Lettres a milena

KAFKA, FRANZ

livre lettres a milena
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 14/04/88
LES NOTES :

à partir de
9,90 €

SYNOPSIS :

Franz Kafka connut d'abord Milena comme traductrice : elle établissait la version tchèque de quelques-unes de ses proses courtes. Ces relations se transformèrent en une liaison passionnée dont les lettres permettent de suivre le progrès. Cette passion ne dura qu'un instant, elle tient en quelques mois à peine. Les lettres racontent d'un bout
à l'autre ce roman d'amour, orgie de désespoir et de félicité, de mortification et d'humiliation. Car quelle qu'ait pu être la fréquence de leurs rencontres, leurs amours restent essentiellement épistolaires comme celles de Werther ou de Kierkegaard. Milena est morte vingt ans après Kafka, dans le camp de concentration de Ravensbrück.
2 personnes en parlent

Pour moi, Kafka, c'était surtout La Métamorphose et Le Procès. Un auteur tourmenté, torturé. Des ambiances lourdes, étranges parfois, des situations compliquées. Et je découvre là un être d'une sensibilité à fleur de peau, et des lettres merveilleusement belles. Certaines sont vraiment émouvantes. Une manière d'entrer dans l'intimité d'un des plus grands auteurs de sa génération par la porte du coeur, et ce n'est pas la moindre. Consultez le commentaire complet sur www.mondalire.com

un flyer
28/10/08

« La Vie de Milena » par sa fille Jana Cerna nous a offert un beau portrait de cette femme ardente et courageuse que Kafka a aimée pendant quelques mois seulement, mais passionnément.De cet amour il ne reste que les « Lettres à Milena ».Une correspondance à une seule voix, celle de Kafka, publiée contre la volonté des héritiers de Milena et donc amputée de la voix féminine. Pourtant comme cette voix est présente en creux dans ces lettres, comme on la devine, comme on l’entend…Milena Jesenska est entrée en contact avec Franz Kafka car elle souhaitait traduire en tchèque certaines de ses proses courtes. Ils se sont rencontrés une première fois en présence d’Ernst Pollak, le mari de Milena (eh oui, l’histoire est compliquée).C’était à Vienne et rentré à Prague Kafka écrit immédiatement à la « Chère Madame Milena » sous un prétexte quelconque, mais en précisant que « je ne me rappelle au fond aucun détail particulier de votre visage. Seulement votre silhouette, votre costume, au moment où vous êtes partie, entre les tables du café ; de cela, oui, je me souviens. »Kafka lui parle de tout, à cette « Madame Milena » qui très vite devient « Milena », puis il n’y a plus d’en-tête, car la conversation est ininterrompue. Il est question d’ ennuis de santé, de fiançailles ratées, de vie de bureau, de sommeil, et de quelques points de traduction de textes (« colonne 1 », « ligne 2 »).« Ecrire me fait du bien… je me suis levé, j’ai bu du lait, je vous ai écrit. »« Que la journée est brève ! Vous suffisez à la remplir. »Milena qui n’est pas très heureuse avec son mari se jette dans cette correspondance comme si sa vie en dépendait. Les lettres deviennent quotidiennes. Kafka les attend. Milena aussi. Un retard ? Ils s’envoient un télégramme pour se dire que la lettre arrive…Kafka dit bien que « cette rage de lettres est insensée », mais ils sont seuls tous les deux avec leur immense sensibilité et ils n’ont personne à qui parler, alors ils se confient l’un à l’autre.Milena, qui est une femme charnelle, vivante, souhaite très vite revoir Kafka qui lui se contenterait bien de rencontres imaginaires. Il prétexte des maladies (c’est vrai qu’il l’est, malade), une trop grande émotivité.« Je ne veux pas (aidez-moi Milena, comprenez plus que je n’en dis), je ne veux pas (ce n’est pas du bégaiement), je ne veux pas venir à Vienne, parce que c’est un effort moral que je ne supporterais pas ». Il tergiverse : « Si à la fin des quinze jours, vous tenez encore à ma venue aussi fermement que vendredi, alors je viendrai. »Plus tard, passant au « tu » : « Je ne peux pas te dire encore si je viendrai à Vienne, mais je crois que je ne viendrai pas. »« Ces lettres en zig-zag doivent cesser, Milena ; elles nous rendent fous ; on ne sait plus ce qu’on a écrit, on ne sait plus à quoi l’autre répond. »Il y aura pourtant une rencontre heureuse à Vienne, et une autre à Gmünd, ratée.C’est si peu, quelques heures ensemble. Mais de ces quelques heures Milena et Franz vivront… Très vite pourtant, Milena souffre de ce qu’elle imagine être l’indifférence de Franz, alors qu’il est fondamentalement incapable de vivre et même de lire les lettres de Milena qui le rendent malade : il lui demande de cesser peu à peu cette correspondance qui n’aura duré que huit mois.Nous n’aurions pas dû lire ces lettres si privées. Il n’y a pourtant, à aucun moment, le sentiment de regarder par-dessus une épaule. Les mots sont retenus, même si la souffrance est violente, et ils nous parlent, nécessairement… Anna

AnnaPotocka
13/11/14
 

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 12.60 cm
  • Poids : 0.36 kg
  • Langage original : ALLEMAND

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition