Les veilleurs

MESSAGE, VINCENT

EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 20/08/09
LES NOTES :

à partir de
8,99 €
nos libraires ont adoré les veilleurs
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Oscar Nexus a tué trois personnes dans la rue, puis il s'est endormi sur les cadavres. Nexus est un marginal auquel son emploi de veilleur de nuit n'a donné qu'un ancrage très fragile dans la réalité. Interné dans une clinique, il est pris en charge par Joachim Traumfreund, un médecin atypique et brillant. C'est à lui et à Paulus Rilviero, un officier de police, qu'on confie le soin de tirer au clair les mobiles de Nexus et de déterminer s'il est responsable de ses actes. Afin de se consacrer à ce cas intriguant, Traumfreund transfère le criminel dans une annexe de la clinique, un bâtiment situé dans un coin de montagne que l'hiver isole peu à peu. Une fois sur place, nos deux enquêteurs découvrent que Nexus est un dormeur pathologique
qui reprend nuit après nuit le fil du même Grand Rêve. Pour comprendre son crime, Traumfreund et Rilviero vont devoir s'immerger dans cet univers onirique où Nexus mène une véritable vie parallèle. Captivés par les récits du meurtrier, ils sont parfois rattrapés par le doute : comment être sûrs qu'ils n'ont pas affaire à un fabulateur ? À partir de ce fait divers, Les Veilleurs nous entraîne dans une exploration passionnante des territoires de la folie et du sommeil. Reprenant certains codes des grands thrillers hollywoodiens, l'auteur compose une fresque sur la place de l'imaginaire dans la société moderne, plus rationaliste qu'aucune autre, mais aussi fascinée par les mondes virtuels et les faces nocturnes de la réalité.
Oscar Nexus, veilleur de nuit a tué trois personnes dans la rue et s’est endormi sur ses cadavres. Interné dans une clinique, il est alors pris en charge par Joachim Traumfreund, psychiatre de renom et Paulus Rilviero, policier. L’enquête s’ouvre afin de comprendre les mobiles de l’assassin. Après avoir isolé Nexus, nos deux enquêteurs découvrent que leur patient est un dormeur pathologique qui reprend chaque nuit le même Grand Rêve et mène une vie parallèle. En partant d’un fait divers, ce roman nous amène bien plus loin dans l’exploration de la folie et du rêve. Un thriller onirique passionnant, une réflexion sur la place de l’imaginaire dans notre société. A noter aussi qu’il s’agit d’un premier roman, l’intrigue est soutenue, l’écriture de qualité, un roman prometteur pour cette rentrée littéraire.

shirley (roubaix)
Oscar Nexus, veilleur de nuit a tué trois personnes dans la rue et s’est endormi sur ses cadavres. Interné dans une clinique, il est alors pris en charge par Joachim Traumfreund, psychiatre de renom et Paulus Rilviero, policier. L’enquête s’ouvre afin de comprendre les mobiles de l’assassin. Après avoir isolé Nexus, nos deux enquêteurs découvrent que leur patient est un dormeur pathologique qui reprend chaque nuit le même Grand Rêve et mène une vie parallèle. En partant d’un fait divers, ce roman nous amène bien plus loin dans l’exploration de la folie et du rêve. Un thriller onirique passionnant, une réflexion sur la place de l’imaginaire dans notre société. A noter aussi qu’il s’agit d’un premier roman, l’intrigue est soutenue, l’écriture de qualité, un roman prometteur pour cette rentrée littéraire.
Shirley ,
Librairie
(Roubaix)
12 personnes en parlent

Suite à de bonnes critiques, j'avais envie de lire ce roman qui débute par un triple meurtre dans la rue effectué par un jeune homme, Oscar Nexus, sans aucune raison apparente. La maîtresse du maire de la ville a été tuée et le maire décide de charger un psychiatre, Traumfreund, et un policier, Rilviero, de trouver les raisons du meurtre. Ils réussissent alors, au fin fond d'une chaîne de montagne, à faire parler Nexus qui les emmène dans un monde imaginaire et onirique, qu'il construit en rêve, peuplé de différents peuples. C'est dans ce monde que se trouve la raison du meurtre. Le récit mêle toujours imaginaire et réalité jusqu'à perdre complètement le lecteur. Les phrases sont très longues, les digressions sont importantes et on est tentés plusieurs fois de refermer le roman. L'auteur s'éparpille aussi quant aux sujets abordés : il semble vouloir nous faire réfléchir surtout : l'imagination, la connaissance, la psychologie, l'exil, la ville, la mort... Un roman à l'intrigue intéressant, aux thèmes intéressants mais au style trop lourd.

