Les chaussures italiennes

MANKELL, HENNING

EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 22/10/09
LES NOTES :

à partir de
7,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

A soixante-six ans, Fredrik Welin vit reclus depuis une décennie sur une île de la Baltique avec pour seule compagnie un chat et un chien et pour seules visites celles du facteur de l'archipel. Depuis qu'une tragique erreur a brisé sa carrière de chirurgien, il s'est isolé des hommes. Pour se prouver qu'il est encore en vie, il creuse un trou dans la glace et s'y immerge chaque matin. Au solstice d'hiver, cette routine est interrompue par l'intrusion d'Harriet,
la femme qu'il a aimée et abandonnée quarante ans plus tôt. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient juste de recommencer. Le temps de deux solstices d'hiver et d'un superbe solstice d'été, dans un espace compris entre une maison, une île, une forêt, une caravane, Mankell nous révèle une facette peu connue de son talent avec ce récit sobre, intime, vibrant, sur les hommes et les femmes, la solitude et la peur, l'amour et la rédemption.
13 personnes en parlent

Fredrik a mis sa vie entre parenthèses pendant douze ans en s'isolant sur une île avec un chien et un chat. Il n'attend plus rien de la vie mais celle-ci lui réserve encore quelques surprises. La visite d'Harriet va être l'élément déclencheur pour que Fredrik fasse le point sur sa vie. Il n'a fait que fuir et mentir et il met les choses au clair. Ce livre est agréable à lire et même si ce n'est pas un coup de coeur j'ai apprécié cette lecture. On finit par s'attacher aux personnages et j'ai beaucoup aimé le lien qui se retisse entre Harriet et Fredrik. J'aurais voulu avoir les images des paysages décrits en même temps que je lisais ce livre, ce doit être magnifique. J'ai été un peu surprise par le titre du livre car s'il y a effectivement une histoire de chaussures italiennes ce n'est pas le thème principal de l'histoire. Sandrine(SD49)

SD49
13/01/11
 

Un roman sur la cinquantaine, ce qui m'a peu touché (enfin, pas encore...) Des personnages tous haut en couleur, mais peut-être un peu trop, dans la grisaille de l'île. Une référence à "Tea-Bag" que j'avais beaucoup aimé par son côté engagé, mais celui-ci l'est beaucoup moins, comme si l'auteur n'osait plus, et que le gris de l'île regnait en maître partout. Ceci dit, j'ai beaucoup appris sur les chaussures et Le Caravage. L'image que je retiendrai : Celle d'une caravane sur un bâteau de pêcheur en route pour l'île grise. Alex-Mot-à-Mots

AlexMotaMots
10/10/10
 

Un homme seul, Fredrik, exilé volontaire depuis 12 ans sur une île perdue de la Baltique. Pas de perspectives, pas d’avenir. Une vie entre parenthèses.Tout bascule quand surgit Harriet, en déambulateur sur la glace… Son amour de jeunesse abandonné 37 ans auparavant vient lui demander d’honorer « la seule promesse vraiment belle » qui lui ait été faite.Véritable road movie au pays des glaces, des trolls, des forêts profondes et des lacs pour une quête de la vérité au bout de soi-même.Henning Mankell ménage le suspense tout au long de ce roman incroyablement optimiste malgré son univers glacial. Justesse des analyses psychologiques dans cette observation de l’humanité : la solitude, la culpabilité, la lâcheté, la peur, la mort, l’amour, la paternité, mais aussi les relations hommes / femmes, les rencontres… Les états d’âme sont décortiqués tout en finesse avec pudeur pour une leçon de vie et de rédemption.Un très grand Mankell à savourer au coin du feu !

Iana
06/01/10
 

Coup de coeur Les descriptions de son île m'ont fait voyager. J'y ai rencontré des personnages attachants, tant par leur diversité, leur joie et leur souffrance que dans leurs réactions empreintes d'émotion.

Ancien chirurgien orthopédique, Frédérick, 70 ans, vit seul sur son île. Un chat, un chien, et la visite quotidienne de Jansson, le facteur, voilà son quotidien depuis 12 ans. Après avoir fait une erreur médicale gravissime, il a décidé de se retirer du monde. Mais tout ne va pas se passer comme prévu.Un soir d'hiver, il aperçoit sur la mer gelée, une femme qui se déplace vers lui, accrochée à son déambulateur. C'est Harriet, la femme qu'il a plaqué il y a plus de 40 ans. Elle ne lui reproche rien, elle voudrait juste qu'il tienne une promesse évoquée avant son départ : l'emmener au bord du lac qu'il fréquentait enfant. Ce sera sa seule demande, Harriet est gravement malade. La rencontre avec cette femme qui va lui faire quitter son île va alors être le début d'un autre regard de Frédérik sur sa vie ou plutôt sa non-vie.Je connaissais Henning Mankell pour ses romans policiers et je le redécouvre avec un roman bien différent. Ici, nous découvrons des personnages hauts en couleur, ancrés dans leur solitude, leur douleur ou leur passé. Je me suis laissée porter par la sobriété et la finesse de l'écriture de Mankell qui dresse le portrait de personnages complexes, à la recherche du bonheur et de la rédemption et ce dans la cadre magique de cette île polaire.

