Les raisins de la colere

STEINBECK, JOHN

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 18/08/47
LES NOTES :

à partir de
8,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

À sa sortie de prison, Tom Joad trouve la ferme familiale abandonnée et le puits à sec... Que s'est-il donc passé durant ses quatre années d'absence, pour que
les métayers de l'Oklahoma quittent ainsi leur pays par familles entières ? Tout cela au moment même où vient d'éclater la crise financière de 1929...
7 personnes en parlent

Une epopée dans l'Amerique des années 39, la grande depression. tOm sort de prison et decouvre avec stupéfaction que sa famille doit quitter la ferme. Ils font alors la route vers la californie pour un boulot, une terre. On suit leurs aventures avec des descriptions magnifiques et longues que l'on accorde tres bien avec les photographies de Walker Evans. Personnellement j'en ai fait le rapprochement, javais ses photos dans la tete quand je le lisaisUn livre a lire

Mayuha
14/11/10
 

Auteur incontournable dans le paysage de la littérature américaine, Steinbeck est notamment connu pour ses peintures d’américains moyens dans un pays ravagé par la crise boursière de 1929 et par les sécheresses qui jetèrent des milliers d’Américains sur les routes. Immortalisés par les livres de Steinbeck et les photographies de Dorothea Lange, ces milliers d’américains subirent tour à tour la grande dépression et le « dust bowl ».Dans « les raisins de la colère », Steinbeck dresse le portrait d’une famille, les Joad. Métayers de père en fils, la terre est tout ce qu’ils possèdent. Quand Tom Joad, le fils de la famille, revient chez lui après quatre ans de prison, il découvre sa maison ravagée, ses champs ensemencés jusque sur le pas de la porte, son puits bouché. Suivi par l’ancien pasteur Jim Casy, il retrouve bientôt les siens, logés provisoirement chez son oncle. On lui explique que les banques ont saisi leurs terres, qu’on les a chassé. Qu’à cause du Dust Bowl qui a ruiné les cultures, les Joad n’ont pas pu honorer leurs dettes. Reste un espoir, la Californie. Un pays « de lait et de miel », où on n’a qu’à tendre la main pour cueillir une orange, une pêche, où l’on peut avoir une jolie petite maison blanche au milieu des vergers. Bientôt, toute la famille se met en route et quitte l’Oklahoma. Mais arrivés sur place, la déconvenue est à la hauteur des espérances de ces pauvres gens, qui découvre une terre d’exploitation, le mépris des californiens envers les « okies », la faim…On estime qu’environ trois millions de gens ont migré, entre 1933 et 1935, vers la Californie, principalement de petits fermiers venant de l’Arkansas et de l’Oklahoma. On estime également que le roman de Steinbeck est une peinture des plus fidèles de la vie de ces pauvres gens. Voyage au fil de la mythique route 66, « Les raisins de la colère » offre un récit touchant, et une réflexion intéressante sur les hommes et la terre. La terre est ce dont tout homme rêve. A travers Tom Joad, le lecteur se révolte : un homme ne devrait pas avoir à quitter une terre pour laquelle ses ancêtres se sont battus, et qui a nourris des générations de sa famille. Un homme se sent chez lui, quand il a trimé sur un champ pour en tirer sa subsistance. On se révolte également au sujet de la politique d’embauche en Californie (on fait venir 5000 hommes quand on a que 1000 places, on les pousse à la famine, de manière à pouvoir les payer le moins possible), les arrestations arbitraires, la violence et le mépris des adjoints californiens…Roman passionnant entrecoupés de courts chapitres plus généraux, on se prend d’emblée d’amitié pour les Joad (enfin, pour la plupart de ses membres. Personnellement, j’ai eu beaucoup de mal à supporter les caprices de Rosasharn et de Ruthie, les deux filles de la famille), en particulier Tom et sa mère, un personnage fort, prêt à tout pour garder sa famille unie. Des dialogues vifs, des personnages hauts en couleur, et une peinture très réaliste d’une période très dure de l’histoire américaine font de ce roman un incontournable.

