Les saisons de la nuit

MCCANN, COLUM

EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 20/12/99
LES NOTES :

à partir de
7,50 €
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Ebook

SYNOPSIS :

" ce roman parle de new york, d'amour, de mariages mixtes, de terrassiers qui creusent des tunnels, de bâtisseurs de gratte-ciel qui dansent sur des poutrelles à des centaines de mètres au-dessus de la ville. C'est peut-être le premier vrai roman consacré aux sans-abri, à
ceux qui vivent au-dessous et à l'écart de la cité prospère. on sent que colum mccann a fréquenté ces lieux-lâ : dans une langue qui procure un plaisir presque physique, il évoque avec une rare puissance ce présent qui empeste et ce passé qui oppresse. " frank mccourt.
8 personnes en parlent

A travers deux époques (les années 90 et le début du XXe siècle) Colum McCann nous fait vivre avec un SDF, Treefrog et des ouvriers terrassiers dont le personnage central est Nathan Walker. On plonge complètement dans le "nid" de Treefy, son quotidien, des compagnons d'infortune et des parcelles de sa vie passée heureuse. Mais on plonge également sous l'Hudson avec les ouvriers courageux et perclus de rhumatismes.Ces deux destins, le premier dont on découvre le passé en puzzle et le deuxième dont on va découvrir la saga familiale, vont se croiser et même fusionner....Un roman très très sombre et violent parfois aussi qui frappe là où ça fait mal et qui touche aussi au plus profond des tripes. J'ai apprécié la note d'espoir tout de même !J'adore l'écriture de l'auteur mais j'avais préféré "Et que le vaste monde..."

saomalgar
20/04/15
 

Sans détrôner Et que le vaste monde poursuive sa course folle dont je garde un excellent souvenir, cette plongée dans les sous-sol de New York fut toutefois un bon moment de lecture. J' ai adoré les première pages, certaines passages y sont particulièrement marquant à mon goût Colum McCann aurait pu écrire tout son roman sur ce simple sujet. J' ai trouvé intéressante sa manière d' aborder et de créer des parallèles entre les exclus de la société quelque soit les époques. On ne peut ressortir indifférent d' une telle lecture tant elle laisse peu de place à l'espoir.

Lacazavent
15/12/14
 

Ce livre est fabuleux, très bien construit, énigmatique et émouvant. Les personnages sont attachants. On nous raconte au début du XXème siècle la vie de Nathan Walker, il est noir et travaille à la construction du tunnel de la ligne de métro qui relie Manhattan et Brooklyn à New York. C'est l'histoire de Nathan et sa famille, la vie à Harlem, les lois raciales... En parallèle, à la fin du XXème siècle, c'est l'histoire de Treefrog, un clochard qui vit dans les tunnels de New York. Ces deux histoires vont finir par se rejoindre...L'histoire est "juste", dramatique et inoubliable. Les émotions sont très fortes, on a souvent les larmes aux yeux mais ce livre est à lire absolument !

Aproposdelivres
22/10/14
 

Un grand roman sur l'amitié, un grand roman sur New York, sur les conditions de vie dans cette ville de ses habitants entre 1916 et les années 90, sur le racisme, les mariages mixtes mals vus, la pauvreté, la misère..... Toute la vie des personnages de ce roman a pour toile de fonds soit les tunnels de New York, soit les gratte-ciels, sans lesquels New York ne serait pas New York. On assiste à leur terrassement ou à leur construction. Faits historiques et faits romancés se mêlent. À la suite d'un accident du travail lors du creusement d'un tunnel deux des survivants se lient d'amitié, malgré leurs différences, l'un est blanc l'autre est noir. Si ces différences n'existent pas au cours du travail, face au danger, elles réapparaissent à l'extérieur. Cette amitié va se poursuivre au cours des 3 générations que nous suivons. Un roman aussi sur la vie des clochards new yorkais... On se demande un peu ce que le personnage Treefrog, habitant sous la ville dans un tunnel ferroviaire, le Goulag, vient faire au milieu de ce livre....patience...J'ai beaucoup apprécié l'écriture, le style. Connaissant un peu New York, j'ai retrouvé des images, des odeurs, une agitation, une vie, un cadre. Un grand plaisir JPV

