Les sioux

HASSRICK, ROYAL B.

livre les sioux
EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 30/12/93
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

C'est le peuple des légendaires Sitting Bull, Crazy Horse et Red Cloud, celui qui a infligé à l'armée américaine ses plus grandes défaites. De George Catlin et Edward S. Curtis à Danse avec les loups, les Lakotas ou Sioux des plaines ont fasciné l'homme blanc, et ces nomades chasseurs de bisons, guerriers farouches, sont devenus, plus que tous les autres Indiens, des personnages à part entière de notre culture. En s'attachant à comprendre leur propre vision du monde, ce livre nous fait pénétrer au coeur de l'univers des Sioux au moment de l'apogée de leur culture (1830-1880). Une culture où la guerre est essentielle
au fonctionnement de la société et où l'individu est continuellement appelé à se dépasser. De leur organisation guerrière, politique et religieuse à leur vie sociale et familiale, de l'art à la vie quotidienne, en passant par les relations entre les sexes et les rapports entre parents et enfants, c'est une société humaine complexe et fascinante qui s'anime sous nos yeux. Nourri des témoignages privilégiés, des récits et des légendes recueillis par Royal B. Hassrick qui a vécu auprès des Lakotas, ce livre est l'ouvrage de référence irremplaçable sur un des plus grands peuples de l'Amérique indienne.
1 personne en parle

Je suis un guerrier Oglala, de la grande nation de ce que vous appelez les sioux. Ce matin, je suis allé sur la colline, et là j'ai vu dans le lointain, ce gros nuage de poussières qui s'enfuyait vers l'horizon, diminuant peu à peu, jusqu'à devenir un point gris dans le ciel. C'était l'immense troupeau de bisons que l'on chassait naguère sur nos terres. Le noble animal sauvage ne manquait pas encore dans nos vertes prairies. Il suffisait alors de le cueillir comme un fruit mûr, de le ramassait comme l'écorce du Waga chun. En ce temps-là, toi l'homme blanc, tu n'étais pas encore venu souiller nos terres. Tu n'avais pas d'avantage dilapidé nos ressources pour satisfaire ton orgueil. Nous étions un peuple fier et soucieux de nos traditions, nous vivions en tiyospe, sous la responsabilité de nos quatre grands chefs, les Shirt Wearers. Il n'y avait point de début, point de fin dans notre vie, nous n'étions qu'un instant sur la spirale du temps. Et puis tu es arrivé, tu as voulu tout diriger, tout régenter. Tu as détruit nos repères, brûlé nos coutumes, abandonné nos ancêtres, et aveuglément nous avons fini par te suivre dans ce désert caché que tu nous offrais, réduisant nos terres comme nos espérances. Oui nous avons lutté vaillamment comme sait le faire un sioux armes à la main, à demi nu pour nous rapprocher de notre mère nature. Nous avons sacrifié nos frères nos enfants pour défendre ce qui nous appartenait, souviens-toi de tes morts, rappelle-toi de la bataille de Greasy Grass et de Crazy Horse. Moi je me souviens j'y étais. J'ai vu la nation Sioux en marche, unie, refuser de partager ta définition de la liberté. Mais il était déjà trop tard, nous étions déjà gangréné par tes vices et ta cupidité. Le cheval de fer devait passer et tu ferais tout pour qu'il passe, et puis ce fut le tour des émigrants, déboulant de nulle part en cohorte de chariots, imprégnés de cultures et de langues nouvelles, nous cloisonnant inéluctablement dans des territoires de plus en plus restreint que tu appelles réserves. Ton chef n'avait cure de notre civilisation, n'ayant d'yeux que pour l'assimilation dans sa jeune nation, tout prétexte fut bon pour assouvir ses rêves d'unité. Nous perdîmes nos maisons, nos dieux, nos visions s'étriquèrent dans un monde devenu carré. Certains d'entre nous tentèrent de fuir au nord, vers les grandes terres, mais ce n'était pas nos terres. Jamais tu ne nous laissas une once de répit, une lueur d'espoir. Nous étions une bête traquée, apeurée et toi tu guettais, attendant l'hallali qui vint finalement vers toi. Tu nous pris traitreusement nos derniers chefs Crazy Horse puis Sitting Bull comme tu nous usurpa nos fiefs en utilisant ta fourberie et tes bâtons de feu. J'étais là et je n'ai rien pu faire, j'assistais impuissant à la chute de mon peuple autrefois si puissant comme je vois disparaître à leur tour les bisons dans ces vastes plaines qui ne sont plus miennes. Je descends de cheval et je chante, je cri mon désespoir dans ce chant pathétique, dans cet hymne à mon peuple. Je pleure d'avoir perdu mes visions, d'avoir perdu mon passé. Je m'apitoie sur cet avenir que je n'aurai plus. Je vous implore Wi, Skan, Maka, Inyan, vous les esprits supérieurs, ayez pitié pour nous. PM

Pasdel
29/06/13
 

Format

  • Hauteur : 22.50 cm
  • Largeur : 14.50 cm
  • Poids : 0.47 kg