Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi

MALZIEU, MATHIAS

EDITEUR : J'AI LU
DATE DE PARUTION : 23/10/06
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi Roman « Comment on va faire maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi oe Qu'est-ce que ça veut dire la vie sans toi oe Qu'est-ce qui se passe pour toi là oe Du rien oe Du vide oe De la nuit, des choses de ciel, du réconfort oe » Mathias, une trentaine d'années mais une âme d'enfant, vient de perdre sa mère. Sans le géant qu'il rencontre

sur le parking de l'hôpital, que serait-il devenu oe Giant Jack, 4,50 mètres, « docteur en ombrologie », soigne les gens atteints de deuil. Il donne à son protégé une ombre, des livres, la capacité de vivre encore et de rêver malgré la douleur... Il le fera grandir. Mathias Malzieu nous entraîne dans un monde onirique, intimiste et poignant, dans la lignée d'un Lewis Carroll ou d'un Tim Burton.

Un livre bouleversant, à la lisière du conte, et l'un des plus beaux textes que j'ai eu l'occasion de lire sur le douloureux sujet du deuil... Poème, ce roman doux et fantastique parle à l'enfant qui est au creux de nous, de manière poignante et avec beaucoup de sincérité, de simplicité aussi. Jack, un géant attachant, est "docteur en ombrologie": il aide les gens à surmonter la perte indicible d'un être cher, et accompagne ici le jeune Mathias, dont la maman vient de mourir.
De ce roman, on ressort ému et grandi, comme après une très belle rencontre, littéraire et humaine.

marie-sophie (lille)
Un livre bouleversant, à la lisière du conte, et l'un des plus beaux textes que j'ai eu l'occasion de lire sur le douloureux sujet du deuil... Poème, ce roman doux et fantastique parle à l'enfant qui est au creux de nous, de manière poignante et avec beaucoup de sincérité, de simplicité aussi. Jack, un géant attachant, est "docteur en ombrologie": il aide les gens à surmonter la perte indicible d'un être cher, et accompagne ici le jeune Mathias, dont la maman vient de mourir.
De ce roman, on ressort ému et grandi, comme après une très belle rencontre, littéraire et humaine.
Shirley ,
Librairie
(Roubaix)
Mathias a une trentaine d'années lorsqu'il perd sa mère. Maintenant qu'i fait tout le temps nuit sur elle, comment cohabiter avec cette douleur quand il ne reste que les souvenirs ? Il rencontre un drôle de géant qui va l'aider à dépasser sa tristesse pour continuer à vivre malgré tout. Mathias Malzieu signe un boulversant et très tendre récit ou la poésie et l'imagination viennent au secours d'une réalité trop cruelle. Magnifique !
Nathalie ,
Librairie
(Lille)
7 personnes en parlent

