Meurtres pour memoire

DAENINCKX, DIDIER

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 24/06/99
LES NOTES :

à partir de
6,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Paris, octobre 1961 : à Richelieu-Drouot, la police s'oppose à des Algériens en colère. Thiraud, un petit prof d'histoire, a le tort de passer trop près de la manifestation qui
fit des centaines de victimes. Cette mort ne serait jamais sortie de l'ombre si, vingt ans plus tard, un second Thiraud, le fils, ne s'était fait truffer de plomb, à Toulouse.
9 personnes en parlent

Un livre qui m’a beaucoup touché par le sujet que je méconnaissais : le massacre de la manifestation du 17 octobre 1961 pour le boycott du couvre-feu concernant les algériens, manifestation à volonté pacifique, mais les policiers français ont ouvert le feu, le nombre de victimes est encore inconnu à ce jour.L’auteur nous présente l’enquête policière du meurtre d’un étudiant, une véritable exécution, qui a lieu à Toulouse. Au fil de son investigation, l’inspecteur Cadin fait le rapprochement avec la mort inexpliquée du père de cet étudiant, un professeur sans histoire, le 17 octobre 1961. Un roman qui nous en apprend beaucoup sur notre Histoire.J’ai apprécié le style de l’auteur, mais un petit bémol qui m’a gâché un peu ma lecture est le coté dragueur de l’inspecteur envers la veuve de l’étudiant, j’ai trouvé ce numéro de charme à la Nestor Burma déplacé et sans intérêt.

Metaphore
03/08/13
 

Meurtres pour mémoire a la forme d'un roman policier mais son sujet le transforme complètement. Deux événements servent de base au roman : la déportation des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale et la manifestation du 17 octobre 1961 réprimé violemment par les forces de police. Ecrit en 1983, ces deux éléments de l'histoire étaient peu médiatisés, l'Etat français avait un rôle peu reluisant. Encore aujourd'hui l'Etat ne veut pas reconnaître sa responsabilité dans la répression de la manifestation .Le haut-fonctionnaire visé par Daeninckx est Maurice Papon, secrétaire général de la préfecture de Gironde condamné pour complicité de crimes contre l'humanité et préfet de police, impliqué dans la répression de la manifestation d'octobre 1961. Le roman est sobre même s'il se permet quelques pointes d'humour.

Chiwi
17/08/12
 

Bernard Thiraud, parisien d'origine, se fait assassiner, alors qu'il sort du service des archives de la préfecture toulousaine. Etudiant sans problème, ce meurtre semble inexplicable. Or, il apparaît très vite à l'inspecteur Cadin, chargé de l'enquête que Roger Thiraud, père de Bernard, a lui aussi été tué, lors de la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris. Ce jour-là, des milliers d'Algériens, pacifistes et non armés, ont protesté contre le couvre-feu qui leur était imposé ; la manifestation a été réprimée dans le sang, faisant des centaines de morts, les media n'en n'ont pas parlé... Les deux meurtres pourraient être liés, à moins d'une coïncidence assez improbable. C'est donc un dossier ultra sensible que va exhumer Cadin, s'engageant dans la voie du meurtre politique. L'intrigue est ancrée dans l'histoire de France récente et ô combien douloureuse... Daeninckx pointe des épisodes relégués « aux oubliettes de l'histoire », comme la répression policière de la manifestation algérienne mais aussi l'implication de certains administratifs français dans la déportation d'enfants juifs durant la guerre. Le récit fourmille aussi d'anecdotes en tous genres et ne néglige pas l'humour à l'occasion. Le texte est militant, Daeninckx a des choses à dire mais pour autant l'intrigue policière ne se réduit pas à un prétexte, au contraire, on est vraiment tenu en haleine jusqu'à la résolution des meurtres et l'auteur nous mène sur des voies insoupçonnées.

