Marche ou creve

KING, STEPHEN

livre marche ou creve
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 06/12/04
LES NOTES :

à partir de
7,10 €

SYNOPSIS :

Richard Bachman / Stephen King Marche ou crève Garraty, un jeune adolescent natif du Maine, va concourir pour « La Longue Marche », une compétition qui compte cent participants. Cet événement est très attendu. Il sera retransmis
à la télévision, suivi par des milliers de personnes. Mais ce n'est pas une marche comme les autres, plutôt un jeu sans foi ni loi. Garraty a tout intérêt à gagner. Le contraire pourrait lui coûter cher. Très cher.
15 personnes en parlent

"La Longue Marche" : cent concurrents au départ, un seul à l'arrivée. Pour les autres, qui abandonnent, qui ne peuvent tenir la cadence, un balle dans la tête : marche ou crève. Une émission de télévision très populaire dont le gagnant aura, pour prix de son exploit, la possibilité de posséder tout ce qu'il désire pendant le restant de ses jours, s'il désire encore quelque chose après ça. Ray Garraty, seize ans, s'est inscrit. C'est de son point de vue que nous assistons, ou plutôt que nous participons à cette longue marche, kilomètre après kilomètre, page après page. La fatigue, la soif, les amitiés fugacement liées qui s'achèvent dans un aboiement de fusil et, pire que tout, la foule... Cette foule compacte, hurlante, sans visage, qui s'amasse le long de la route et harangue les concurrents dans un délire paroxystique de plus en plus violent. Et les concurrents, étrangement consentants, continuent d'avancer sur les cadavres des éliminés, sans que l'on comprenne les raisons qui les ont incités à participer à ce jeu de massacre.Stephen King, sous la signature de Richard Bachman, propose ici un roman d'anticipation dur et violent qui nous interroge sur les dérives de la téléréalité et sur le voyeurisme sadique du spectateur (ou lecteur) lambda. Car le lecteur est pris par cette histoire au style tranchant et, entre dégoût et fascination, il ne peut s'empêcher de poursuivre sa marche au rythme hypnotique des pages qui se tournent.

Kara
14/01/09
 

Le vrai tour de force de ce livre c’est qu’il ne se passe pour ainsi dire rien : on suit un groupe de garçons qui marchent non-stop à travers les Etats-Unis, et pourtant l’histoire progresse, une vraie tension est présente, il n’y a aucune longueur et je ne me suis pas ennuyée un seul instant.C’est effrayant de réalisme, sans jamais sombrer dans l’horreur (ça m’a même semblé très soft pour du Stephen King, d’après ce que j’en ai entendu) je me suis très vite identifiée aux participants, me demandant sans cesse, comment je réagirais au milieu de cette Longue Marche ? Combien de kilomètres je tiendrais ?...J’aurais cependant aimé en savoir plus sur l’historique et le but de cette épreuve. Qui l’a instaurée ? Pour quelle raison ? Pourquoi, les jeunes sont volontaires pour y participer alors qu’ils savent dès le départ qu’ils ont 99% de chances de mourir ? Cet aspect est tout juste abordé et aurait mérité un plus long développement selon moi.

un flyer
13/05/11

Passionnant Du début jusqu'à la fin, même en m'attendant à la fin je suis resté captivé!!

beraud@archimed.fr
15/06/16
 

Au départ : 100 concurrents...100 adolescents ou jeunes adultes A l'arrivée : 1 seul gagnant Le but : marcher sans jamais s'arrêter Les adversaires : les 99 autres participants, les contingences corporelles auxquelles on ne peut se soustraire : Epuisement, Faim, Soif et même son propre corps qui n' obéit plus et ne demande qu'à lâcher prise... Les règles : ne JAMAIS s'arrêter, ne pas quitter la Longue Marche Enfreindre une règle c'est la certitude de recevoir un avertissement. Au bout du 4ème, c'est un aller simple pour l'enfer... La Longue Marche c'est Garraty, Mc Vries, Olson, Stebbins, Baker, Barkovitch et les 94 autres inconscients qui ont souhaité se mesurer à cette épreuve. Pauvres fous! L'insouciance et la morgue de leur jeunesse auraient-elles décuplées leurs excès de vantardise? Regardez les qui attendent que le Commandant, l'organisateur himself, donne le départ...Un départ qui sonnera comme un glas pour la plupart. Regardez ses sbires qui encadrent la Marche ! Ces soldats jugés sur des half tracks, engins monstrueux à la mécanique effroyable... Aucun d'entre eux n'hésitera...Un faux-pas et c'est la mort assurée! Qui sera le premier à goûter à la morsure de la poudre? Qui ouvrira le concerto funèbre des fusils? Et surtout qui sera le dernier? Qui sera celui qui parviendra à aller au-delà de ses propres limites? Combien de kilomètres seront parcourus par chacun? Quel est le chiffre qui annoncera leurs trépas : 35, 70, 150 km? Combien faudra t'il que l'asphalte avale de candidats pour qu'il n'en reste qu'un? Celui qui remportera la Longue Marche est là, parmi eux. Il s'apprête à subir la chaleur, le froid et la fatigue. Il connaîtra la rage des désespèrés, sera plus résistant que ses compagnons de route, puisera dans ses tripes l'envie de vaincre. La Longue Marche c'est partager l'infortune, le dégoût et la folie de ces êtres qui se pensaient capables de survivre au pire. C'est connaître les morts successives de ces jeunes. C'est surtout se prendre au jeu et avaler page après page comme eux avalent kilomètre après kilomètre. C'est aussi découvrir le sens de la solidarité, de l'amitié et du soutien au-delà de l'horreur. Les liens se créent au fur et à mesure que les pas se succèdent chaque fois plus malhabiles et hésitants. Toute la complexité des relations sociales transparaît dans cette épreuve, leur épreuve. Celle de leur vie. Rebelde

