Ma cousine rachel

DU MAURIER, DAPHNE

EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 30/12/93
LES NOTES :

à partir de
8,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Daphné Du Maurier Ma cousine Rachel Philip, sans la connaître, déteste cette femme que son cousin Ambroise, avec lequel il a toujours vécu étroitement uni dans leur beau domaine de Cornouailles, a épousée soudainement pendant un séjour en Italie. Quand Ambroise lui écrira qu'il soupçonne sa femme de vouloir l'empoisonner, Philip le croira d'emblée. Ambroise mort, il jure de le venger.
Sa cousine, cependant, n'a rien de la femme qu'imagine Philip. Il ne tarde pas à s'éprendre d'elle, à bâtir follement un plan d'avenir pour finir par buter sur une réalité de cauchemar. Ce don du suspense psychologique, que le nombreux public de la célèbre romancière anglaise lui reconnaît dans chacune de ses oeuvres, est particulièrement présent dans Ma cousine Rachel.
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J’ai découvert l’auteure avec Rebecca que j’avais beaucoup aimé, et j’ai retenté l’expérience avec cette nouvelle lecture. Qui s’est avéré être une très bonne lecture. Un peu stressante et en même temps c’est très psychologique et donc voulu. C’est très prenant également, une fois qu’on est dedans, les pages se tournent toutes seules et souvent les fins de chapitre donnent très envie de simplement se jeter sur la suite. Au premier abord il ne se passe pas grand chose, et pourtant tous les éléments sont là pour faire une intrigue très prenante, faisans sans arrêt douter le lecteur sur la cousine Rachel. Une fois on la voit comme l’assassin d’Ambroise, ensuite on se dit que non ce n’est pas possible, puis on l’imagine en suceuse d’argent, puis finalement on se dit qu’elle est peut-être juste un peu dépensière. On est embrouillé et on ne sait plus quoi penser d’elle. Ce qui est voulu évidemment. L’auteure sait mener le suspens, balader le lecteur, et malmener ses personnages. Le fait que tout soit raconté et vécu du point de vue de Phillip nous empêches de voir la situation sous tous les angles, et fait douter. Étrangement, j’étais rarement d’accord avec Phillip, quand il était persuadé d’une chose, j’étais persuadé du contraire. Le personnage en lui-même ne m’a pas tellement plu, j’ai trouvé qu’il était un peu trop impulsif, qu’il se fiait trop à lui-même et écoutait trop peu l’avis des autres. Je crois que son cousin Ambroise, même s’il lui ressemblait, était beaucoup plus attachant, il avait l’air d’avoir beaucoup de plus de réparti et d’humour. En revanche j’ai bien aimé Rachel, je n’avais pas forcément confiance en elle, mais elle m’a touché sur certaines choses, elle était attachante, et puis elle parlait bien, elle avait de l’humour.Le petit point négatif du livre, c’est qu’on ressent beaucoup de misogynie dans le livre. Le héros lui-même se décrit comme tel, mais les femmes elles-mêmes parlent des femmes avec presque du mépris. Elles sont décrits comme futiles, trop bavardes – alors que c’était à elles de mener les conversations… comme si c’était juste parce que c’était des femmes…Bref ça m’a dérangé, mais le reste était vraiment génial.La fin m’a laissé toute choquée, bien sûr on la voit venir, on se doute de ce qui va arriver, et pourtant c’est tellement brusque, que j’ai refermé le livre avec les yeux écarquillés.Je suis séduite par cette auteure et comme j’ai pleins d’autres livres d’elle dans ma PAL, je sais que je pourrai continuer à la découvrir avec plaisir.

lasurvolte
10/06/15
 

Un monumental manoir des Cornouailles. Philip y a été élevé par son cousin Ambroise depuis la mort de ses parents. Les deux hommes vivent dans leur domaine comme des vieux garçons totalement inintéressés par une quelconque présence féminine. Mais lors d’un séjour à Florence, Ambroise rencontre Rachel, une lointaine cousine. Tombé fou amoureux, il l’épouse dans la foulée et s’installe en Italie. Quelques temps plus tard, Philip reçoit une lettre d’Ambroise lui indiquant qu’il soupçonne sa femme de vouloir l’empoisonner. Prenant cette menace pour argent comptant, il se rend à Florence et découvre que son parent est mort depuis trois semaines. La cousine Rachel, elle, semble s’être volatilisée. Philip jure de venger Ambroise mais lorsque Rachel débarque au manoir, elle ne semble pas du tout être la femme machiavélique qu’il imaginait…Une sorte de suspens psychologique en pleine campagne anglaise, un huis clos entre un richissime rentier, naïf comme c’est pas permis, et une manipulatrice sans vergogne... il y avait tout les éléments pour que je m’ennuie ferme.Et bien je ne me suis pas ennuyé une seconde. D’abord parce que les personnages principaux et secondaires sont parfaitement campés. Ce grand couillon de Philip, qui, à bientôt 25 ans, ne connaît rien aux femmes et va se laisser embobiner comme un bleu par la magnifique Rachel, impulsive et retorse, dont on ne cesse de se demander s’il faudrait lui donner le bon dieu sans confession ou si au contraire elle n’est rien d’autre qu’une machiavélique diablesse. Ensuite, ce n’est pas ennuyeux parce que l’intrigue avance en permanence et ne tourne pas en rond. A chaque chapitre un élément nouveau, une pièce supplémentaire du puzzle qui s’imbrique pour nous mener vers un dénouement vraiment bien trouvé. Enfin, on ne s’ennuie pas une seconde parce que les rapports humains sont tricotés serrés-serrés, tout se tient merveilleusement bien, sans aucune fausse note. Bien sûr l’intrigue se déroule dans l’atmosphère lente, engoncée et poussiéreuse propres aux grandes fortunes anglo-saxonnes mais, à ma grande surprise, j’ai pris un vrai plaisir à fréquenter ces gens de la haute dont les comportements sont régis par le respect de l’étiquette. Finalement, on referme le roman en se demandant qui est vraiment Rachel. Une âme pure ou un succube ? Personnellement, je la verrais bien un tantinet schizophrène. Et pas qu’un peu à vrai dire…

jerome60
25/04/14
 

Format

  • Hauteur : 24.00 cm
  • Largeur : 15.50 cm
  • Poids : 0.47 kg

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