caroline591
06/01/11
 

Suite aux bonnes critiques de la rentrée littéraire, j'avais envie de lire ce livre, premier roman d'un tout jeune auteur de 26 ans.L'histoire commence avec un bon scénario. Oscar Nexus, veilleur de nuit, tue un jour trois personnes dans la rue puis il s'endort sur les cadavres. Après un jugement rapide, il est condamné à perpétuité malgré l'évidence de sa folie et de son amnésie.Le maire de la ville, amant d'une des victimes, engage un policier afin de déterminer si seule la folie justifie le geste ou si il y a eu un contrat sur sa maîtresse. Pour cela, il lui adjoint un célèbre psychiatre, le Docteur Traumfrend. Ils vont tous trois s'exiler dans une construction étrange en forme de bateau, perdue dans la montagne afin d'étudier les rêves de Nexus.Puis, on suit deux mondes en parallèle. Tout d'abord le monde réel avec les soucis personnels des protagonistes, puis le monde des rêves de Nexus. Là se côtoient un prophète, qui avertit sur l'avancement du désert et nous fait donc une allusion au non respect de la nature qui engendre des dérèglements climatiques, des tribus qui se déchirent suite à leurs différences de culture.Nexus serait un personnage créé, un ambassadeur dont l'objectif est de faire le lien entre ce monde imaginaire et le "Globe", monde réel. Il aurait tué suite à une manipulation d'un xylographe nommé Darus.Puis, le policier Paulus Riviero découvre qu'en fait Nexus est un migrant de la campagne forçé d'émigrer en ville suite à la politique du maire.La fin ne nous laisse pas vraiment de réelle explication. Nexus est-il un "fabulateur pathologique", "un témoin d'un autre monde" ou "un fou"?Il est certain que Vincent Message a un potentiel d'écrivain capable de mêler le suspense, la science-fiction et le roman. Mais, je pense que ce premier essai souffre d'un style débridé. Les phrases sont compliquées, on cherche souvent qui parle. On se noie dans les détails.Je n'ai pas voulu lâcher ce livre, même si la tentation était forte car j'avais envie de savoir le réel mobile du crime. Je pensais en savoir plus sur les raisons et les conséquences de la folie. J'attendais autre chose

jostein
01/10/10
 

Oscar Nexus a tué trois personnes dans la rue. Interné dans une clinique suite à son procès pendant lequel il n'a pas décroché un mot, il est pris en charge par le docteur Traumfreund. Paulus Rilviéro, officier de police doit comprendre et expliquer les raisons de l'acte de Nexus.Je n'y comprends rien ; je lis des phrases avec des mots qui s'enchaînent mais qui souvent n'ont aucun sens pour moi. Je ne réussis pas à "entrer" dans l'histoire. Rien ne m'y accroche ! A 229 pages -sur 631 quand même !- j'abandonne lâchement. Félicitations à Ys qui a réussi à aller au bout !J'ai quand même lu quelques beaux passages, mais assez peu au regard de l'épaisseur du livre. Je ne sais pas où l'auteur veut nous emmener. On le sent très érudit, capable d'écrire avec un style bien à lui, mais il tombe parfois dans certaines facilités. Certains passages sont longs, mais loooooooooooongs, à en passer les pages d'ennui -notamment les rêves de Nexus dans le désert. Et puis, quelques tentatives d'humour -enfin, je pense que c'est ce qu'a tenté l'auteur (?)- apparaissent sans crier gare dans un roman loin d'être drôle, et de fait, tombent à plat, par exemple : " L'autre a les mains mal rasées et les joues moites" (p 122). Pour citer l'auteur tout en le paraphrasant , voici ma conclusion : "[L'auteur] tient à marcher en tête, vers l'horizon de son choix et au rythme qu'il veut, quitte à larguer son [lecteur] en cours de route ..." Yv

