Les voyages de gulliver

SWIFT JONATHAN / GAU

livre les voyages de gulliver
EDITEUR : ECOLE DES LOISIRS
DATE DE PARUTION : 01/01/86
LES NOTES :

à partir de
9,00 €

SYNOPSIS :

" Ma douceur et ma bonne conduite m'avaient si bien concilié l'empereur et sa cour, et même l'armée et le peuple en général, que je commençais à concevoir l'espérance de recouvrer bientôt ma liberté. Je pris tous les moyens possibles de cultiver cette favorable disposition. Les naturels en arrivaient insensiblement à ne plus tant redouter quelque danger de ma part. Parfois je me couchais à terre, et j'en laissais cinq ou six danser sur ma main. A la fin, les garçons et les filles se risquaient
à venir jouer à cache-cache dans mes cheveux. J'avais maintenant fait de grands progrès à comprendre et à parler leur lange. Un jour, l'empereur eut l'idée de m'amuser par différents spectacles forains, dans lesquels cette nation surpasse toutes celles que j'ai connues pour l'adresser et la magnificence. Aucun ne me divertit autant que les exercices des danseurs de corde, exécutés sur un mince fil blanc de deux pieds de long à peu près, et à douze pouces au-dessus du sol ".
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Bien entendu, l’intérêt de ces récits de voyages imaginaires ne se limite pas à ces inventions, ce qui donnerait raison à ceux qui les considèrent à tort comme des contes pour enfants. De même, ses descriptions de traversées et de voyages sont réduites à peu de choses, sans aucun souci de vraisemblance. Car l’intérêt de ces récits réside ailleurs que dans l’exotisme : les attaques de Swift en l’encontre de son gouvernement et de sa société y sont virulentes, la satire féroce, si bien que le récit de ces aventures est bien plutôt un prétexte pour condamner sans fard, par le truchement de personnages imaginaires et sous couvert de l’anonymat à la publication, l’intolérance religieuse, l’injustice sociale (p. 312), l’appareil judiciaire (p. 97), la corruption politique (p. 166-171 ; p. 174-179) d’une l’Angleterre du 18e siècle, qui opprime l’île voisine, l’Irlande (p. 74-76, p. 305-306, p. 367) ; d’ailleurs Swift le moraliste ne se contente pas d’attaquer, il suggère aussi un meilleur système judiciaire (p. 80-81), de meilleurs critères d’ascension sociale (p. 82-83) : en cela les Voyages de Gulliver s’apparentent bien davantage au genre du conte philosophique, tout comme Candide. Pacifisme, tolérance, liberté des peuples, transparence et vérité, voilà le message délivré par Swift au travers de ses récits, en particulier dans celui qui clôt toutes les aventures de Gulliver, où il prend modèle sur les beaux chevaux Houyhnhnms qui se montrent philosophes et vertueux, et le changera à jamais.Écrit d’une plume sobre, les Voyages de Gulliver se lit avec beaucoup de curiosité et d’amusement.

