Trois carres rouges sur fond noir

BENACQUISTA, TONINO

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 23/07/99
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

« - Vous savez, on peut mêler l'histoire de la criminalité à celle de la peinture. Au début, on peignait comme on tue, à main tue. L'art brut, on pourrait dire... L'instinct avant la technique. Ensuite est intervenu l'outil, le bâton, le pinceau. Un beau jour, on s'est mis à peindre au couteau.
Regardez le travail d'un Jack l'Éventreur... Et puis on a inventé le pistolet. Peindre au pistolet apportait quelque chose de définitif et radical. Et maintenant, à l'ère terroriste, on peint à la bombe, dans la ville, dans le métro. Le graffiti anonyme qui saute au coin de la rue... »
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Antoine, le narrateur, travaille occasionnellement dans une galerie d’art contemporain, où il accroche et décroche les tableaux à l’occasion des expositions, pour gagner chichement sa vie. Mais il a une deuxième vie, secrète celle-là. Tous les jours, à partir de 18 heures, il se rend à l’académie de billard. Il rêve de devenir champion comme Langloff, l’ancien vice-champion de France qui lui propose de devenir son maître car il a repéré qu’il a "le truc" pour devenir lui aussi champion de billard.Un jour, alors qu’il est chargé de surveiller la rétrospective du peintre Etienne Morand, récemment décédé, il est agressé par un voleur qui vient de s’emparer de l’œuvre la plus énigmatique du peintre. L’homme en s’enfuyant agresse Antoine et fait tomber sur lui une sculpture métallique qui lui sectionne la main droite.A son réveil à l’hôpital, lorsqu’on lui annonce la nouvelle, Antoine est anéanti. Quel avenir pour un manchot ? Surtout, son rêve de devenir champion de billard s’envole.Tonino Benacquista nous propose un polar dans lequel Antoine n’aura de cesse de retrouver le voleur pour savoir pourquoi quelqu’un cherchait à se procurer une toile de ce peintre presqu’inconnu, et surtout pour se venger de celui à cause de qui il a perdu sa main.Son enquête le conduira dans le milieu de la peinture que, finalement malgré son métier occasionnel, il ne connait pas. Il sera amené à faire des recherches sur quatre jeunes peintres des années soixante - dont faisait partie Etienne Morand - qui ont crée le groupe des "Objectivistes". Sous la plume de Benaquista, un peintre fait un parallèle entre l’histoire de la peinture et celle du crime : "Au début on peignait comme on tue, à main nue… Ensuite est intervenu l’outil, le bâton, le pinceau. Un beau jour on s’est mis à peindre au couteau. Regardez le travail d’un Jack l’Eventreur… Et puis on a inventé le pistolet… Et maintenant, à l’ère terroriste, on peint à la bombe, dans la ville, dans le métro".A la lecture de ce roman dont l’intrigue est bien menée, on ne s’ennuie à aucun moment. Quelques scènes valent le détour, comme le vernissage à Beaubourg !Mais, à mon avis, le roman vaut surtout par la description très crédible du désarroi d’un jeune homme qui devient manchot. A la première personne – ce qui donne de la force à son récit - il nous dit comment il a reçu la nouvelle : "tout mon corps vient de se vider". Il nous raconte les affres par lesquelles il passe pour s’adapter à a nouvelle vie et comment il doit apprendre à devenir gaucher. Si le polar est captivant, l’histoire du héros est émouvante. Deux angles pour appréhender la lecture de ce roman

Ludeca
23/05/11
 

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.14 kg

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