Lunar park

ELLIS, BRET EASTON

EDITEUR : ROBERT LAFFONT
DATE DE PARUTION : 06/10/05
LES NOTES :

à partir de
9,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

dans lunar park, bret esaton ellis, enfant terrible des lettres américaines, pense que les madeleines de proust sont des mandarines, que sa maison d'elsinore lane est hantée, que le spectre est son père mort et peut-être aussi que patrick bateman, le tueur d'american psycho, que la moquette " pousse " dans la salle de séjour, qu'un coeur bat sous la " peau " d'un oiseau en peluche appelée terby, que les femmes autour de lui ne verront jamais ces apparitions surnaturelles, que sont fils sait oú sont allés les garçons qui disparaissent mystérieusement, qu'il doit retrouver la simplicité des phrases
qu'il écrivait dans son premier livre, qu'un massacre des innocents d'un genre nouveau est en cours, qu'une seconde chance lui est donnée, que lunar park sera son dernier roman. avec son humour détaché et sa virtuosité, bret easton ellis se joue du mythe de l'écrivain et nous plonge dans un rêve halluciné et jubilatoire, tout à la fois une sorte d'autobiographie fictive, un récit fantasmagorique de la vie de banlieue aux etats-unis, un hommage aux films et à la littérature d'épouvante, un témoignage de la douleur d'un fils, un exorcisme et une réévaluation de sa vie et de son oeuvre.
9 personnes en parlent

Je n'avais pas lu de romans de Bret Easton Ellis depuis quelques temps. Un ami m'a chaudement recommandé celui-ci. Je n'ai pas été déçu. Le jeu d'allers retours entre autofiction, délire, réalité, écriture, citations d'anciens romans fonctionne à merveille. Le fond de l'histoire (paternité, fantômes du passé qui resurgissent) peut sembler bateau mais est tourné d'une telle manière qu'on se fait embarqué. Le début me plombait un peu. Ça me rappelait un peu trop ce que j'avais déjà lu de lui. Puis la mécanique de l'intrigue s'est mise en place et là je n'ai plus su décrocher. Un très bon roman. Attention ça peut en faire flipper plus d'un(e). Tmor

Tmor
03/04/14

Lunar Park de Bret Easton Ellis (qui m'a bien fait flippé quand je me suis mis a lire les dernières pages tard le soir, surtout avec la scène du squelette dans l'escalier). Easton Ellis pond encore une fois une histoire bien barrée qui sort des sentiers battu.

Johann
29/10/08

Entre deux vapeurs alcoolisées Le héros du roman s'appelle Bret Easton Ellis, et a eu la carrière de l'auteur. Au moment où on le rencontre, il en a eu assez de ses turpitudes dans l'alcool, la drogue et toutes les extravagances qui en découlent, sans avoir réussi pourtant à toucher le fond. ("C'est difficile de toucher le fond quand vous gagnez 3 millions de dollars par an.")Il s'est marié, et vit depuis 3 mois dans une banlieue huppée des Etats-Unis, avec épouse et enfants. Robby, 11 ans, est son fils, mais il ne l'a jamais connu. Et Sarah, 4 ans, est la fille de sa femme. Il travaille à un nouveau roman et donne un cours de technique d'écriture dans une petite université une fois par semaine. Il consulte même divers thérapeutes censés le cadrer sur les rails de la normalité qu'il appelle de ses vœux. Mais tout ça n'est pas lui, et très vite les sirènes de ses addictions reprennent leur chant. Sa vie n'est qu'une succession de faux-semblants qu'il a bien du mal à assurer. C'est alors que....Qu'il vous faut lire le roman ! Le moment où ça dérape est absolument impossible à éventer, c'est un tout qu'il faut découvrir lentement, et par soi-même.Il me manque sûrement des clefs pour appréhender Bret Easton Ellis. Il est indéniable qu'il y a un réel talent d'écriture et de construction dans ce roman, des petits clins d'œil du côté de Somoza ou King. Son œuvre antérieure, largement évoquée tout au long du livre, m'a aussi sans doute manquée pour réaliser à quel point il revenait aux sources.("Explorer ce genre de violence avait été "intéressant" et "excitant" et tout était "métaphorique" de toute façon - du moins pour moi à ce moment de ma vie, quand j'étais jeune et furieux et que je n'avais pas pris conscience de ma propre mortalité, à une époque où la douleur physique et la souffrance réelle n'avaient pas le moindre sens pour moi. J'étais dans la "transgression" et le livre était surtout consacré au "style" ")Mais certaines scènes m'ont gênée par leur sentimentalisme débridé, sans que je puisse discerner avec certitude s'il fallait les prendre au 1er ou au second degré. Et la toute fin m'a carrément déçue, la partie "vif du sujet" me semblant quand même vraiment trop "grosse".Je suis donc mitigée face à ce roman dont j'attendais beaucoup et qui a été élu meilleur livre de l'année 2005 par le magazine Lire. Sylvie Sagnes

