Les monades urbaines

SILVERBERG-R

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 14/06/00
LES NOTES :

à partir de
5,10 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

En l'an 2381, la Terre porte soixante-dix milliards d'êtres humains dont la devise est : Croissez et multipliez. Ils habitent des tours de mille étages, les monades urbaines, et jouissent d'une totale liberté sexuelle. Ils ne quittent jamais leurs villes verticales et explorent rarement un autre étage que le leur. Ils vivent l'utopie, la promiscuité, le bonheur. Qui en doute est malade. Qui est malade est soigné. Qui est incurable est exécuté. Micael, l'électronicien, rêve pourtant de la Terre du
passé, de l'océan, de la nature qu'il a découverts à travers un film vieux d'un siècle. II fuit. Et Jason, l'historien, armé par son savoir contre tous les tabous anciens, redécouvre de son côté un sentiment proscrit, la jalousie. Les Monades urbaines constitue le chef-d'oeuvre incontesté de Robert Silverberg, l'un des plus célèbres et des plus féconds des écrivains américains de science-fiction. II y peint dans le moindre détail un monde de l'avenir, séduisant, terrifiant, vraisemblable.
6 personnes en parlent

Pour les amateurs de dystopie Le thème de la surpopulation mondiale est abordé avec talent dans ce roman de Silverberg. Il donne avec précision des détails du monde futur à la fois séduisant, terrifiant mais presque toujours vraisemblable.Un grand classique à ranger aux cotés de 1984 D'Orwell et du Meilleur des mondes de Huxley

beraud@archimed.fr
03/11/15
 

Pour les amateurs de dystopie Le thème de la surpopulation mondiale est abordé avec talent dans ce roman de Silverberg. Il donne avec précision des détails du monde futur à la fois séduisant, terrifiant mais presque toujours vraisemblable.Un grand classique à ranger aux cotés de 1984 D'Orwell et du Meilleur des mondes de Huxley

90008346
19/09/14
 

Aux alentours de 2370, la Terre comporte plus de 75 milliards d'habitants. Une solution a été trouvée à la surpopulation : des tours de trois kilomètres de haut où vivent 800 000 personnes. Celles-ci sont incitées à se reproduire, toute abstinence serait une source de frustration et donc à l'origine d'un conflit.Pour le sujet abordé, ce roman est sûrement une des oeuvres de SF les plus intéressantes que j'ai pu lire. De par leur organisation, les monades sont un exemple de promiscuité et pour pallier aux tensions pouvant résulter d'un tel confinement il y a une grande liberté sexuelle. La jalousie n'existe pas, n'importe quel homme peut avoir la femme qu'il veut, à condition qu'elle ne soit pas d'une classe supérieure. Car chaque tour est découpée en fonction des classes sociales. Les pauvres sont en bas et les classes dirigeantes sont au sommet.Malgré les avantages de la vie en monade, les tensions peuvent exister. Les anomos, ceux qui rejettent le système sont soignés ou éliminés : " Le bonheur règne sur Terre. Qui en doute est malade. Qui est malade est soigné. Qui est incurable est exécuté." Certains sont tentés d'aller à l'extérieur des monades pour voir comme cela se passe et on se retrouve avec des humains qui sont pas si lointains de nous.Avec Les Monades Urbaines, Silverberg nous présente une société qui a trouvé une solution à la surpopulation mais dont les principes et les déviances font froid dans le dos.  