floaimelesmots
20/08/12
 

J'ai mis cent pages à rentrer dans l'histoire. J'ai même pensé abandonner mais heureusement, j'ai persévéré et je me suis prise d'affection pour ces êtres atypiques qui ont décidé de vivre en marge de la société, sur une île ou dans une forêt. Mais vivre en marge ne signifie pas vivre seul et c'est l'expérience de la resocialisation (même limitée) que va vivre notre anti-héros, médecin qui a tout quitté suite à une grave erreur médicale. En apprenant qu'il a une fille de 37 ans, il va aller à la rencontre de la vie et se reconstruire. Ce roman est un réquisitoire contre la majorité bien pensante qui n'accepte pas que l'on sorte du lot, contre le gouvernement suédois qui ne met pas l'argent là où il le faudrait mais c'est surtout un hymne à la vie et à la famille, celles qui nous est léguée ou celles qu'on se trouve. Peut-être pourrait-on reprocher à Mankell d'avoir parsemé son histoire de plus de morts que nécéssaires mais il nous faut, à l'opposé, lui rendre hommage pour son choix des symboles: les chaussures italiennes en sont un exemple mais la fourmilière reste celui que je préfère.

cocalight
21/04/12
 

Après Tea Bag, c'est le deuxième livre que je lis d'Henning Mankell. Je croyais me lancer dans la lecture d'un polar, puisque cet auteur est surtout célèbre pour ses romans policiers avec l'inspecteur Wallander. Mais je me suis rapidement aperçue que ce livre était un roman. Je crois pouvoir dire que j'ai eu un vrai coup de cœur pour ce livre. Fredrik Welin est un homme blessé, il s'est isolé des autres en vivant depuis douze ans, seul avec son chien et son chat dans une île de la Baltique avec comme seul contact, le facteur. Un jour d'hiver, il voit apparaître sur la glace, Harriet, la femme qu'il a abandonnée sans explication, il y a trente-sept ans. Elle est très malade et elle lui demande de tenir une promesse qu'il lui avait faite autrefois : aller voir un lac aux eaux noirs. Ils vont partir tous les deux pour un voyage en voiture dans la forêt suédoise enneigée et silencieuse à la recherche de ce lac. Durant ce voyage, Fredrik va rencontrer au fond des bois Louise, puis Giaconelli, un vieux cordonnier de génie qui lui confectionnera ses chaussures italiennes. L'homme solitaire est alors rattrapé par son passé et il décide enfin de l'affronter plutôt que de s'enfermer sur lui-même. Il rencontrera alors Agnes, Sima et je n'en dirai pas plus... Un récit sensible, écrit tout en délicatesse et avec beaucoup de justesse, les personnages sont terriblement attachants. Un livre magnifique et poignant. Un grand coup de cœur !

Aproposdelivres
07/09/11
 

Ce roman d'Henning Mankell est moins noir et moins profond que ceux que j'ai pu lire auparavant ("Le retour du professeur de danse" et " Profondeurs").Fredrik a perdu de son intensité à force de vivre seul sur son île. Lorsqu'il retrouve Harriet, il est certes étonné de la revoir, mais on ne ressent pas d'amour. Il regrette de l'avoir abandonnée sans la prévenir, il est touché par sa maladie, il va donc réaliser ses moindres désirs mais il ne semble pas avoir de sentiment profond.De même, quand il découvre sa fille, il y a peu d'émotion et il les quittera toutes deux à la prmière dispute.Avec Agnès, une patiente dont il a gâché la vie suite à une opération, l'impression est identique. Il a un grand sentiment de culpabilité mais son égoïsme est plus fort. On a l'impression qu'il cherche simplement à faire la paix avec lui-même.Sa fille, elle aussi, fait preuve d'égoïsme quand elle pense être spoliée de son héritage.Les personnages ne sont donc pas très attachants.Par contre le livre est très intéressant pour ses réflexions sur l'amour, surtout d'ailleurs la difficulté d'aimer, et aussi sur la vieillesse et la mort. Harriett a de très belles tirades sur la rupture, la haine et le pardon.On retrouve aussi dans ce livre l'importance de la nature et du paysage suédois.C'est donc une très belle oeuvre, bien écrite évidemment mais que j'ai trouvé beaucoup plus sobre que les autres romans du même auteur.

