Les orpailleurs

JONQUET, THIERRY

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 23/10/98
LES NOTES :

à partir de
8,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

« La main droite avait été tranchée, net, au niveau du poignet. Rien ne permettait d'identifier le cadavre, celui d'une femme. Dans la semaine qui suivit, on en découvrit deux autres, assassinées selon le même rituel. Si le meurtrier tuait ainsi en amputant ses victimes,
c'était avant tout pour renouer avec ses souvenirs. Il effectuait un voyage dans le temps. Mais pour aller au bout du chemin, il lui fallut emprunter une route que bien d'autres avaient suivie avant lui. Des hommes, des vieillards, des enfants. Des femmes aussi. »
8 personnes en parlent

De drôles de chercheurs d'or Un fait-divers : la découverte du cadavre décomposé d’une jeune femme dans un immeuble ; à qui on a tranché la main droite. Lorsque deux autres femmes subissent le même sort dans les jours qui suivent, c’est le départ d’une enquête menée par le commissaire Rovère et la juge Lintz qui les pousseront à la recherche d’un meurtrier sur les traces de son passé. Il les mènera jusqu’en Pologne sur la piste de drôles de chercheurs d’or...Au delà de l’intrigue policière proprement dite qui est à la fois le reflet d’une certaine réalité sociale sordide et de l’Histoire, tout le talent de Thierry Jonquet est de nous proposer une vision réaliste du quotidien des enquêteurs, qui ne sont ni des supers-flics, et qui ont leur lots de tracas. Des hommes ordinaires en somme.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

C'est en lisant les premières lignes de ce livre que j'ai découvert des noms de personnages qui ne m'étaient pas inconnus... En effet, ce sont ceux de la série télévisée "Boulevard du Palais", qui ont été inspirés par ce livre de Thierry Jonquet. C'est une série que j'aime beaucoup regarder et cela m'a donnée d'autant plus envie de lire "Les orpailleurs".Cela commence à Belleville avec la découverte du cadavre d'une jeune femme à qui il manque une main. Quelques jours plus tard, on trouve d'autres victimes avec la même mutilation. L'enquête est mené par le commissaire Rovère et la juge Nadia Lintz. Le commandant Gabriel Rovère est un flic désabusé et alcoolique qui effectue pourtant son métier avec beaucoup de talent. La juge Nadia Lintz se donne totalement à son métier pour oublier des problèmes familiaux, elle vient également d'emménager et sympathise avec son propriétaire, l'étrange Isy Szalcman.Le livre est bien plus fort que la série, les personnages sont attachants et forts. L'intrigue est parfaitement menée, j'ai eu beaucoup de peine à lâcher le livre pour vaquer à mes occupations quotidiennes ! L'auteur nous présente tous les mécanismes d'une enquête judiciaire vue de l'intérieur. Il nous donne également le point de vue du meurtrier que nous suivons dans ses œuvres funestes. Plusieurs enquêtes s'entremêlent : aujourd'hui et dans le passé, à Belleville mais aussi jusqu'en Pologne, on passe du fait divers et une affaire d'un tueur en série à l'Histoire avec un grand H. Les descriptions sont si précises qu'on visualise facilement les lieux ou l'action décrite. L'histoire est sombre mais certains dialogues sont plein d'humour.

Aproposdelivres
13/10/14
 

Formidable roman qui tient autant du roman noir, du policier, du thriller que du livre d'histoire. Jonquet est aussi là au somment de son art, et il transforme une banale histoire de cadavre en récit épique qui traverse l'Europe et la seconde moitié du XXe siècle. Si on reconnaît les personnage d'une série télé, rien à voir. Ici tout a du corps, de l'épaisseur, du souffle aussi. La vie privée des protagoniste est toute aussi importante que l'enquête, elle s'y emmêle même. même si le rythme est lent, on est entraîné par le récit, sa structure, son thème. Encore une fois, Jonquet traite de sujet hautement délicat en fiction (ici la Shoah) avec empathie, critique, et intelligence. laurence

