Manhattan transfer

DOS PASSOS, JOHN

livre manhattan transfer
EDITEUR : ADULT PBS
DATE DE PARUTION : 01/04/01
LES NOTES :

Livre en VO
à partir de
9,88 €

SYNOPSIS :

A portrait of New York City, drawn by describing the interconnected lives of dozens of people - bankers, chefs, bums, cabdrivers and others. Written in
an impressionistic style, with vivid descriptions and bursts of overheard conversation, it has more in common with films than traditional novels.
3 personnes en parlent

Manhattan Trasfer, c'est d'abord l'esprit d'une ville, le New-York du début du XIXe siècle. On y entend les calèches, le tram et les premières automobiles, mais surtout un bruit incessant de voix qui évoluent dans cette ville où tout se transforme à chaque seconde. Les descriptions de l'environnement nous permettent de s'empreindre de l'endroit afin que le lecteur se sente intégré dans cet univers et pour qu'il puisse se positionner en tant que spectateur interne sans être mis à l'écart.À la croisée des chemins, on y rencontre des personnages de toutes classes confondues, que ce soit le riche banquier, le journaliste qui à peine à manger, l'avocat qui se réjouit de ses nouveaux succès ou l'actrice de théâtre qui cherche à rester « fidèle avec soi-même ». On y entend une grève, les questionnements d'un anarchiste, des déboires mondains et les prémisses d'une crise financière. On entend faiblement les échos d'une guerre, cette Première Guerre mondiale qui est présente en bruit de fond, mais qui n'accapare pas les personnages, et qui semble arriver tout bonnement au milieu des échos sonores.La réussite de Dos Passos est de nous entraîner avec ses personnages dans ce brouhaha humain dominé par le progrès, par l'accélération du rythme de la vie et par l'apogée d'un capitalisme qui s'installe plus férocement entre les murs de Wall Street. On sent par contre que cet atmosphère n'est pas bénéfique et qu'il conduit les personnages dans un automatisme obligatoire et une nécessité de « suivre la vague ». On entend une dénonciation quelque part, entre deux scènes de cafouillage.Certes, ce roman n'est pas pour tout les publics. Il faut être sensible aux changements de narration qui sont souvent brutaux, mais toujours suivis. Il peut être facile de se perdre. Toutefois, Dos Passos excelle par sa présence absente où sans jouer le rôle de l'omniscience, il nous permet, par son écriture, de nous orienter dans la bonne direction et de ne pas perdre le fil narratif. Sartre n'est au fond que le subtil imitateur de Dos Passos avec Le sursis.

thefairgroundfreak
07/05/12
 

Ce roman m'a un peu déstabilisée parce que je ne suis pas habituée à lire des romans qui sont presque totalement descriptifs, c'est à dire que Don Passos décrit des actions et met en scène des dialogues mais on n'entre que très rarement dans les pensées des protagonistes. C'est sans doute pour cela que je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages même si certains sont vraiment bien croqués. J'ai trouvé que l'avocat qui s'enrichit en faisant du porte à porte pour inciter les gens victimes d'un accident de quelque nature que ce soit à porter plainte était vraiment intéressant. A travers une galerie de personnages très variés, dont beaucoup sont immigrés ou enfant d'immigrés et dont les destins se croisent parfois, Dos Passos dresse le portrait du New-York, et on imagine que ces entrelacements de destins pourraient faire un bon film qui me conviendrait sans doute davantage que la forme écrite. http://vallit.canalblog.com/archives/2012/07/25/24675519.html#comments

cocalight
25/05/14
 

Difficile de faire un résumé de ce livre, tant il est indescriptible. Ce roman met en scène New York dans les premières décennies du XXème siècle, sous forme de chronique sociale. Le texte date de 1925 et la forme en est particulièrement intéressante et innovante. Ce livre m’inspire deux sentiments : d’une part, il y a mon appréciation, en termes de goût, d’autre part, il y a la force de l’œuvre en elle-même. Autant le préciser de suite : j’ai beaucoup aimé ce livre même si ce n’est pas un coup de cœur. Cela ne m’empêche pas de comprendre sa puissance et de l’admirer froidement, en termes de prouesse littéraire. Dès les premières pages, le style fait mouche. Dos Passos réussit la gageure de décrire New York, ses évolutions sur quelques décennies, ses habitants, de nous montrer la vie qui l’habite : c’est absolument saisissant de virtuosité. Pourtant, deux points m’ont gênée : l’absence de marqueurs chronologiques clairs et les trop nombreux personnages. Nous ne savons pas en quelle année la fresque commence, ni quand elle finit, et les changements d’époque (par sauts de quelques années) ne sont absolument pas signalés : c’est au lecteur de deviner, soit parce que l’on se rend compte qu’un personnage a vieilli, soit parce qu’un événement d’ampleur mondiale est signalé et que le lecteur peut le dater. Quant aux personnages, leur grand nombre est inhérent au roman puisque ce dernier décrit une ville. Ce qui est perturbant, c’est que l’auteur nous présente aussi bien des personnages que nous suivrons tout le roman que d’autres qui ne seront que des figurants, avec encore différents niveaux d’importance à l’intérieur de cette catégorie (bien entendu le lecteur ne sait pas par avance qui perdurera et qui disparaîtra). Parfois, un personnage refait surface 100 pages plus loin de sa précédente apparition : on ne sait plus qui il est, ni quelle est son histoire, quand on ne le confond pas avec un autre… La vie qui émane de l’œuvre est à ce prix-là et la lecture en devient parfois pénible. Mais, en ce qui me concerne, la fascination a largement pris le dessus. Les personnages en eux-mêmes sont extrêmement bien étudiés, en particulier celui, central, d’Ellen/Elaine – le seul personnage féminin d’ampleur, d’une rare densité, autant agaçant qu’attachant. C’est une rencontre littéraire qui vaut la peine d’être vécue.

mycupoftea
04/09/12
 

Format

  • Hauteur : 19.80 cm
  • Largeur : 12.90 cm
  • Poids : 0.27 kg

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