Les violons du roi

DIWO, JEAN

livre les violons du roi
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 22/05/92
LES NOTES :

à partir de
8,80 €
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Les violons du roi conte la vie d’Antonio Stradivari (1648-1737), l’un des plus grands luthiers de tous les temps. De ses débuts prometteurs, alors qu’il est encore le disciple de Niccolo Amati (petit-fils de l’inventeur du violon), jusqu’à l’apogée de sa gloire, le lecteur suit le parcours de ce surdoué perfectionniste qui a voué toute son existence à la création de nouveaux types de violons, les « stradivarius », à une période où l’instrument est en plein essor. Le métier de luthier, on le comprend vite, est très complexe : il nécessite d’avoir « le compas dans l’œil », l’oreille musicale, une infinie patience, le sens de la précision et du sacrifice, et surtout une passion sans faille. Sans parler de la pression que génère cette fonction à l’échelon le plus élevé : l’objectif du maître Stradivari n’est autre que la perfection, puisque que c’est principalement aux rois et aux princes qu’il livre ses instruments… Le lecteur croise aussi dans ce texte la reine Christine de Suède et des musiciens virtuoses tels qu’Arcangelo Corelli ou le Vénitien Antonio Vivaldi, alias le « Prêtre roux ». Ce magnifique roman écrit par le Français Jean Diwo est une pure merveille : superbement écrit et très documenté, il est également envoûtant et… passionnant. Car le tour de force du texte réside dans le fait que le lecteur n’a aucunement besoin d’une quelconque affinité avec la musique pour l’apprécier à sa juste valeur. Si son thème prédominant est l’univers musical et artistique, Les violons du roi comporte également un peu de romance – jamais mièvre –, un contexte historique mouvementé (l’Italie subit les guerres des grandes puissances de l’époque) et de superbes descriptions de l’Italie de l’époque, avec une mention spéciale pour les passages se déroulant à Venise. Bref, un inoubliable voyage surprenant, intelligent et instructif. Un joli extrait :« Il réalisait son instrument tout seul, du traçage au vernis en passant par les éclisses et la taille des ouïes. Personne d’autre ne touchait le violon du maître mais chacun se passionnait et suivait les progrès de ce fœtus qui prenait forme devant eux. Stradivari, en commentant son travail, parlait d’ailleurs de la tête de son violon, de son estomac, de ses épaules… Un luthier n’oublie jamais qu’un violon a une silhouette de femme.C’est durant ces périodes de travail personnel intense qu’Antonio était le plus heureux. La contrariété, la tristesse, ne venaient qu’à la fin, lorsque le violon avait atteint le seuil de la splendeur et que l’heure arrivait où il faudrait s’en séparer. C’était comme cela depuis toujours : l’épreuve de la rupture était d’autant plus pénible que la réussite était grande. »

Nico17
05/05/10
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.50 cm
  • Poids : 0.20 kg

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