wellreadkid
03/08/10
 

[...] Les Raisins de la colère, un texte colossal qui donne leur voix à ces centaines de milliers de migrants qui, après avoir été volés de leurs terres, sont venus en Californie chercher une vie meilleure ; ces migrants sacrifiés sur l’autel du capitalisme qui, sans Steinbeck, auraient probablement été des oubliés de l’Histoire.Voilà un texte engagé, avec un parti pris total, parfois aveuglant, qui défend les opprimés du capitalisme. Le récit des Joad est entrecoupé par de courts chapitres exceptionnels qui résonnent du chœur impressionnant de tous ces Américains. Sans cesse, Steinbeck alterne les points de vue, passant des Joad à ce chœur, nous rappelant que les Joad ne sont qu’une poignée de victimes parmi d’autres.Steinbeck brosse le portrait naturaliste d’une famille ordinaire, où comme dans l’ancien temps, plusieurs générations vivent sous le même toit dans une répartition des rôles bien définie. Chacun tient la place qui est la sienne au sein de la famille ; les aïeuls et les hommes prennent les décisions, les femmes aux fourneaux, les enfants préservés au maximum des soucis des adultes. Humbles, pauvres, ils ont passé leur vie à travailler. Ils sont rustres, ignorants des choses du monde, mais travailleurs et terriblement attachants. Car cette famille, comme tant d’autres, est profondément liée à la terre qui les a vu naître, vivre et mourir. Certes, ils ne connaissent rien au reste du monde, mais leur connaissance de la nature est incomparable. Et c’est la force de ce roman : l’amour de la nature qui jaillit, puissant, est écrasé par le capitalisme.Parce que c’est la logique capitaliste qui a poussé ces gens hors de leurs terres. La quête à la rentabilité incite à laisser pourrir les fruits dont la récolte serait trop coûteuse, laissant mourir des milliers de travailleurs à deux pas des champs.25, 20, 15 cents de l’heure… avec le chômage, la valeur humaine ne cesse de baisser, le travailleur devient une main d’œuvre jetable. Le système tire, tire sans cesse sur les salaires, jusqu’à ne pouvoir s’acheter qu’une bouchée de pain par journée de travail accomplie. Ils sont pris en tenaille et ne peuvent même pas faire grève, car la faim et la fatigue les anéantirait définitivement. Si les travailleurs ne sont pas capables de s’organiser pourdéfendre leurs droits (au moins un contrat de travail, des revenus fixes, etc.), ils savent néanmoins faire preuve de solidarité dans la misère.L’exploitation, la déchéance, mais aussi la solidarité, la compassion, l’amour de la nature, font des Raisins de la colère un roman à la portée universelle, au souffle exceptionnel qui résonne terriblement fort aujourd’hui. Ne soyez pas intimidé par ce monument de la littérature américaine, même si les premières pages peuvent dérouter, notamment à cause du langage argotique et du rythme lent — à l’image de ces gens ordinaires broyés par le système.L'article entier sur Bibliolingus :http://www.bibliolingus.fr/les-raisins-de-la-colere-john-steinbeck-a112819008 Bibliolingus : un livre par semaine, dans Postérités, Éphémères, Oubliettes et Essais ;) http://www.bibliolingus.fr

Lybertaire
12/10/14
 

Paru en France en 1947, l'action de ce roman se passe durant les années 1930, après la crise boursière de 1929. L'économie est bouleversée et beaucoup de familles se retrouvent sur les routes à la recherche d'un travail. La famille Joad que nous suivons dans ce road trip est une famille très pauvre de fermiers. Quand il décide de quitter leur État, on ressent avec eux leur espoir d'un avenir meilleur. Mais de chapitre en chapitre, tout ne va pas forcément aller vers le mieux. On perçoit alors toute la déception qu'il ressente alors que le voyage ne se passe tel ils l'auraient espérés. Au fil de ce roman, on a plusieurs thèmes qui reviennent et qui nous font ressentir tout le poids de la crise que le pays (ou le monde devrais-je dire). Ainsi, on y croise l'espoir d'un avenir meilleur ailleurs, la crise qui touche tout le pays et toutes les branches socio-professionnelles (agriculteurs, salariés, banquiers, policiers ...). Mais on y retrouve également la cruauté de l'homme vers ses semblables qui s'oppose à un autre thème récurrent dans l’œuvre qui est la solidarité que les personnes peuvent montrer envers d'autres personnes plus démunis. Les liens familiaux tiennent également une place importante. C'est l'histoire d'une famille qui reste unie malgré tout et qui ne veut pas se séparer. D'ailleurs, la mère Joad refuse dans tout le roman d'abandonner un des siens derrière ; elle explique son refus par le fait que selon elle, en cas de crise, il n'y a que la famille qui compte. J'ai tout d'abord été réticente à la lecture dans les quatre premiers chapitres. Je ne comprenais alors pas où l'auteur voulait en venir (surtout le chapitre avec la tortue) mais j'ai tout de même continué ma lecture et je dois bien avouer que je ne le regrette pas. C'est un autre de mes coups de cœur de l'année ! Cette famille est très vite attachante, elle vit des drames dont elle ne cesse de se relever plus confiante et plus solide encore. Cet ouvrage est un bon exemple pour la société actuelle plus individualiste et capitaliste que jamais. Les pauvres sont très pauvres et en chient tandis que d'autres en profitent. Ici, nous avons toutes les conséquences de la crise qui a touché tout d'abord les banques qui se sont jeté alors les agriculteurs, qui ne peuvent plus payer leurs fermes alors ils renvoient leurs employés qui se délocalisent pour chercher du travail etc. De plus, je l'ai également aimé parce que les personnages ne sont pas caricaturaux, ils sont authentiques. On éprouve une réelle sympathie pour toute la famille qui se bat pour sa survie et qu'on suit à travers tous ses drames sur le chemin de leurs rêves. Toutefois, pour savoir s'ils arrivent au final à les réaliser ou pas c'est à vous de le lire pour le savoir !