JPV11
13/06/13
 

Une colonie cosmopolite,bigarrée, émaillée d'hommes aux rêves et aux ambitions diverses éviscère les entrailles de New-York. C'est-là que réside Treefrog, en marge d'une de ces nombreuses cryptopoles. Au milieu de ces saloperies de rats, des excréments et autres shoots, il tente de survivre, de conserver une once d'humanité dans cette ** de chienne de vie. Combien d'années déjà? Trois, non quatre! Car Treefrog n'aime que la symétrie, la parité parfaite et salvatrice. Cette lubie régente sa vie. Un coup de couteau donné, il s'inflige le même sort. Oui de vie! Son trip, c'est pas la coco comme ces autres barjots d'Elijah et consorts. Non lui il s'envoie en l'air! L'altitude, l'équilibre, à sept mètres au-dessus des autres, sur des poutrelles métalliques, il défie le monde. Dans ce désœuvrement, il s'octroie le luxe de rêver, de cartographier sur papier millimétré son petit monde, de répertorier ses souvenirs. C'est dans cette fange, que Treefrog tente d'oublier qui il est, de fuir ce bordel passé, d'échapper à son carcan.Loin de ce dénuement, Nathan Walker creuse. "Un, deux, trois, un coup de pelle, et retour", c'est son leitmotiv. Dans un boyau glaireux au squelette de bois et de métal, grouillant de déchets et de fossiles, quatre hommes avancent lentement au rythme de leur pelle vers leur destin. L'un deux Con O'Leary y perdra la vie. de tunnel, de sacré tunnel dévoreur d'hommes, créateur de veuves et d'orphelins. Nathan lui, le Black, le sale nègre y échappera. Il n'aura de cesse d'y retourner dans cette saloperie de trou, car au fond, dans la pénombre et la moiteur, les hommes ont la même couleur.Là-haut, en surface, la ségrégation sévit. Harlem expose sa couleur et sa différence. Peu à peu, l'étau du malheur et de la fatalité se resserre autour de Nathan Walker.Quelques décennies plus tard, Treefrog semble enfin voir le jour poindre dans son obscurité.Hormis la ségrégation et la fatalité qui sévit autour d'eux, nos deux héros semblent marcher dans les pas l'un deux l'autre, à la recherche d'un lien invisible qui pourrait les unir. Colum McCann nous entraîne dans les bas-fonds New-yorkais, dans ces villes tentaculaires où le jour et la nuit se confondent. Une autre vision de la croissance de big Apple , où violence et nourriture sont synonyme, où argent rime avec coke, où seule la mort est une délivrance à cette ** de vie. Entre misère et racisme, entre violence et amour, l'auteur nous raconte l'histoire de l'Amérique. Un livre qui vous happe, un récit funambulesque où le lecteur cherche souvent son équilibre afin de ne pas chavirer... PM

Pasdel
17/05/13

Ce livre m'a vraiment enthousiasmé, car il est prolifique. La trame narrative fait s'imbriquer deux époques : la première situation est contemporaine, la seconde est une remontée au cours du XXeme siècle.La première situation nous présente Treefrog, marginal qui vit dans les souterrains du métro. La seconde la vie de Nathan Walker, ouvrier noir employé dans les chantiers de construction des tunnels du métro. Et ces deux histoires vont finir par faire une seule et même épopée.J'ai trouvé beaucoup d'intérêt à ce texte : la description des ouvriers m'a plongé chez Zola (dont je vous parlerai bientôt !), on y sent le racisme envers les noirs, envers les couples mixtes et envers les métisses, on plonge dans la violence des individus délaissés par la société contemporaine, avec leur monde secret, étrange, sale et inhospitalier. J'ai vraiment été embarqué dans des recoins que je ne soupçonnais pas, et cet aspect d'aventure est pour moi un point important dans un roman. Car, que ce soit au fond d'un tunnel, au sommet d'un gratte-ciel en construction ou dans les souterrains du métro, je me suis vraiment retrouvé plongé dans ces univers, qui deviennent familiers dans le roman alors qu'ils me sont totalement inconnus.C'est au final un livre noir dans tous les sens du terme : il parle des noirs, des pauvres, des opprimés, et le suspens est maintenu jusqu'au bout de savoir quel est le lien entre Nathan Walker et Treefrog.

