EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 24/08/05
LES NOTES :

à partir de
17,75 €

SYNOPSIS :

« Il sourit, d'un air las, amer, car lui aussi, lui plus que quiconque, aimerait savoir qui il est exactement. Pour l'heure, il sait seulement qui il n'est pas, qui il n'aura jamais été et ne croira plus jamais être : le fils des Dunkeltal. Une délivrance. Mais il se sent un défroqué - de son nom d'emprunt, de sa fausse filiation -, avec, pour toute identité de remplacement, le nom d'un ours en peluche. Un nom que, faute de mieux, comme dans le passé, il se réapproprie. Magnus. Alias Magnus. Sous ce vocable fantaisiste, il décide d'entrer enfin l'âge d'homme. » L'univers romanesque de Sylvie Germain est hanté par d'étranges forces,
d'inquiétants personnages. Franz, le héros de Magnus, est né avant la guerre en Allemagne. De son enfance, il ne lui reste aucun souvenir, sa mémoire est aussi vide qu'au jour de sa naissance. Il lui faut tout réapprendre, ou plutôt désa pprendre ce passé qu'on lui a inventé et dont le seul témoin est un ours en peluche à l'oreille roussie : Magnus. Dense, troublante, cette quête d'identité a la beauté du conte et porte le poids implacable de l'Histoire. Elle s'inscrit au coeur d'une oeuvre impressionnante de force et de cohérence qui fait de Sylvie Germain, prix Femina pour Jours de colère, un des écrivains majeurs de notre temps.
15 personnes en parlent

Un livre vraiment très fort qui laisse un souvenir intense. J'ai aimé le thème et son traitement. j'ai aussi apprécié la diversité des types de textes que l'auteur insère dans la narration. Toujours très raffinée et poétique, Sylvie Germain offre ici un roman accessible même aux adolescents. Ils ne s'y sont pas trompés en lui décernant le Goncourt des lycéens.

nanettevitamines
27/04/11
 

A cinq ans, suite à un traumatisme, le petit Franz-Georg est "vierge de tout souvenir", il doit tout réapprendre. Son bagage familial, en revanche, sera lourd : son père est un médecin nazi, qui choisira de fuir au Mexique pour échapper à la justice, et l'adolescent sera alors confié à un oncle exilé en Angleterre.Quand les crimes paternels et la complicité muette de la mère font enfin sens pour lui, Franz est prisonnier de ce poids. Se sentant "comme un intrus" chez son oncle londonien, Franz-Georg, rebaptisé Adam, part sur les traces de son père au Mexique... On le suit de l'Amérique à l'Europe, entre oubli et réminiscences, amours et deuils, accompagné de son ourson Magnus, aux yeux de renoncule...Après "L'Inaperçu", je suis, une seconde fois, admirative et sous le charme du talent de Sylvie Germain. La destinée de Franz-Georg/Adam est présentée comme un conte beau et cruel. le récit foisonne de réflexions justes, poignantes et profondes. L'écriture est à la fois percutante et fluide, fine, sans fioritures. C'est parfois poétique, mais jamais posé, ni artificiel... Bref, c'est magnifique, émouvant, à la fois riche et sobre.PS : j'aime beaucoup la couverture, pour l'ourson d'abord, qui semble bien sympathique, et parce que cette peluche s'avère fidèle à la description de Magnus, ensuite... Canel

Canel
31/01/16
 

Ayant aimé l'écriture de Petites scènes capitales mais pas totalement l'intrigue, j'avais envie de retrouver cette écriture à travers une autre histoire. Je n'ai malheureusement pas été plus convaincue et même, je pense que j'ai préféré l'écriture de son tout dernier roman. J'ai du mal à accrocher à sa mise à distance des personnages, c'est en tout cas l'impression que je ressens en la lisant. http://vallit.canalblog.com/archives/2012/07/25/24675519.html#comments

cocalight
26/01/14
 

Je suis passée un peu à côté de ce roman peut être à cause de la tristesse qu'il dégage. Je n'ai pas été très touchée par le destin plutôt tragique de Magnus bien que magnifiquement servi par l'écriture poétique de Sylvie Germain.

