Ma vie balagan

LORIDAN-IVENS, MARCELINE

livre ma vie balagan
EDITEUR : ROBERT LAFFONT
DATE DE PARUTION : 09/10/08
LES NOTES :

à partir de
19,50 €

SYNOPSIS :

Le matin de ses soixante-dix-huit ans, marceline loridan-ivens, née rozenberg, calcule que 7 et 8 font 15 : quinze ans, son âge lors de sa déportation au camp d'auschwitz-birkenau. Elle contemple les objets de sa maison, qui réveillent en elle des fragments de sa vie faite de désordres, de révoltes, de provocations et d'engagements sur les marges du monde. 1945 : revenue d'auschwitz détruite à mort, marceline se lance dans la vie comme si elle n'avait plus rien à perdre. elle hante les nuits bleues des caves de saint-germain-des-prés, entre au pc, claque la porte, porte les valises pour le fln, s'engage pour l'avortement
- elle est de tous les combats. Et rencontre le grand cinéaste joris ivens ; la voilà avec lui au vietnam sous les bombardements, à pékin pendant la révolution culturelle. une grande histoire d'amour et de cinéma commence. simone veil, son amie pour la vie, se rappelle que même à auschwitz marceline racontait des histoires drôles. une façon pour elle de survivre à la souffrance omniprésente du souvenir. ainsi se reconstruit à la première personne, sur une mémoire fuyante et une force de vie contagieuse, la légende intime de marceline loridan-ivens, que le feu des nazis n'a pas pu anéantir.
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Marceline Loridan-Ivens a 80 ans, scénariste, actrice et réalisatrice, elle fut l’épouse et collaboratrice du documentariste néerlandais Joris Ivens. Mais aussi et surtout une des survivantes des camps, arrêtée en avril 44 par la Gestapo, elle est envoyée à Auschwitz-Birkenau, puis enfin au camp de concentration de Thresienstadt où elle recouvre la liberté à la libération du camp en mai 45, elle a 17 ans.Elle a survécu, mais à partir de là, sa vie sera balagan, de bric et de broc en hébreu, un grand bazar, comme si elle n’avait plus rien à perdre. Elle traverse l’après-guerre, plus difficile à vivre pour elle parfois que les camps ! Sa révolte constante contre l’oppression et l’exploitation de l’humain la conduise sur tous les terrains de la rébellion et de la liberté des peuples, de l’Algérie au Vietnam, en passant par la chine et la lutte contre l’avortement.Extrait : « Il y avait malgré tout, par moments, au milieu de tant de cruautés, des gestes d’humanité d’une telle puissance qu’ils s’imprimaient à l’intérieur de notre corps même. C’est la situation extrême que nous vivions, sans doute, qui lui conférait une telle force d’amour. »

Je suis donc assise sur mon petit banc à essayer de démêler mon collier. C’est balagan. Balagan, en hébreu, cela veut dire le bordel, la carta. Le collier lui même est balagan, fait de bric et de broc, de faux brillants tout mélangés, bizarre. Il n se ferme pas, il faut le nouer, et après cela, il est tout embrouillé, je ne peux plus le dénouer. Mais finalement, il est bien comme ça. Balagan. Ma vie elle-même est balagan. Marceline Loridan-Ivens née Rosenberg, soixante dix-huit ans revient sur sa vie. Pas de façon chronologique comme sur un CV mais en suivant le fil des souvenirs qui reviennent.Le 29 février 1944, Marceline quinze ans est arrêtée par la Gestapo puis déportée à Birkeneau. 1945, fin de la guerre, Marceline a survécu et est revenue. Pas son père. Elle retouve une mère qui ne veut pas qu’elle parle de « là-bas », "l'antisémisme était très fort après la guerre" et on ne parlait pas de ce qui était arrivé aux Juifs. Chez Marceline, il y a chez cette formidable envie de vivre et de croquer la vie. Marceline s'amuse et danse à Saint Germain. Puis, un premier mariage et un divorce. Femme engagée, durant la guerre d'Algérie, elle aidera le FLN. Plus tard, elle rencontre avec le cinéaste Joris Ivens de trente ans son aîné. Un second mariage. Ils iront au Vietnam sous les bombardements puis en Chine réaliser des films malgré le contexte politique. Femme avide de liberté, elle parle également sans tabou du suicide son frère Marcel et de ses démons qui l'ont conduit à deux reprises à vouloir mettre fin fin à ses jours. En toute simplicité, elle explique ses choix de femme.Je n'ai pas d'amertume, ni de regret. Je nerenies pas ce que j'ai fait. J'assume mes erreurs, mes dérives, je les inscris à chaque fois dans mon chemin et dans l'histoire d'une époque à laquelle laquelle j'ai été très mêlée. Pas d'apitoiement dans ce livre ! Au contraire, il s'en dégage un dynamisme sur fond d'humour. Même si quand elle parle de sa déportation et des conditions au camp, c'est dur, très dur. Ce n'est pas une leçon de vie qu'elle nous fait. Non, elle raconte juste sa vie balagan ... http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
09/08/10
 

Format

  • Hauteur : 21.60 cm
  • Largeur : 13.60 cm
  • Poids : 0.33 kg

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