Chiwi
04/01/13
 

Silverberg a imaginé pour nous une solution à la surpopulation de notre planète : exploiter la 3ème dimension de l'espace : la verticalité.Cette solution, on en voit déjà quelques ébauches à notre époque actuelle mais Silverberg va beaucoup plus loin. Toute la population est entassée dans d'immenses tours de 3 kms de hauteur et pouvant contenir plus de 800 000 personnes, 1000 étages répartis en cités portant le nom de villes de l'ancien monde. Chaque cité correspond à une catégorie socio-professionnelle précise. Les tours sont autonomes en énergie et sont pourvues de tous les équipements nécessaires à la vie sociale : logements, usines, salles de sport, de concert, écoles, cabinets médicaux etc…Mais pour ceux qui, comme moi, connaissent la vie en appartement, on sait que vivre ainsi dans une certaine promiscuité engendre quelques tensions. Pour les hommes de 2381, ces tensions ne sont pas tolérables car néfastes à la fécondité et à l'accroissement de la population. Il faut donc éviter au maximum toutes sources de conflits, de frustration ou de mécontentement. Et c'est tout un mode de vie, toute une culture qu'imagine Silverberg, avec ces codes, ces mœurs et quiconque ose les remettre en question ou s'en écarter est impitoyablement condamné à mort.Le roman se découpe en plusieurs chapitres consacré chacun à un personnage en particulier. On les suit dans leur vie, dans leur intimité et on découvre à travers eux cette mentalité et ces mœurs qui nous semblent totalement incroyables mais qui, pour ces hommes de 2381, sont tout à fait naturelles.Bien que dans les premiers chapitres, tout semble aller parfaitement, les personnages nous paraissent heureux et satisfaits de cette vie urbaine particulière mais peu à peu, au fur et à mesure que l'on avance dans la lecture, certains doutent et se découvrent des traits de caractère et des ambitions en contradiction avec ce mode de vie qu'ils connaissent pourtant depuis leur naissance et qu'ils pensaient avoir accepté.De là la question que se pose Jason, l'historien. Ce changement de culture fonctionne-t-il parce que lié à un conditionnement psychologique ou a-t-il été, au fil des siècles, inscrit dans les gènes ? Les remises en question de certains des personnages semblent répondre à la question. Jalousie et rêve d'évasion hantent les esprits de certains qui vont jusqu'à oser sortir de la tour pour partir à la découverte du monde extérieur.Dehors, Micael croise ceux à qui a été confiée la tâche de produire la nourriture des citadins. Leur mode de vie se rapproche du nôtre et Micael est confronté au choc des cultures.J'ai été totalement bluffée par l'imagination de Silverberg, inventer une nouvelle civilisation d'où est bannie la propriété sous toutes ses formes, où on ne se pense plus en tant qu'individu à part entière mais comme partie intégrante d'un tout, où personne ne souffre de froid ni de faim malgré une population de plus de 70 milliards, où la criminalité a totalement disparu, cela semble être le paradis, LA solution idéale à tous les maux que connaît notre société actuelle.Mais pourtant sous couvert d'utopie hippie ( contexte d'écriture oblige) bien visible à travers des concepts comme la liberté sexuelle, l'usage de drogues et l'absence de toute propriété, il n'empêche que persistent, dans cette nouvelle société, la sempiternelle lutte des classes entre classes inférieures logées en bas de la tour et classes dirigeantes logées au sommet, et avec elle, ambitions professionnelles, volonté d'ascension sociale et souci du paraître. L'individualisme n'est pas complètement mort.Mais sommes-nous capables de vivre dans ces conditions ? Peut-on museler ce qui fait partie intégrante de notre humanité au profit de la vie en société ? Inversement, comment concilier les deux ? Voilà des questions parmi tant d'autres que soulève ce roman, un roman intemporel bien qu'écrit en 1971 et qui restera longtemps d'actualité.J'avoue avoir englouti ce récit en quelques heures, bien que certains chapitres soient moins passionnants que d'autres ( j'ai sauté des lignes notamment dans celui concernant le musicien qui, à mon avis, n'apporte pas grand chose à l'ensemble excepté peut-être de montrer le mépris que peuvent ressentir les classes sociales entre elles). Après L'homme programmé, je suis à nouveau conquise par cet auteur. Heureusement pour moi, il a une bibliographie bien fournie, de quoi me régaler encore pendant un bon moment.

Aaliz
23/07/12
 

Un grand classique de la Science-Fiction qui n'a pas (trop) vieilli mais est-ce encore vraiment de la SF?Trois grands thèmes y sont développés: La verticalité pour lutter contre la surpopulation. Il y a déjà de bons exemples actuels de tour gigantesque (Dubai et ses 828 mètres n'est pas très loin de la Monade imaginée par Silverberg) La liberté sexuelle. Ecrit peu après 1968, la liberté sexuelle (et l'utilisation des drogues, psychotropes, hallucinogènes) est totale. On va même plus loin en encourageant cette liberté; nul n'a le droit de refuser les promenades nocturnes. Il n'y a ni tabou, ni intimité. La ségrégation ou hiérarchie des classes. Ici elle est aussi verticale: au pied du building, on retrouve les ouvriers et au somment les dirigeants. Bref, rien de nouveau de ce côté non plus.Au cours des 2 ou 3 premières nouvelles, ce monde semble bien organisé; tout le monde est ou parait heureux mais c'est au fil des nouvelles que l'utopie devient dystopie et qu'on retrouve une société totalitariste, dictatoriale. Poussant même certains habitants de la monade à s'enfuir, tout abandonner pour retrouver ce qu'ils croient être une certaine liberté. D'autres, encore, choisiront des moyens plus expéditifs...Mon avis est plutôt positif même si l'ensemble de ces 7 nouvelles est variable en qualité. L'importance un peu trop marquée à mon goût pour les ébats, promenades nocturnes et descriptions liés à la liberté sexuelle peut lasser voire choquer certaines âmes sensibles.

BenoitD
13/06/12
 

Une petite anecdote pour commencer. Juste avant d'attaquer le livre, un ami passablement envahissant m'a demandé de quoi ça parlait. Un peu excédé, j'ai répondu "de sexe!". Mais je ne m'imaginais pas une seconde que c'était bien ça! Ce livre ne parle vraiment que de "ça". Quand ils ne se torturent pas mentalement, les personnages passent le plus clair de leur temps à s'envoyer en l'air. En fait ce n'est pas vraiment un roman, plutôt un recueil de nouvelles qui se suivent chronologiquement et ont en commun le décor et des personnages qui vont et qui viennent. Le tout est un peu décevant, c'est une dystopie qui ressemble trop à mon sens au Meilleur des mondes de Huxley: liberté sexuelle totale, bonheur imposé et contestation interdite d'une idéologie/religion pourtant absurde... Et tout ça n'apporte pas grand chose. Non, vraiment, je n'ai pas trop accroché.

sansnom
29/10/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.12 kg

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