Longues peines

TEULE, JEAN

EDITEUR : JULLIARD
DATE DE PARUTION : 01/01/01
LES NOTES :

à partir de
6,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Vous qui, sur les talons de Jean Teulé, entrez dans l'univers carcéral., abandonnez tout espoir et renoncez à la compassion. Vous allez affronter l'épouvante en riant aux éclats. Au plus profond de la campagne française, une maison d'arrêt pour hommes et femmes... C'est dans ce décor que Jean Teulé a situé son nouveau roman. Cellule 108 du quartier des hommes, ils sont quatre : Jacky Coutances, maigrichon sournois qui a probablement tué trois de ses amoureuses ; Kaczmarek, colosse illettré et irritable ; Popineau, qui tenait un magasin de
farces et attrapes, et Biche, instituteur fragile qui a connu un moment d'épuisement et de folie. Au bâtiment des femmes, dans la 209, elles sont trois : Lemonnier, monstre femelle ; Desîles, l'infanticide, et Rose Allain, dont tout laisse à penser qu'elle est là par erreur. Dans sa maison de fonction, le directeur est littéralement fou d'amour pour son épouse. À la dernière page. vous aurez le sentiment que Jean Teulé a poussé loin le bouchon. Sachez simplement que les histoires qui tissent ce roman sont tirées de faits authentiques.
8 personnes en parlent

Je trouvais l’idée de départ, de nous raconter la vie de prisonnier mais aussi de gardien assez sympa. Mais j’ai été un peu déçue que ça ne soit pas plus approfondi et que Jean Teulé se concentre sur une poignée de personnages… Je me suis alors demandé quelle était la vie de ces autres prisonniers inconnus dont ne parlait pas l’auteur…De plus j’ai eu un peu l’impression que Jean Teulé ne faisait que nous évoquer ces prisonniers. J’aurais aimé assister par exemple à un interrogatoire, que l’auteur nous fasse vivre leurs sentiments, le bonheur de revoir un proche mais aussi l’enfermement qu’ils peuvent ressentir et ça je ne l’ai pas trouvé…On entre bien dans l’espèce de routine que peuvent vivre les prisonniers mais je n’ai pas ressenti leur isolement, leur peur, leur souffrance comme je m’y attendais.C’est un livre que tout le monde peut lire alors que beaucoup n'arrivent pas à supporter la prison. C’est dommage que Jean Teulé n’ait pas plus approfondi certaines scènes, certaines histoires de prisonniers ou même de gardiens. Cela aurait pu être un très bon roman s’il n’avait pas été écrit de manière si légère…En ce qui concerne les descriptions, elles sont présentes mais reste, pour ma part, un peu sommaires… Je ne suis pas arrivée à totalement m’imaginer les personnages ou même leurs sentiments et ressentis.Le fait d’entrecroiser des vies est assez intéressant. L’auteur met assez de rappels pour ne pas qu’on se trompe dans les noms, même si c’est parfois limite…Ce qui est aussi intéressant mais là encore peu exploité c’est de voir les personnes y travaillant, celles à qui on ne pense pas vraiment et qui n’ont pas choisi ce travail par vocation. Malheureusement Jean Teulé ne se concentre pas assez sur elles, il n’y a que le directeur dont on connaît une partie de sa vie. Mais pour les autres…En commençant la lecture de ce livre je m’attendais à ce genre d’anecdotes mais je pensais que l’auteur les aurait un peu plus travaillées, qu’il y en aurait plus et que personne ne serait oublié. Ca n’a vraiment pas été le cas, j’avoue être déçue à la fin de cette lecture.

manue06
28/12/15
 

L'histoireAu plus profond de la campagne française, une maison d'arrêt pour hommes et femmes. C'est dans ce décor que Jean Teulé a situé son roman. Cellule 108 du quartier des hommes, ils sont quatre :Jacky Coutances, maigrichon sournois qui a probablement tué trois de ses amoureuses.Kaczmarek, colosse illettré et irritable.Popineau qui tenait un magasin de farces et attrapes.Au bâtiment des femmes, dans la cellule 209 ; elles sont trois :Corinne Lemonnier, monstre et femelle.Desîles, l'infanticide.Rose Allain dont tout laisse penser qu'elle est là par erreur.Jacky aime Corinne et Corinne aime Jacky bien qu'ils ne se soient jamais vus. Ils ne se connaissent que par les mensonges amoureux qu'ils échangent en hurlant, chacun collé aux barreaux de leur fenêtre respective.Dans sa maison de fonction, le directeur est fou d'amour pour son épouse qui quant à elle est folle tout court.Ce que j'en ai penséOn partage le quotidien des surveillants et des détenus à travers leurs pensées et leurs réflexions. Ce huis-clos montre les drames qui peuvent se dérouler à l'intérieur des prisons.A la dernière page, on peut avoir le sentiment que l'auteur a quelque peu exagéré, mais non, ces histoires qui tissent ce roman sont tirées de faits authentiques.

