Les paradis artificiels

BAUDELAIRE, CHARLES

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 16/05/72
LES NOTES :

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2,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Baudelaire Les Paradis artificiels Lorsque Baudelaire publie Les Paradis artificiels en 1860, l'expérience du hachisch n'a guère été pour lui qu'une curiosité passagère, quand l'opium, au contraire, accompagne depuis longtemps le traitement de ses souffrances. Le Poème du hachisch précède donc, dans les Paradis, Un mangeur d'opium, recomposition assez libre des Confessions d'un opiomane anglais de Thomas De Quincey, où Baudelaire a tenté de fondre ses « sensations personnelles avec les opinions de l'auteur original
». Le livre fut jugé extravagant et immoral. On aurait tort pourtant d'y lire une apologie de la drogue - et l'adjectif artificiels a sa pleine valeur de dénigrement. Car s'ils transcrivent des expériences, les Paradis touchent à la quête de l'infini : art poétique dissimulé, traité moral marqué d'anecdotes, ils sont la clef d'un monde où la volonté et la volupté entrent en concurrence pour que finalement triomphe une lumière supérieure qui refuse l'abandon trop facile à de fantasmagoriques jouissances. Et c'est le livre d'une poésie fondatrice. Edition de Jean-Luc Steinmetz.
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J’ai été enthousiasmé par la qualité de l’analyse de Théophile Gauthier et de Baudelaire concernant les différentes drogues telles que l’opium et le haschisch, surtout à leur époque où l’on ne connaissait pas vraiment les dangers sur le plan cérébral d’une utilisation prolongée. La traduction améliorée que fait Baudelaire de Confessions d’un mangeur d’opium, de De Quincey, est particulièrement passionnante bien que la ‘‘plus-value’’ soit moindre (il ne s’agit que d’une transposition de l’anglais vers le français de témoignages préexistants). Le style littéraire est toujours aussi beau et recherché. Un vrai régal ! http://blue-imaginarium.eklablog.com/

Shirayukihime
30/08/13
 

Les trois textes des paradis ont été réunis par Baudelaire et publiés sous différentes éditions. La présente édition se termine par Exorde et notes pour les conférences données (à Bruxelles). Lire ces textes plus de 150 ans après leur publication ne leur enlève pas de leur force : la question des drogues psychotropes reste la même de nos jours mais avec le recul, on pourrait trouver ces textes un peu naifs. Certes, le hachich reste dangereux mais de là à faire l’apologie du vin, il y a une grosse différence. On connait depuis longtemps les ravages provoqués par l’alcool et l’on ne peut pas lire sans sourire l’argumentaire de Baudelaire. J’ai beaucoup aimé le passage dans lequel, l’auteur parle aux hommes au nom du vin ("Je tomberai au fond de ta poitrine comme une ambroisie végétale. Je serai le grain qui fertilise le sillon douloureusement creusé. Notre intime réunion créera la poésie. A nous deux, nous ferons un Dieu, et nous voltigerons vers l’infini, comme les oiseaux, les papillons, les fils de la Vierge, les parfums et toutes les choses ailées." p.82). Si on garde en tête que l’usage du hachich était à l’époque une mode nouvellement importée en Europe, on peut excuser cette ingénuité surtout que le mode d’absorption préconisé provoquait des hallucinations violentes et des crises d’angoisse et de fatigue puissantes. Notons cependant que Baudelaire fait plus état de ses observations que d’une réelle expérience : il a en effet peu testé les usages du hachich et ne fait que constater les cas connus de son entourage. Des paradis artificiels provoqués par les diverses drogues, il me semble que les effets de l’alcool ne soient pas vraiment comparables à ceux du hachich et de l’opium : s’il est vrai comme le montre Baudelaire, que l’alcool désinhibe et que le hachich introvertit, il faut souligner que les deux pratiques n’emmènent pas le consommateur vers les mêmes rivages. De plus, les textes réunis ici, bien que faisant hommage à l’écriture poétique et imagée de Baudelaire, font parfois un double emploi. Mais on soulève là une autre question, à savoir celle de la politique éditoriale. J’ai donc trouvé Les paradis intéressants mais rien qui ne me semble notable par rapport au sujet traité. On comprendra donc que je ne partage pas l’avis de Philippe Pichois qui trouve que les textes de Gautier rendent plus sensibles ceux de Baudelaire. En fait, ce que je recherchais par la lecture de ce livre était l’aspect expérimental vécu par l’auteur que Gautier a bien mieux décrit que Baudelaire...Pour en savoir plus, n’hésitez pas à jeter un oeil à l’article de Litteratura.com. Vous y trouverez le texte intégral téléchargeable en format PDF.Pour lire le commentaire complet, rendez-vous sur Livres à cent à l’heure. Alcapone13

Alcapone
05/07/10
 

Format

  • Hauteur : 16.50 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.18 kg

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