"Est-ce qu'il ne fait pas trop froid là-bas, est-ce que tu sais les fleurs sur le toit de toi, est-ce que tu sais pour l'arbre que l'on va devoir couper, est-ce que tu sais pour le vent qui agite les volets de la cuisine et secoue ton ombre sur le carrelage ?Maintenant il fait tout le temps nuit sur toi. [...]Est-ce que ça va mieux, est-ce que c'est léger comme une bulle de laisser son corps juste là, tel un vêtement abîmé que l'on ne peut plus porter ? C'est fini ce poids qui écrasait ton sourire ? qui écrasait ton ventre, qui t'écrasait ? Tu as pu t'échapper, dis ? Avec ton sourire en poche maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi ? "C'est comme une mécanique qui se met en marche, toute seule, lorsque le vide se fait. C'est comme si le corps, le coeur, pouvaient fonctionner sans qu'on leur demande, et ça tombe plutôt bien, car on n'a rien envie de leur demander, à ce moment-là. Juste pouvoir s'envoler, avec l'âme du parent perdu, car sans elle, lui, on est perdu, soi aussi. Comment on fait, sans celui/celle qui nous a montré le soleil filtrer entre les branches d'un arbre ? Comment on fera, la prochaine fois qu'on tombera, puisqu'il ou elle n'est plus là pour nous relever, me prendre dans tes bras, me dire que bientôt je n'aurai plus mal ? Comment je fais, pour ne pas maudire tous les gens de ton âge, ou même bien plus, qui déambulent dans la vie comme si de rien n'était, comme si elle n'avait pas changé ?Oui, tout est différent, la lumière des lampadaires, agressive, ou blafarde, n'est plus seulement la lumière d'un lampadaire. Le silence a changé, lui aussi. Plein de toi, du vide qui n'en finit pas de me remplir, de moi qui n'en finit pas de ne plus pouvoir vieillir. Les autres, autour, avec leur "sac plein d'amour" qu'ils portent à bouts de bras, ne sont plus seulement les autres, mais des témoins, des preuves que tu es bien dans ce cercueil, que c'est bien toi qu'on va mettre dans le noir pour toujours, toi qui m'a fait voir le jour.Oui, mon corps s'est arrêté, mon coeur a pilé, net, sans prévenir, laissant des traces de toi sur ma peau, anesthésiant provisoire, en attendant que je réalise. Mais réaliser quoi ? Ton absence qui emplit tous les recoins de la maison ? La porte de ta chambre qui semble prendre toute la place dans le couloir ? Les bruits de cuisine qui ne seront plus jamais les tiens ?Et ce géant, de 4,50m, qui semble mettre une éternité pour s'asseoir, repliant ses jambes en accordéon. Ce géant, le maîtres des ombres, capable de pleurer de la neige, de se transformer en arbre mort, que fait-il là ? Pourquoi suis-je le seul à le voir ? Et pourquoi ces trois livres, comme si j'avais envie de lire... comme si j'avais envie de quoi que ce soit.... et c'est quoi cette ombre, qu'il m'a refourguée, dont je ne sais que faire. Si seulement je pouvais me fondre en elle.. un moment.. le temps de... mais le temps de quoi ?Un trentenaire qui perd sa mère, c'est avant tout un enfant qui perd sa maman. Et y a pas d'âge pour l'accepter. Y a pas d'âge pour accepter la victoire de la maladie sur ses rêves d'enfant, ses comptines d'antan, ses gateaux encore tout chauds. C'est pas qu'on y avait encore droit, aux comptines, aux histoires du soir, bien au chaud, dans ses mots, sa voix qui nous enveloppe. Mais maintenant, c'est sûr, c'est définitif, y en aura plus. Plus jamais il/elle nous racontera d'histoire. Y en a plus qu'une avec laquelle je vais devoir vivre, et c'est la mienne.Comment je fais, entre l'anesthésiant des premiers jours, et les souvenirs supportables ? C'est quoi, tout ce noir, là ?Une "mécanique du coeur", un "Alice au pays des mères qui veillent un peu moins longtemps que d'autres".Hasard ou pas, j'me suis retrouvée à lire Le Combat ordinaire, en même temps.. Et ça colle bien. Même si le sujet central est différent. Quoique, dans les deux il est question de deuil.. Mais pas forcément des mêmes personnes.

absolu
08/03/09
 

Mon résumé : Ce livre commence comme un récit, une sorte de biographie. Le narrateur a perdu sa mère suite à une maladie à l'âge de 30 ans et nous relate le gouffre dans lequel cet événement le plonge, comment combler le vide, comment faire face aux ombres qui envahissent les lieux, comment faire semblant ? Puis, doucement, on retrouve la "douce folie" de Mathias Malzieu : un géant vient lui proposer une ombre protectrice qui viendra contrer ces méchantes ombres qui ont envahi son quotidien. Ce géant vient régulièrement lui rendre visite afin de lui apprendre à continuer, à faire face et à apprendre à vivre avec cette tristesse infinie dans la tête et dans le coeur. Mon avis : Les premiers chapitres de ce court récit sont tout simplement plombants ! La situation est noire tout comme la couverture d'ailleurs. Je me suis sentie très mal à l'aise, oppressée par ces premiers chapitres. Fort heureusement, le géant intervient assez vite et apporte une petite dose de bonne humeur, de tendresse voire d'humour à toutes ces mauvaises ondes. Certaines situations sont comiques dans la tristesse, d'autres même loufoques mais jamais Malzieu ne se départit de sa symbolique ''douce folie" que j'avais tant apprécié dans La mécanique du coeur.Au final, un beau roman, certes très dur, mais très bien écrit et dont on ressort grandi...

