Les saisons de la solitude

BOYDEN, JOSEPH

livre les saisons de la solitude
EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 19/08/09
LES NOTES :

à partir de
23,20 €

SYNOPSIS :

Traduit en quinze langues, salué par Jim Harrison, Le chemin des âmes, premier roman aussi ambitieux qu'obsédant, a révélé Joseph Boyden comme l'un des meilleurs écrivains canadiens. Les saisons de la solitude reprend la trame de cette oeuvre puissante, entremêlant deux voix et deux destins : Will, pilote indien Cree, plongé dans le coma après une agression ; Annie, sa nièce, revenue d'un long et pénible voyage afin de veiller sur lui. Dans la communion silencieuse qui les unit, se lisent leurs
drames et conflits les plus secrets. Prend alors forme une magnifique fresque, individuelle et familiale, qui nous entraîne de l'immensité sauvage des forêts canadiennes aux gratte-ciel de Manhattan. Ce roman saisissant, porté par la poésie brute de Joseph Boyden et l'humanité de son regard, a été couronné à l'automne 2008 par le plus grand prix littéraire canadien, le Giller Prize. « Ce qui fait le prix du roman de Joseph Boyden, c'est son inestimable authenticité. » Library Journal
6 personnes en parlent

Seconde lecture d' un ouvrage de Joseph Boyden, autant j'avais adoré Le chemin des âmes autant là je suis passée à côté. J' ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l' histoire et à me faire une petit idée du chemin sur lequel l'auteur voulait nous emmener, les incessants changement de narrateur sans que rien ne l'annonce m' ont perdue, perdue dans les histoires, dans les personnages, dans les points de vues dans l'action. J' avais en permanence besoin de trois ou quatre pages pour retrouver à nouveau le fil. Une lecture laborieuse pour une histoire qui de prime abord m' avait paru pleine de promesse. Déception

Lacazavent
12/12/13
 

Un Boyden , ça va ! Deux Boyden , le manque se fait déjà sentir ! Ça commence à ressembler à de l'addiction profonde là ! Le Chemin Des Ames m'avait enthousiasmé , Les Saisons De La Solitude vient conforter une premiere impression deja flatteuse...Jeune ecrivain Canadien né en 1966 , Boyden d'origine Irlandaise , Ecossaise et Indienne signera coup sur coup trois romans magistraux , véritables hommages au peuple Cree et témoignages du rapport à la nature qui se délite au contact " bienfaisant " de l'homme blanc...Moonsonee , petite ville du Canada . Will git sur un lit d'hopital , victime d'une énieme agression , plongé dans un coma profond . A ses cotés , Annie , sa niece , de retour de la grande ville afin de veiller sur cet oncle qui les a élevé elle et sa soeur Suzanne , et de maintenir tant bien que mal ce lien ténu qui le raccroche à la vie . De ce postulat de départ , l'auteur nous délivre un somptueux roman à deux voix . Deux confessions étourdissantes de la part de Will ( et son subconscient ) et d'Annie visant à exorciser un passé qui les poursuit et les hante viscéralement . Annie , sur les conseils de sa meilleure amie Eva , infirmiere de son état , instaurera avec son oncle un rituel journalier consistant à lui narrer oralement par le menu ses diverses et infructueuses tentatives pour retrouver Suzanne , sa jeune soeur ayant fui la communauté Cree avec Gus pour répondre aux appels tentateurs de la grande ville , promesses d'un avenir forcément meilleur ! La famille de Gus nourrira , des lors , un ressentiment proche de la haine aupres de la famille d'Annie en général et de Will en particulier ! Marius , véritable cauchemar ambulant , ne manquera jamais une occasion de le harceler , de le meurtrir . L'acrimonie suinte , le drame est désormais inévitable . Annie , assistée de son ange gardien Gordon , SDF muet et mystique rencontré en chemin , aura le meme parcours météorique que sa soeur cadette . Fraichement débarquée à New-York , elle se lancera également dans le mannequinat et se noiera dans ces fausses amitiés , ces faux semblants , cet alcool et cette drogue omniprésents , signes factices d'une réussite non moins illusoire . Boyden , par ce biais , opposera deux modes de vie que tout sépare . Une ville aseptisée déifiant l'argent à une nature sauvage glorifiant les valeurs ancestrales ! Le choc est frontal et violent mais loin d'etre ininteressant ! Parallement à ce récit , Will se dévoilera comme jamais . Affirmant son amour immodéré pour sa famille , ses racines et hélas un alcool omniprésent , source d'autant de drames irréparables ! Lui et ses deux potes passent alors leur temps à chasser , boire , contempler une nature qui ne cesse de les émerveiller , boire , faire face aux exactions toujours plus blessantes de Marius , boire...On l'aura compris , si la piccole était un sport olympique , nul doute que ces trois rigolos décrocheraient les trois premieres places , haut la pinte ! Un alcool destructeur , autant sur le plan familial qu'identitaire . Devenu sédentaire , le Cree semble désormais s'éloigner de ce qui fut son héritage familial , son rapport à la nature et ses bienfaits . Un évenement que je ne peux que taire poussera Will à s'éxiler quelques mois , renouant ainsi avec le mode de vie de ses aieuls et offrant alors au lecteur quelques chapitres d'une beauté saisissante ! Boyden écrit simplement mais tel un Cyrano de la plume , à la fin , il touche au coeur ! Le lecteur en prend plein l'affect ! Le récit sonne juste . L'émotion , sans verser dans le lacrymal , est de tous les instants ! Deux personnages centraux , deux récits poignants et épiques au service d'une saga familiale intimiste et touchante . Des sujets forts tels que la vengeance , la rédemption , la recherche d'un ailleurs prometteur mais totalement chimérique . Une nature magnifiée qui vous donne envie de prendre illico presto votre billet pour le Canada ! Mais pas avec Costa Croisiere étonnament ; ) . Les Saisons De La Solitude ont soufflé le chaud et le froid , il ne me reste plus qu'à me rendre Là-haut Vers Le Nord...Il se dégage de ce périple un souffle puissant , unique...Ouvrez-vous à ces grands espaces sublimés dont Boyden en est désormais un des narrateurs incontournable !

