Maigret et son mort

SIMENON-G

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 19/03/03
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

- Pardon, madame... Après des minutes de patients efforts, Maigret parvenait enfin à interrompre sa visiteuse... - Vous me dites à présent que votre fille vous empoisonne lentement... - C'est la vérité... - Tout à l'heure, vous m'avez affirmé avec non moins de force que c'était votre beau-fils qui s'arrangeait pour croiser la femme de chambre dans les couloirs et pour verser du poison soit dans votre café, soit dans une de vos nombreuses tisanes... - C'est la vérité...
- Néanmoins... - il consulta ou feignit de consulter les notes qu'il avait prises au cours de l'entretien, lequel durait depuis plus d'une heure - vous m'avez appris en commençant que votre fille et son mari se haïssent... - C'est toujours la vérité, monsieur le commissaire. - Et ils sont d'accord pour vous supprimer ? - Mais non ! Justement... Ils essayent de m'empoisonner séparément, comprenez-vous ?... - Et votre nièce Rita ? - Séparément aussi...
2 personnes en parlent

Il est rare, pour un enquêteur, de connaître la victime avant que le crime ne soit commis. C’est le cas dans Maigret et son mort. Variation autour du même thème, La folle de Maigret permettra aussi au commissaire d’être confrontée à une future victime – mais pas dans les mêmes conditions.Ce n’est pas la femme du monde un peu allumée (nous le savons d’entrée de jeu : Maigret n’aura plus de nouvelles, elle aura trouvé un autre enquêteur pour l’écouter) qui sera empoisonné par les siens. Non, ce sera un homme, des plus ordinaires, fuyant dans un quartier de Paris qu’il connaît bien, qui sera retrouvé poignardé et défiguré place de la Concorde, après avoir été proprement jeté d’une Citroën jaune.Oui, le rythme de l’enquête est lent – parce qu’elle est difficile. Comment enquêter sur un crime alors que l’on ignore l’identité de la victime ? Si encore elle était « connue des services de police » ! Et non : ni lui, ni Nine, sa mystérieuse femme que Maigret aurait rencontré, ne sont fichés. Des gens ordinaires, que le destin a mis sur la route de personnes qui ne l’étaient pas. Il faut toute l’analyse minutieuse de la police scientifique pour découvrir l’identité de la victime, et par là même une piste – ténue – qui mènera vers une toute autre affaire, inattendue.Si Maigret a l’habitude de Paris, de sa société interlope, de ses zones d’ombres – voir à quelle vitesse sont mis en place les contrôles de routine dans les petits hôtels borgnes, dans les meublés, voir dans les maisons de passe – il découvre que la province a elle aussi ses affaires particulièrement sanglantes. En train, la Picardie ou la Normandie ne sont pas loin.Il est aussi question d’émigration, et de l’intégration de ces travailleurs étrangers, qui se ressemblent tous, qui parlent tous un langage que l’on ne cherche même pas à comprendre. Il y a là des italiens, des polonais, des tchèques, à une époque où il fallait être tchèque soi-même pour distinguer les deux nations qui composaient alors la toute jeune Tchécoslovaquie (comme disait mon professeur de 4e : on a vraiment mal découpé l’ancien empire austro-hongrois), mettre d’un côté les tchèques et de l’autre les slovaques, ne parlant pas la même langue, restant encore dans le monde paysan du XIXe siècle plutôt que dans celui, industriel, urbain, du XXe. Des personnes qui, n’ayant rien si ce n’est une rage de vivre, n’ont strictement rien à perdre.Et Maigret, dans tout cela ? Il doit composer avec le juge Cornéliau, toujours aussi à cheval sur les procédures – et qui veut être joint n’importe où, à n’importe quelle heure. Il doit aussi composer avec les autres services de police, toujours prêts à ne pas aider un collègue. Vous avez dit guerre des polices ? Bravo, vous l’avez (presque).Et Fine ? Elle fut toujours présente, alors qu’elle n’apparaît « en vrai » que dans l’épilogue, elle qui aura été décrite par tous ceux qui l’ont rencontrée exactement de la même façon. Une « Fine », sa douceur, son humilité, son apparence physique aussi, pourrait-elle avoir encore sa place dans la littérature contemporaine ? Je ne crois pas, et c’est vraiment dommage.

Sharon
16/04/15
 

Le quatrième de couverture est un des plus beaux exemples de « j’m’en foutisme » éditorial. Se contenter de reprendre les premières phrases d’un roman afin de délivrer un résumé éditeur enfonce les barrières habituelles de l’affliction.Maigret est appelé au téléphone par un homme terrorisé, se sachant suivi, et qui demande sa protection. Il change souvent de lieu, mais sans s’éloigner des quartiers Chatelet-Marais-Bastille. L’inspecteur que Maigret envoie sur ses traces arrivera trop tard et perdra la trace de l’homme, dont le corps sera retrouvé en pleine nuit, le visage défiguré à coups de masse, et gisant place de la Concorde.Donner une identité au cadavre sera le premier travail du commissaire. Lorsqu’il la connaitra, visiter son domicile deviendra aisé. L’homme était bistrot, et cette révélation donnera à Maigret l’idée de rouvrir le Petit Albert, un troquet parigot comme on n’en voit plus que rarement, en y plaçant un de ses inspecteurs. Cette ouverture permettra à la police de se lancer sur la piste de tueurs, et à Maigrert de jouer les clients somnolant au fond, derrière le poèle.Il s’agit d’un Maigret parisien, un de ceux qui me parlent le plus car j’ai une longue histoire d’amour avec le Marais (ça n’intéresse personne, d’accord).Nous avons ici affaire à un roman dont la violence est prégnante, violence ressentie tout au long du roman, violence de bêtes fauves et non de petits malfrats qu’affectionne, en son for intérieur, Jules Maigret. Ce dernier se sent à la fois plus responsable et concerné qu’à l’habitude : concerné parce qu’il s’en veut de n’avoir pas été capable de sauver un homme lui demandant de l’aide ; responsable parce que ces gens là n’ont pas d’âme, parce qu’ils tuent sans hésitation, parce qu’ils tueront encore et toujours.C’est en finale un Maigret dans lequel il y a de l’action, beaucoup, contrairement à certaines enquêtes versant dans la pure réflexion. Un Maigret dur, superbe. Rien que la description de la rafle rue du Roi de Sicile vaut qu’on dévore ce livre. NoirdePolars. Du polar, rien que du polar !retrouvez commentaires et vidéos sur:http://noirdepolars.e-monsite.com/

NoirdePolars
14/03/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.14 kg

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