Les trois medecins

WINCKLER, MARTIN

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 12/10/06
LES NOTES :

à partir de
9,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Un médecin, ça n'a pas toujours été médecin. En 1974 - vingt ans avant La Maladie de Sachs - Bruno Sachs entre à la faculté de médecine de Tourmens. Il se lie d'amitié avec André Solal, Basile Bloom et Christophe Gray, trois étudiants voués à la médecine générale. Au cours de ces sept années de faculté, ils vont apprendre leur métier, mais aussi côtoyer les militants de l'IVG et de la contraception, contester l'enseignement de mandarins hospitaliers, militer pour une médecine plus humaine... Pour devenir médecins - pour devenir des hommes
-, Bruno et ses trois camarades devront vivre plusieurs histoires à la fois : l'histoire d'une formation ; l'histoire d'un grand amour ; l'histoire d'un engagement moral et politique ; l'histoire d'une profonde amitié. Des histoires comiques et tragiques. Des histoires où l'on vit pleinement et où, parfois, l'on meurt. Comme dans un roman d'aventures. L'ambition de ce roman polyphonique est non seulement de raconter comment Bruno Sachs est devenu ce qu'il est, mais quel monde, il y a trente ans, a préparé celui que nous connaissons aujourd'hui.
8 personnes en parlent

Comme les Trois Mousquetaires de Dumas, ces Trois Médecins de Winckler sont quatre, et ruent dans les brancards au besoin.Bruno, Christophe, André et Basile ont fait leurs études au milieu des années 70, ils étaient amis, potassaient ensemble, sortaient beaucoup, s'amusaient, se soutenaient pendant les coups durs. Voici leurs souvenirs, assurément très proches de ceux de l'auteur, de la même génération...Après 'La maladie de Sachs' et 'Le choeur des femmes', j'ai retrouvé avec plaisir les mots de Martin Winckler et son approche humaine de la médecine généraliste et de la gynécologie. Il prône toujours le respect, l'observation et l'écoute. Il insiste sur la nécessité d'instaurer un climat de confiance entre le patient et le soignant, et conseille, pour ce faire, de commencer par parler, avant toute chose - avant de dégainer les instruments qui font peur, notamment...Ce récit fourmille d'anecdotes intéressantes (tragiques, amusantes...). On est tour à tour côté patient, côté soignant, côté étudiant, on reconnaît forcément des situations vécues. On s'indigne du mépris et de la connerie de certains médecins, des humiliations subies par certains malades, des épreuves qu'endurent les futurs médecins à la fac et pendant leurs stages, de l'ineptie de l'organisation des hôpitaux (cf. le rendez-vous kafkaïen pour la radio de l'estomac de Mme M.). On admire ceux qui ont l'audace de faire bouger les choses, ceux qui en prennent le temps.« ... soigner ça n'est pas une question de compétence ou d'éthique ou de titres, et ça n'est pas non plus acquérir un savoir pour prendre le pouvoir : le pouvoir c'est mortel tandis que soigner c'est pareil à aimer éduquer partager élever accompagner porter guider... » (p. 750)J'apprécie les constructions en patchwork des romans de cet auteur, elles rendent la lecture agréable et dynamique. Mais j'ai trouvé pas mal de passages superflus dans ce récit trop dilué. Il faut dire que quelques fils rouges ne m'ont pas convaincue - les intrigues amoureuses rocambolesques, notamment.Moment de lecture bien agréable malgré tout, j'ai dévoré chacun des ouvrages de Martin Winckler au même rythme et avec le même plaisir qu'un bon thriller, chaque court chapitre entraîne le suivant. Canel