Lyvres
25/03/14
 

«Il comprit que l’entreprise de modeler la matière incohérente et vertigineuse dont se composent les rêves est la plus ardue à laquelle puisse s’attaquer un homme, même s’il pénètre toutes les énigmes de l’ordre supérieur et inférieur.» (Borges, Les ruines circulaires)Oscar Nexus a tué trois passants dans la rue dans la cité de Regson, avant de s’endormir sur les cadavres. Homme gris, marginal et invisible avant les meurtres, il est resté muet pendant son procès, et a été condamné à la prison à vie. Nexus est-il fou ? Est-il un manipulateur ? Samuel Drake, gouverneur de Regson, aimerait comprendre si l’assassinat de sa maîtresse, parmi les trois victimes, est un crime conçu pour l’atteindre politiquement ou un hasard malheureux. Joachim Traumfreund, psychiatre surdoué aux méthodes atypiques, et Paulus Rilviero, officier de la police judiciaire, talentueux et instinctif malgré son air balourd, sont chargés par Drake de répondre à cette question.Pour pénétrer sous la carapace mutique de Nexus, Traumfreund le transfère et l’accompagne avec Rilviero dans un lieu reculé, une maison très particulière, l’Aneph, comme un «bateau de pierres blanches échoué toutes voiles dehors au-dessus du grand pierrier gris», léguée par un architecte et ancien patient du psychiatre après sa thérapie.«Rilviero commence à entrevoir l’intérêt de l’Aneph : l’idée était de construire une demeure refermée sur elle-même et qui donne pourtant l’impression d’être un univers d’une richesse inépuisable ; de créer une infinité de chemins dans cet espace fini.» Là, Nexus va se mettre à parler et dévoiler l’univers de ses rêves, un monde parallèle où des communautés s’affrontent, un monde archaïque traversé par les questions d’aujourd’hui, désastre écologique, fanatisme, barrières d’une civilisation dominée par la raison et la cupidité et où l’imagination agonise, étouffée par la routine et les normes. Traumfreund et Rilviero vont pénétrer chaque jour dans ce monde onirique, dans lequel Nexus semble véritablement vivre, et où ils découvriront peut-être la clé de ses crimes.«Si vous viviez dans une vallée où la brume ne se lève jamais et que vous faisiez chaque nuit le même grand rêve … quel aspect de votre vie vous paraîtrait le plus réel ? Le monde solide auquel vous êtes habitué serait invisible – perpétuellement masqué par une brume terrible … épaisse comme ça. Combien de temps faudrait-il avant que vous doutiez qu’il existe encore ?»Parsemé de signes et d’influences innombrables, roman impressionnant au croisement de deux mondes et des genres littéraires, «Les veilleurs» est une ode à l’imaginaire et à l’arc en ciel des possibles.

MarianneL
13/12/13
 

Incroyable hybride de thriller policier et de quête poétique à la Gracq / Jünger / Abeille.Publié en 2009, le premier roman de Vincent Message (26 ans à l’époque) tranche, dans une production contemporaine fréquemment quelque peu timorée, par son ambition et sa maîtrise, développées en 750 pages impressionnantes.Quelque temps après sa condamnation surprise (car il présentait bien des aspects d’irresponsabilité pénale) à l’emprisonnement à vie, Oscar Nexus, un marginal asocial qui survivait dans un petit boulot de veilleur de nuit, avant d’abattre un beau matin trois personnes en pleine rue, est ré-interrogé, en profondeur, par le psychiatre non conventionnel Traumfreund et par l’ex-policier d’élite Rilviero, mandatés par le puissant politicien Drake, qui voudrait être certain que la mort de sa maîtresse, l’une des trois victimes, était bien le fruit du hasard, et non celui d’une attaque à son encontre…Bien qu’ayant gardé un mutisme obstiné pendant toute l’enquête initiale et tout le procès (ce qui n’avait pas peu contribué à la peine prononcée), suite à un changement de méthode (Traumfreund est un adepte d’une forme actualisée et subtile de l’anti-psychiatrie de Cooper, de Laing et de leurs émules) et d’environnement (une annexe de la clinique du Dr Traumfreund, située en pleine montagne, œuvre d’un architecte profondément original et lui-même ancien patient), Nexus se met, peu à peu, à parler.Se confiant aux deux enquêteurs, il raconte par le menu, en une terrifiante spirale irrationnelle pourtant de plus en plus crédible, sa précaire installation entre notre monde diurne, auquel il ne semble pas vraiment appartenir, et un autre monde, nocturne, qu’il parcourt dans ses longs rêves, observateur aux côtés de Calder, prêcheur intellectuel tentant désespérément d’y unir toutes les forces vives, prêtes à se déchirer entre elles, businessmen, militaires, artistes, savants, sectateurs religieux, au lieu de se rassembler pour faire face à l’inexorable croissance du désert dévastateur au sein de leur univers clos, et quelles circonstances issues de l’onirique l’amenèrent in fine à commettre son crime étrange…Maniant solidement tous les codes du grand thriller policier, Vincent Message réussit à l’intérieur de ce cadre apparent une formidable hybridation, dans laquelle retentissent avec force et poésie des accents de Julien Gracq, d’Ernst Jünger (celui des « Falaises de marbre », bien entendu) ou de Jacques Abeille, distillant le rêve, le doute, l’incrédulité, à chaque rebond des consciences de cette incroyable « enquête ». Une mise en abyme du pouvoir performatif de la narration, et aussi, tout simplement, du grand art, que peu de romanciers atteignent, tout particulièrement lors d’un premier roman.