TurnThePage
06/11/13
 

J'ai pris un plaisir partagé à lire ce roman. En effet, les grands espaces, l'histoire de ces indiens du nord m'a insufflé un peu de plénitude et m'a donné à réfléchir mais pour le reste tout cela m'a semblé bien long. L'écriture est parfaitement maîtrisé mais je ne pense pas réitérer l'aventure "Boyden".

Cyan
01/09/12
 

Une lecture agréable pour ce livre qui s'intéresse aux indiens vivant dans le grand Nord canadien et aux méfaits de la drogue et de l'alcool dont souffrent bon nombre d'entre eux. Mais il y a pas mal de longueurs, notamment les descriptions de chasse.

fdm77
18/06/12
 

« Les saisons de la solitude » est un livre très dense. Au fil d’un récit croisé, le lecteur découvre l’histoire d’une famille indienne et ses déboires face à une bande de dealers.Le récit de l’oncle Will explique la haine de Marius, un indien compromis dans le trafic de drogue et la disparition de Suzanne, sa nièce. Son récit est aussi un superbe voyage dans le territoire indien, au cœur des traditions des trappeurs.Annie, l’autre nièce de Will et sœur de Suzanne, enquête aussi sur la disparition de sa sœur. Son récit est en fait une confession sur le lit d’hôpital de Will qui est dans le coma suite à une dernière agression de Marius.L’intrigue se dévoile au fil des pages. Le lecteur apprend à connaître cette famille, leurs amis, leurs coutumes indiennes. Mais l’auteur nous entraîne aussi au Canada et à new-York dans le monde du mannequinat. Il en ressort un grand contraste entre la vie sauvage dans la nature indienne et la vie surfaite des « jet-setters » new-yorkais.Ce qui nous montre toute la beauté de la nature et l’intensité des sentiments d’amitié de la communauté indienne.Le style est agréable, descriptif voire poétique. Le lecteur vibre au contact de la nature et des grands espaces. C’est aussi plein d’émotions, c’est effectivement « une fresque magnifique » qui se termine bien.

jostein
07/03/11
 

Will est un pilote de la forêt, le meilleur. Et quand l’eau gazeuse fait défaut, il boit son whisky avec de l’eau de la rivière. C’est ainsi que débute le récit du vieux pilote et trappeur indien qu’il adresse, du fond de son coma, à ses nièces Annie et Suzanne. Annie, qui vient au chevet de son oncle dans cet hôpital près de Moosonee, dans l’extrême nord du Canada, Annie, donc, parle à cet oncle plongé dans le coma et le récit tisse peu à peu l’histoire de cette famille Cree confrontée à la perte de ses traditions et ravagée par l’alcool et la drogue. La force de ce roman réside dans la solitude poignante de ses deux héros. Leurs récits, tout d’abord éloignés l’un de l’autre, vont peu à peu retracer leur histoire et les drames qui l’émaillent. Ce sont ces combats intérieurs, décrits dans un style sans fioritures, qui sont l’ossature du roman .Et les péripéties du drame, distillées avec une parcimonie et une lenteur terriblement efficaces, tiennent le lecteur en haleine. Ce roman est une magnifique épopée dramatique, illustrée de descriptions grandioses comme les paysages. L’auteur excelle dans les descriptions de l’univers canadien. Le face à face du chasseur et de l’orignal, la chasse aux oies sauvages, les pièges à castors, tout cela est décrit de façon fort belle, la chasse n’étant qu’un moyen de subsistance pour l’homme qui fait son offrande de tabac à l’animal mort pour se faire pardonner. Ce sont là, à mon avis, les plus beaux passages du roman. Les scènes de la survie du vieil indien dans la solitude glacée des forêts du grand nord sont particulièrement réussies. J’ai aimé ces alternances, ces mélanges entre traditions indiennes et assimilation de la vie moderne. Par contre, le manichéisme parfois trop appuyé de l’auteur m’a gênée ainsi que cette complaisance dans l’évocation de la vie décadente des jet-setters.

lafillekili
01/07/10
 

Format

  • Poids : 0.56 kg
  • Langage original : ANGLAIS

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