Madame bovary

FLAUBERT, GUSTAVE

livre madame bovary
EDITEUR : ACTES SUD
DATE DE PARUTION : 26/08/94
LES NOTES :

à partir de
5,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Emma Bovary yearns for a life of luxury and passion of the kind she reads about in romantic novels. But life with her country doctor husband in the provinces is unutterably
boring, and she embarks on love affairs to realize her fantasies. This new translation by Margaret Mauldon perfectly captures Flaubert's distinctive style.
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Livre qui trainait depuis un moment dans ma pal et l'occasion de le lire pour les cours s'est enfin présentée. Je ne peux pas dire que j'ai vraiment apprécié, en fait c'est plutôt le contraire, ma lecture a été rendue assez ardue à cause d'une héroïne insupportable ! J'ai été surprise par le début où on suit d'abord Charles Bovary à partir de son enfance jusqu'à ce qu'il devienne médecin puis rencontre Emma et en devienne amoureux. C'était un bon début auquel je ne m'attendais pas, mais la suite m'a refroidie. Le fait qu'il n'y ait pas d'action couplé à mon envie d'étrangler Madame Bovary a fait que j'ai un peu galéré à lire ce roman. Son comportement, ses réflexions, le fait qu'elle se fasse des illusions, tout cela m'a insupporté chez elle. Certains passages me faisaient carrément lever les yeux au ciel. La fin est assez étrange mais je dois dire que je l'ai bien aimé (étrange je sais, pour ceux qui ont lu le roman). Malgré cela, l'écriture de l'auteur (très ironique) m'a plu, et peut-être lirai-je d'autres de ses œuvres, mais sur un sujet moins épineux... Elle m'a un peu aidé à supporter Emma Bovary, et malgré les longues descriptions j'ai réussi à l'apprécier. Une critique un peu désordre pour un roman qui a eu du mal à passer, ce qui arrive assez rarement avec moi. Madame Bovary est clairement un classique à connaître, mais je le conseille aux courageux... Ninon !

nilale
31/01/15
 

Tout abord, un mot sur la collection la Bibliothèque du Collectionneur des éditions Archipoche. En un mot comme en cent : c'est la raison de mon achat du célèbre roman de Flaubert. Petit, léger, rouge et doré, ce petit volume est simplement ravissant. Les pages sont fines et agréables au toucher et la couverture est comme tissée, douce et velouteuse. Bref, je suis tombée sous le charme...Mais venons-en au fait. Madame Bovary raconte l'histoire tortueuse de... Madame Bovary ! (enfonçons les portes ouvertes...). La jeune et jolie Emma se marie avec un médecin de la région de Rouen nommé Monsieur Bovary. Mais très vite, elle se noie dans l'ennui. Même la naissance de sa fille ne ranime pas la flamme dans ses yeux sombres. La seule distraction qu'elle s'accorde est l'amour qu'elle porte à son nouvel amant, le charmant Rodolphe Boulanger. Mais hélas, l'amour univoque n'est jamais la solution. Dès lors, elle se perd dans la dépression et le non-sens. Un second amant la fait renaître de ses cendres pour mieux la détruire quelques mois plus tard.Pourtant culte, ce roman n'avait jamais atterri entre mes mains (grossière erreur de ma part!). La plume moderne et les chapitres courts en font un roman singulier et plaisant. Le style particulier de Flaubert raviront les amateurs du genre : peu de dialogues, des descriptions longues, une passion pour les listes, bref, un concentré de réalisme. Le lecteur n'échappe à aucune description, aucun détail, aucune situation susceptible de faire évoluer l'intrigue. Même si ce style est au départ très accrocheur, j'avoue m'en être un peu lassée par moments. Trop de descriptions, trop de lenteur, pour au final, peu d'avancées dans le temps et l'histoire.Le point fort de ce roman (comme souvent) est le grand nombre de détails sur les personnages et leur caractère. Emma est une héroïne fascinante, difficile à cerner, mais fascinante. La pauvre dame s'ennuie dans son château de cartes ; faux-semblants et discorde règnent dans son coeur. Il est très intéressant de voir comment une romantique, amoureuse d'histoire romanesque, libre d'esprit, peut se consumer et finalement s'éteindre dans l'ennui.Madame Bovary a fait beaucoup de bruit au moment de sa parution en 1857 (procès, outrage aux bonnes moeurs... vous connaissez la chanson), et je reste persuadée qu'aujourd'hui encore, ce roman singulier est un modèle en la matière, inspirant bon nombre d'auteurs et de jeunes égaré(e)s.

SEcriture
20/10/13
 

L'histoire est intéressante, bien rédigée, les personnages sont complexes, travaillés, humains, et rien que pour ça, cela mérite d'être lu. Mais j'avoue avoir mis un bon moment à le finir. Je lisais un chapitre par un chapitre, et comme il n'y avait pas de suspense donnant une réelle envie de savoir la suite, j'ai traîné. Le film doit être bien plus accessible (comme pour les Balzac).

