Les oeuvres de jean meckert t.3 ; l'homme au marteau

MECKERT, JEAN

livre les oeuvres de jean meckert t.3 ; l'homme au marteau
EDITEUR : JOELLE LOSFELD
DATE DE PARUTION : 16/02/06
LES NOTES :

à partir de
10,50 €

SYNOPSIS :

Dans la veine de son roman Les coups, Jean Meckert décrit dans L'homme au marteau le quotidien répétitif et étouffant d'un employé du Trésor public, Augustin Marcadet, que ne distrait pas une morne vie de famille. On est en juillet, seules varient les étapes du Tour de France. Dans un sursaut, Augustin Marcadet insulte son chef et claque la porte. Il va tenter de fuir sa condition et de se laisser
aller à un éclair de passion amoureuse. Mais l'échappée est éphémère. Meckert met en scène un personnage maladroit et indéterminé, aux prises avec sa médiocrité, ses rêves, et une révolte qui, quelle qu'en soit l'issue, donne un sens à sa vie. Le style vert et imagé, âcre et rageur à l'image de la vie du protagoniste, illustre le travail d'écriture cher à l'auteur.
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Métro, boulot, dodoPersonne mieux que Jean Meckert n’a si bien raconté l’aliénation du travailleur ! D’emblée, les pas d’Augustin Mercadet nous mènent dans les couloirs du métro parisien, bondé du « bon bétail domestiqué » que sont les ronds-de-cuir et les gratte-papier.Après la cavalcade, la journée de travail commence dans les sinistres bureaux de l’administration exiguë, poussiéreuse et vétuste. Augustin, en charge de trier le courrier, s’étouffe dans les querelles, les ragots, les bassesses quotidiennes. Soumis, gorgés d’obséquiosité et dépourvus de fierté, les salariés invectivent les supérieurs tout en s’empressant de ramper à leur passage. L’humiliation que l’inspecteur en chef leur fait subir n’a d’égale que la lâcheté de ses sous-fifres qui se jurent de lui dire ses quatre vérités, un de ces jours… Méticuleux par nécessité, car sa tâche n’exige pas huit heures d’activité par jour, Augustin voit les heures s’égrener avec une impitoyable lenteur.Cet homme est marteau parce qu’il est devenu fou, parce qu’il est le seul à ne pas accepter sa condition médiocre et son « asphyxie morale ». L’homme, au sens large, est marteau parce qu’il répète les mêmes gestes… Jusqu’où peut-il se rabaisser, et ravaler sa dignité ?Le grand Jean Meckert, clairvoyant, lucide, n’a pas écrit un roman moderne : c’est la société capitaliste qui n’a pas changé. En apparence, les conditions de travail se sont améliorées. Les salariés travaillent moins d’heures hebdomadaires et ont davantage de congés, mais les détenteurs de l’économie veillent au maintien du vivier de femmes et de hommes prêts à tout pour le travail : la précarité, la concurrence, les objectifs de rendement… Et les salariés acceptent, parce qu’on leur a bien montré qui étaient les plus forts. C’est une lecture rentrée, une lecture du dedans. Dit-on que la lecture fait voyager ? Ici c’est tout l’inverse. À travers Augustin on s’introspective : « Et moi, est-ce que cette vie me guette ? » Mais on ne juge pas sa vie médiocre. Jean Meckert sait cerner et éveiller en nous le malaise de notre société capitaliste...Lire l'intégralité de ma critique avec citations à l'appui sur mon blog :http://www.bibliolingus.fr/l-homme-au-marteau-jean-meckert-a80136608

Lybertaire
17/03/12
 

Quelle peinture sociale sans concession ! Quel talent que de narrer la vie ordinaire d'un trentenaire travaillant dans l'administration des contributions et subissant un travail abrutissant, entouré de collègues médisants. Jean Meckert, pour son deuxième roman après Les coups, nous offre une histoire poignante dans sa cruauté : celle d'Augustin Marcadet, un homme qui aspire à sa liberté. Enfermé dans une routine quotidienne, ce héros affronte soudainement sa condition d'homme, de salarié face à un patron imbuvable et prend donc le risque de s'y opposer. Une décision qui s'annonce comme un séisme dans son existence banale, étriquée et répétitive. Meckert a le chic pour nous plonger dans l'univers parisien et populaire des années 30, nous transporter avec un réalisme cru dans la vie d'un prolétaire désabusé qui a refusé d'être considéré toute sa vie comme du bétail (au travail comme dans le métro !). La langue du « parler vrai » qu'écrit l'auteur est tout simplement prodigieuse ; c'est ce travail sur cette dernière qui l'a rendu célèbre et l'a aidé à créer son propre style littéraire, parfaitement reconnaissable. Un auteur méconnu qui ne demande qu'à être redécouvert !

SophieC
04/03/11
 

Format

  • Hauteur : 18.50 cm
  • Largeur : 12.50 cm
  • Poids : 0.22 kg

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