Rebelde
06/01/16
 

Un roman qui attendait depuis presque qu'un an et demi dans ma PAL et que j'ai sorti, sans trop le prévoir. J'avais envie d'un bon roman de Stephen King, le moment était donc venu d'en savourer un !Marche ou crève est un roman d'anticipation dystopique de Stephen King paru sous son pseudonymme Richard Bachman en 1979. Comme d'habitude les histoires de Stephen King sont loin d'être un long fleuve tranquille, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Sans concession, l'auteur nous présente un jeu inhumain présenté au grand public dans lequel le but du jeu pour les participants est de marcher le plus possible, sans arrêt possible, et en ayant une allure obligatoire de 6.5 km/h. Cent garçons participent à cette course et à la fin il ne doit en rester qu'un...Nous suivons notre protagoniste, au fil des pages, jour par jour et au fur et à mesure que le temps passe la tyrannie s'installe, certains participants se rendent compte des enjeux et commencent à éprouver un sentiment d'angoisse. Stephen King est vraiment le roi pour arriver aisément à submerger d'horreur ses lecteurs. Si certains passages m'ont paru longs, je suis pour le moins satisfaite par le suspens et aussi par les sujets mis en avant par l'auteur car au delà de l'horreur, notre protagoniste se lie d'amitié avec d'autres participants, se qui les amèneront ensemble à se poser des questions sur la vie, et surtout à faire preuve de solidarité alors que le let motiv de ce jeu est "marche ou crève".Bien sûr en lisant ce livre, j'ai pensé à Acide sulfurique d'Amélie Nothomb car tous les deux dénoncent les dérives des jeux inhumains dans notre société, on peut dire qu'en 1979 Stephen a fait preuve de clairvoyance en écrivant ce roman. Benebooks

