Maisie dobbs

WINSPEAR-J

livre maisie dobbs
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 01/11/07
LES NOTES :

à partir de
7,10 €

SYNOPSIS :

Londres, 1929. Maisie Dobbs monte sa propre agence de détective privé. Un métier peu commun pour une jeune femme. Mais cette fille d'un modeste marchand de quatre saisons n'est pas comme les autres. Placée comme domestique dans une demeure aristocratique de Belgravia, elle réussit à intégrer le prestigieux Girton College de Cambridge, au prix d'un travail acharné. Mais, quand survient la Grande Guerre, elle n'hésite pas
à endosser l'uniforme d'infirmière, quitte à voir tous ses espoirs disparaître dans le sang et la boue des champs de bataille français. Sa première affaire la replonge justement dans les années sombres de la guerre et elle va devoir affronter les fantômes qui la hantent depuis plus de dix ans. Le premier roman de Jacqueline Winspear, qui a su créer une charmante héroïne, sorte de Sherlock Holmes mâtiné de Freud !
5 personnes en parlent

Il me faut avouer que le début de ma lecture a été un peu lent : je venais de terminer La fille qui tombe du ciel, aussi j’ai eu un peu de mal à m’attacher à une nouvelle héroïne qui ne manque pourtant pas non plus de caractère ni de qualités. Le fait de changer un peu d’époque et de revenir à la Première guerre mondiale devait être un atout supplémentaire, mais j’ai d’abord trouvé Maisie Dobbs trop parfaite, trop lisse, limite trop gentille : la jeune femme tellement empathique et intuitive qui ouvre sa propre agence de détective avec un joli premier succès, ensuite dans le flash back de 1910 à 1917 la même fille qui, à treize ans, lit Kirkegaard, est capable de se lever en plein nuit pour satisfaire son goût de la lecture tout en accomplissant sans faille le jour un travail lourd de femme de ménage dans une maison aristocratique de Londres… ça me paraissait beaucoup ! (Je me suis après lecture qu’aujourd’hui on qualifierait sans doute Maisie d’enfant « à haut potentiel », ce qui rend les choses plus vraisemblables.)Et puis, voilà Maisie à l’université en plein début de la Grande guerre, Maisie qui se laisse toucher, interpeller par ses amies qui s’engagent, soit comme infirmière, comme ambulancière, soit comme ouvrière dans les usines d’armement. La jeune fille triche alors sur son âge pour se faire engager elle aussi comme infirmière et se retrouver en Flandre française, à Bailleul, dans un hôpital de campagne où on donne les soins d’urgence et où on évacue les blessés vers l’arrière. C’est là qu’elle rencontrera Billy Beale, qui deviendra bien plus tard son homme à tout faire dans son métier de détective. Maisie va vivre là un véritable baptême du feu, une expérience qui bouleversera sa vie de femme et lui permettra douze ans plus tard de résoudre l’affaire liée à cette « Ferme » dans le Kent.Et là… il faut reconnaître que Jacqueline Winspear combine avec habileté différents éléments, soit largemente xposés, soit évoqués : l’enquête (assez classique et sage, quoique la fin présente un sacré danger pour Maisie et Billy), l’initiation de la jeune Maisie par son mentor Maurice Blanche, les femmes britanniques dans la Grande guerre et la condition féminine en général, le retour des grands blessés au pays et leur difficile réadaptation à la vie civile, en particulier pour les « gueules cassées », l’histoire d’amour… Le tout compose un ensemble finalement très agréable sous la narration fluide de Jacqueline Winspear.Au final, je vous dois un second aveu : mon petit coeur a fondu quand Maisie a enfin osé affronter les fantômes de sa guerre, une démarche qui la rend tellement humaine et attachante… et qui place ma lecture à la limite du coup de coeur !Il n’y a que deux volumes des aventures de Maisie traduits en français, quand le Livre de poche va-t-il se décider à en faire traduire d’autres ? Anne

Anne7500
16/06/15
 

Maisie a perdu sa mère tôt. Son père, modeste marchand de fruits et légumes, l’a placée au service d’une famille d’aristocrates. Maisie s’y fait remarquer par son intelligence et son appétit d’apprendre. Ses maîtres l’encouragent à suivre des études universitaires qu’elle interrompt pour devenir infirmière pendant la première guerre mondiale... Dix années plus tard, Maisie s’installe à son compte comme psychologue et détective. La première affaire qui lui est confiée lui rappellera ces années de la Grande Guerre, particulièrement douloureuses pour elle aussi…L’intrigue policière est plutôt banale. Elle entre cependant très bien en résonance avec l’histoire personnelle de l’enquêtrice. L’auteur met habilement en évidence les traumatismes générés par cette guerre, en particulier chez les « gueules cassées » dont les blessures ne sont pas seulement physiques. La problématique de leur retour dans un monde « normal » est bien posée et analysée avec finesse. L’ouvrage comporte également des réflexions intéressantes sur les phénomènes sectaires.Lecture agréable, je déplore juste des longueurs dans la seconde partie centrée sur Maisie. Apikrus

