Les vivants et les morts

MORDILLAT, GERARD

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 01/02/06
LES NOTES :

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8,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Gérard Mordillat Les Vivants et les Morts Lui, c'est Rudi. Il n'a pas trente ans. Elle, c'est Dallas. Bien malin qui pourrait dire pourquoi tout le monde l'appelle comme ça. Même elle a oublié son nom de baptême. Rudi et Dallas travaillent à la Kos, une usine de fibre plastique. Le jour où l'usine ferme, c'est leur vie qui vole en éclats, alors que tout s'embrase autour d'eux. A travers l'épopée d'une cinquantaine de personnages, Les Vivants et les Morts est le roman d'amour d'un jeune couple emporté dans le torrent de l'histoire contemporaine. Entre passion et insurrection,

les tourments, la révolte, les secrets de Rudi et de Dallas sont aussi ceux d'une ville où la lutte pour la survie dresse les uns contre les autres, ravage les familles, brise les règles intimes, sociales, politiques. Dans ce monde où la raison financière l'emporte sur le souci des hommes, qui doit mourir ? Qui peut vivre oe Ce livre a reçu le Grand Prix RTL - Lire 2005. Histoire sociale, histoires d'amour qu'on dévore entre frisson, horreur et passion, voilà un livre-monde, un livre-vie comme on en lit peu dans la littérature française d'aujourd'hui. Télérama.

Je ne sais pas si Zola aurait pu mieux faire ! Gérard Mordillat nous plonge dans une fresque sociale, quelque part en France, dans une ville que la fermeture d’une usine met à mal. La vie de nombreuses familles est bouleversée. Dans ce chaos, une jeune femme : Dallas, véritable lumière dans un si triste paysage.
Franck
(Lille)
4 personnes en parlent

D'un réalisme à toute épreuve, les magouilles et le cynisme patronal vus au travers du prisme des salariés qui subissent dramatiquement et douloureusement la perte de leur emploi. Une chronique sociale amère sur la fermeture d'une usine et ses conséquences sur fond d'histoires d'amour, d'amitié, de luttes, de trahisons.

brucelit
22/01/09
 

C'est la lu-tte fina-le !Un roman sur la chronique de la mort annoncée d'une usine dans le nord de la France. Pas franchement gaie.En revanche, tout le monde fait l'amour sur fond de lutte sociale. À ce moment la, il n'y a plus de lutte des classes qui tiennent, une fois le pantalon baissé.Le personnage de Rudi, un écorché vif, au départ fort sympathique devient vite excessif lorsqu'il cesse de réfléchir.J'ai également trouvé que Dallas oubliait un peu vite ses enfants chez sa mère, au point que ceux-ci appellent leur grand-mère "maman". Elle si indépendante au départ.Quand à son fils, le "gros toto", on le fait se tenir tranquille bien facilement avec des gâteaux. Et pour les ouvriers, on leur donne quoi ?Et puis, malheureusement, les fins sont toutes les mêmes : quand il n'y a plus de sous, il ne reste que son cul..... À ce propos, Rudy est un exemple d'ingratitude, j'en faisais des bonds.L'image que je retiendrai :Celle de Mme la Ministre s'envoyant en l'air avec le représentant syndical national. Alex-Mot-à-Motshttp://motamots.canalblog.com