anna44
02/02/12
 

Si je devais avoir un livre sur une île déserte, ce serait certainement celui-là. Il est bourré d'émotion, tellement de tristesse et de désespoir en même pas 150 pages... J'avais les larmes aux yeux au début, puis je n'arrêtais pas de pleurer, tellement j'étais touchée par la tristesse qui se dégage entre les pages... J'avais envie de prendre Mathias dans mes bras et de le consoler. (Bien évidemment, je ne pouvais pas). Il écrit des phrases tellement émouvantes ! Ce livre m'a marquée ! J'adore la couverture et le titre. Il rentre dans ma liste de livres à relire, encore et encore ! Si vous n'avez pas lu ce livre, n'attendez pas une seconde, sinon, vous ne savez pas ce que vous ratez...

Plumange
17/05/14
 

"Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi" : cette phrase rythme le premier chapitre, puis revient à plusieurs reprises dans le texte. Sur toi ? Sur la mère du narrateur, qui vient de mourir. Et cette mort plonge le narrateur dans des abîmes de perplexité : que se passe t-il une fois le cercueil fermé ? Et comment vit-on avec le chagrin qui suit la mort de sa maman ?Pour continuer, il se réfugie dans un monde où il rencontre les personnages qui pourront le soulager : le géant Jack, qui lui prête un bout d'ombre pour tenir le coup, un acacia qui tiendra compagnie à sa mère. Et peu à peu, il parviendra à prendre le dessus.Ce roman du chanteur du groupe Dionysos est vraiment un très beau moment de lecture. Sur un sujet très délicat, Mathias Malzieu parvient par le biais du fantastique à écrire une oeuvre intime, personnelle, émouvante. L'ensemble est sensible, sans aucun temps mort, et le tout se lit d'une traite.J'ai été touché par cette écriture, par cette autobiographie originale qui traverse tous les sentiments et toutes les périodes difficiles qui accompagnent un deuil. La rencontre avec le géant Jack, "docteur en ombrologie", permet de prendre la distance nécessaire vis à vis de l'événement fondateur du livre. On suit ainsi un jeune homme, en train de s'épanouir dans sa passion musicale, redevenir un enfant perdu dans un monde d'adulte qu'il ne comprend pas. Les réactions, pleines de force et de retenue, de son père ou de sa soeur lui paraissent ainsi surhumaines. L'incursion du fantastique permet également de faire naître des moments poétiques, comme celui où Jack fait tomber de la neige dans le jardin en plein été.C'est vraiment un ouvrage que je recommande chaudement, car il est modeste, très personnel et aucunement voyeur. Un beau témoignage d'une période traumatisante.

Yohan59
29/11/12
 

Je n'ai pas accroché, ni au style d'écriture, ni à l'histoire. On sent que ce livre est autobiographique mais je n'ai pas réussi à rentrer dedans...J'ai quand même été émue de cette histoire écrite en hommage à sa maman mais sans plus...Pour moi, ce livre est une déception. Heureusement qu'il ne fait que 151 pages, sinon, je ne pense pas que je l'aurai lu jusqu'au bout...On m'avait énormément parlé de cet auteur et de son livre La mécanique du coeur. J'aurai sans doute dû commencer par celui-ci...Reste à savoir si je tenterai de le lire ou pas...

Laetydu79
16/08/12
 

Avec beaucoup de délicatesse, d'humilité, de dévoilement de soi, Mathias Malzieu aborde le décès de sa mère, récit émouvant qui mène souvent les larmes au yeux. Une écriture dense, poétique, noire, qui n'est pas sans rappeler son autre moi, chanteur de Dionysos. Un très très beau roman. laurence

laurence
31/10/11
 

Ça se lit comme un poème, ça se dévore et ça fait mal au ventre, c'est beau et triste, c'est envoutant. Et les descriptions sont vachement bien foutus, les métaphores trop bien. A lire ne serait-ce que pour Jack !Et c'est triste, parce que subir une perte n'est jamais joyeux, parce que ça rend malheureux mais qu'il faut continuer à vivre.

lasurvolte
30/10/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.10 kg