CarnetsdeSeL
07/06/11
 

Avant de débuter ma lecture, je m’attendais à lire quelque chose de drôle et léger. Finalement, j’ai vite découvert qu’il ne s’agissait pas seulement d’une histoire de voyages chez des êtres singuliers, mais plus précisément d’une critique de la société anglaise du XVIIIème siècle. Et si le fait d’avoir un fond d’histoire plus construit que je ne le pensais, c’est assez mitigée que j’ai refermé mon livre, ou plutôt éteint ma liseuse.Au cours d’une expédition maritime, Gulliver va, de naufrage en naufrage, avoir l’occasion de visiter quatre contrées toutes aussi étranges les unes que les autres :Lilliput, certainement la plus connue, habitée par des êtres de quelques centimètres seulement. Brobdingnag, où c’est Gulliver qui fait office de miniature. Laputa, une île volante bien particulière, appartenant à un pays où la science prend une place un peu trop importante, omettant l’essentiel pour la survie de ses habitants. Et enfin Hoyhahoms, un pays où l’on se demande qui de l’animal ou de l’homme est le plus évolué.Les voyages de Gulliver, c’est une grande aventure fictionnelle, et il est vrai que croiser tous ces personnages aussi farfelus les uns que les autres, mais malgré tout bien réfléchis, est assez plaisant. La satire est omniprésente, l’humour ne manque pas, et j’avais bien souvent le sourire aux lèvres. Mais, la descriptions de ces peuples étranges est aussi et surtout l’occasion pour l’auteur de faire un parallèle avec la société anglaise de l’époque. Enfin, surtout ses travers !Alors oui, j’ai bien compris qu’il y avait une moquerie plus ou moins camouflée du système de la justice, de la religion ou encore de la science. Et si j’en ai bien saisi les grandes lignes, car certaines choses sont universelles et intemporelles, j’ai eu malheureusement l’impression de passer à côté de certains détails, et donc de ne pas saisir l’ampleur de la critique sociale qui se cachait derrière ce récit. Quelque part, je me suis sentie frustrée de ne pas saisir tous les degrés de lecture.Bien sûr, je n’ai pas boudé mon plaisir en faisant connaissance avec les Lilliputiens et leur drôle de conflit concernant un œuf à la coque. Pas plus qu’en me promenant sur Laputa, et en découvrant ces personnes immortelles, mais pourtant pas si heureuses, ni si enviées que ça pas les autres… Mais au final, je crois que j’en attendais plus. Quoi ? Je ne sais pas exactement. Peut-être de moins voyager et de mieux faire connaissance avec chaque peuple ? Parce qu’en y réfléchissant, (et au fur et à mesure que j’écris cette critique (que, je sais, j’aurais très bien pu mieux structurer, mais moi j’suis comme ça, j’aime bien écrire des avis de but en blanc)), je crois que c’est ça qui m’a frustré : l’impression de ne pas avoir le temps de bien connaître les contrées traversées par Gulliver.A chaque fois que j’arrivais dans un nouveau lieu, en compagnie du protagoniste, j’avais l’impression de le découvrir à travers les yeux d’un enfant. C’est curieux, ça émerveille, ça fait rire, ça peut même faire peur. Et puis, passés quelques événements, c’est l’adulte qui prend le relai. Je fais plus ample connaissance avec ce petit (ou grand) monde, je comprends qu’il y a là-dessous des enjeux politiques, religieux, scientifiques ou humanistes. J’ai envie d’approfondir le sujet. Mais voilà que Gulliver doit se barrer, et moi je suis obligée de le suivre. Flûte !Ensuite, j’ai également été frustrée par les récits de voyages entre deux contrées. Parce que, bah finalement il ne se passe rien ! J’ai même eu l’impression que Jonathan Swift n’avait pas eu envie de développer ses voyages, pour avoir le moins possible à faire à la réalité. C’est à peine s’il évoque ses retours en Angleterre, et quel dommage quoi ! Parce que justement, ça aurait pu être tellement intéressant d’appuyer les différences, les points communs d’avec les aventures de Gulliver…Si j’ai souligné pas mal de points négatifs, ce roman n’en est pas pour autant mauvais, et la plume de l’auteur n’y est pas étrangère. Car malgré ses 300 ans, l’écriture est très agréable, et les quelques mots qui nous sont aujourd’hui désuets ne gâchent en rien la fluidité de la lecture. Le style n’est absolument pas lourd.En conclusion, Les voyages de Gulliver est un livre sympa, mais que j’aurais aimé apprécier d’avantage.

Nelcie
31/10/15
 

Gulliver souvent adapté dans différents médias, est l'aventure dans quatre pays imaginaires où le narrateur est confronté aux défauts de l'homme sur tous les points possibles, comportements, sociétés, religions... Cemella

Cemella
20/05/13
 

Format

  • Hauteur : 15.00 cm
  • Largeur : 10.50 cm
  • Poids : 0.19 kg

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