Benebooks
02/10/15
 

Dans un futur non déterminé mais qui pourrait être terriblement proche, une grande course rassemble chaque année cent volontaires âgés de seize à dix-huit ans pour une longue marche partant du Maine jusqu'à la frontière du Massachusetts, le tout filmé par les caméras de télévision, et soutenue par les citoyens de chaque ville traversée.Ce concours obéit bien à des règles précises et numérotées, mais chaque participant est d'abord tenu d'en respecter deux, essentielles:- ne pas ralentir son pas en dessous de 6,5 km/h- ne pas s'arrêter au-delà de 30 secondes.Violer une de ces règles vaut un avertissement, et au bout de trois, c'est la mort...La Grande Course n'est pas une épreuve comme les autres. Ceux qui s'y engagent savent qu'ils vont aller au-bout d'eux-mêmes, explorer des frontières inconnues de leur personnalité. Pour certains engagés, c'est un suicide à retardement, pour d'autres, une volonté de se mesurer et d'accéder à l'âge adulte. En tout cas, les soldats, de part et d'autres de la route, sont là pour les surveiller, les avertir, et enfin les éliminer.Ray Garraty, champion du Maine ne sait pas trop pour quelles raisons il s'est inscrit. Or, depuis le départ, il n'a qu'une seule idée en tête: marcher et ne jamais s'arrêter. Sauf que Ray n'est pas seul, et il faut collaborer non seulement avec les autres coureurs autour de lui, mais aussi avec la population de curieux venue les soutenir ou les voir mourir. Le principal est en fait de trouver le parfait équilibre entre garder son esprit en alerte et se concentrer pour ne pas être intimidé par les concurrents:"Il leur arrivait à tous d'être comme ça, avait remarqué Garraty. Le retrait total de tout et de tous ceux qui les environnaient. De tout sauf de la route. Ils étaient hypnotisés par la route comme si c'était une corde raide sur laquelle ils devaient marcher, au-dessus d'un abîme sans fond."Comment faire abstraction de la fatigue, des chaussures qui tombent en lambeaux, du camarade qui perd pied, et pire encore, des coups de feu des soldats qui annoncent la fin d'un marcheur?" Un des soldats sauta à terre et traîna le cadavre par les bras. Garraty observait d'un air apathique en se disant que l'horreur finit par lasser. Il y avait surabondance de mort."Lorsque l'état de veille ressemble à s'y méprendre à l'état de sommeil, nos perceptions ne sont plus les mêmes. Les kilomètres avalées, la perspective d'atteindre les grandes villes et enfin l'autoroute deviennent des objectifs de vie auxquels Ray, son ami Mc Vries et Olson, devenu l'ombre de lui-même, s'accrochent pour ne pas s'arrêter. La folie guette et la foule devient aussi un élément à gérer:"L'énorme foule s'était un peu dispersée comme ils sortaient du champ des caméras et des micros de la télévision mais elle était toujours là, toujours agglutinée. La foule était venue, maintenant, et elle avait l'intention de rester. (...) Le visage de foule criait, acclamait, mais restait fondamentalement identique.""Jusqu'où faut-il aller pour se dissocier?" se demande Garraty. Maintenant, chaque coureur banalise la mort, le moment de folie de son voisin, le combat de deux badauds pour une chaussure de coureur abandonnée.... Terminer vivant est le but mais pourquoi? Dès lors, émergent des considérations métaphysiques, philosophiques sur l'intérêt de cette course. Selon Mc Vries:"Marche ou crève, c'est la morale de cette histoire. Pas plus compliqué. Ce n'est pas une question de force physique, et c'est là que je me suis trompé en m'engageant."(...)Pourquoi nous avons fait ça, Garraty? Nous devions avoir perdu la boule.Je crois qu'il n'y avait aucune espèce de raison.Nous ne sommes tous que des souris dans une souricière."Marche ou crève est une large réflexion sur le temps, la vie et la mort. Le temps d'une marche de cinq jours, les corps des candidats subissent en accéléré les aléas du temps et de la vieillesse, au point que quelques coureurs ont leurs cheveux qui blanchissent.Lire ce roman maintenant nous condamne à faire plus ou moins un rapprochement avec la télé-réalité. Stephen King ne fait que décrire un processus qui est allé jusqu'à la dernière extrémité pour plaire à son public. Jamais il n'est mentionné les raisons intrinsèques de l'existence de cet événement, à part qu'il est devenu un rendez-vous incontournable et apprécié.La route est la ligne de vie, le fil d'Ariane menant vers la victoire et vous empêchant de sauter dans le fossé pour vous reposer. Elle est aussi la bande d'asphalte hypnotique qui emmène le candidat hors de lui-même, mais aussi le lecteur qui se demande, jusqu'à la dernière ligne, si la victoire n'est pas finalement qu'une illusion.Un Stephen King à ne pas manquer. vivi

vivicroqueusedelivres
15/11/14
 

Rarement un titre n'a su resumer aussi bien la trame d'un bouquin.Deux choix , pas un de plus...Vaincre la peur , le froid , la faim , ces echos de balle decimant un a un les participants afin de toucher le saint Graal ou le sol , un trou rouge dans la tete..La ou un ecrivain moyen aurait pondu peniblement une cinquantaine de pages insipides et repetitives , King (Bachman) invite magistralement le lecteur a une course hors du commun...L'auteur enquille les pages avec une facilité deconcertante sans jamais tomber dans la facilité ni susciter le moindre ennui..Un grand moment de lecture.

