EDITEUR : CHRISTIAN BOURGOIS
DATE DE PARUTION : 01/04/04
LES NOTES :

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10,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Avec Love, son dernier roman, Toni Morrison travaille sur la mémoire et l'obsession. Nous y découvrons un groupe de personnages féminins littéralement captivés par un homme, décédé depuis vingt-cinq ans au moment où s'ouvre le roman, vers le milieu des années 1990. Cet home, Bill Cosey, possédait jadis un hôtel pour Noirs fortunés, sur la côte est des USA. L'hôtel connut son heure de gloire au milieu du 20ème siècle ; tout ce que la communauté noire comptait d'artistes, de médecins, d'hommes d'affaire ou de femmes du monde venait s'y retrouver pour prendre du bon temps au bord de l'océan. Le mouvement pour les droits civiques et la déségrégation ont bouleversé cet univers présenté comme idyllique, si l'on oublie le caractère très exclusif de la politique commerciale mise en place par Bill Cosey, qui refusait l'accès à son établissement aux plus pauvres de sa communauté. L'hôtel a fini par fermer, et la demeure familiale est devenue le champ de bataille de deux femmes, Heed, la veuve de Cosey, et Christine, la petite -fille du maître des lieux. Ce sont d'anciennes « meilleures amies » d'enfance, mais leur amitié connut un tournant fatal lorsque Cosey, lui-même veuf, choisit de se remarier avec Heed, qui avait alors onze ans. La différence d'âge entre cet homme, déjà grand-père, et cette petite -fille n'est pas le seul sujet de scandale. Heed vient par ailleurs d'une famille extrêmement pauvre et illettrée et elle a le plus grand mal du monde a tenir sa place dans un univers familial très critique. Heed et Christine deviennent
peu à peu les meilleures ennemies du monde, surtout après la mort de Cosey, qui laisse derrière lui un testament fort ambigu. La lutte des deux femmes, pour savoir qui est l'« enfant chérie » à laquelle reviendra la fortune de Cosey, constitue un des moteurs du roman. Christine veut faire appel de la décision du juge, pendant que Heed, qui a recruté une jeune fille, une tête brûlée du nom de Junior, entend fabriquer avec elle un faux testament, qui serait plus indiscutable. À la toute fin du roman, les deux femmes se retrouvent dans l'hôtel abandonné, dans des circonstances dramatiques, qui seules leur permettront de se parler enfin, de se retrouver et de comprendre que chacune n'a finalement plus que l'autre, avant le retournement final, dû à la voix narrative, venue d'outre -tombe, de L, une autre de ces femmes qui gravitaient autour de Bill Cosey. Love, en apparence, ne semble pas s'attaquer à de grandes et tragiques questions, comme avait pu le faire Beloved. Il n'empêche que Toni Morrison nous plonge à la fois dans une réflexion sur l'histoire de la communauté afro-américaine qui est tout sauf conventionnelle, et dans un huis clos psychologique, qui lui permet une présentation extrêmement pénétrante des relations entre les femmes et l'homme, des relations des femmes entre elles, toujours en rivalité pour être l'élue de cet homme aux multiples facettes, qui sont autant de facettes imaginaires qu'elles ont elles-mêmes mises en place. De fait, Love est également bel et bien un roman qui parle d'amour, qui parle de l'amour.
3 personnes en parlent

Bill Cosey est le personnage central de ce roman car toutes les femmes sur lesquelles les chapitres vont se focaliser sont liées à cet homme. Il fut leur père, leur mari, leur protecteur. Tout au long de ce roman, nous allons découvrir cet homme et essayer de comprendre comment il a pu épouser une enfant de onze ans qui était, pour couronner le tout, la meilleure amie de sa petite-fille. Au milieu des femmes de sa vie arrive la jeune Junior qui va servir de medium entre le mort et les vivantes.J'aime les romans féminins de Toni Morrison, ceux où différentes voix féminines font vivre le texte mais je suis restée en marge de ce roman là, peut-être un peu à cause du côté ésotérique qui ne m'avais pourtant pas gênée dans Beloved. Ces femmes-là sont pourtant touchantes, leur histoire est même souvent très forte, comme toujours avec Toni Morrison.

cocalight
08/09/13
 

"Un rêve c'est juste un cauchemar avec du rouge à lèvres" Thème classique, histoire rondement menée, Toni Morrison quitte les sujets chers à son coeur (bien que les références sur l'histoire afro-américaine demeurent) pour consacrer un roman sur l'amour, la jalousie, la haine. Le personnage central aujourd'hui disparu continue de concentrer toutes les attentions. Et au fil de pages et des témoignages des femmes qu'il a aimées ou détruites, le lecteur comprend que Ce Bill Cosey était loin d'être un saint... L'ensemble est toujours aussi bien écrit, mais il faut atteindre une bonne moitié du livre pour bien reconstituer le schéma familial de chacun des personnages. L'auteur montre que le lien entre la haine et l'amour est ténu, et que seul le temps et les souvenirs les maintiennent à flot. C'est aussi un livre sur le temps et les souvenirs car le lecteur voit "s'entrechoquer" des générations telle la relation entre Junior et Heed ou Romen et son grand-père. Ce n'est sûrement pas le meilleur titre de cet auteur Prix Nobel, mais on y retrouve la patte stylistique, ce qui en fait un opus agréable et charmant. vivi

vivicroqueusedelivres
22/02/12
 

Voilà un livre qui me laisse perplexe, c'est le premier livre que je lis écrit par Toni Morrison et je dois dire que j'ai vraiment été dérouté par son écriture. Les portraits de femme se croisent et s'entrecroisent autour de la figure d'un même homme qui fut pour l'une un mari, l'autre un père, un amant, un ami ...etcJ'ai mis beaucoup de temps avant de réussir à imbriquer correctement les différentes pièces des témoignages, je ne comprenais pas grand chose aux rapports entretenues entres elles enfin avant les pages 200. Une petite explication dans le style des pièces de théâtre m'aurait été bien utile, par exemple : May, femme de … fille de … mère de ... / Heed, femme de …L'écriture complexe m'a également obligé à quelques aller retour en arrière, histoire d'être sûr de la personne qui raconte.Mais au delà de cette impression de brouillon, étonnamment dès les premières phrases je me suis laissé emporté par l'atmosphère de tension, de rancœur, de passion et de mystère si bien recrée par Toni Morrison. J'ai été conquise par sa narration où j'ai vu se refléter les différentes facettes de l’amour, elle n'hésite pas à faire passer ses personnages de l’envie au désir, à l’obsession, à la langueur. Ce roman, c'est le cycle autour d'un premier amour indélébile, un amour qui nous emporte et nous marque pour toujours.J'ai aimé ces portraits de femme même si le puzzle trop lent à se former m'a quelques peu gâcher ma lecture...

Lacazavent
21/10/11
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 12.00 cm
  • Poids : 0.25 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : ANNE WICKE

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