Les neiges bleues

BEDNARSKI, PIOTR

livre les neiges bleues
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 06/02/08
LES NOTES :

à partir de
5,10 €

SYNOPSIS :

« [...] la température était tombée en dessous de moins quarante degrés. La neige se fit bleue et la limite entre terre et ciel s'estompa. Le soleil, dépouillé de sa splendeur et privé de son éclat, végétait désormais dans une misère prolétarienne. Le froid vif buvait toute sa chaude et vivifiante liqueur - désormais seuls le feu de bois, l'amour et trois cents grammes quotidiens d'un pain mêlé de cellulose et d'arêtes de poisson devaient nous défendre
contre la mort. » Au coeur du système répressif soviétique des années 1940, dans l'antichambre du goulag, quelque part en Sibérie, un petit garçon de huit ans tente de conserver cette joie de vivre propre à l'enfance. Malgré les morts, les disparitions, les emprisonnements, le jeune Petia, condamné à devenir adulte avant d'avoir dix ans, va survivre grâce à la foi, mais surtout grâce à la poésie. Un récit autobiographique bouleversant.
4 personnes en parlent

Le roman autobiographique de Piotr Bednarski est le récit du quotidien d'une famille polonaise reléguée dans une bourgade sibérienne," à cause de Pilsuddski " Enfin plutôt ce qui reste de la famille car le grand-père a été abattu pendant le transport en train et le père expédié au goulag. Ne subsistent que Petia un jeune garçon, sa mère une femme fort belle et la grand-mère, une comtesse un peu excentrique. Les deux femmes ne sont pas soumises au travail obligatoire mais pour survivre ont du trouver un emploi: infirmière pour l'une et de femme de ménage pour l'autre. Petia est scolarisé et c'est lui qui va nous raconter comment se passe leur vie dans ce climat glacial et dangereux. Glacial car en hiver où la température peut baisser jusqu'à - 45°, la neige devient bleue à force d'être blanche. Dangereux car il est vite fait d'être considéré comme un ennemi du peuple, se faire déporter au goulag ou encore plus simplement abattre. Les dénonciations auprès de La NKVD ( la police politique) vont bon train. Pour une broutille chacun risque de se retrouver accusé et ce ne sont pas les chefs d'inculpation qui manquent : propagande antisoviétique, suspicion d'espionnage, élément socialement dangereux etc....Ce climat mortifére n'empêche pas les deux femmes de se monter égales à elles mêmes: la mère ose tenir tête aux avances de Dourov l'inquisiteur du bourg pour s'amouracher d'éclopés et la grand-mère traite ouvertement les bolchéviques de " péteux ". L'enfant lui est terrorisé par Staline qui les contraint à vivre sans hier, sans demain dans des conditions misérables comme de vrais pouilleux. Ce qui ne va pas l'empêcher de s'en moquer... Malgré la faim, la malice de son jeune âge le fait survivre avec le sourire . De ne retenir que ce qui est beau dans cet univers de laideur lui permet de rester ce qu'il est, un être humain. L'amour est l'amitié restent des valeurs précieuses que nul tyran n'arrivera à éradiquer. Le style simple de l'auteur rend le récit très abordable et sans être férue d'Histoire j'ai apprécié de découvrir entre les lignes l'histoire de ces personnes déportées après la défaite de la Pologne en 1939 face à la Russie soviétique alliée à l’Allemagne nazie.L'auteur n'insiste pas sur le coté dramatique, il aurait même tendance à tourner certaines choses à la rigolade. Peut-être est-ce pour lui une façon d'exorciser les vieux démons, celui de Staline en premier lieu. Holly

un flyer
08/04/15

J’avais craqué sur ce livre lors d’une de mes nombreuses visites chez Virgin… (Entre parenthèse qu’est ce que ça me manque…), mais je n’avais pas pris le temps de le lire. C’éra una Volta a choisi ce livre dans ma PAL, pour le challenge livra’deux pour Pal’addict, auquel on participe toutes les deux en binôme, et par conséquent, le mal est réparé, j’ai enfin pu découvrir ce court roman autobiographique.Ce livre est un petit bijou à découvrir, il est construit à la façon d’un recueil de nouvelles, mettant en scène les habitants d’un camp en Sibérie proche d’un goulag, durant l’ère Stalinienne. La vie est difficile au camp, les habitants sont très pauvres, souffre de la famine, du froid glacial, de l’absence des proches envoyé au goulag, que ce soit un père, un mari, un frère, un fils. La peur de la dénonciation est omniprésente. Mais malgré ce climat géographique et politique hostile, les habitants arrivent à survivre de petites joies. Ils essaient de trouver des petits bonheurs.Les enfants sont très présents dans le récit, et en particulier le narrateur, Petia, jeune garçon de dix ans, qui vit seule avec sa mère, surnommée Beauté. Son père est au goulag. Petia est un jeune garçon qui n’a pas froid aux yeux et qui n’a pas peur d’affronter son destin. Je me suis énormément attaché à ce petit homme qui prend la vie du bon côté.Mais ce livre, même s’il transmet au lecteur de petites joies par ses descriptions presque poétiques, reste un livre sombre, énormément de personnages disparaîtront d’une manière ou d’une autre, l’injustice est le lot quotidien de ces habitants. L’auteur arrive admirablement bien à nous faire ressentir l’ambiance de l’époque en Sibérie. Il faut dire qu’il est lui même rescapé de ces camps, je ne sais pas qu’elle est la part de romancé dans ce livre, mais on sent bien que ce roman comporte une grosse partie de vécu.Ce livre court mérite véritablement qu’on le découvre, vous savez ce qu’il vous reste à faire !Il a été publié en 2008 aux Editions Le livre de Poche.

KarineSimon
27/08/13
 

Ce recueil d'histoires est directement inspiré de l’enfance de l’auteur. Il nous présente des tranches de vies très émouvantes, fascinantes et vraiment pas ordinaires. Le livre n'est pas épais mais chaque histoire est marquante. L'auteur décrit un univers tout à fait étranger : la duplicité nécessaire pour survivre s'accommode d'un regard d'enfant sur la vie. Comme partout les enfants jouent mais ils vivent aussi la faim, les poux et surtout les "disparitions" (envoi au goulag, arrestations, fusillades,...). Bednarski décrit tout cela avec une sorte de détachement qui, dans un effet inverse, touche profondément le lecteur.

mycupoftea
18/10/12

On découvre au fil de ces brefs récits un monde dont on continue à découvrir la dureté et l'horreur. La peur perce dans certains passages mais les souffrances des peuples soumis à la répression de l' époque est toujours maintenue à distance par l'écriture de Piotr Bednarski. Elle nous rappelle la naïveté et l'innocence d'un enfant, simple mais belle on sent qu'elle a été travaillé et retravaillé par l'auteur. À défaut de spontanéité on a recherchéla perfection et c'est à mon goût bien dommage. Malgré son sujet ce roman autobiographique est construit de manière extrêmement conventionnelle, '' à la manière de'' … Certaines scènes m' ont paru parfois étrangement théâtrale et je me demande qu'elle est la part réelle des souvenirs propres à l'auteur et celle de la pure invention romanesque. Ceci dit et mit à part, c'est un court livre que je ne regretterai pas d'avoir lu mais on est bien loin pour moi du coup de cœur absolu

Lacazavent
09/08/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.12 kg
  • Langage original : POLONAIS

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