Malone meurt

BECKETT, SAMUEL

EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 01/01/84
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Écrit en français en 1948, Malone meurt est paru en 1951. De même que Dante chemine de cercle en cercle pour atteindre son Enfer ou son Paradis, de même Samuel Beckett situe-t-il, chacun dans un cercle bien distinct, les trois principaux protagonistes des romans de sa trilogie, Molloy, Malone meurt et L'Innommable, afin qu'ils atteignent, peut-être, le néant auquel ils aspirent. D'un roman à l'autre, ce cercle est de plus en plus réduit. Beaucoup plus à l'étroit que Molloy, voici donc Malone figé dans une chambre close, gisant quasi immobile dans son lit, attendant sa mort prochaine. Le seul cheminement apparemment possible est celui du regard qu'il pose sur les objets qui l'entourent. Cependant Malone possède un crayon et un cahier : il va écrire. Il va décrire son état par le menu, de façon tout à la fois savoureuse et bouleversante, mais aussi il va enfin s'exiler de soi vers la périphérie où réside l'imaginaire : il va pouvoir inventer. « Vivre et
inventer. [...] vivre, faire vivre, être autrui, en moi, en autrui. » Dès lors, ce sont d'incessants allers et retours du centre jusqu'à la circonférence, cet ailleurs où prennent vie les personnages rocambolesques qu'il crée. « Et doucement mon petit espace vrombit, à nouveau. Vous me direz que c'est dans ma tête, et il me semble souvent en effet que je suis dans une tête, que ces huit, non, ces six parois sont en os massif, mais de là à dire que c'est ma tête à moi, non, ça jamais. » Malone gagne ce domaine périphérique où tantôt il semble s'inventer lui-même, tantôt il se métamorphose en l'un ou l'autre des personnages qu'il invente. Est-il encore Malone ou serait-il devenu Macmann ? Malone meurt est l'oeuvre dans laquelle, avec un humour extrême, une acuité et un sens poétique infinis, Samuel Beckett s'exprime le plus explicitement sur l'acte d'écrire et sur la complexité des rapports entre un écrivain, sa création et ses créatures.
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Je voulais lire la trilogie romanesque de Beckett, mais je pense que je vais remettre le 3ème volet à plus tard, car c’est un peu trop démoralisant pour que mon état actuel me le permette. En tout cas, après Molloy, on découvre un univers qui n’est pas beaucoup plus réjouissant. On ne sait pas trop si Malone est très malade, ou complètement fou, ou même s’il est déjà mort. Toute hypothèse peut être envisagée puisque le texte suit le fil de la conscience du personnage sans se soucier de fonder sa cohérence. Ce qui est sûr, c’est qu’il est identifiable à la figure de l’écrivain : “Quel ennui. Et j’appelle ça jouer. Je me demande si ce n’est pas encore de moi qu’il s’agit, malgré mes précautions.” Il lui arrive aussi d’évoquer les personnages d’autres romans de Beckett. C’est donc à l’exploration d’une conscience lacunaire et dispersée que nous invite l’auteur (comme dans Molloy), une conscience qui est sans doute en partie la sienne. A moins qu’il ne s’agisse que d’une énorme mystification, dans laquelle Beckett ferait le pari de laisser affleurer le sens d’un texte sans cohérence préétablie. Sait-on jamais ? Moins glauque que Molloy (quoique…), j’ai ici eu le sentiment inverse : plus prenant au début, mais j’ai décroché sur la fin. Ma critique de Molloy est donc valable pour ce livre aussi : à réserver à un public averti. Et je comprends pourquoi je préfère les pièces de Beckett à ses romans : c’est qu’elles sont placées sous le signe du dialogue alors qu’ici, la solitude est prégnante, dérangeante et irréversible.Article complet sur Art Souilleurs.

Artsouilleurs
16/12/09
 

Format

  • Hauteur : 18.30 cm
  • Largeur : 13.40 cm
  • Poids : 0.18 kg

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