Les sirenes de bagdad

KHADRA, YASMINA

EDITEUR : JULLIARD
DATE DE PARUTION : 15/05/06
LES NOTES :

à partir de
9,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Yasmina Khadra nous entraîne avec ce nouveau roman dans le gouffre irakien. Son héros, un Irakien de vingt ans, né dans un village au milieu des sables où perdure depuis toujours un mode de vie archaïque, avait espéré faire des études à Bagdad. Depuis que l'invasion des troupes américaines l'a renvoyé dans son bled, il végète en écoutant palabrer les gens du village. Il y a ceux qui regrettent Saddam, ceux qui espèrent tout des Américains, et les tenants du radicalisme islamique... Un jour, à la suite d'un attentat, les G.I's. débarquent en force et contraignent les habitants à sortir de chez eux. Aux yeux du jeune homme, ils commettent
l'irréparable en jetant hors de son lit son père, à demi nu. Pour un garçon élevé comme il l'a été, le spectacle de son père humilié est absolument insupportable. À cet instant, l'image qu'il a de lui-même est irrémédiablement détruite. La descente aux enfers d'un jeune homme broyé par le terrorisme. Fuyant son village, dérivant jusqu'à Bagdad, il se retrouve dans une ville déchirée par une guerre civile féroce. Sans ressources, sans repères, miné par l'humiliation, il devient une proie rêvée pour les islamistes radicaux. Recruté, manipulé, il sera conduit à se sacrifier pour une cause à laquelle il n'a jamais cru...
9 personnes en parlent

Yasmina Khadra nous emmène en Irak, dans le paisible village de Kafr Karam, pendant l'intervention militaire américaine (invasion, occupation..., je vous laisse juge...) et la chute de Saddam Hussein.La violence finit par rattraper ce village et un jeune bédouin offensé dans ses traditions se transforme en terroriste.L'écriture est toujours aussi puissante mais il manque un je ne sais quoi pour rendre ce livre vraiment passionnant.

Ninie
04/02/09
 

Les sirènes de Bagdad Comment un jeune homme d'un village reculé d'Irak se retrouve enrôlé chez les jihadistes au moment de la guerre en Irak.Comme toujours avec Y. Khadra, une réalité très bien écrite et qui plonge le lecteur dans le vif du sujet.

beraud@archimed.fr
03/11/15
 

Les sirènes de Bagdad Comment un jeune homme d'un village reculé d'Irak se retrouve enrôlé chez les jihadistes au moment de la guerre en Irak.Comme toujours avec Y. Khadra, une réalité très bien écrite et qui plonge le lecteur dans le vif du sujet.

90010532
19/09/14
 

Kafr Karam. Un petit village aux confins du desert Irakien. On y débat devant la télévision, et surtout on s'y ennuie, on attend, loin de la guerre que viennent de déclencher les pays occidentaux et qui embrase le reste du pays. Mais le conflit, avec son lot de brutalités, d'incompréhensions et de bavures tragiques va finir par rattraper cette région où la foi, la tradition et l'honneur ne sont pas des mots vides de sens. Et quand une nouvelle humiliation vient profaner ce qu'un Bédouin a de plus sacré, alors s'ouvre le temps de la colère et de la riposte. U ne vengeance et sans merci, car désormais seul le sang pourra laver ce qui a été souillé.Superbe roman qui nous montre comment le manque de respect et la non connaissance d'une culture ou d'une religion peut entrainer une incompréhension qui découlera sur une violence aveugle.En partant d'évènements réels, l'auteur nous dresse a travers l'histoire de ce bédouin qui n' a rien d'un fanatique le tableau de la situation en Irak . C'est superbement écrit et l'auteur nous fait réfléchir a nos a priori, que le bien n'est pas dans un camp et le mal dans l'autre et que la réalité est plus complexe.C'est un livre qui dénonce intelligemment le fanatisme et qui résonne longtemps dans notre esprit. http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/

Zembla
08/12/13
 

Dernier volet de la trilogie Yasmina Khadra nous fait voyager cette fois-ci aux confins du désert iraquien, dans une petite bourgade paisible où l'on débat politique le soir au café. Kafr Karam, loin de l'occupation américaine, loin du tapage de Bagdad, et pourtant un jour l'improbable arrive un soir. Un raid éclair des soldats américains va à jamais transformer la vie de notre jeune narrateur. Certainement le livre le plus intimiste de cette trilogie, Les sirènes de Bagdad décrivent le lent cheminement d'un bédouin vers le terrorisme humain. Chute en douceur avec de perpétuelles remises en question, mais qui inexorablement doit l'entraîner vers cet acte final que le lecteur attend. Cette introspection nous mènera de Bagdad à Beyrouth, dans ces milieux terroristes où l'on forge les futurs martyrs de la Révolution islamiste, mais aussi dans ces lieux où l'on fourbi ses armes contre l'Occident. Les sirènes de Bagdad est le seul ouvrage de la trilogie à parler directement de l'Occident, de sa politique vis-à-vis de l'Islam et de ses pratiquants, à dénoncer le clivage et le manque de compréhension des occidentaux à l'égard de l'Orient. On sent les tensions, le fossé au travers des chapitres qui se déroulent à Bagdad notamment. Un roman où l'on prend le temps de la méditation, de la maturation, un peu comme le narrateur qui se recueille longuement avant de se décider. Une fin lourde de menaces mais qui présager également une lueur d'espoir.

