Lettres persanes

MONTESQUIEU

livre lettres persanes
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 19/01/06
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

« Rien n'a plu davantage dans les lettres persanes, que d'y trouver, sans y penser, une espèce de roman. On en voit le commencement, le progrès, la fin : les divers personnages sont placés dans une chaîne qui les lie. À mesure qu'ils font un plus long séjour en Europe, les moeurs de cette partie du monde prennent, dans leur tête, un air moins merveilleux et moins
bizarre : et ils sont plus ou moins frappés de ce bizarre et de ce merveilleux, suivant la différence de leurs caractères. Dans la forme de lettres, l'auteur s'est donné l'avantage de pouvoir joindre de la philosophie, de la politique et de la morale, à un roman ; et de lier le tout par une chaîne secrète et, en quelque façon, inconnue. » Montesquieu.
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Je rêvais de lire les lettres persanes de Montesquieu depuis tellement longtemps que je suis ravie d'avoir pu découvrir l'univers avec ce librio. Dès que possible, je les lirais en entier. En tous cas, cet ouvrage, même abrégé, mérite le détour, c'est un classique très sympathique.Montesquieu et Voltaire, et Diderot sont mes Lumières préférés. J'adore ces auteurs et leurs récits. Ici, le livre se décompose en plusieurs lettres écrites par des protagonistes fictifs qui ont pour point commun d'être né dans des pays orientaux. C'est un roman épistolaire et philosophique, mais attention rien d'ennuyeux et de lourd, c'est toute la magie du récit qui m'aura fortement enchantée.Les lettres sont bien choisies par Mathilde Sorel qui nous offre une préface des plus intéressantes. Cette préface est utile si vous voulez comprendre toute l'étendue des lettres, elle nous parle d'un ouvrage phare pour les Lumières, d'un mélange agréable des genres et du regard persan au service de la satyre. Ces quelques pages sont bien écrites et permettent de mieux apprécier la lecture. Le choix des lettres répond à la préface, les lettres servent les discours tenus dans ces premières pages, ainsi le lecteur n'est pas perdu.C'est ce dont j'avais peur en ouvrant le livre, d'être perdue dans cette culture orientale du XVIIIe, une culture que je ne connaît pas. Toutefois, la préface rassure et les lettres ne m'ont pas perdues, au contraire, le regard des protagonistes sur la culture européenne est intéressant. Le fait qu'Usbek et Rica décrivent la culture occidentale avec leur propre vision permet de soulever des questions passionnantes. C'est là qu'intervient le côté philosophie de l'ouvrage.Les thèmes sont très variés, j'ai été étonné de la teneur des propos, juste, comme la peur de la surenchère dans la guerre. Quel surprise de voir Montesquieu à travers ses personnages parler d'une arme qui pourrait surpasser la poudre à canon et dévaster une ville entière. C'est surprenant, parce que nous, nous connaissons l'arme atomique, mais à son époque, on en était bien loin. L'amour, la politique, le statut des femmes, les mondanités, la liberté, on s'amuse de voir toutes ces réflexions s'enchaîner avec autant de fluidité, sans même s'en apercevoir !Le style de Montesquieu est très agréable, fluide et travaillé. On philosophe sans s'en rendre compte, parce que la forme épistolaire nous captive, on lit une lettre, puis une autre et encore une autre. A la fin, les 94 pages sont passées à une vitesse folle, on s'amuse, on réfléchit, on comprend. C'est un bel ouvrage et pour une agréable surprise qui me pousse à trouver la version intégrale des Lettres persanes. Les lettres sont toujours courtes, c'est pour cette raison qu'on se dit tout le temps, « Allez, une autre, j'ai encore le temps ! »Les personnages rencontrés sont nombreux. Certains comme Usbek et Rica sont les principaux, car ce sont eux qui réalise ce voyage en Europe et nous ravisse de leur commentaire constructif sur le monde environnant. J'ai beaucoup d'affection pour Usbek, même si sa manière de voir les femmes paraît trop lointaine pour que je l'en félicite, mais il offre une quantité incroyable de matière pour nous faire penser. On le voit écrire, mais on le voit aussi recevoir des nouvelles de son sérail, de ses femmes et de ses eunuques. C'est avec le sérail qu'il faut voir une évolution, la fin est par ailleurs terrible, on apprend à aimer Roxane et elle inspire même du respect, sa dernière lettre est d'une grande force. A travers chacune de ces lettres des personnalités se dévoilent, des liens se nouent, des enjeux se construisent et des drames se jouent, c'est très riche dans son contenu.En conclusion, c'est un ouvrage épistolaire et philosophique de grande envergure, toujours intéressant par la teneur de ses réflexions. Les protagonistes sont sympathiques et leur regard nous montrent le pouvoir satirique de Montesquieu qui par l'intermédiaire de persans pointe du doigt ce qui ne va pas et ce qu'il faudrait améliorer. Après tout, c'est un philosophe des Lumières, un de ceux qui ont inspirés les hommes de la Révolution. Pour ma part, c'est mon premier Montesquieu et certainement pas le dernier, j'ai aimé le style, les mots, la forme. C'est une agréable lecture, rapide, riche et fort, court et passionnant.

Ewylyn
25/03/14
 

J'ai toujours aimé les romans épistolaires, que ce soit "Les liaisons dangereuses", "Nous sommes cruels", ou d'autres livres que j'ai pu lire plus jeune. Ce livre-là m'attirait donc depuis le lycée, pour le format choisi par l'auteur et pour le côté exotique des personnages. J'avais étudié plusieurs extraits en classe, que j'ai retrouvé avec plaisir. J'ai particulièrement aimé le début : la description des moeurs françaises, le contraste avec les coutumes perses, l'étonnement naïf de Ricca, la plongée dans la société française de la fin du règne de Louis XIV. La suite tient parfois plus de la philosophie et je vous avoue que j'ai un peu moins accroché. Le personnage d'Usbek m'a plu, je l'ai trouvé charismatique, plus que Ricca, tout du moins. Il est brillant, se pose des questions, raisonne. La condition des femmes au sérail m'a moins indignée que je l'aurais cru. En fait, ceux dont le sort m'a le plus révolté, ce sont les eunuques. La lettre 9, il me semble, résume la condition de ses hommes qui n'en sont plus, qui continuent d'éprouver des désirs charnels sans pouvoir les assouvir. Pour les femmes, nous les voyons principalement du point de vue d'Usbek : c'est là le génie de Montesquieu. Alors que je devrais comprendre Roxane et même, approuver, ses actes, je la condamne, à l'instar d'Usbek.

wellreadkid
07/08/10

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.29 kg

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