Les petits chevaux de tarquinia

DURAS, MARGUERITE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 08/05/73
LES NOTES :

à partir de
6,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

« - Il n'y a pas de vacances à l'amour, dit-il, ça n'existe pas. L'amour, il faut le vivre complètement avec son ennui et tout, il n'y a
pas de vacances possibles à ça. Il parlait sans la regarder, face au fleuve. - Et c'est ça l'amour. S'y soustraire, on ne peut pas. »
4 personnes en parlent

L'impossible vacance de l'amour. Il n'y a pas de repos à ça. La torpeur voilà peut être le lieu de la douleur.La fresque de l'« être ensemble ». Dont la cohérence ne peut être maintenue que par un savant dosage des tensions qui relient les êtres entre eux, ces atomes d'humains.Le groupe, le couple, la famille. Leur crépitement électrique qui annonce tous les orages.Ce crépitement qui n'est que le cri de nos mémoires. L'instant de nos rencontres.La torpeur, cette chose établie, qui enraye la mécanique des passions à leur fait perdre leur temps.Le temps, c'est le fleuve. Le possible, c'est l'océan. L'amour, c'est l'enfant. La mort, c'est l'enfant également. Le risque, c'est la traversée du fleuve, la peur, c'est de savoir déjà l'autre rive du fleuve. C'est l'amitié chez Duras est le grand passeur des sentiments. Le maître de la barque et le gardien des rives,Qu'il soit continu ou alternatif, le sens du courant, chez Duras, c'est toujours l'achèvement, jamais le renoncement. L'amour chez Duras n'est pas un sentiment, c'est une force. On peut ressentir de l'amour, le voir, le presque toucher, mais l'amour on le vit. Entre celui qui connaît le fleuve et celui qui le sait, demeure l'océan. Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
08/04/14
 

Je ne pense pas que Les petits chevaux de Tarquinia soit le livre le plus accessible de l’œuvre de Duras. Chez Duras, les histoires ont toujours tendance à suivre une certaine lenteur : ce qui compte chez l’écrivain, ce n’est pas l’action mais les sentiments qui bouleversent les personnages.Ce livre s’inscrit totalement dans cette tendance. L’histoire est assez simple : des amis passent des vacances ensemble et cherchent à s’occuper… aucun doute, vous n’êtes pas en train de lire un thriller ! Pour apprécier ce livre (et plus généralement pour apprécier Duras) il faudra vous intéresser aux réflexions de l’auteur. De nombreux thèmes sont en effet explorés dans ce livre : l’amour (récurrent chez Duras), l’amitié, l’envie de départ mais aussi l’alcool.L’envie du départ est probablement le thème central du livre. Il y a bien entendu l’envie de sortir de ce lieu de vacances où il n’y a pas grand chose à faire mais surtout la volonté de changer de vie. Le titre du livre, Les petits chevaux de Tarquinia, vient de l’un des personnages qui rêve d’aller visiter Tarquinia pour sauver son couple et échapper à la monotonie du quotidien.Je l’évoquais dans le résumé, en marge de ce que vit la bande d’amis, un démineur est mort dans la montagne. Les parents de ce dernier viennent chercher le corps mais refusent d’accepter la mort de leur enfant. Si au début on s’étonne de cette histoire, on comprend peu à peu qu’il s’agit là d’une mise en abyme du changement qui s’opère dans le groupe d’ami, procédé que l’on retrouve également dans le roman Yann Andréa Steiner.En bref, les amateurs de Duras trouveront forcément leur compte dans ce livre mais si vous ne connaissez pas encore son oeuvre, je vous conseille plutôt de commencer par La pluie d’été ou Hiroshima mon amour qui me semblent plus adaptés à la découverte de ce grand écrivain. Culturez-vous

Artsouilleurs
08/02/13
 

Difficile de parler de cette lecture au programme du club des lectrices. De Duras, je connais peu l’oeuvre à part le magistral La douleur et Le marin de Gibraltar écrit entre Un barrage contre le Pacifique et Les petits cheveux de Tarquinia et que j’avais beaucoup aimé.Celui-ci a donc été publié en 1953, trois ans après Un barrage contre le Pacifique. On y suit le quotidien de plusieurs couples français en vacances en Italie. Il y fait très chaud et les activités se limitent à aller à la plage, boire des camparis, attendre la pluie qui ne vient jamais, discuter des relations amoureuses et du couple, attendre les prochains repas, aller au bal, boire des camparis, se plaindre. Au milieu de cette inaction, le feu a pris dans la forêt aux alentours et surtout un père et une mère refusent de signer le permis d’inhumer de leur fils, tué en déminant une bombe.A l’image des personnages de ce roman terrassés par la chaleur et l’ennui, le lecteur se retrouve lui aussi plongé dans la léthargie, à attendre désespérément que quelque chose se passe. Des tensions émergent (le mineur décédé, le désir d’un homme pour l’une des femmes Sara, les tensions entre Ludi et sa femme Gina, les frustrations des uns et des autres, etc.), mais au final, tout reste à l’état d’attente.

delphinesbooks
20/02/12
 

Partager ce livre c’est partager une denrée rare, … parfois je me dis il y a les gens qui l’ont lu et ceux qui ne l’ont pas lu.C’est une histoire de vacances en Italie, dans une maison sur la côte amalfitaine, au bout d’un chemin, à quelques minutes de la mer. Deux couples et un petit garçon.Le livre commence au réveil, les nuits sont longues et souvent sans sommeil, accablées de chaleur.Toutes les décisions sont difficiles à prendre : mettre le chapeau sur la tête de l’enfant, descendre à la plage, prévoir le déjeuner.Il y a un homme qui a sauté sur une mine là-haut dans la montagne. Ses parents ne veulent pas s’en aller. Il y a une bonne qui n’en fait qu’à sa tête.Sara figure centrale du roman, mère du petit, cristallise les émotions exacerbées par la chaleur. Elle fait la planche dans la mer « qui pénètre alors dans l’épaisseur des cheveux jusqu’à la mémoire ».Un homme avec un bateau va bousculer la torpeur, la mésentente de ces vacances italiennes. Il provoque la lassitude des femmes et le désir de Sara qui se retrouve dans le sien.L’écriture coupée et lente de Marguerite Duras, les bals de village, les bitters Campari que l’on boit sans compter.L’émerveillement de l’écriture lorsqu’elle semble disparaître pour nous faire la part belle. Descendre le chemin qui mène à la plage, donner de l’air aux cheveux de l’enfant. Suivre à la trace le souffle de Duras qui nous enveloppe dans un livre magnifique. Un roman écrit pour soi. L’invasion de l’été, un bonheur intense de lecture comme il en existe peu. Un livre que l’on rachète après l’avoir donné, sans jamais regretter de l’avoir fait. L’idée presque parfaite de la littérature telle qu’on la voudrait toujours.-« Et c’est ça l’amour. S’y soustraire, on ne peut pas » Consultez la critique sur le site Lectrices.fr

Lectrices
06/11/09

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.15 kg

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