SagnesSy
21/07/12
 

Toujours selon moi, c'est une littérature entre le bling bling et le l'esbrouf. "Lunar Park" est surtout une espèce de roman pseudo autobiographique qui relate la descente aux enfers du narrateur, la drogue, les déboires conjugaux et Hollywood de l'autre côté de sunset boulevard c'est à dire le ghetto pour riche. Si l'auteur veut ici dénoncer l'Amérique et les dérives de la société américaine, force est de contaster qu'il a échoué dans cette entreprise. Au fur et à mesure des pages, c'est surtout le narcissisme d'un écrivain à succès qui emporte sur le reste. d'ailleurs le roman n'a pas reçu le succès attendu. Le style patauge dans le bourbier de la facilité et du cliché. Dommage, il y avait du potentiel. Victoire

tran
29/06/12
 

Auteur sulfureux assez controversé BEE a toujours décrit une Amérique où la société à la mode cachait de lourds secrets et s'enfonçait dans les paradis artificiels pour ne plus se regarder en face. Lunar Park débute par une partie autobiographique puisque le narrateur est l'auteur lui même. Il n'hésite pas à décrire ses années dépravées qui ont suivi ses premiers succès littéraires. Sans état d'âme, il assume ses excès tout en portant un regard lucide sur son vécu. Puis l'autobiographie "dégénère" en autofiction lorsqu'en seconde partie le narrateur décrit sa vie rangée avec femmes et enfants dans le comté de Midland. Banal me direz-vous? C'est là que tout se complique puisque sous le bonheur de façade les enfants sont sous psychotropes, les parents suivent une thérapie conjugale au bout de cinq mois de mariage, et la maison se révèle hantée...Le tout saupoudré de disparitions de garçons et de crimes bizarrement déjà vécus de façon littéraire... Des pages n'ont rien a envier à l'épouvante façon Stephen King, mais il faut voir au delà: BEE combat contre ses propres démons: un père violent et mal aimant, un roman au succès fulgurant mais au contenu d'une rare violence (Américan Psycho).Bref, le narrateur-auteur se remet en cause et surtout dévoile une réelle fragilité d'enfant. Aucun temps mort, d'une efficacité remarquable, Lunar Park plonge le lecteur dans une forme romanesque complétement originale et montre que le roman peut être aussi une confession voilée comme le signale celui qui hante le narrateur en lui disant: "Je veux que vous réfléchissez à votre vie. Je veux que vous soyez conscient de toutes les choses horribles que vous avez faites. Je veux que vous regardiez en face le désastre qu'est Bret Easton Ellis." vivi

vivicroqueusedelivres
12/02/12
 

Bret Easton Ellis a réussi dans ce roman à mêler habilement des parts d'autobiographie et des éléments de fiction (sa vie conjugale notamment). Si l'on ne fait pas partie du fan club de ce romancier culte notamment chez la jeune génération de lecteurs, on aura sans doute du mal à les discerner. Le plus intéressant réside alors dans la description probablement très juste d'une certaine classe sociale américaine, du monde des célébrités (les stars du cinéma), des gens friqués et camés, un petit monde clos où les enfants fréquentent des écoles privées avec portail de sécurité et caméras, où les mêmes enfants surprotégés sont sous calmants et médicaments. Tout le roman repose sur l'ambiguïté, ressort habituel du fantastique : y a-t-il des phénomènes paranormaux ou l'état dans lequel est le narrateur du fait de sa prise de drogue et d'alcool est-il à l'origine d'hallucinations ? L'écrivain est-il victime d'un de ses personnages inventés ? Toujours est-il que son passé, ses relations avec son père sont à la base d'un psychisme fragile et tourmenté. Les lecteurs ne se sont pas ennuyés à la lecture de ce roman mais ils ont regretté un rythme lent, un style assez médiocre au service d'un récit qui manque quelque peu de légèreté et d'humour. Comité romans adultes, bibliothèque municipale de Brest

Dans cette fausse autobiographie, Bret Easton Ellis fait face à des créatures et à des mésaventures auxquelles chacun préfèrerait échapper. Un homme incarne Patrick Bateman, héros de son livre American Psycho, et tue des vrais gens, de la même manière que dans le livre... Un oiseau en peluche lui mène la vie dure... De jeunes garçons de l'âge de son fils disparaissent...Ces évènements arrivent-ils vraiment ou sont-ils l'effet des drogues et de l'alcool qu'il ingurgite?Après une première partie désagréablement graveleuse, le roman prend une nouvelle tournure en s'orientant vers le fantastique, le mystérieux.J'ai donc préféré la fin du livre, mais j'avoue avoir eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire et à m'y plonger.

Alexandraaa
03/01/11
 

Envoûtant! Très bon roman, en partie autobiographique, dans lequel la fiction et la réalité s'entremêlent de manière inextricable. Malgré quelques légères baisses de rythme, une lecture captivante, une plongée dans l'univers unique de Bret Easton ELLIS.

Passé le premier chapitre, l'histoire est envoûtante et surprenante ! On ne perd pas de temps pour découvrir la fin. Mais j'ai adoré aussi le style où un troisième personnage s'invite : l'écrivain. Il est présent tout au long de l'histoire en plus du narrateur : belle démonstration d'un génie.

Fred25
19/03/10
 

Format

  • Hauteur : 24.20 cm
  • Largeur : 15.60 cm
  • Poids : 0.61 kg
  • Langage original : ANGLAIS

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