relire pour relier. La composition repose sur l'accord et non sur l'objet. Cela est toujours vrai. Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
09/04/15
 

Encore une aventure à dévorer des six compagnons ... Vers où seront-ils menés par leurs enquêtes ? A vous de le découvrir dans cette nouvelle escapade des Six compagnons, Les 6 compagnons et le chasseur de scoops !!! TiReader

TiReader
12/04/10
 

Après "les demeurées", ce livre a été lui aussi une grande claque ! Un livre d’une beauté rare et magnifique ! Mme Lure s’est mariée comme on dit « oui » à quelqu’un qui demande un service. Elle dépoussière les livres de son défunt mari sans jamais les ouvrir. Les affaires de Monsieur Lure étaient à lui. Elle garde une distance vis-à-vis de ces objets, souvenirs de sa vie à lui. Elle n’en est pas propriétaire. Son plaisir est de voyager, découvrir des pays dans les brochures. Une photo et elle s’évade, elle rêve. Sa rencontre avec Vargas est le début du changement de sa vie. Elle décide de laisser la poussière se déposer, elle a désormais les mains libres. Elle a rompu ses liens invisibles. Vargas lui aussi va donner une autre orientation à sa vie grâce à cette rencontre. Malgré la barrière de la langue, ils se comprendront, s’aideront à travers des gestes et des silences aussi puissants que les mots. Jeanne Benameur sait donner toute leur quintessence aux mots. Sous sa plume, ils deviennent plus forts, donnent leur vrai sens. Son écriture ciselée se boit, une écriture où l’économie des mots donne une force au texte. Je suis sortie de cette lecture comme « habitée » de ces mots… Un coup de cœur ! http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
03/11/10
 

C'est l'histoire d'une vieille dame qui vit seule depuis la mort de son époux. Mais cette Yvonne Lure est secrète et mystérieuse. Chez elle, il y a tous ces livres que son mari se plaisait à lire des heures durant. Il s'enfermait dans son bureau et en ressortait le visage épanoui. Yvonne n'a jamais ouvert un livre, faute de quoi ?... Et puis elle fait la rencontre de Vargas, un jeune homme qui vit dans une roulotte et qui ne sait pas lire. Alors les livres vont devenir un lien entre eux, quelque chose de fort, d'étrange et très subtil. Bref, apparemment pas mal, le roman laisse tout de même une impression d'ensorcellement vicieux et dérangeant. Malgré quelques charmants passages, le reste laisse à désirer. Mais d'une manière très intimiste, l'auteur tente de capter les destins obscurs de deux solitaires et de souligner toute la délicatesse de cette solitude.

Clarabel
23/02/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.12 kg

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