fabula
08/06/12
 

17 octobre 1961. Roger Thiraud, jeune professeur d’histoire et bientôt père de famille, rentre chez lui après sa journée de cours. Ce jour-là, il s’octroie deux heures de plaisir en s’offrant une place de cinéma. Il veille à ce que personne ne le voit entrer dans cet établissement réputé pour diffuser des films fantastiques, un genre fort décrié à l’époque et qui peut lui couter son poste. A la fin de la séance, il fait encore deux haltes : une chez le fleuriste et une chez le pâtissier, il ne veut pas arriver à la maison les mains vides. A 18h25, il passe devant le Cinéma Rex et remonte la rue Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle (2è arrondissement de Paris) lorsqu’éclate une manifestation organisée par le F.L.N. en faveur de l’indépendance d’Algérie. Roger Thiraud revient sur ses pas et assiste, médusé, au massacre des manifestants algériens. Il ne voit pas s’approcher son assassin qui le tue d’une balle en pleine tête.20 ans plus tard, le 18 juillet 1981, Bernard Thiraud, le fils de Roger, fait une halte de deux jours à Toulouse avant de se rendre au Maroc pour y passer quelques jours de vacances avec Claudine Chenet, sa compagne. Au préalable, il souhaite profiter de sa présence dans la Ville rose pour effectuer des recherches aux Archives Administratives de la Préfecture. Le 18 juillet à 18 heures, alors qu’il sort du bâtiment administratif, un homme le prend en filature et l’abat de sang-froid.L’Inspecteur Cadin arrive sur les lieux peu de temps après le meurtre. Il récolte les premiers indices et découvre les circonstances de la mort tragique du père de sa victime. Y aurait-il un lien entre les deux meurtres ?-Sept ans après la première publication de ce roman dans la Collection Série Noire chez Gallimard (récompensé notamment par le Grand Prix de Littérature Policière en 1985), une version illustrée est publiée chez Futuropolis… épuisé depuis quelques temps. La commémoration des événements de 1961 est l’occasion de la rééditer. Les dessins sont réalisés par Jeanne Puchol, une auteure qui s’est fait remarquer en 1985 avec Navrant, un manifeste réalisé par un Collectif d’auteurs et dénonçant le sexisme dans le monde de l’édition. Mais revenons-en à Meurtres pour Mémoire où les illustrations s’intercalent dans le récit de Didier Daeninckx. Présentés en pleines pages ou étalés en double page, ces dessins s’intègrent à l’histoire, comme autant de fenêtres ouvertes sur un passage, une expression ou un décor. “Clichés graphiques” fortement emprunts du flegme de Cadin, ces instantanés de Jeanne Puchol fixent un moment-charnière du récit ou lui servent de simple accessoire. Ils ont cependant le défaut de figer trop souvent les attitudes et expressions des personnages. Mo'

Mobd
11/12/11
 

Avec une thématique comme celle-là, Didier Daeninckx aurait pu se laisser submerger et entrer dans un roman où l'intrigue aurait été rédigée en marge de l'Histoire. Or, grâce à une écriture précise et maîtrisée, Meurtres pour mémoire entraîne le lecteur dans une enquête bien ficelée qui n'hésitera pas à aller remuer des choses que l'Etat, lors de la publication du livre en 1984, était loin d'avoir admis, qu'il s'agisse des exactions policières commises le 17 octobre 1961, ou encore de l'inculpation de Maurice Papon pour crime contre l'humanité... Miss Alfie, croqueuse de livres

MissAlfie
01/11/11
 

Un bon policier efficace, mêlant adroitement l'histoire du XX ème siècle avec la tragique histoire de la collaboration en France, la guerre d'Algérie avec son massacre à Paris et la tranquille carrière de ces hommes qui ont su tourner leur veste à temps et bâtir leur carrière sur les vicissitudes des époques troublées.A la base de cela, un honnête polar avec l'enquête entre Paris, Toulouse et Bruxelles sur les meurtres d'un père et de son fils à quarante ans d'écart et à déterminer les liens éventuels entre ces deux événements tragiques par l'inspecteur Cadin, homme intègre mais aux procédes atypiques. Au final la mise en avant d'une critique des travers de l'administration française et des combinaisons louches entre politique et policier.

Achille49
02/10/11
 

Sortant tout excité par sa découverte faite dans les archives de la Préfecture de Toulouse, Bernard Thiraud se fait assassiner. Parisien, il avait fait cette halte avec sa compagne pour ses recherches, avant de partir ensemble en vacances au Maroc. Un témoin oculaire affirme à l’inspecteur Cadin chargé de l’enquête, avoir vu le suivre une rutilante Renault 30TX, immatriculée 75. Sans piste à suivre pour élucider ce meurtre sans mobile apparent, l’inspecteur se décide à enquêter sur le meurtre tout aussi inexpliqué du père de la victime, Roger Thiraud, professeur d’histoire apparemment sans histoire, assassiné d’une balle  à bout portant dans la tête lors de la manifestation algérienne du mardi soir 17 octobre 1961.

CarnetsdeSeL
04/04/11
 

L’histoire commence un peu comme un film de Lelouch : plusieurs personnages, sans lien apparent, convergent vers un même lieu, une même histoire. Une manifestation d’algériens, à Paris, en 1961. Un homme est assassiné en marge des émeutes, son meurtre reste irrésolu par l’enquête de police.Vingt ans plus tard, un nouvel assassinat, l’inspecteur Cadin entre en scène et découvre qu’il s’agit du fils de l’homme tué en 1961. Didier Daeninckx brouille les pistes en débutant son histoire en 1961 puisque l’affaire trouvera son dénouement au cœur de la France occupée de la seconde guerre mondiale. L’enquête s’achève ainsi sur un thème repris plus largement dans un autre ouvrage du même auteur : Itinéraire d’un **** ordinaire que j’avais tout autant apprécié.J’aime la façon dont l’auteur nous rend sensible à notre histoire commune au travers de nos histoires particulières et comment ses textes suscitent encore, bien après leur lecture, des questionnements sur notre façon d’appréhender ou de juger l’histoire. A la fin de l'envoi, je touche !

ggascon
24/12/10
 

Un polar, un vrai, mais qui éclaire sur une période trouble de l'histoire de France. L'intrigue se déroule au milieu des manifestations d'Algériens en colère à Paris en 1961. Didier Daeninckx nous fait profiter de ses talents de journaliste professionnel engagé. PhiL

DelireDeLire
30/04/10
 

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.14 kg

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