alexka
07/01/14
 

Franz -Georg est né avant la seconde guerre en Allemagne. De ses cinq premières années de sa vie il ne lui reste aucun souvenir, seulement son ours en peluche Magnus. Obligé de fuir avec ses parents a la fin de la guerre, il découvre que son père était un médecin et tortionnaire d'un camp de concentration. Celui ci décide d'aller au Mexique et de partir en éclaireur avant de les rapatrier avec lui. Mais peu de temps après il meurt et la mère de Franz-Georg décide de le confier a son frère qui habite en Angleterre. Commence une nouvelle vie pour lui et une nouvelle vision de son passé.Livre très intéressant sur la quête d'identité et sur le destin de ces fils de tortionnaire. Comment vivre normalement quand on découvre que son père a été un criminel nazi. Les personnages qui traversent cette histoire porte en eux le poids de l'Histoire et pour certains celui de la culpabilité. J'ai beaucoup aimé l'intrigue et l'intelligence avec laquelle l'auteur enchevêtre Histoire et roman mais le style m'a empêché de m'immerger dans l'intrigue et de ressentir les émotions. Trop de mots compliqués et un style ampoulé rendent difficile le plaisir de lecture et empêche la fluidité de l'écriture. Autre bémol, une fin onirique qui détonne avec le contexte historique du début de roman.Ma note 6/10 pour ce livre plein de qualités mais déroutant par le style de l'auteure et par sa fin.Prix Goncourt des lycéens 2005.

Zembla
10/10/13
 

Un petit garçon, inséparable de son ours en peluche Magnus, a perdu tous ses souvenirs d'enfance.L'enfant grandit dans les non-dits Puis , les souvenirs affleurent à la surface, révélant l'ampleur des mensonges . L'enfant devenu homme navigue d'un prénom à un autre: Franz-Georg, Adam, Magnus. Après s'être libéré des mensonges d'un passé factice, il lui faut retrouver son identité et sa place.Une narration peu commune, entrecoupée de poèmes et de biographies, donne une portée particulière à ce roman qui a obtenu en 2005 le Goncourt des lycéens.

dvan
16/01/13
 

Ce livre a eu un drôle d’effet sur moi. Au premier abord, je n’ai pas vraiment aimé. Il faut dire que le style de Sylvie Germain ne m’a pas beaucoup plu. Puis, quand les premières révélations ont eu lieu, j’ai commencé à m’intéresser à l’histoire. Au fur et à mesure de ma lecture, j’étais de plus en plus scotchée aux pages. Et, même si la fin arrivée, je ne suis toujours pas conquise par le style de l’auteur, l’histoire m’a vraiment séduite et bouleversée.Il m’est assez difficile d’expliquer comment cette emprise s’est mise en place mais il est évident que Sylvie Germain possède l’art de la narration. Impossible de deviner quelle direction prendra l’histoire. Les rebondissements sont nombreux et toujours intéressants. L’émotion est toujours suggérée et cela la rend d’autant plus forte. C’est un livre qui m’a énormément touchée. Ce roman dégage une grande vitalité, élargit l’horizon et laisse toujours le lecteur dans une incertitude bienvenue.

mycupoftea
16/01/13
 

C'est un très beau roman, écrit dans une belle langue, à la fois poétique et charnelle, composé de "fragments" et non pas de chapitres, entrecoupés de "résonances" et de "notules", contenant parfois des extraits d'oeuvres qui font écho à l'histoire de Magnus, comme le magnifique Pedro Paramo de Juan Rulfo, des poèmes (dont deux de Supervielle, très beaux), des lieder... J'ai suivi l'errance psychologique, sentimentale et géographique de Magnus presque comme on lit une intrigue policière, essayant avec lui et contre lui de reconstituer le puzzle, croisant avec lui ces personnages étonnants, émouvants ou terribles... À lire.

