Les sorcieres d'eastwick

UPDIKE, JOHN

livre les sorcieres d'eastwick
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 02/04/91
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à partir de
9,30 €

SYNOPSIS :

L'amérique des années soixante-dix, époque d'aspirations confuses, mal affranchie des tabous religieux, de la morale et du sexe. A eastwick, une petite ville de province, trois femmes divorcées, adeptes des pratiques occultes, trois sorcières, exercent sur les hommes et leurs concurrentes le pouvoir que leur confièrent et leur
charme, et leur liberté, et leur perversité. l'arrivée de van horne, incarnation du malin, déclenchera une tragédie. par son goût du pouvoir absolu, jane, alexandra et sukie en appelleront en jenny aux forces maléfiques pour se débarrasser de jenny, leur disciple devenue leur rivale et, donc, leur victime de prédilection.
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Si dès le départ, Updike réussit à camper la personnalité de ses trois héroïnes et à installer l’ambiance de la petite ville de province des seventies qu’est Eastwick, force est de constater que son style n’est pas évident à lire. Longues phrases, paragraphes faisant parfois plus d’une page, descriptions interminables et pas de chapitres bien définis : on a parfois du mal à reprendre sa respiration !Au-delà du manque de fluidité de l’écriture, j’ai bien aimé l’histoire d’amitié teintée de rivalité ainsi que la quête d’émancipation, à la fois matérielle et sexuelle, des trois héroïnes, qui reflète finalement celle de toutes les femmes de cette décennie : nous sommes en effet en plein dans l’époque des grands mouvements féministes, comme le Women’s Lib. Néanmoins, j’avoue avoir eu du mal avec certaines scènes un peu crues qui ont heurté ma petite âme sensible !La fin m’a laissé une impression mitigée, je trouve qu’elle est contradictoire avec le reste du roman. En effet, l’une des choses qui m’ont plu dans cette histoire, c’est la totale amoralité donc Alexandra, Sukie et Jane font preuve, que ce soit dans la vie quotidienne ou dans la pratique de la sorcellerie. Elles mènent leur existence comme elles l’entendent, refusent de se laisser embarquer dans les contraintes qu’imposent le fait d’être mère de famille, et ne se soucient pas de l’opinion publique. Or la façon dont elles parviennent finalement à quitter Eastwick est on ne peut plus conventionnelle, pas digne de ces femmes libérées ! Une fin qui a d'ailleurs valu à Updike d'être taxé de machisme, voire de misogynie.J’ai cependant été contente de découvrir John Updike, qui est considéré comme l’un des grands écrivains américains contemporains et que je n’avais encore jamais lu. Et beaucoup aimé cette phrase d’Alexandra, à laquelle je souscris totalement : Il faut imaginer sa vie. Alors, les choses arrivent.Dernier point : il existe une suite, Les veuves d’Eastwick, qui est le dernier roman écrit par Updike, décédé l’année dernière.

ElizabethBennet
14/03/10

Format

  • Hauteur : 17.90 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.24 kg

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