Canel
01/03/15
 

Encore une fois, Martin Winckler profite d'un roman pour véhiculer ses convictions et son éthique médicale, sa vision d'une médecine humaine davantage tournée vers l'écoute et l'attention à l'autre que vers le soin technique. Pour atteindre ce but, il met en scène un quatuor étudiant autour desquels naviguent des personnages parfois à peine caricaturaux, mais globalement pertinents. Tour à tour, ce sont les étudiants, l'ancien appariteur d'amphi ou les profs qui prennent la parole pour raconter leur univers médical, les études telles qu'elles étaient dans les années 1970 (mais ont-elles réellement évolué depuis ?!), la sélection au concours de fin de première année, les stages en tant qu'externe, puis en tant qu'interne...On embarque pour les années 70, les débats et la lutte pour la légalisation de l'IVG, les conditions déplorables dans lesquels les premiers centres tentent d'exercer. On découvre aux côtés de Bruno, Christophe, André et Basile l'amour, la haine, l'amitié. On apprend avec eux à devenir des soignants attentifs aux autres, destinés à soulager et non pas à soigner à tout prix...Si Martin Winckler excelle pour raconter l'univers médical, j'avoue que je suis restée un peu plus sceptique devant les intrigues qu'il intègre à son romans, je le trouve moins bon dès qu'il veut faire vivre des "aventures" à ses héros qui sont des hommes et des femmes comme tout le monde... L'ensemble semble à peine trop peu plausible pour renvoyer une vision réaliste générale !Malgré ce bémol, je vous invite à lire ce passionnant roman que j'ai dévoré malgré son épaisseur, parce qu'encore une fois, Martin Winckler amène à s'interroger sur la médecine qui se pratique et sur la formation de ceux qui seront les médecins de demain. Miss Alfie

MissAlfie
09/10/14
 

Construit comme un roman d'aventures, Martin Winckler décrit sans ménagement la réalité des études de médecine et propose une vision humaniste de la profession de tout soignant.Un agréable moment de lecture.

alexka
11/11/13
 

Un roman chorale passionnant qui donne une vision positive et idéaliste des médecins. Les années d étude, les premières expériences avec les différents patients sur fond de combats éthiques font de l'ensemble un très bon moment de lecture.

Voilà un drole de bouquin: j'avoue que "la maladie de Sachs" m'était tombé des mains il y a quelques années, lorsqu'il était sorti et je n'attendais pas grand chose de celui ci. ET bien, voilà un titre qui m'aura bien fait mentir.J'ai adoré ce livre: vraiment, j'ai suivi avec intérêt les années d'études de ce médecin pas si hors normes que cela, ses démélés avec ses futurs confrères, les aléas de la fac de médecine...Bref, un vrai gros coup de coeur pour ce titre!

carolined
05/11/12
 

Tous pour un, et un pour tous !Les Trois Médecins reprend la trame des Trois Mousquetaires, d'Alexandre Dumas, et nous fait partager la formation de Bruno Sachs, ses 7 ans d'études de médecine, ses amis, ses amours, ses emmerdes... Rendre un hommage à Dumas était un pari difficile dans ce genre d'exercice, et Martin Winckler s'en sort brillamment. Il n'échappe pas à un certain lyrisme, qui est parfois maladroit, mais fait mouche le plus souvent.Encore une fois il croise les narrateurs, les époques, les publications, récits, scènes de vie et l'invention pure. Ce qui m'a -juste un poil- dérangée, ce sont les histoires d'amour, qui ne sonnent pas hyper justes.Mais c'est complètement contrebalancé par la galerie de portraits, tous plus vrais les uns que les autres, qui déboule au fur et à mesure des pages.C'est de plus un formidable témoignage de l'enseignement de la médecine dans les années 1970, documenté, très instructif. Assez effrayant.Il y a un côté profondément pédagogue, didactique chez Martin Winckler. C'est quelqu'un qu'on a envie de connaître, qu'on a toujours et encore envie de lire. Ici il réussit en plus à nous faire entrer dans son histoire, à la manière d'Anna Gavalda avec Ensemble, c'est tout. C'est beau une bande potes, c'est beau la vie, tout simplement. Sylvie Sagnes