Titifra
17/06/12
 

Ce roman ne mérite pas une chronique de sept mille caractères car il y a tellement de choses à dire, de sentiments à expliquer après cette lecture fleuve. Donc, je me contenterai de trois mots: famille, dignité, travail. Tous les membres de la famille Joad méritent le titre de héros. Man, la mère, est le ciment de la famille. Elle sait que lorsqu'il ne reste plus rien, il y a encore l'amour des siens. Être séparés reviendrait à admettre que le peuple a perdu devant les propriétaires terriens: "nous sommes ceux qui vivront éternellement. On ne peut pas nous détruire. Nous sommes le peuple et le peuple vivra toujours." Même son époux admet qu'elle soit le "chef de clan", la référence lorsqu'il faut prendre une décision de survie. Dans cette épopée tragique où les travailleurs cherchent désespérément un emploi dans un monde du travail miné par la spéculation et considérant peu les employés comme de nouveaux serfs, Steinbeck dresse un tableau effroyable de la misère, provoquée et entretenue par la Banque et les riches propriétaires. Le peuple est assimilée à une armée lâchée "sans bride ni harnais". Chassé de ses terres par le Tracteur, symbole civil du tank, il migre sur la route 66, "la route de la fuite" mais aussi de l'espoir de jours meilleurs en Californie. Or, cet espoir s'effiloche au fil du temps. "Dans l'âme, les raisins de la colère se gonflent et mûrissent, annonçant les vendanges prochaines". La famille Joad et leurs compagnons de misère luttent non seulement contre la faim, mais aussi contre la perte de leur dignité. Etrangers, Hokies, dans leur propre pays, ils ne reconnaissent plus le monde dans lequel ils survivent au jour le jour. A force de brimades, d'enfants mourant de faim, la colère gronde. Steinbeck les compare à une armée en marche: "et un jour, toutes les armées de cœurs amers marcheront toutes dans le même sens. Elles iront toutes ensemble et répandront une terreur mortelle." A la fin du roman, le geste de l'oncle John envers son neveu est hautement symbolique. Il exprime à lui seul toute l'incompréhension d'un peuple qui ne veut que travailler, avoir un toit, et ne pas être considéré comme des bêtes ou des esclaves modernes. Certes, cette fresque n'est pas rose, mais sa lecture est indispensable car elle est le "porte parole" de ceux qui se taisent et subissent. vivi

vivicroqueusedelivres
12/02/12
 

Ce livre, c'est de l'espoir en cellulose.Quand on l'ouvre, on ne s'attend pas du tout à lire ce qu'on découvre. On ne s'attend pas à ce que ce livre soit aussi fort, que le nombre de pages ne soit pas du superflu, que tout dans ce livre nous fait passer par de multiples émotions.On a peur, on est heureux, on s'inquiète... on vit tout en même temps que cette famille. John Steinbeck écrit merveilleusement bien. Quand on le lit, on est comme envouté : on ne peut détacher les yeux des mots qu'il a écrit. Son livre est absolument passionnant, même si au départ, le sujet n'est pas vraiment folichon. Personnellement, je ne trouve pas que c'est le sujet le plus original qu'on ait jamais trouvé, cependant c'est aussi l'époque qui veut ça. Les personnages sont terriblement crédibles et soudés. C'est un peu la famille qu'on aimerait avoir en quelque sorte, sans leurs problèmes, rien que pour leurs unions et leur entraide. C'est vraiment admirable de rester autant unis avec des problèmes pareils... je pense que plus d'une famille se serait déchirée. Habituellement c'est plutôt ça qu'on lit : des familles qui se déchirent dans le malheur. Les Raisins de la Colère est un livre qui se recommande pour son histoire, mais surtout pour sa beauté des mots.Qu'attendez-vous pour le lire ?!

MademoiselleLuna
26/10/11
 

Les Raisins de la colère (en anglais : The Grapes of Wrath) est un roman de John Steinbeck publié en 1939. L'auteur reçoit pour cette œuvre le prix Pulitzer en 1940. Il reçoit également le prix Nobel de littérature en 1962 pour l'ensemble de son oeuvre.Steinbeck retrace ici le parcours d'une famille les Joad lors de la Grande Dépression de 1929. Ils sont contraints de quitter leurs terres en Oklahoma ravagée par la sécheresse, ruinés par les banques. Et comme beaucoup d’autres, ils partent pour la Californie cette terre promise où tout sera plus facile.C'est un voyage difficile parsemé d'obstacles, la haine, la mort vont les accompagner… Un livre fort, inoubliable dont on ne ressort pas indemne , un livre à lire absolument Nena

nena1
15/08/11
 

Format

  • Hauteur : 20.40 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.50 kg

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