Charybde2
19/10/13
 

Tout débute à cause d’un meurtre. Ou plutôt trois. Trois meurtres dans la rue, et le meurtrier qui s’endort sur le tas des cadavres. Vraiment pas commun, comme affaire. On y voit là le fait d’un fou qui, n’ayant pas tout de sa tête, a commis quelque chose d’horrible, d’inimaginable. Le procès se joue rapidement. Nexus, le meurtrier, est condamné à l’hôpital psychiatrique à perpétuité. Tout aurait pu finir là : une affaire de plus dans les faits divers sordides qui dégoutent puis qu’on oublie peu à peu. Pourtant, le gouverneur de Regson demande à un ami, qui travaillait auparavant dans la police, de se charger de ce dossier. Celui-ci, Rilviero, aidé de Joachim Traumfreund, psychiatre, enquêtent donc sur la personnalité étrange de Nexus. Retirés dans un bâtiment extraordinaire, aussi changeant que déconcertant, dont la forme prend celle d’un bateau, le duo d’enquêteurs observe Nexus à travers des écrans. Peu à peu, ce-dernier s’ouvre à eux, et leur raconte son histoire stupéfiante. De révélations en révélations, Rilviero et Traumfreund vont être confrontés à leur Raison. La laissant de côté, ils vont devoir s’ouvrir à l’Imaginaire et oublier tous les faits rationnels qui les rassurent. Vincent Message nous livre un récit où l’Imaginaire et le Réel se côtoient, où les rêves n’ont aucune limite, pas même celle du réveil. L’intrigue est portée par une plume alerte qui entraine le lecteur dans l’esprit de chaque personnage, effaçant ainsi un peu plus les limites du réel et de l’irréel. On ne lâche plus le livre, pas question de le fermer avant de savoir ce qui a motivé la mort de trois innocents. Le dénouement est incroyable, fantastique et étonnant. Il est à la hauteur des péripéties qui rythment un récit sans temps mort. On y découvre un autre monde, sans savoir s’il est réel ou non, on se pose des questions, on s’interroge. Après avoir fermé le livre, on pense avoir toutes les réponses. Pourtant, on se rend compte qu’il n’en est rien. Ce livre fait réfléchir, sans aucun doute. Ainsi, réflexion et plaisir se mêlent pour faire un mélange détonnant.

EmmaBovary
26/05/12
 

A ne pas lire sur la plage, ou dans le train, ou crevé car il faut de la concentration pour bien comprendre toutes les pistes de ce roman foisonnant. De là vient la complexité réelle, car l'auteur se perd parfois dans trop de détails qui ralentissent d'un coup le rythme d'ensemble et de ce fait découragent le lecteur aguerri. Cependant, l'idée de départ est exceptionnellement originale, la trame est soignée, l'enchaînement des idées est cohérente, et surtout la fin est très réussie. Pour un premier roman, il y a beaucoup de positif, si bien que la longueur et les ruptures de rythme ne doivent pas être un obstacle à la lecture de cet opus. Entrez dans le monde foisonnant de Nexus où se mêlent le rêve et la réalité, le mythe et la peur. Les "veilleurs" de l'histoire n'en sortiront pas indemnes, le lecteur non plus d'ailleurs. C'est un livre qu'on apprécie avec le recul, en y pensant,un peu comme Au dessous du volcan[[ASIN:2070363511 Au-dessous du volcan]alors que les deux histoires n'ont rien à voir: on est envoûté et cet envoûtement fait que, grâce à une fin ouverte, le lecteur imagine la "vraie" fin du livre. Le fantastique réussit à l'ensemble. A mon avis, ce jeune auteur est un auteur à suivre. vivi