AlexMotaMots
20/09/13
 

A Raussel, petite ville de l’est de la France, toute la vie tourne autour de la Kos, comme l’appellent les ouvriers. Cette usine est l’un des principaux employeurs du coin, et l’une des dernières grandes entreprises. Alors, quand il s’agit de défendre l’outil de travail pour faire face à une inondation, Rudy, Lorquin et les autres n’hésitent pas à littéralement se sacrifier. Lorsque, après plusieurs mois d’efforts pour relancer la machine, les ouvriers apprennent qu’un plan social est prévu, c’est toute la population qui se mobilise pour sauver l’activité et les salaires indispensables à la survie des habitants. Mais quand la machine est en marche, il est malheureusement bien difficile de l’arrêter…Les vivants et les morts est l’un des meilleurs romans qu’il m’ait été donné de lire récemment. Dans cette grande fresque ouvrière et populaire, Gérard Mordillat parvient à insuffler un souffle romanesque qui permet au lecteur de ne pas être submergé par le pessimisme de la situation. Ce souffle, c’est également celui de ces ouvriers, comme Rudy et sa femme Dallas, Mickie, Franck ou Lorquin, l’emblème de l’usine qui sera sacrifié par ses patrons. Ils incarnent l’espoir, la volonté de vivre face à ceux qui tentent de réduire à néant leurs illusions, de les raisonner, comme le préfet et son jeune adjoint, ou les responsables administratifs qui minimisent le désarroi de ces personnes en souffrance.Pour ce qui est de la narration d’un conflit social contemporain, Gérard Mordillat est très bien informé. On y retrouve tous les éléments qui constituent une négociation : ceux qui acceptent les propositions car c’est mieux que rien, ceux qui les refusent car c’est tout le monde ou personne. Cette opposition, qui suit généralement une phase d’unanimité, est symptômatique de nombreux conflits sociaux. Ici, les syndicats ne sont pas dépeints sous leur meilleur jour, avec un responsable CGT plus timoré que ses syndiqués, FO qui joue d’une ambiguïté certaine et la CFDT, dont le responsable qui prône la préférence régionale pour sauvegarder les emplois est un militant du Front National (il n’a pas été épargné, celui-ci !). On découvre également tous les montages qui font qu’on ne sait jamais à qui s’adresser pour discuter : entre rachats, fusion, et changement de responsable, les ouvriers se retrouvent comme dans Louise Michel à ne pas savoir qui interpeller. Et quand Format, le patron de la Kos, fuit la ville, l’usine et sa famille, cela n’arrange rien au problème.Mais la force de Mordillat est de mêler ces considérations prosaïques avec des aventures amoureuses, des drames familiaux qui dépassent le strict cadre de l’usine. Ainsi, les histoires d’amour plus ou moins fortes sont nombreuses. La relation entre Lorquin et Florence, journaliste venue couvrir le conflit, est pleine de tristesse et drame, alors que celle de Rudy et Mickie est uniquement sexuelle. L’autre grand aventure est la grossesse de Gisèle, la fille du patron, enceinte à 17 ans d’un ouvrier de l’usine, ce que sa mère ne peut concevoir, et qui la jette hors de chez elle.Ecrit dans un style oral, avec beaucoup de dialogues au sein de courts chapitres, ce roman se lit avec une grande facilité, mais est loin d’être simpliste. Quelques scènes tiennent le lecteur en haleine, comme l’organisation de la manifestation qui réunit les jeunes femmes sacrifiées par le plan social (très juste description de ce groupe qui se rassemble parfois pour surmonter la solitude), personnes des quartiers et camarades de la grande usine d’à côté. Dans une magnifique scène, on se trouve à leurs côtés, dans cette foule qui doit faire face aux CRS. La scène d’ouverture suffit à donner le ton, avec cette inondation qui laissera un ouvrier sur le carreau.Une très belle lecture que ce roman de Gérard Mordillat, qui donne la parole à ceux qui ne l’ont habituellement pas, qui se battent pour boucler les fins de mois, et qu’on voit peu dans les romans (en dehors de visions misérabilistes, comme c’est loin d’être le cas ici).

Yohan59
04/01/13
 

L'esclavage n'est pas totalement aboliUne petite ville de l'Est de la France, de nos jours, toute entière menée par l'usine locale, la Plastikos dite Kos, comme Ok à l'envers et au pluriel... Ses habitants, tous mêlés de près ou de loin à la Kos, les relations entre les gens, les copines, les amoureux, les vieux, les enfants, le pognon qui manque, l'étroitesse des esprits... La fermeture annoncée de la Kos fera voler en éclat tous les repères.Voici donc une grande fresque sociale, à travers Rudy et Dallas, un jeune couple d'ouvriers qui se bat pour s'en sortir, menée de main de maître par Gérard Mordillat.Le début est assez laborieux, on prend son temps, on a le nombre de pages suffisant pour installer tranquillement les protagonistes, qu'on ne s'inquiète pas, on plonge dans l'histoire après quelques 150 pages. Ensuite cette chronique d'une mort annoncée se lit avidement. L'auteur expose, avec un certain manichéisme, l'impuissance des petits contre les gros capitalistes, mais réussit à leur insuffler suffisamment de poids pour que comme eux, on ne sache vraiment pas quelle solution pourrait exister, ni surtout comment éviter les débordements inhérents.Les syndicats, les Politiques, les mous du genou, la police, les meneurs, les qui réfléchissent, les grands patrons, les médias, le gouvernement, les innocents, les salauds, les qui y crèvent véritablement, tous sont ici présents, et comme dans la vraie vie, ça ne peut pas bien finir.C'est une peinture tout à fait réussie de la fin d'une époque en France, qui laisse un goût amer une fois la dernière page refermée. Mais il n'y a quand même pas la force de Zola, le souffle romanesque des grandes sagas, ou l'humanité d'Anna Gavalda.Certains évènements semblent maladroitement s'imbriquer, certains personnages manquent de développement...En fait je pense que tout le côté "léger", les histoires d'amour et de vie quotidienne, est un ton en dessous du côté "lourd", la fermeture de l'usine et les négociations des salariés.Un roman qui remue malgré tout, dans la lignée de Germinal. Sylvie Sagnes

SagnesSy
20/07/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.39 kg

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