EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 24/08/05
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

« Il sourit, d'un air las, amer, car lui aussi, lui plus que quiconque, aimerait savoir qui il est exactement. Pour l'heure, il sait seulement qui il n'est pas, qui il n'aura jamais été et ne croira plus jamais être : le fils des Dunkeltal. Une délivrance. Mais il se sent un défroqué - de son nom d'emprunt, de sa fausse filiation -, avec, pour toute identité de remplacement, le nom d'un ours en peluche. Un nom que, faute de mieux, comme dans le passé, il se réapproprie. Magnus. Alias Magnus. Sous ce vocable fantaisiste, il décide d'entrer enfin l'âge d'homme. » L'univers romanesque de Sylvie Germain est hanté par d'étranges forces,
d'inquiétants personnages. Franz, le héros de Magnus, est né avant la guerre en Allemagne. De son enfance, il ne lui reste aucun souvenir, sa mémoire est aussi vide qu'au jour de sa naissance. Il lui faut tout réapprendre, ou plutôt désa pprendre ce passé qu'on lui a inventé et dont le seul témoin est un ours en peluche à l'oreille roussie : Magnus. Dense, troublante, cette quête d'identité a la beauté du conte et porte le poids implacable de l'Histoire. Elle s'inscrit au coeur d'une oeuvre impressionnante de force et de cohérence qui fait de Sylvie Germain, prix Femina pour Jours de colère, un des écrivains majeurs de notre temps.
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Ce livre a eu un drôle d’effet sur moi. Au premier abord, je n’ai pas vraiment aimé. Il faut dire que le style de Sylvie Germain ne m’a pas beaucoup plu. Puis, quand les premières révélations ont eu lieu, j’ai commencé à m’intéresser à l’histoire. Au fur et à mesure de ma lecture, j’étais de plus en plus scotchée aux pages. Et, même si la fin arrivée, je ne suis toujours pas conquise par le style de l’auteur, l’histoire m’a vraiment séduite et bouleversée.Il m’est assez difficile d’expliquer comment cette emprise s’est mise en place mais il est évident que Sylvie Germain possède l’art de la narration. Impossible de deviner quelle direction prendra l’histoire. Les rebondissements sont nombreux et toujours intéressants. L’émotion est toujours suggérée et cela la rend d’autant plus forte. C’est un livre qui m’a énormément touchée. Ce roman dégage une grande vitalité, élargit l’horizon et laisse toujours le lecteur dans une incertitude bienvenue.

mycupoftea
16/01/13
 

« Il sourit, d'un air las, amer, car lui aussi, lui plus que quiconque, aimerait savoir qui il est exactement. Pour l'heure, il sait seulement qui il n'est pas, qui il n'aura jamais été et ne croira plus jamais être : le fils des Dunkeltal. Une délivrance. Mais il se sent un défroqué – de son nom d'emprunt, de sa fausse filiation –, avec pour toute identité de remplacement, le nom d'un ours en peluche. Un nom que, faute de mieux, comme dans le passé, il se réapproprie.Magnus. Alias Magnus. Sous ce vocable fantaisiste, il décide d'entrer enfin dans l'âge d'homme. »Ce roman est l'histoire d'une quête identitaire, celle du personnage principal, que nous allons appeler Magnus. Magnus a grandi en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, mais de sa petite enfance, avant ses 5 ans, il ne lui reste aucun souvenir, sa mémoire est totalement vide. Il ne lui reste de cette période que son ours en peluche qui porte autour du cou un mouchoir brodé à son nom en lettres bariolées : Magnus.Ce roman est aussi la révélation d'un secret : celui des origines de Magnus, auxquelles il n'est relié que par son ours en peluche à l'oreille roussie, et qu'il va mettre toute une vie à reconstituer.Le livre est bâti de façon originale : c'est un récit en désordre, composé de "fragments" en guise de chapitres, ponctué de trous et de blancs, entrecoupé de "notules", "séquences", "échos", ou "résonances"... Autant de scissions explicatives, historiques ou poétiques qui font écho à l'histoire de Magnus et sont nécessaires à la compréhension. Cette construction fragmentaire, sous forme de bribes, reflète le parcours du héros à la mémoire lacunaire, son errance géographique, sentimentale et psychologique alors qu'il essaie de reconstituer le puzzle de son identité.Le tout forme un roman-puzzle certes audacieux, et à l'intention touchante, mais à la démonstration trop lourde pour pouvoir y adhérer. Le style, froid et heurté, et cette construction éclatée nous tiennent à distance du récit et de Magnus, qui manquent tous deux d'humanité.« "Magnus ?... Qui est Magnus ? " avait demandé May.Magnus est un ourson de taille moyenne, au pelage très râpé, marron clair faiblement orangé par endroits. Il émane de lui une imperceptible odeur de roussi et de larmes.Ses yeux sont singuliers, ils ont la forme et le doré – un peu fané – de la corolle de renoncules, ce qui lui donne un regard doux, embué d’étonnement.Magnus est un homme d'une trentaine d'années, de taille moyenne, aux épaules massives, au visage taillé à la serpe. Il émane de lui une impression de puissance et de lassitude.Ses yeux, brun mordoré virant parfois à l'ambre jaune, sont enfoncés dans l'ombre des orbites, ce qui lui donne un regard singulier – de rêveur en sentinelle. »

Kara
30/09/09
 

Format

  • Poids : 0.33 kg