Les secrets de l'ecole d'autrefois savoir lire, ecrire, compter

JEURY, MICHEL

EDITEUR : ROBERT LAFFONT
DATE DE PARUTION : 01/09/2005
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SYNOPSIS :

L'école républicaine de Jules Ferry aura bientôt cent cinquante ans. Une vieille dame dont les débuts inspirent une forte nostalgie. Ses secrets sont-ils encore valables aujourd'hui?0300Apprendre à lire, écrire et compter. Voilà la première mission de lŽécole et de lŽenseignement. À la fin du XIXe siècle, sous la poigne de Jules Ferry, formidable défenseur de lŽécole publique et républicaine, cette ambition devint un devoir sacré. LŽenjeu était énorme. La difficulté aussi. Il fallait dŽabord «apprendre à apprendre». En quelque sorte inventer la base des pédagogies. Lutter contre lŽabsentéisme colossal des enfants de la campagne. Lutter contre ces milliers de parents qui étaient bien loin de partager la conviction des maîtres dŽécole et doutaient que lire, écrire, compter puisse servir à quelque chose. Lutter aussi contre des préjugés religieux et violents qui déniaient à la République athée et laïque le droit moral de transmettre ces savoirs. Mais lŽécole, les maîtres, les «instits», ceux que lŽon a un jour appelés les hussards noirs de la République, se sont battus comme des diables. Et cela a marché.Un peu après la Première Guerre mondiale, on a estimé quŽil ne restait plus que 1% dŽenfants illettrés. Comment sŽy prenait-on? Comment lŽécole parvenait-elle à cette réussite, alors que lŽon sait plus que jamais aujourdŽhui combien lŽentreprise est difficile?Michel Jeury répond à ces questions en rappelant les techniques et les principes d'enseignement d'autrefois, ces méthodes pédagogiques qui ont formé nos parents, grands-parents et arrière-grands-parents. Il le fait sans nostalgie mais avec humour. Le livre abonde dŽextraits des cahiers dŽécole dŽalors, les exercices, les dictées, les «devoirs». Il est aussi riche de souvenirs, dŽune chair dŽexpérience. Il sŽagit de comprendre, avant de les juger, comment travaillaient les maîtres dŽautrefois.Le but nŽest pas de découvrir une école parfaite. LŽécole de la IIIe, IVe République, celle du début de la Ve République n'avait ni toutes les vertus ni tous les vices dont
la parent nos mémoires et l'inquiétude devant nos échecs. Elle était seulement une réussite modeste pour une ambition formidable.0400Lire, écrire, compter: cŽest à cela quŽexcellaient lŽécole de Jules Ferry et même lŽécole dŽautrefois, avant Jules Ferry. A-t-on perdu ses secrets? La méthode des anciens est développée, détaillée, discutée à longueur de pages dans les manuels de lŽépoque et les revues pédagogiques, telles que «Le Manuel général» ou «LŽÉcole nouvelle».Il suffit dŽy aller voir. Alors, quelle moisson!Essayons de nous souvenir. Lire, écrire, compter... Était-ce difficile? Évitons une réponse précipitée. Méfions-nous de cette machine à dorer la pilule quŽest la mémoire adulte.Je me rappelle avec une joie immense la première phrase que jŽai lue: pa-pa sè-me de la sa-la-de. Elle se trouvait à la troisième ou quatrième page de mon livre. Elle tombait juste pour moi, parce que mon père semait vraiment de la salade, et beaucoup dŽautres choses. CŽétait un bel exemple de méthode syllabique classique. Je ne crois pas que papa-sème-de-la-salade bouleverserait beaucoup dŽenfants du XXIe siècle. Dommage.En moi, elle provoqua un déclic. Dès ce jour, jŽaimai la lecture. On vivait dans un monde simple, nourri de mots simples. Les auteurs de syllabaires puisaient aisément dans cette manne.Une fois la graine en terre, en attendant quŽelle germe et que la salade arrive dans le saladier, la suite ne fut pas pour moi aussi facile que le laissait présager ce premier triomphe. JŽaimais la lecture, mais pas la maîtresse censée me lŽenseigner. Cette rude et forte femme me terrifiait. LŽHistoire me tomba dessus, en juin 1940, avant que jŽaie fini mon apprentissage. Suivit une rentrée folle, une classe remplie à ras bord par les réfugiés dŽAlsace, du Nord, du Pas-de-Calais... Nous étions soixante-dix ou quatre-vingts dans une salle prévue pour la moitié de ce chiffre. Plus de leçons dignes de ce nom. Je me retrouvai je ne sais comment tout au fond de la classe, au milieu dŽAlsaciens plus âgés que moi. Pour sŽamuser, ils finir
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Format

  • Hauteur : 24.20 cm
  • Largeur : 15.60 cm
  • Poids : 0.32 kg

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