Apikrus
26/08/14
 

• 1929, Maisie Dobbs vit à Londres.-> Londres, début du XXe siècle ? Ne partez pas, le 'so british' me hérisse souvent, mais là j'ai aimé.• A Londres, Maisie est détective privé, métier plutôt rare pour une femme à cette époque.-> Détective privé, enquête ? Ne partez pas, ce roman policier est atypique, plutôt dans la lignée de 'Un long dimanche de fiançailles' (Japrisot) et 'Par un matin d'automne' (Goddard) que dans le style Sherlock, Poirot, Miss Marple.• La première affaire que l'on confie à Maisie : trouver ce que fait Celia Davenham tous les mardis et jeudis à l'insu de son mari.-> Histoire d'adultère ? Ne partez pas. En suivant la jeune épouse, Maisie replonge dans son propre passé...• ... lorsqu'elle était infirmière de guerre en France.-> Souvenirs de guerre ? Encore un roman sur la première guerre mondiale, alors ? Certes, mais restez encore un peu. Celui-ci est brillant, il a été écrit plus de dix ans avant tous ces textes commémoratifs plus ou moins réussis. C'est peut-être un détail pour vous, mais... ♪♫ etc.Une fois ces éléments du décor en place, vous êtes ferré, vous êtes tour à tour ému, curieux, révolté... Peut-être de loin en loin agacé par un peu de guimauve. Mais finalement, de l'amour et de la douceur au milieu de la boue, des obus et des corps déchiquetés, ça ne se refuse pas.En bref, voilà une belle histoire triste de gamins envoyés au front. Ils sont partis "la fleur au fusil", ils y sont restés, six pieds sous terre. Ils ne sont pas rentrés, ou les pieds devant ou - moindres maux, quoique - gueule cassée, poumons ruinés, membre amputé, ciboulot ravagé, raison envolée...Tant de destins brisés, de jeunes veuves, de mères détruites. La guerre et ses dommages collatéraux, ses ravages à long terme.Parfait. Et mis en valeur par une construction impeccable. Canel

Canel
24/07/14
 

Maisie Dobbs est investigatrice dans les années 1920 à Londres. Christopher Davenham vient la voir pour qu'elle enquête sur sa femme qu'il soupçonne de tromperie. L'affaire se révelera bien plus complexe et mille fois plus intéressante que prévue. L'histoire de Maisie ainsi que ses secrets sont tout aussi passionnants pour nous qui les découvrons petit à petit. Grâce au flashback qui nous mène dans l'enfance de Maisie, Jaqueline Winspear brosse un tableau à la fois implacable et tendre des liens entre la maison "du bas" où vivent les domestiques et celle "du haut" où vivent les maîtres. Maisie est la seule à appartenir aux deux mondes mais même son ascension sociale n'est pas idéalisée. Enid, l'amie de Maisie, a conscience que Maisie n'est qu'une manière pour ses employeurs de se prouver qu'ils ont bon coeur. L'autre thème important est le regard porté sur les héros de la Grande Guerre, des héros qu'on admire volontiers s'ils ne sont pas défigurés. ...bad enough having the wounds in the first place, but being young and having the girls turn away, not being able to go out without people staring, that sort of things.Shame, isn't it? That we only like our heroes out in the street when they are looking their best and their uniforms are 'spit and polished and not when they're showing us the wounds they suffered on our behalf.Des héros qui errent la nuit, tels des âmes en peine:There's a lot of men I see, 'about my age, walking the streets. And we all know, miss, we all know who we are. Old soldiers what keep seeing the battle. That's what we are, miss. I tell you, sometimes I think we're like the walking dead. Livin' our lives during the day, normal like, then trying to forget something what 'appens years ago. It's like going to the picture 'ouse, only the picture's all in me head.J'ai adoré ce roman, vous l'aurez compris. J'ai souvent eu le coeur serré et ai même fini par verser ma petite larme à la fin. Parce qu'on croit avoir compris ce que Maisie cache mais que Jacqueline Winspear est bien plus forte que nous le pensons. Ce roman a obtenu le prix Agatha du premier roman en 2003, une récompense américaine à laquelle je serai désormais attentive. Et chaque voyage en Angleterre sera l'occasion pour moi d'acheter de nouvelles aventures de Maisie. Je m'étonne que seulement deux tomes sur sept soient parus en France et directement en poche. Quel gâchis!

cocalight
28/06/12
 

Un roman se passe juste après la première guerre mondiale en angleterre. On est vite pris par la vie de l'héroine qui au travers d'une enquête se remémore son passé et nous sommes vite entrainés dans ses souvenirs. Un roman qui donne un peu de mélancolie mais qui passionne. On découvre la vie des jeunes filles au moment de la guerre et des conséquences qui ont suivies. Dommage que les autres romans de l'auteur n'ont pas été traduits en français car on a envie de connaître la suite des aventures de Maisie Dobbs!

katou1505
26/05/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.19 kg
  • Langage original : ANGLAIS

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