Yohan59
03/01/13
 

Durant une large partie du roman, le lecteur suit les destins de Treefrog, sans abri vivant dans les tunnels du métro de New York, au début des années 90, et de Nathan Walker, à partir de 1916 et tout au long du vingtième siècle, Nathan qui fut un des ouvriers ayant creusés les dits tunnels.On apprendra ce qui unit ces deux hommes à la fin du roman, Colum McCann faisant ainsi le lien qui permettra de tracer l'histoire d'une même famille.Les saisons de la nuit est également un hommage à la Big Apple, une ville aux multiples visages et laissés pour compte, que l'on voit en partie se construire, du point le plus bas, c'est-à-dire sous terre, au point le plus haut, parmi les poutrelles des buildings en train d'être édifiés.Il est également question ici d'amour, de liens familiaux, de racisme, d'aliénation, de drogues...Un roman d'une rare force, aux personnages principaux touchants, liés qu'ils sont par l'idée de filiation. Maltese

Maltese
10/07/11
 

« C’est seulement sous terre que la couleur est abolie, que les hommes deviennent des hommes. »« Seigneur, j'suis tellement au fond du trou, quand je lève les yeux, je vois que le fond. »A New-York nous admirons les buildings, nous arpentons les galeries du "subway", empruntons les nombreux tunnels qui servent à désengorger la ville et à relier les différents" borough" en entre eux. Ces constructions et infrastructures sont nées au début du siècle en accompagnant l’essor de la grosse pomme. Mais que savons-nous des hommes qui l’ont fait ?Parallèlement, deux histoires se mettent en place, et finiront par se rejoindre pour ne faire plus qu’une.A début du siècle, ce sont Nathan le noir, Sean, Vanucci l’italien, Con l’irlandais qui creusent tels des forçats des temps modernes tout droit sortis d’un roman de Zola, le tunnel qui relie Brooklyn à Manhattan ( probablement celui là même qu’empruntent les passagers de l’aéroport Kennedy) .« Il y a eu beaucoup de morts dans le tunnel, mais c’est une loi que ces hommes-là acceptent :Tant qu’on vit, on vit, et puis plus rien. »Quatre personnages reflet de la société américaine, qui vivent, ou survivent, se soutiennent mutuellement face aux accidents, à la maladie, au racisme puant, aux préjugés. « L’obscurité les dérobe aux regard : bien que mariés, ils vivent une histoire d’amour illicite. »Hiver 91, Teefrog le clochard, l’homme des rues, ou plutôt des sous terrain, nous entraine là où les touristes ne vont jamais. Mais au juste qui est Teefrog ?Ce roman est construit avec beaucoup d’intelligence ; alternativement nous changeons d’époque, et suivons les uns et les autres au gré de leurs vicissitudes et de leurs petits bonheurs. Progressivement nous apprenons à les connaître, passons les générations pour qu’enfin se lève le mystère Teefrog.Avec minutie, et beaucoup de réalisme Colum McCann, rend ici hommage aux hommes de l’ombre, aux laissés pour compte, à ceux qui n’ont pas profité de l’essor économique de la ville, à tous ceux que New-York cachent et dénigre.Ce roman est triste, mais plein d’humanité, et j’ose dire qui éclaire le lecteur sur une ville qui n’est pas que néons, boutiques de luxe, et grosses limousines. Il m’a kidnappée, serrée très fort, remuée, fait sourire parfois, attendrie, révoltée. Je l’ai aimé. C’est le second ouvrage que je lis de Colum McCann ; jamais 2 sans 3, dit-on…

mimipinson
05/06/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.19 kg

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