Los boys

DIAZ, JUNOT

livre los boys
EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 21/09/00
LES NOTES :

à partir de
6,10 €

SYNOPSIS :

" roman ? recueil de nouvelles ? ni l'un ni l'autre, mais une série de vignettes sur un jeune garçon de saint-domingue prêt à émigrer aux etats-unis, et qui composent une fresque au petit point. On suit le narrateur de l'enfance à l'âge presque adulte : il y a la vie dans les rues avec les copains, les petits boulots, la recherche d'herbe pour fumer le week-end. [ . ] junot diaz - que les critiques américains rapprochent de raymond
carver - se révèle un authentique écrivain : il a un ton, une langue, qui mêle l'anglais à l'argot hispano-dominicain, qui brise la phrase et reproduit, en la magnifiant, la langue parlée dans les barrios de saint-domingue. Le dernier récit, consacré à l'arrivée aux etats-unis du père du narrateur, est éblouissant. on attend avec un intérêt sincère le premier roman de junot diaz. " christophe mercier, le point.
2 personnes en parlent

Ce livre est conçu comme un recueil de nouvelles bien qu’il n’en soit pas un dans la mesure où l’on retrouve le même personnage principal narrateur dans chacun des récits. Ce sont les « histoires » de Yunior ( Ramon comme son père ), sa vie d’enfant dominicain sans père, de jeune homme immigré avec sa mère aux Etats-Unis. Parce que le père est parti aux Etats-Unis. Aucune histoire n’est simple.Alors ce recueil, c’est la République Dominicaine d’après 1965 ( guerre civile puis occupation par l'armée américaine ), encore dans le souvenir des adultes – « quand Abuelito était là ( et réveillé ) il me parlait du bon vieux temps, quand un homme pouvait encore gagner son pain sur sa finca [ ferme ], quand les gens ne tiraient pas des plans sur les Etats-Unis » -, c’est la famille, la relation au père qu’il soit absent ou revenu ( la dernière nouvelle lui est consacrée, la plus longue nouvelle pour son départ, son installation à Nueva York via Miami, son retour, cette figure, cette histoire, en filigrane des précédents récits ), l’enfance dans les rues de Saint-Domingue, dans le barrio « qui n’était pas un endroit des plus sûrs ». Une enfance de misère et de rue, l’adolescence violente et précaire qui suit, les bagarres, les filles, le deal, les boulots, les combines, que ce soit dans un pays ou dans l’autre. Portrait d’une famille en dérive, tableau de l’immigration dominicaine, de l’immigration avec toutes les origines qui se mêlent dans certains quartiers de grandes villes américaines.Les récits ne suivent pas la chronologie, se passent d’explications. Le contexte, l’époque, le lieu, se saisit au fil de la lecture des premières, le décor est planté avec brio en quelques lignes, les personnages bien campés, c’est en cela qu’il me semble retrouver l’art de la nouvelle. Le genre est au noir servi par un formidable sens de la formule et de l’oralité, une plume aiguisée, colorée de mots espagnols ( un « argot hispano-dominicain » selon l’éditeur, dont les termes sont répertoriés en fin d’ouvrage ) La prose de Junot Diaz est à la dérision et l’ironie, le sourire, il l’arrache à son lecteur, parce que pourtant, il n’y a pas grand-chose à sauver face à Yunior qui a parfaitement conscience d’ « à quel point il vit mal » et qu’il « ne peut pas rester éternellement nulle part. »

Marilire
10/10/14
 

Quel plaisir de retrouver Yunior. Un Yunior avant Yunior si j’ose dire. Un Yunior enfant et ado qui n’est pas encore tout à fait le salopard macho et imbuvable découvert l’an dernier dans le Guide du loser amoureux. Yunior et les siens, émigrés de Saint-Domingue débarqués dans le New Jersey par un froid matin d’hiver, vont prendre le rêve américain de plein fouet. A l’époque, son grand frère Rafa n’a pas encore été emporté par le cancer et son "Papi" ne s’est pas encore tiré avec une jeunette. A dix ans, Yunior est malade à chaque fois qu’il monte en voiture. Plus tard, il dealera de l’herbe comme tout le monde, sera livreur de billards et tentera de vivoter comme il peut.Les nouvelles de ce recueil alternent entre les années d’enfance passées sur l’île dominicaine avec sa mère et Rafa (loin du père, parti des années auparavant chercher fortune chez l’oncle Sam) et la période où la famille est réunie aux Etats-Unis pour le meilleur et pour le pire. J’ai retrouvé avec plaisir la langue si particulière de Junot Diaz, mélange d’anglais (traduit, pour le coup) et d’argot hispano-dominicain. Une forme d’oralité bien plus travaillée qu’il n’y paraît, pleine de force et de vitalité. Bien sûr, c’est parfois cru, un poil vulgaire mais c’est aussi drôle et touchant, anecdotique et profond, comme la vie quoi.Diaz décrit une communauté touchée par la misère, une famille en souffrance et un gamin qui ne sait que trop bien d'où il vient. Mais il le fait sans pathos, avec une tendresse et une énergie qui vous donne le sourire.

jerome60
10/10/14

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.12 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition

Dans la même catégorie