Les vertes lectures

TOURNIER, MICHEL

livre les vertes lectures
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 06/12/07
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SYNOPSIS :

Au fond de chaque chose un poisson nage Poisson de peur que tu n'en sortes nu Je te jetterai mon manteau d'images Ces vers de Lanza del Vasto décrivent la démarche de ces auteurs dits "pour les jeunes". Ayant des vérités trop graves à exprimer, ils les dissimulent sous des histoires de voyage, de pêche, de chasse, de naïves amours. Si les lecteurs adultes les prennent à la légère et rangent leurs livres dans le rayon du second ordre
de leur bibliothèque, c'est qu'ils ont réussi leur coup : le manteau d'images a joué son rôle. Les jeunes lecteurs, eux, ne s'y trompent pas. Ils dévorent ces vérités mystérieuses, profondes et cruelles si joliment enveloppées et qui nourrissent leur sensibilité. On dit parfois d'un enfant qui aime la lecture qu'il est « sage comme une image ». A-t-on mesuré toute la dangereuse et profonde sagesse des images ? Michel Tournier.
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Michel Tournier revisite les auteurs (et les classiques de la littérature jeunesse) qui ont enchanté son enfance : la comtesse de Ségur, Alphonse Daudet, Kipling, Jules Verne et Selma Lagerlöf. A ce sujet, voici un magnifique passage : « Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson de Selma Lagerlöf. Le livre est là sur mes genoux, splendide dans sa reliure de cuir. Je revois mon père me l'apportant, au retour de son travail, dans ma chambre, à Saint-Germain-en-Laye. C'était en 1932, j'avais donc neuf ans. (...) Ce livre fétiche ne m'a jamais quitté. Il a traversé déménagements, pillages et bombardements de la guerre, cambriolages et incendies de la paix. C'est le numéro 1 de ma bibliothèque. Par lui, en effet, je suis entré en littérature. J'ai pour la première fois découvert ce qu'était un grand texte et que si je faisais quelque chose de bien de ma vie, cela ressemblerait à ce livre. »La lecture de ce petit livre s'accompagne aussi de références à des auteurs qui me sont totalement inconnus (Aldelbert von Chamisso, Henri Heine, Karl May, voleur et mythomane, autrement connu pour être celui qui lança le western choucroute !). Ce sont des moments saisis au vent, mais qui m'ont laissée assez insensible.A vrai dire, Michel Tournier passe beaucoup de temps à discuter des auteurs en eux-mêmes au lieu de n'aborder que leur oeuvre et leur importance/influence dans sa vie de lecteur. Par plusieurs aspects, donc, j'ai été un peu déçue.Cet essai demeure une érudition complète, qui s'ouvre sur la portée de la lecture orale, et va se conclure sur quelques robinsonnades et le pourquoi d'avoir réécrit une histoire déjà existante, inspirée par Defoe. « Mon idée de base était d'étudier en philosophe les effets de la solitude sur un homme. Après vingt années de vie sur une île déserte, que deviennent la mémoire, le langage, la vision du monde, la sexualité, etc., d'un homme ? Ensuite, je voulais réhabiliter Vendredi. Dans la plupart des robinsonnades, il est supprimé. Chez Defoe, c'est un sous-homme. Seul compte Robinson parce qu'il est blanc, chrétien et surtout anglais. Vendredi a tout à apprendre de lui. Dans mon roman, la supériorité de Robinson sur Vendredi ne cesse de s'effriter. Finalement c'est Vendredi qui mène le jeu et enseigne à Robinson comment on doit vivre sur une île déserte du Pacifique. » Une petite lecture précieuse, qu'on feuillette en prenant son temps.

Clarabel
20/02/09

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.14 kg

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