fashiongeronimo
12/08/12
 

Prix Goncourt 2005 des lycéensJe suis déconcertée après avoir lu ce roman, que j'ai entendu partout qualifié de "très joli", "poétique", "très réussi", et qui a été plébiscité par les jeunes... Personnellement je suis passée largement à côté ! L'histoire pourtant est réellement intéressante, celle de Magnus l'ours en peluche et de son propriétaire, l'enfant aux plusieurs prénoms, nationalités et héritages. On avance petit à petit dans cette histoire, on comprend pas à pas et on attend beaucoup : des révélations finales, des confrontations, des prises de conscience fabuleuses... Mais on reste sur sa faim, tout reste dans la suggestion malgré une solide introspection.Alors, donc, il était une fois, finalement, un homme malheureux.Je ne suis pas le bon public ! Sylvie Sagnes

SagnesSy
20/07/12
 

Surprenant, il m'a fallu quelques pages d'adaptation, quelques pages pour plonger de plein fouet dans l'atmosphère simple dans une histoire presque banale, la quête de soi, qui vite se confine au conte par le lyrisme déployé dans l'écriture.Un livre envoûtant sous bien des aspects, sa véritable richesse réside dans sa construction particulière : une mosaïque faite de petits fragments qui se mêlent, se superpose, se réfléchissent les uns dans les autres.L'histoire est dense et malgré les quelques passages plus vides, l'écriture vive progresse inlassablement nous accompagnant dans un tourbillon d'émotion.Ce n'est pas un coup de cœur mais presque ...

Lacazavent
13/10/11
 

Dans ce livre, l’auteure choisit de relater un aspect original de la Seconde Guerre Mondiale, puisqu’elle est envisagée du point de vue d’un enfant innocent et à la recherche de repères identitaires. Loin de sombrer dans des clichés éculés, Sylvie Germain sait d’emblée nous rendre attachant ce jeune garçon qui tente de mettre des mots sur des évènements qui le dépassent. De façon sobre et intelligente, ce récit superbement écrit nous plonge dans la grande Histoire par le biais de la petite. On se passionne pour la quête existentielle du jeune Magnus qui va se révéler riche en rebondissements, mais aussi en émotions. Si j’avais deux petits bémols à formuler, ce serait sur la fin qui m’a laissé un goût d’inachevé et sur le style qui m’a paru parfois trop parfait (c’est terrible pour moi d’écrire cela alors même que je n’hésite pas à fustiger les auteurs qui ne savent pas écrire). En tout cas, ce fut une très belle découverte et je relirai cette auteure avec beaucoup de plaisir.

Artsouilleurs
26/07/11
 

Vie d'un homme qui a oublié les six premières années de sa vie (enfance allemande pendant la seconde guerre mondiale). On suit pas à pas sa quête pour retrouver son passé. Récit bien mené mais largement frustrant, qu'on quitte avec un sentiment d'inachevé. Décevant.

Cave
29/04/11
 

Prix Goncourt des lycéens en 2005, Magnus est un roman qui traverse les âges, les pays, les genres, pour nous amener à la suite du personnage principal dans une quête des origines, une quête de l'identité, une quête de sa propre histoire. A la fois roman historique, romantique, tragique ou policier, ce roman surprend du fait de son style narratif, de ces chapitres, ces "Fragments", séparés de "Notules", de "Résonances" ou encore de "Séquences".Au delà de l'histoire en elle-même, ce récit est une ode aux mots, à la parole, à ces suites de lettres sans quoi nous ne sommes rien, sans quoi nous sommes sans Histoire. Les mots doux, les mots durs, les mots vérité, les mots mensonges.Pour qui, pour quoi j'ai beaucoup aimé ce livre, je ne sais pas. Je sais juste que désormais, il fera partie de mes incontournables. Miss Alfie, croqueuse de livres