Pasdel
26/01/13
 

Comment devient on terroriste? Une question qui va servir de fil conducteur de ce roman. Comment un jeune bédouin, inoffensif, pauvre et vivant à l'écart du monde décide t-il de devenir une bombe bactériologique en plein Londres ou Paris ou New York? Yasmina Khadra ne prend pas position. Il constate les faits et sa réponse privilégie le "choc des civilisations". En effet, lorsque l'Américain pénètre avec fracas dans la maison d'un vieillard et l'humilie devant ses fils, l'humiliation est à son comble pour ceux ci et les amènent à franchir la ligne jaune. Cependant, si le roman est un réquisitoire contre la guerre en Irak, Yasmina Khadra s'insurge contre les cerveaux des groupes terroristes qui exploitent la misère et l'ignorance des jeunes hommes pour faire d'eux des "chairs à canon". Le dialogue entre l'écrivain et son ancien camarade, un intellectuel qui a épousé la cause terroriste est le point culminant du récit. Il interroge sur le fonction d'un intellectuel et ses combats . A lire avec attention. Victoire

tran
11/05/12
 

Dans la continuité de L’attentat, ce livre nous fait découvrir la vie dans Bagdad à travers un personnage que l’on voit s’enfoncer dans un destin de plus en plus sombre. Une vision intérieure très intéressante de la guerre Irakienne et de l’intervention des Américains dans celle-ci. Ce livre est tout intéressant que L’attentat mais il m’a moins marqué, sûrement parce que je n’ai pas pu le lire d’un coup contrairement au précédent, mais l’histoire est tout aussi dure.

Elinor
28/02/12
 

J'ai découvert Yasmina Khadra en assistant à une de ses conférence au salon du livre. Je n'avais jamais lu de livres de lui, je ne savais même pas que c'était un homme, je le connaissais seulement de nom parce qu'on parlait de lui, de ses romans, dans l'actualité. J'ai beaucoup aimé ce qu'il a dit ce jour-là, sur comment il en ai venu à lire, écrire, d'où lui venait son pseudonyme. C'est donc pour cela que j'ai eu envie de lire un de ses romans. Mon choix s'est donc porté sur Les sirènes de Bagdad. Le narrateur, jeune adulte, vit dans un petit village irakien, où il décrit sa vie pendant l'occupation américaine qui finalement n'a pas beaucoup d'impact, au début, sur sa vie si ce n'est qu'il a du arrêter ses études, car l'université fermait, qu'il y a moins de bus pour aller à la ville, jusqu'au jour où la télé arrive au café du village. Elle donne lieu à des débats sur l'occupation, les nombreux attentas à Bagdad et dans le pays. Et puis petit à petit, quelques attentats ont eu lieu dans la région, quelques bavures également de la part de l'armée américaine, notamment le bombardement d'un mariage. Un matin, l'armée débarque chez lui pour soit disant, arrêter des terroristes, ils malmènent sa famille, son père, handicapé qui n'a même pas le temps de s'habiller, ce qui le choque profondément. Suite à cet événement, il décide de partir pour Kaboul et de faire payer, par le sang, les américains pour cette humiliation.J'ai beaucoup aimé le sujet abordé par ce roman. Dans notre monde occidental, on voit cette guerre toujours du même point de vue, c'est-à-dire celui des américains, même si on n'est pas toujours d'accord avec eux, mais on sait très peu de chose sur les Irakiens, comment le vivent-ils ? Quelles sont leur façon de vivre, leur coutumes ? Pourquoi tous ces attentats ? Même si ce roman n'est qu'une fiction, Yasmina Kadrah nous ouvre les yeux sur cette réalité, nous fait comprendre la vision du monde qu'ont les Irakiens.

Hipi
04/06/10
 

Coup de coeur Yasmina Khadra : « A travers mes livres, je prends l’Occidental par la main et je l’emmène au commencement du malentendu. Je le sensibilise et lui prouve que ce monde-là ne traverse pas une crise idéologique mais politique.» «Certains croient, à tort, que le terrorisme est une seconde nature chez les Arabes et les musulmans. Or, ce sont précisément ces derniers qui en souffrent le plus et qu’on essaye d’isoler ainsi dans leur tragédie.»Voici un romancier qui n'a pas peur de saisir à bras- le-corps une actualité que la plupart des romanciers se contentent de suivre. Après "L'attentat", l'an dernier, enquête sur une femme kamikaze, Khadra franchit un cap avec "Les sirènes de Bagdad". Ce roman rythmé, nerveux et sec, décrypte l'itinéraire qui conduit un jeune Bédouin sans histoires, désireux de s'intégrer à la société nouvelle que promet la chute du régime de Saddam Hussein en Irak, vers le terrorisme le plus dur. Khadra ne juge jamais; ses personnages sont en proie aux contradictions qui agitent les acteurs d'un conflit: peur, conviction, fanatisme, lâcheté, héroïsme, inconscience...

Format

  • Hauteur : 20.60 cm
  • Largeur : 13.10 cm
  • Poids : 0.40 kg
  • Langage original : ARABE

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