Myaou
13/09/13
 

Le monde est cruel, Emma.Ah, Emma.C'est la seule chose vraie que t'aura jamais dite Rodolphe, "Le monde est cruel, Emma.". Tu t'ennuies à périr et brodes sur les improbables figures masculines qui traversent ta vie. Charles, en premier lieu. Il est rustique et lourdaud, mais il t'aime pourtant, et ta mort aura raison de lui. Léon, ensuite, mais c'est trop tôt encore, tu n'es pas prête. Rodolphe alors, qui s'y trempe sans s'égarer, savourant pourtant ta beauté et tes élans fougueux."... et, au milieu du silence, il y avait des paroles dites tout bas qui tombaient sur leur âme avec une sonorité cristalline et qui s'y répercutaient en vibrations multipliées."Quand il t'abandonne si lâchement, tu es même prête à t'enflammer pour n'importe quel pantin :"Un bel organe, un imperturbable aplomb, plus de tempérament que d'intelligence et plus d'emphase que de lyrisme, achevaient de rehausser cette admirable nature de charlatan, où il y avait du coiffeur et du toréador."C'est pourtant Léon que le destin replace sur ta route, et il te donne son coeur, ébloui, si jeune."Souvent, en la regardant, il lui semblait que son âme, s'échappant vers elle, se répandait comme une onde sur le contour de sa tête, et descendait entraînée dans la blancheur de sa poitrine."Mais tu les effraies tous, Emma, tu es trop exaltée, trop pressante, trop envahissante. Tu calomnies ce que tu as adoré :"Mais le dénigrement de ceux que nous aimons nous en détache quelque peu. Il ne faut pas toucher aux idoles : la dorure en reste aux mains."Tu t'emballes, tu exagères, tu ne comprends plus rien."- Je l'aime, pourtant ! se disait-elle.N'importe ! elle n'était pas heureuse, ne l'avait jamais été. D'où venait donc cette insuffisance de la vie, cette pourriture instantannée des choses où elle s'appuyait ?... Mais il y avait quelque part un être fort et beau, une nature valeureuse, pleine à la fois d'exaltation et de raffinements, un coeur de poète sous une forme d'ange, lyre aux cordes d'airain, sonnant vers le ciel des épithalames élégiaques, pourquoi, par hasard, ne le trouverait-elle pas ? Oh ! quelle impossibilité ! Rien, d'ailleurs, ne valait la peine d'une recherche; tout mentait ! Chaque sourire cachait un bâillement d'ennui, chaque joie une malédiction, tout plaisir a son dégoût, et les meilleurs baisers ne vous laissent sur la lèvre q'une irréalisable envie d'une volupté plus haute."Tu t'obstines, pourtant. Léon n'est pas celui que tu croyais, tu ne sais pas ce que tu croyais. Tu n'as aucune pensée pour ta fille, ton mari, ton père, ta belle-mère. Tu n'habites pas ta vie, tu n'es pas même présente dans tes rêveries, tu es une demande permanente et impérieuse d'un autre chose indéfini, d'un sens à ce qui n'est pas ta vie, mais ton néant."Mais comment pouvoir s'en débarrasser ? Puis, elle avait beau se sentir humiliée de la bassesse d'un tel bonheur, elle y tenait par habitude ou par corruption; et, chaque jour, elle s'y acharnait davantage, tarissant toute félicité à la vouloir trop grande. Elle accusait Léon de ses espoirs déçus, comme s'il l'avait trahie; et même elle souhaitait une catastrophe qui amenât leur séparation, puisqu'elle n'avait pas le courage de s'y décider.Elle n'en continuait pas moins à lui écrire des lettres amoureuses, en vertu de cette idée, qu'une femme doit toujours écrire à son amant.Mais, en écrivant, elle percevait un autre homme, un fantôme fait de ses plus ardents souvenirs, de ses lectures les plus belles, de ses convoitises les plus fortes; et il devenait à la fin si véritable, et accessible, qu'elle en palpitait émerveillée, sans pouvoir néanmoins le nettement imaginer, tant il se perdait, comme un dieu, sous l'abondance de ses attributs."Et tout finit mal, Emma, très mal, sauf pour le pharmacien qui incarne si bien la provincialité. Emma, ma soeur, ma triste amie, mon abusée, tu existes à présent pour l'éternité, par la grâce d'un magicien du nom de Gustave Flaubert."Toute la valeur de mon livre, s'il en a une, sera d'avoir su marcher droit sur un cheveu, suspendu entre le double abîme du lyrisme et du vulgaire." Sylvie Sagnes

SagnesSy
07/07/12
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 15.00 cm
  • Poids : 0.94 kg

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