laurence
13/08/14
 

Première chose qui m'a surpris dans ce polar, ce sont les noms des protagonistes que l'on retrouve dans une série télévisée de France 2 : Boulevard du palais. Normal, puisque, renseignements pris, les personnages de la série sont bien directement dérivés de ce roman. Série que j'aime bien d'ailleurs !Ce qu'il y a de bien dans ce polar c'est que Thierry Jonquet ne se contente pas de nous décrire des meurtres et des cadavres. Chaque personnage est soigné, décrit assez minutieusement, aussi bien physiquement -mais malgré cela je n'ai vu que les têtes des acteurs incarnant les personnages- que psychiquement. Chacun traîne un passé plus ou moins lourd. Rovère est accro à l'alcool depuis que son fils a eu un accident, Nadia Lintz vient de se séparer de son mari et l'on sent une histoire de famille pas très glorieuse, ... Ils ont tous une vraie épaisseur : on pourrait presque s'attendre à ce qu'ils reviennent dans d'autres romans de Jonquet, ce qui n'a pas l'air d'être le cas. Renseignements pris, merci Dasola, ils sont aussi dans Moloch.Le roman n'est pas écrit à un rythme haletant : il se lit au même tempo. Les cadavres s'accumulent, l'enquête piétine. Tous les enquêteurs avancent selon leurs intuitions, selon les indices, les révélations, affrontant plus ou moins heureusement les embûches que la vie leur tend. Dans Les orpailleurs, les meurtres emmènent les policiers et la juge sur des chemins insoupçonnés voire improbables à la lecture des premières pages.Dans certains polars, les personnages sont là pour servir d'alibi à des meurtres sordides, plus ou moins bien décrits : dans celui-ci, les crimes sont le très fort contexte permettant à Thierry Jonquet de décrire une très belle galerie de personnages. Yv

Lyvres
24/03/14
 

Prix Mystère de la critique 1993. Thierry Jonquet revèle ici toute l'ampleur de son talent, sa maîtrise de l'écriture, son savoir-faire de conteur, mais aussi ses révoltes, ses colères, ses angoisses d'être humain face à une société en dérive. L'histoire : Le corps d'une jeune femme est retrouvé par hasard par les pompiers dans un vieil immeuble voué à la démolition. Sa main droite a été tranchée, la décomposition a entamé son œuvre, les indices sont maigres pour les enquêteurs.Puis, deux nouveaux cadavres eux aussi amputés de la main droite sont découverts Des pistes se font jour, amenant les policiers à remonter le temps jusqu'à un demi siècle en arrière, du côté de la Pologne, sur les traces de macabres chercheurs d'or.Thierry Jonquet aborde ici un des thèmes qui lui tiennent à cœur, à l'origine de sa prise de conscience politique : la Shoah. il brosse une savoureuse galerie de personnages : le commissaire Rovère, qui noie dans le cognac ses secrets, la juge Nadia Lintz, en proie avec ses problèmes familiaux, ou encore l'adjoint Dimeglio et aussi le légiste Pluvimage, tous plus attachants les uns que les autres.