vivicroqueusedelivres
23/02/12
 

Un homme a commis un triple meurtre et s'est endormi sur ses victimes. Un psychiatre et un policier tentent de découvrir les mobiles de l'assassin. Pour son premier roman, Vincent MESSAGE nous entraîne dans les méandres de la personnalité, aux frontières de la folie, des rêves, et du sommeil, dans l'univers des fabulateurs, des mythomanes. Le lecteur oscille, parfois se perd un peu, entre des mondes réels et imaginaires. Pendant, toute la lecture de ce livre je me suis posé des questions, j'ai été intrigué, parfois inquiet, quelquefois soulagé, mais toujours captivé, entraîné dans l'univers de l'auteur, avec de nombreux passages que j'ai trouvés très beaux, autant, par ce qui est décrit, que par le style. L'auteur flirte avec la science fiction, l'annexe de la clinique tient du vaisseau fantôme où de la station spatiale. En plus du thème principal, la place de l'imaginaire dans la société contemporaine, il en aborde de nombreux autres tel que la création divine et la théorie de l'évolution, la guerre, la tolérance, la pollution à l'échelle planétaire, l'avancée des déserts... et de petites touches de fleurets sur les médias, la sécurité, les philosophes.... Il émaille son écriture de quelques savoureux néologismes tel que " 'Avocacteurs, Stradivarier ", de deux doigts de poésie " le brouillard, que de son petit nom, on appelle matinal... ". Un bon roman, que je résume avec une phrase qui en est extraite : " Une fois que l'on a admis cela, le mur que vous tentez d'ériger entre réel et imaginaire, pour empêcher les contagions... il s'écroule comme un château de sable ".

JoelC17
28/01/12
 

Pénétrer dans les rêves d’un homme. Quoi de plus fort, de plus intense. Pénétrer dans les rêves d’un homme et s’y aventurer. Comme un corps disséqué sur le brancard, les rêves dévoilés sont autant d’entailles dans la chair nue et rosée du cadavre vivant. Raconter ses rêves, c’est perdre son intimité. Son plus profond mécanisme inconscient, riche, mystérieux, ainsi révélé; sacrilège. Mais quand il s’agit de « sauver l’humanité », on ne peut se taire. On ne peut le passer sous silence, le rêve, le Grand Rêve. C’est la clé, la clé de toute l’histoire …Il est là. Assis, ne bouge pas. Il regarde autour de lui : les hommes s’agitant, les hommes en toges hurlant, gesticulant. Ils veulent me rendre fou. Ca y est. Enfin prononcée; la peine de Mort. Nexus l’entend, ne bronche pas. Pas un seul frémissement ni raidissement. Rien. Non, Nexus, ne rentre pas dans leur jeu. Puis la clinique, l’isolement. A cause du meurtre : 3 victimes dans l’Avenue Breton; hommes et femmes. Ni prémédité, ni simple délire. Juste 3 corps, baignant dans le sang et Nexus, l’assassin, le meurtrier, dormant sur le tas humain. Ils veulent me rendre fou, ils n’y arriveront pas, Nexus, ils n’y arriveront pas. Avant que sa tête ne tombe, il faut réfléchir, fouiller, comprendre. Comprendre ce qui s’est passé, ce qui se passe, dans sa tête. Voilà le topos. T’as pas grand chose au final. Juste le dossier, quelques paperasses et puis c’est tout. Reste plus que ta tête, ta tête contre sa tête. Autant de mots à décrypter, d’évènements à traduire, que de la matière instable, volatile. Mais voilà, en même temps, c’est la dernière corde que tu lui tend, avant celle de l’échafaud. Je veux comprendre, tu veux comprendre, ils veulent comprendre. Traumfreund et Rilviero vont pénétrer dans les rêves de Nexus, se laisser emporter jusqu’où il voudra, avant la date finale. Après ce jour, tout sera fini. Plus d’espoir, plus de vie. Rien. D’abord le cadre : l’Aneph, ce grand Bateau-bâtiment, totalement chimérique, œuvre d’un fou; puis ce rêve que raconte Nexus, le rêve du Désert où il rencontre, puis agit. Des liens entre réel et irréel qui vont se faire de plus en plus visibles, juste pour aller, enfin, vers le meurtre.Pendant tout le roman, j’avais une envie folle de crier, de déchirer les pages. Oui, de déchirer les pages. Ca n’avance pas. La parole pourtant fleurissante, est plombante; l’écriture : hermétique. Impossible, ne serait-ce qu’un instant, de me laisser envahir par l’univers clinique et onirique. Rien. Je n’ai rien ressenti durant la lecture. Trop d’attentes peut-être ? Je suis derrière cette vitre teintée, où se déroule un interrogatoire palpitant, mais moi, je n’entends rien, pas un murmure, pas un mot. Juste le grésillement du néon et le bruissement des pages. T’as beau frapper, crier, t’agiter dans tous les sens; c’est inutile. L’histoire est là, écrite noir sur blanc, et file, sans toi. Un roman qui m’a lâché, abandonné, comme un vulgaire lecteur. Du moins, une chose est sûre : je n’en rêverais pas.

