Mademoiselle coeur solitaire

ORTIZ, SEBASTIEN

livre mademoiselle coeur solitaire
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 06/10/05
LES NOTES : Laissez une critique sur ce livre
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14,00 €

SYNOPSIS :

New York, Greenwich Village, début des années cinquante. Pour avoir pris trop de risques afin de rapporter des clichés sensationnels, un photographe-reporter, L. B. Jefferies (James Stewart), est cloué dans un fauteuil roulant, une jambe dans le plâtre. La canicule qui sévit à Manhattan contraint tout le monde à vivre les fenêtres grandes ouvertes. Jefferies peut ainsi épier ses voisins depuis son appartement qui donne sur une arrière-cour. Ses observations assidues l'amènent à se persuader que l'un d'entre eux a assassiné sa femme. Ses soupçons sont vite partagés par sa maîtresse, Lisa Fremont (Grace Kelly), et son infirmière, Stella (Thelma Ritter). Telle est l'intrigue de Fenêtre sur cour d'Alfred Hitchcock,
la plus efficace métaphore de ce voyeurisme qui est au cour même de la démarche cinématographique - et littéraire. Or, parmi toutes les existences dont le film nous amène à percer l'intimité, l'une a toujours occupé à mes yeux un (place singulière et m'a touché plus que les autres. Il s'agit de la pauvre Mademoiselle Coeur Solitaire (" Miss Lonely Hearts "), qui compense par le rêve la vie qui lui a été refusée. Sa lutte magnifique et désespérée pour briser son absolue solitude m'a tant ému que j'aurais souhaité passer avec elle, dans le microcosme du film, bien davantage que les sept minutes du minuscule destin que Hitchcock nous donne à voir. Le présent texte a pour dessein de réparer cette injustice.
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Encore une aventure à dévorer des six compagnons ... Vers où seront-ils menés par leurs enquêtes ? A vous de le découvrir dans cette nouvelle escapade des Six compagnons, Les 6 compagnons et la bouteille à la mer !!! TiReader

TiReader
12/04/10

L'auteur s'est plu à développer dans ce roman le personnage de Miss Lonely Heart qui ne faisait que traverser le film de Hitchcock. Et à l'observateur n°1, le reporter, il a ajouté un second et donc imaginé une intrigue parallèle à celle de "Fenêtre sur cour" : deux voyeurs et deux "vus", celui de l'intrigue du film, qui observe des faits à caractère "criminel", un autre qui observe une femme, dont il s'est épris, et dont il imagine la vie dans ses moindres détails, son passé, son présent, sans voir lui, les scènes supectes qui éveillent pendant tout ce temps-là la curiosité de Jefferies... En plus d'avoir rajouté une histoire parallèle, l'auteur raconte les scènes bien connues du film en changeant l'angle de vue... L'auteur enrichit de mille détails le film de Hitchcock, sur la vie américaine à l'époque du macarthysme, sur l'aspect psychologique des différents protagonistes du (des) drame(s). L' exercice de style est plutôt réussi du moment que l'on accepte de mettre de côté ses propres souvenirs du film, de ne pas se laisser envahir par ses références personnelles, et de changer, littéralement, de point de vue. Comité romans adultes, bibliothèque municipale de Brest

Le narrateur anonyme observe celle qui incarne la vieille fille solitaire dans le film Fenêtre sur Cour, celle dont l'existence est réglée comme du papier à musique, mais creuse et ennuyeuse. Miss Lonely Hearts souffre également d'une maladie appelée « Manless Melancholia », la mélancolie d'être sans homme. Et ainsi, cet observateur, un brin amoureux, observe sa douce qui rêve, souffre et décide de sortir le grand jeu pour séduire un homme. Il est derrière ses barricades et écrit la vie de cette femme. Ses observations sont pointilleuses, il semble se glisser dans la peau de sa voisine d'en face, il est dans son corps, sa tête et son coeur. Il ressent son vide et ses souffrances. Il pense à son avenir et rêve à son passé. Il comprend ses meurtrissures, évoque une blessure secrète. Bref, il est clairvoyant en plus d'être voyeur ! C'est honnêtement une lecture ingénieuse et qui donne l'envie de se repasser le film et de zoomer sur Judith Evelyn, l'actrice qui a donné ses traits à Miss Lonely Hearts. Et l'auteur a un talent incroyable pour cerner la psyché féminine, décrire le manque, le vide et la mélancolie amoureuse. Il cerne la solitude, il a les mots pour décrire les tourments de cette femme, il nous la rend attachante et sympathique. Il a réussi à communiquer les sentiments que lui inspirait ce personnage, le lecteur éprouve les mêmes. Ce roman nourri de fantasmes refait le film et Hitchcock lui-même n'aurait pas boudé cette audace; en ce qui me concerne c'est désormais mon coup de coeur à moi !

Clarabel
23/02/09

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.20 kg

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