dvan
03/12/12
 

Excellent !!!!!Thierry Jonquet est un auteur génial, et son décès n'y change rien : son oeuvre doit absolument être connue.Je lis parfois : attention, âme sensible ! La mienne ne doit pas l'être, je n'ai pas trouvé que la découverte du cadavre ou les détails qui sont donnés ensuite étaient insurmontables. Même les autopsies restent sobres, sans complaisance et Pluvinage est un légiste haut en couleur. Ce qui était particulièrement poignant était les origines de ce crime, et le dénouement, bouleversant.Bien sûr, les personnages ont donné naissance à la série Boulevard du palais, mais ils n'ont pas dans la série la complexité que Thierry Jonquet leur a donné initialement, dans ce tome ou dans Moloch, un des tout premiers livres que j'ai chroniqué sur le forum Partage-Lecture. Rovère est loin de ces policiers-qui-cachent-une-blessure-secrète. La plaie béante à son côté, tous la connaissent, certains tolèrent donc beaucoup à cause d'elle, parce qu'il est un enquêteur hors pair, parce que son insolence n'est pas gratuite mais va contre un chef prompt à joindre les sentiers battus, parce que chaque flic a droit à une vie privée, même si elle est privée de tout. Diméglio, Dansel, et même le petit Choukroun, un bleu, tous suivent ses ordres aveuglément. Les rapports avec le Palais sont plutôt froid, jusqu'à ce qu'une nouvelle juge soit chargée de l'affaire. Elle s'appelle Nadia Lintz, vient tout juste d'être mutée à Paris après avoir été juge pour enfant à Tours pendant plusieurs années. Elle a choisi cette affectation pour tirer un trait sur son passé - tout son passé - et cette décision marque son courage et sa tenacité. Ses deux qualités lui permettent de tenir face aux pressions qui pèseront sur elle tout au long de l'enquête, et des autres affaires. En effet, la vie d'un juge n'est pas limité à un seul dossier, ce serait trop beau. Les meurtres se suivent, le sordide semble ne pas avoir de limite, l'inespoir non plus. Nous ne sommes plus dans les enquêtes d'Agatha Christie, où la société est foncièrement bonne, et le meurtrier foncièrement mauvais. Nous sommes dans une société où rien ne va (plus), où la famille n'est pas en mesure de protéger les siens. Les orpailleurs sont aussi une histoire d'enfants perdus.Les enfants grandissent, et deviennent des vieillards qui n'ont pas fondé de famille à leur tour. Ici, un frère et une soeur s'accrochent l'un à l'autre, se détestent, se querellent, et ne peuvent à l'heure de la retraite et de la maladie, vivre l'un sans l'autre. Là, un médecin sexagénaire tarde à prendre sa retraite, parce qu'il aime se dévouer aux autres, dans ce quartier à deux doigts de la démolition. Puis, il y a Izy. Le moindre commentaire sur lui me paraît réducteur. Il a traversé tant d'événements que la sobriété est de rigueur pour parler de ce sexagénaire charismatique. Son parcours même à travers ce roman est exemplaire, et donne véritablement son sens au mot amitié, même s'il doit refaire un chemin qu'il s'était juré de ne plus jamais parcourir, même s'il ne pensait pas revenir là. Arbeit macht frei.Les orpailleurs est un de mes coups de coeur du mois de juin.

Sharon
30/06/12
 

Dans ce roman policier qui nous fait découvrir les arcanes de la justice française et les liens étroits entre la police et la justice, Thierry Jonquet réussit à nous embarquer dans une intrigue extrêmement bien ficelée dans laquelle les enquêteurs dérouleront une pelote d'indices au même rythme que le lecteur, échafaudant différentes hypothèses avant de relier le tout à la grande Histoire.Publié en 1993, Les orpailleurs est marqué par son époque. Les petites frappes de banlieue y parlent en verlan, on entend encore les machines à écrire cliqueter dans les couloirs du Palais de Justice de Paris, l'Europe de l'Est se relève tout juste de la chute du communisme... Il est aussi marqué par la plume de Thierry Jonquet, un auteur au style excellent. Les phrases s'enchainent avec les dialogues sans que l'on butte sur aucun mot. Il maîtrise sa narration à la perfection, embarquant le lecteur à la découverte de personnages à la vie privée parfois éprouvante. Il fait de ses enquêteurs des êtres humains qui s'investissent coûte que coûte dans une enquête sordide... Miss Alfie

MissAlfie
02/06/12
 

De drôles de chercheurs d'or Un fait-divers : la découverte du cadavre décomposé d’une jeune femme dans un immeuble ; à qui on a tranché la main droite. Lorsque deux autres femmes subissent le même sort dans les jours qui suivent, c’est le départ d’une enquête menée par le commissaire Rovère et la juge Lintz qui les pousseront à la recherche d’un meurtrier sur les traces de son passé. Il les mènera jusqu’en Pologne sur la piste de drôles de chercheurs d’or...Au delà de l’intrigue policière proprement dite qui est à la fois le reflet d’une certaine réalité sociale sordide et de l’Histoire, tout le talent de Thierry Jonquet est de nous proposer une vision réaliste du quotidien des enquêteurs, qui ne sont ni des supers-flics, et qui ont leur lots de tracas. Des hommes ordinaires en somme.

Format

  • Hauteur : 17.50 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.21 kg

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