Loach
23/05/11
 

Je remercie Suzanne de Chez les Filles et les éditions du Seuil de m'avoir fait parvenir ce roman que je vais lire dans le cadre du challenge 1 % de la rentrée littéraire 2009. Premier roman de ce parisien né en 1983, pavé de plus de 600 pages : il a intérêt à être bien ! Bon, j'ai lu moins de 20 pages et je suis déjà conquise, accro, ne me dérangez surtout pas, je lis !« À en croire la très bonne parole, il faut que je sois fou. Ils ont réfléchi toute la nuit derrière des portes closes, et maintenant que la fatigue a fini par les mettre d'accord, ils peuvent le dire sans aucun risque de se tromper : c'est ça. L'un deux monte au créneau pour défendre cette position. Le pauvre est mal barré. Pour rien au monde je n'échangerais nos places. » (page 11, premières phrases du roman). Le narrateur, celui qui pense ça, est sur le banc des accusés, il s'appelle Oscar Waldo Andreas Nexus (30 ans) et il a tué avec un pistolet trois personnes qu'il ne connaissait pas, dans une rue de Regson, un matin de février, puis il s'est endormi sur leurs cadavres et n'a déclaré qu'une chose : qu'il avait sauvé le monde. En cinq mois, l'affaire est traitée. Le verdict : perpétuité, l'enfermement : à la clinique Bentlam où il sera observé par le docteur Joachim Traumfreund (55 ans).L'officier de police judiciaire Paulus Rilviero (47 ans) est mandaté par le gouverneur Samuel Drake pour découvrir qui est réellement Nexus et pourquoi il a agi ainsi. Car parmi les victimes, Richard Tallis (la cinquantaine, père de deux enfants) et Zhao Yuan (jeune expert-comptable qui allait se marier), il y avait Ania Walevska (la trentaine, brillante sociologue d'origine polonaise, qui était la maîtresse cachée du gouverneur).[...] Catherine de La culture se partage

Catherine2
30/04/11
 

Premier roman d'un jeune auteur, "Les veilleurs" est une pierre lancée dans le jardin de ceux pour qui prédomine l'histoire et non le style, et que nous mettons au défi de finir ce livre. Ecrit dans une langue boursouflée, prétentieuse et maladroite aux effets si ostentatoires qu'ils en deviennent grotesques, le livre s'embourbe dans une narration manquant terriblement de rythme et de fluidité. On sent à chaque page l'ambition de vouloir marier à tout prix exigence littéraire et divertissement haut de gamme. L'échec est patent tant la langue empesée saborde le récit. Une tentative et un résultat au final singulièrement naïfs.

Maynard
12/06/10
 

Je commence par reprendre LA phrase de la critique de l'Express qui résume si bien mon sentiment " Vincent Message est un écrivain, c'est sûr, il devrait juste avoir davantage confiance en lui et éviter de se cacher derrière des tombereaux de mots." Certes, il s'agit d'un premier roman, le prochain sera peut-être moins complexe, en effet l'intrigue, les personnages, les mondes réels et oniriques décrits se noient dans l'écriture extrêmement chargée (tant dans le fond que la forme !) de l'auteur. Je vous rappelle de surcroît que son roman compte pas moins de 636 pages en grand format !! Pour lecteurs avertis aimant les écritures complexes donc, il y a là un vrai roman à découvrir.

milkaa75
13/04/10
 

Format

  • Hauteur : 22.00 cm
  • Largeur : 14.50 cm
  • Poids : 0.67 kg