A mi-chemin entre témoignage-documentaire sérieux et roman fantaisiste, ce récit dresse un tableau riche et émouvant de l'univers carcéral à travers le quotidien de quelques "matons", et en particulier via le regard neuf d'un jeune gardien récemment recruté. Conditions de travail moralement éprouvantes des surveillants, difficulté pour eux de ne pas s'investir émotionnellement, portraits et comportements féminins et masculins - très différents - des détenus, maltraitance à l'égard des pédophiles, exiguité, promiscuité, loi du plus fort, etc. Et, au milieu de l'horreur et de la folie omniprésentes, quelques oasis d'amour malgré tout, comme le laisse présager la couverture.Un ouvrage fort, marquant, où j'ai apprécié le style vif et captivant de l'auteur, et sa retenue... jusqu'à un détail et une scène grotesques dans les trente dernières pages qui me semblent mal cadrer avec ce qui précède - dommage.Mon préféré de Teulé reste "Je, François Villon". Canel

Canel
08/11/13
 

Et voilà un nouveau Jean Teulé, et je pense qu’il s’agit d’un de mes préférés (avec Je, François Villon). Il parle d’un sujet vraiment intéressant et très dur. On est face à la vie en prison, à une micro société avec ses propres lois, ses propres règles, un monde différent et fou, rejeté par le monde lui-même. La vie des détenues est raconté, on voit les mauvais traitements, les mauvaises conditions de vie, on nous parles des pointeurs (les pédophiles et les violeurs) qui souffrent en prison plus que les autres, qu’on torture et qu’on viole sous les douches. Est narré également la vie des surveillants, qui finalement sont autant enfermés que les prisonniers dans cette prison, où le soleil passe à peine. Il y a Cyril, le surveillant trop doux pour travailler dans ce lieu, il ya Bailhache le surveillant un peu sadique, et il y a le directeur Van der Beek dont la femme est folle et qui vit dans une maison collé à la prison. Il y a les détenus, Coutenance amoureux d’Elsa (alias Corinne Lemonnier) avec qui ils discutent au travers ses barreaux, sans pour autant l’avoir jamais vu. Il y a Kaczmarek amoureux de Anne, celle qui lui envoie des jolies lettres. Et il y a Popineau, le pointeur. Chez les femmes on retrouve Corinne Lemonnier détesté par sa surveillante parce qu’elle est plus méchante que les autres femmes détenues, il y a Nadège complètement folle qui pense qu’un des barreaux de sa cellule est son mari. Rose qui va le devenir si elle reste plus longtemps en prison, et pleins d’autres.Soyons clairs, ils ne sont pas des anges, ils sont là parce qu’ils sont des criminels, mais quand on fouille certaines histoires on se rend compte de la folie derrière, on se demande pourquoi la prison plutôt qu’autre chose pour les soigner? Et pour les autres, même s’ils sont là pour ce qu’ils ont fait, les traitements n’en restent pas moins inhumains.J’ai beaucoup aimé la remarque sur la télé, puisqu’il est vrai que c’est ce qu’on entend, cela permet également de voir les choses différemment, oui ils ont la télé et cela empêche les nombreux suicides. Sur lesquels souvent on ferme les yeux, dont on ne parle pas. Les surveillants ont également leur dose de misères, sombrant dans l’alcoolisme ou les médicaments.Le fait qu’on retrouve en italique des extraits de témoignages de deux gardiens rend l’univers encore plus vrai.L’écriture de Jean Teulé nous transporte, nous emmène, tout est en poésie et pourtant nous gifle le visage, nous montre la vérité. Et je dois dire que la fin m’a complètement achevé, j’ai fondu en larmes. C’est très très dur.

lasurvolte
13/10/13
 

Jean Teulé nous raconte le quotidien de divers occupants d'une maison d'arrêt : les prisonniers et les matons, le directeur et son épouse. Au-delà de leurs comportements, l'auteur nous présente les parcours de la plupart de ces personnages. Il les décrit, ainsi que leurs actes passés et présents, le plus souvent sans jugement de valeur - hormis parfois celui du narrateur, lorsqu'il s'agit d'un maton par exemple. Cette manière de présenter les protagonistes amène le lecteur à s'interroger lui-même sur le sens de leurs actes et sur la pertinence des réponses que notre société y apporte.Un livre par moments profond sur un sujet sérieux mais qui se termine de manière trop loufoque. Si l'auteur a ainsi voulu souligner l'absurdité de la prétention de notre société à juger des personnes dont le tort principal serait leur folie, alors c'est réussi. Toutefois, ce mélange des genres et l'excès d'humour (noir) à la fin de son récit me font penser qu'il est passé à côté d'un roman qui avait débuté de manière magistrale... même si j'ai souvent bien souri... Apikrus

Apikrus
06/06/13
 

Encore un excellent Teulé : longues peines pour ces prisonniers qui ont commis des actes ignobles et qui pourtant sont attachants , lobngues peines pour ces surveillants qui cotoient le crime , la folie , la dépression et qui n'arrivent pas à oublier même dans leur vie privée , longues peines pour un directeur dont la femme à sombrer dans la folie.Une sorte de documentaire poignant

nelson43
24/08/11
 

Que sont de longues peines ? D’abord, ce sont les durées de détention et par extension le terrible monde carcéral que décrit admirablement Teulé par un réalisme cru, sordide mais parfois naïf. Puis, les longues peines peuvent provenir du cœur humain, un cœur qui a subi les pires épreuves au fil de sa vie (folie, maltraitance, meurtres, agressions diverses, etc…) et qui s’ancre toujours plus dans une réalité quotidienne lugubre et sans échappatoire. Jean Teulé nous conte ainsi la vie ordinaire dans une galerie de portraits bruts et puissants exposant les pires comme les meilleurs instincts humains, pour former un microcosme insolite auquel le lecteur s’attache vite. Le roman se clôt sur une touche poétique qui contraste avec son atmosphère assez sombre et nous surprend donc agréablement.

SophieC
12/05/11
 

L' enfer tel qu'il est. Un enfer dans tous ses états.La prison en dedans de soi, en dedans des murs et hors les murs. La folie incarcérée, la folie qui prend germe entre les barreaux. C'est précis, sans aucun jugement, sans concession.Un regard. Une tristesse infinie voilà ce que nous laisse les longues peines de Teulé. Encore un excellent Teulé. Évidement à conseiller ! Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
02/04/11
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.22 kg

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