MissAlfie
22/02/11
 

Nous sommes en Allemagne avant la seconde guerre mondiale. Agé de cinq ans, Franz-Georg suite à un traumatisme perd tous ses souvenirs d’enfance, « il ne lui reste aucun souvenir, sa mémoire et aussi vide qu’au jour de sa naissance ». Un père médecin, une mère très protectrice. Après la guerre il faut changer de noms, Franz-Georg ne le sait pas mais son père est un nazi qui travaillait dans les camps de concentration. Son père s’enfuit au Mexique sous autre nom où l’on perd sa trace. Sa mère le confie le confie à son frère qui habite en Angleterre. Franz-Georg devient Adam mais il veut retrouver ce père criminel. Il part au Mexique à sa recherche et découvre la vérité sur ses origines. La quête de l’identité le ronge, le pousse à savoir tandis que les démons de la guerre sont toujours présents. Son compagnon d’enfance sera de tous les voyages, de toutes les recherches : son ours en peluche Magnus. D’ailleurs, il changera son nom en celui de Magnus.J’ai aimé ce livre ! J’ai aimé sa construction de chapitres en fragments intercalés de notules. Fragments comme la mémoire dissolue, trouble ou des morceaux épars de souvenirs. J’ai aimé cette histoire sur la quête de l’identité où Magnus tente de se construire en cherchant les bases qui lui manquent. Un récit, une histoire qui flirte par moment avec le conte. J’ai aimé l’écriture de Sylvie Germain si belle qui m’a transportée… Une écriture limpide qui coule comme de l’eau. Avec une sensibilité, une grâce qui se veut parfois poétique.Une lecture envoutante. On a la tête remplie des mots de Sylvie Germain et l’envie de les garder précieusement, de ne pas les oublier.Un gros coup de cœur ! http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
27/07/10
 

« Il sourit, d'un air las, amer, car lui aussi, lui plus que quiconque, aimerait savoir qui il est exactement. Pour l'heure, il sait seulement qui il n'est pas, qui il n'aura jamais été et ne croira plus jamais être : le fils des Dunkeltal. Une délivrance. Mais il se sent un défroqué – de son nom d'emprunt, de sa fausse filiation –, avec pour toute identité de remplacement, le nom d'un ours en peluche. Un nom que, faute de mieux, comme dans le passé, il se réapproprie.Magnus. Alias Magnus. Sous ce vocable fantaisiste, il décide d'entrer enfin dans l'âge d'homme. »Ce roman est l'histoire d'une quête identitaire, celle du personnage principal, que nous allons appeler Magnus. Magnus a grandi en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, mais de sa petite enfance, avant ses 5 ans, il ne lui reste aucun souvenir, sa mémoire est totalement vide. Il ne lui reste de cette période que son ours en peluche qui porte autour du cou un mouchoir brodé à son nom en lettres bariolées : Magnus.Ce roman est aussi la révélation d'un secret : celui des origines de Magnus, auxquelles il n'est relié que par son ours en peluche à l'oreille roussie, et qu'il va mettre toute une vie à reconstituer.Le livre est bâti de façon originale : c'est un récit en désordre, composé de "fragments" en guise de chapitres, ponctué de trous et de blancs, entrecoupé de "notules", "séquences", "échos", ou "résonances"... Autant de scissions explicatives, historiques ou poétiques qui font écho à l'histoire de Magnus et sont nécessaires à la compréhension. Cette construction fragmentaire, sous forme de bribes, reflète le parcours du héros à la mémoire lacunaire, son errance géographique, sentimentale et psychologique alors qu'il essaie de reconstituer le puzzle de son identité.Le tout forme un roman-puzzle certes audacieux, et à l'intention touchante, mais à la démonstration trop lourde pour pouvoir y adhérer. Le style, froid et heurté, et cette construction éclatée nous tiennent à distance du récit et de Magnus, qui manquent tous deux d'humanité.« "Magnus ?... Qui est Magnus ? " avait demandé May.Magnus est un ourson de taille moyenne, au pelage très râpé, marron clair faiblement orangé par endroits. Il émane de lui une imperceptible odeur de roussi et de larmes.Ses yeux sont singuliers, ils ont la forme et le doré – un peu fané – de la corolle de renoncules, ce qui lui donne un regard doux, embué d’étonnement.Magnus est un homme d'une trentaine d'années, de taille moyenne, aux épaules massives, au visage taillé à la serpe. Il émane de lui une impression de puissance et de lassitude.Ses yeux, brun mordoré virant parfois à l'ambre jaune, sont enfoncés dans l'ombre des orbites, ce qui lui donne un regard singulier – de rêveur en sentinelle. »

Kara
30/09/09
 

Format

  • Poids : 0.33 kg

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