jostein
29/09/10
 

Les critiques étaient dithyrambiques autour de cet ouvrage et je ne comprends pas trop cet engouement. Certes, le sujet est assez original (la vie d’un ermite bouleversée par le retour de sa fiancée quarante ans après) mais son traitement reste toutefois assez banal, et la trame narrative est un peu trop prévisible. L’écriture est bonne sans être transcendante. J’ai l’impression d’avoir entendu beaucoup de bruit pour rien ou pas grand-chose autour de ce roman : c’est un récit honnête de l’auteur suédois le plus en vue du moment.

SophieC
27/07/10
 

La vie, l'amour, la mort Un roman dépaysant. Un homme retiré sur une île de Suède, seul avec ses chien et chat, voit sa vie bouleversée par l'arrivée d'une femme qu'il a aimée. Belle réflexion sur la nature, l'amour conjugal ou parental, l'amitié, la mort, etc.

Adepte de Henning Mankel ce livre m'a un peu décu, je l' ai trouvé moins passionnant avec des longueurs et des répétitions, Ceci dit cela reste un bon moment de lecture et la fantaisie des personnage ainsi que la description des paysages nous emportent.

Gigi
28/12/09
 

Un homme, un peu bourru, vit replié sur lui-même sur une île suédoise. Fredrik Welin, ancien médecin, a quitté la profession suite à une erreur professionnel. Les jours passent sans qu'il attende quoi que ce soit de la vie. Puis, par un matin d'hiver, débarque sur la glace devant chez lui, une femme qui pousse un déambulateur. A partir de ce moment là, sa vie va basculer, et le passé le rattraper.Des femmes apparaitront, qui tour à tour vont l'obliger à se révéler. Personnages insolites, étranges, parfois fascinant.L'amour, la vie, la mort, la solitude, le mensonge, la fuite, la rédemption sont autant de thèmes dans ce roman.

Zhayah
13/11/09
 

Depuis que sa carrière de chirurgien s'est achevé sur une erreur médicale, Fredrik Welin vit solitairement sur une île, avec pour seule compagnie, un chien, un chat et des fourmis. Un jour, il aperçoit une silhouette au loin qui avance vers lui. Cette silhouette c'est Harriet, une femme qu'il a aimé et qu'il a pourtant quitté du jour au lendemain sans donné d'explications... Est venu le temps où le passé frappe à sa porte ! Henning Mankell est très connu dans la littérature policière et pourtant je dois avouer que je n'ai jamais lu aucun de ses livres. Alors quand le succès de son roman contemporain "Les chaussures italiennes" arrivent à mes oreilles, je me dis qu'il faut absolument que je le lise. Mais voilà, par moment la sauce ne prend pas, malgré le fait que beaucoup ont aimé... Tout d'abord, malgré les descriptions que nous livre l'auteur, je n'ai pas réussi à planter le décor. Pas moyen de me représenter cette île, cette maison et même ses habitants. Impossible pour moi de m'attacher au personnage de Fredrik, je l'ai trouvé distant, froid et même antipathique. Bien sûr ces adjectifs lui correspondent assez bien vu les actions qu'il a pu faire autrefois... On découvre petit à petit son histoire, sa vie, son passé. Lorsqu'Harriet débarque à nouveau dans sa vie, il est obligé de replonger dans son passé parfois nuancé de noirceur. Que ce soit sa manière de l'avoir quitté ou encore son erreur médicale que l'on peut qualifié d'inhumaine, il est vraiment difficile de ressentir de l'empathie pour lui. Il m'a donc était difficile de m'attacher à ce roman dont le personnage principal ne m'a pas touché du tout. Quant aux autres personnages, j'ai eu autant de mal avec eux. Harriet ne m'a pas semblé crédible (arrivé en déambulateur sur la glace en étant gravement malade !!!) et je ne parle pas de Louise qui m'a semblé complètement loufoque... J'ai mis d'ailleurs beaucoup de temps à le lire. Peut-être est-ce dû au style lent et froid des auteurs nordiques qui ne me sied guère ?! Bref, je ressors assez déçue de ce livre dont j'attendais beaucoup (trop peut-être ?!)

lizou59
28/08/13
 

Format

  • Hauteur : 22.00 cm
  • Largeur : 14.50 cm
  • Poids : 0.41 kg
  • Langage original : SUEDOIS
  • Traducteur : ANNA GIBSON