SagnesSy
21/07/12
 

Les trois médecins est un roman signé Martin Winckler, écrivain et médecin français qui s’était déjà illustré quelques années plus tôt avec La maladie de Sachs, un texte restituant le quotidien d’un « docteur ». Les trois médecins s’intéresse, lui, à l’étape inférieure : la formation, le chemin à parcourir pour devenir médecin. Difficile de résumer un roman foisonnant, riche et polyphonique comme celui-ci. Pour simplifier, le livre est centré sur quatre étudiants en médecine découvrant le métier, d’abord par les (très difficiles) premières années universitaires, puis leur premier stage, avec en prime les états d’âme que celui-ci peut générer. Les apprentis-médecins se nomment Bruno, Basile, André et Christophe. Les trois médecins sont donc en réalité… quatre, comme dans le célèbre roman de Dumas (la manière dont se rencontrent nos héros est également un hommage évident aux Trois Mousquetaires). Le roman de Winckler est lui aussi une belle histoire d’amitié : les quatre étudiants deviennent vite inséparables, et on s’attache petit à petit à chacun d’eux, grâce au talent de l’auteur pour nous plonger dans leur existence, en dévoilant leur personnalité propre et leur vie privée. Il y a ainsi André le séducteur, Basile le bon-vivant, Christophe, le plus âgé, qui a beaucoup bourlingué et ne s’est jamais remis d’une blessure sentimentale, et puis le petit Bruno, qui file le parfait amour avec une de ses professeurs, et connaît par ailleurs des événements tragiques…Ce roman est absolument passionnant. Au-delà des personnages attachants, on est captivé par l’aspect historique du texte (il se déroule dans les années 70, et débute au moment où la loi sur l’IVG est sur le point d’être votée), ses nombreux rebondissements et sa structure si particulière : le lecteur passe régulièrement d’un personnage à un autre (et il y en a des dizaines !), ce qui l’égare un peu pendant une cinquantaine de pages, puis finit vite par l’enthousiasmer, dans la mesure où les changements réguliers de narrateur apportent rythme et dynamisme à la lecture. On se délecte également des chapitres restituant les conférences sur les qualités nécessaires du médecin (qui, on s’en doute, sont loin de se limiter à de simples connaissances, si pointues soient-elles), notamment son sens de l’observation qu’il doit développer au maximum (une habitude qui vire à la manie, si bien que selon le conférencier, « vous vous mettrez à poser des diagnostics rien qu’en voyant les gens entrer »). Un régal. Et le livre prend de temps à autre une dimension purement documentaire quand, entre deux aventures de nos héros, l’auteur insère des témoignages (a priori) authentiques d’étudiants, sur les raisons de leur choix d’étudier la médecine, leur première année ou encore leur premier stage. Des exemples toujours très variés et enrichissants. Évidemment, on peut tout de même trouver des défauts au roman : le manichéisme, par exemple. Nos quatre héros, si attachants soient-ils, sont un peu trop « purs et parfaits » pour être vraiment crédibles : dès leur premier jour de stage, ils se débrouillent comme des chefs et se révèlent tout de suite humains et consciencieux. Les « bons » s’opposent ainsi totalement au cynisme absolu de LeRiche, le doyen de l’université, et de son bras droit, Mathilde Hoffmann. On trouve aussi dans cette brique de 750 pages quelques passages à vide, comme l’affaire du stylo, et plus généralement les dernières séquences du texte, qui a tendance à légèrement s’essouffler et perdre en crédibilité (en particulier l’affaire Mathilde Hoffmann, particulièrement abracadabrantesque). Enfin – mais c’est plus subjectif – j’ai moins accroché à l’aspect « politique » du roman : tout ce qui concerne LeRiche et les querelles de pouvoir. L’importance de ces intrigues m’a semblé moins évidente, dans la mesure où elles n’ont le plus souvent pas de rapport direct avec l’apprentissage des étudiants. Quelques points faibles, donc, qui n’empêchent cependant en rien Les trois médecins d’être un roman passionnant, empli d’humanité, où se côtoient à la fois amitié, amour et parfois aussi la mort, et où l’on trouve avant tout une approche particulièrement aboutie des études de médecine, et par extension, de la fonction de médecin. Pour faire court : captivant, riche, émouvant et instructif. Excellent roman !

Nico17
28/10/10
 

Les années d'étude de 4 étudiants en médecine, racontées par chacun des personnages, et leurs parents ou amis, en flash back puisqu'on la narration se passe 20 ans plus tard. Le livre est en même temps l'histoire de leur formation professionnelle, celle d'un grand amour, l'histoire de l'engagement moral et politique de ces jeunes face à la responsabilité de leur futur métier, ainsi que l'histoire d'une amitié profonde et inaltérable entre les quatre compères.Passionnant, un vrai cri d'amour pour le métier (le don ?) de soignant, et de révolte contre la bétise de l'enseignement tel qu'il est prodigué. Adoré ! Même auteur que La Maladie de Sacks, roman avec le même personnage principal, mais qui se passe 20 ans plus tard. Liliba

liliba
23/12/09
 

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.64 kg