TurnThePage
04/11/13
 

Au départ : 100 concurrents...100 adolescents ou jeunes adultesA l'arrivée : 1 seul gagnantLe but : marcher sans jamais s'arrêterLes adversaires : les 99 autres participants, les contingences corporelles auxquelles on ne peut se soustraire : Epuisement, Faim, Soif et même son propre corps qui n' obéit plus et ne demande qu'à lâcher prise...Les règles : ne JAMAIS s'arrêter, ne pas quitter la Longue MarcheEnfreindre une règle c'est la certitude de recevoir un avertissement. Au bout du 4ème, c'est un aller simple pour l'enfer...La Longue Marche c'est Garraty, Mc Vries, Olson, Stebbins, Baker, Barkovitch et les 94 autres inconscients qui ont souhaité se mesurer à cette épreuve. Pauvres fous! L'insouciance et la morgue de leur jeunesse auraient-elles décuplées leurs excès de vantardise? Regardez les qui attendent que le Commandant, l'organisateur himself, donne le départ...Un départ qui sonnera comme un glas pour la plupart. Regardez ses sbires qui encadrent la Marche ! Ces soldats jugés sur des half tracks, engins monstrueux à la mécanique effroyable... Aucun d'entre eux n'hésitera...Un faux-pas et c'est la mort assurée!Qui sera le premier à goûter à la morsure de la poudre? Qui ouvrira le concerto funèbre des fusils? Et surtout qui sera le dernier? Qui sera celui qui parviendra à aller au-delà de ses propres limites? Combien de kilomètres seront parcourus par chacun? Quel est le chiffre qui annoncera leurs trépas : 35, 70, 150 km?Combien faudra t'il que l'asphalte avale de candidats pour qu'il n'en reste qu'un? Celui qui remportera la Longue Marche est là, parmi eux. Il s'apprête à subir la chaleur, le froid et la fatigue. Il connaîtra la rage des désespèrés, sera plus résistant que ses compagnons de route, puisera dans ses tripes l'envie de vaincre. La Longue Marche c'est partager l'infortune, le dégoût et la folie de ces êtres qui se pensaient capables de survivre au pire. C'est connaître les morts successives de ces jeunes. C'est surtout se prendre au jeu et avaler page après page comme eux avalent kilomètre après kilomètre.C'est aussi découvrir le sens de la solidarité, de l'amitié et du soutien au-delà de l'horreur. Les liens se créent au fur et à mesure que les pas se succédent chaque fois plus malhabiles et hésitants. Toute la complexité des relations sociales transparaît dans cette épreuve, leur épreuve. Celle de leur vie.Stephen King se posait déjà en visionnaire dans ce roman publié en 1979 et ce, peut-être malgré lui.Des concurrents, une épreuve qui requiert le dépassement de soi (et dont on ne voit pas forcément l'intérêt), un public en délire amateur de voyeurisme; cela pourrait vaguement rappeler certains programmes télévisuels. De là à comparer pléthore d' émissions de télé réalité ô combien géniales suscitant l'émoi de téléspectateurs conscients de la portée intellectuelle de ce qu'ils regardent avec la diabolique course de l'écrivain, il n'y a qu'un pas... Gecko

un flyer
17/09/13

Avant toute chose, je dois reconnaître que j’aime particulièrement les romans de Stephen King écrit sous la plume de Richard Bachman. Et marche ou crève en est un bon exemple.L’intrigue de ce livre est à la fois assez simple et complexe, un groupe de 100 jeunes doivent marcher jusqu'à épuisement et il ne doit en rester plus qu’un. S’ils s’arrêtent, ils sont exécutés. Mais pourquoi qu’elle en est la raison ? Entre les lignes, Stephen King insinue que nous sommes aux États-Unis non démocratique mais bien totalitaire. Durant la lecture de ce livre, cela m’a fait penser aux jeux du cirque de l’antiquité, qui avaient au final un rôle régulateur de la société. Cela m’a aussi fait penser au manga Ikigami de Motoro Mase pour la même raison que les jeux antiques.Comme toujours Stephen King arrive à nous plonger dans l’univers de ses personnages grâce a cette force du détaille, nous suivons cette marche captivé espérant que les uns et les autres n’y perdent pas la vie.Que vous dire de plus, Stephen King à encore fait mouche ! Certes, j’ai une nouvelle fois adoré un roman du Maître de l’horreur et du Suspens.Et comme souvent lorsque je parle de Stephen King, je parle de lui en décennie et la décennie des 70’s est définitivement pour moi la meilleure.

Bouquinovore
26/05/13
 

J'ai beaucoup apprécié la fin, superbe !! J'ai la sensation d'avoir marché, souffert et perdu pied avec Garraty, McVries et les autres. Il y a ce malaise planant et cette folie grandissante qui m'ont fait entrer dans le cette histoire qui parle finalement de déchéance ; de soit, des gens, d'un pays. Bref, ouais fabuleux !

un flyer
08/12/12

Marche ou crève est un roman des débuts de Stephen King, qu'il a d'ailleurs publié sous le pseudo de Richard Bachman. Comme la couverture ne l'indique pas avec son "polar", c'est une dystopie dans laquelle le monde a changé (tiens donc) et les militaires (les escouades) ont pris le pouvoir.Les exergues nous indiquent clairement que c'est une critique des jeux télévisés que fait l'auteur, du voyeurisme des spectateurs. Plus profondément on peut aussi penser qu'il critique la guerre, et le fait d'envoyer des jeunes hommes se faire tuer sans aucune raison valable.Cela dit, tel n'est pas mon propos aujourd'hui. En effet, j'ai relu ce roman dans le cadre du challenge Sport en cours sur Délivrer des Livres, le blog de Hérisson.Examinons tout cela d'un point de vue sportif.Ce bouquin est l'histoire de la course d'endurance la plus longue et la plus sanglante du monde.L'épreuve se nomme La Longue Marche. Elle consiste à réunir 100 participants mâles de 18 ans maximum, et à les faire marcher jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. Comme le dit la couverture, pour les autres : une balle dans la tête !Nous avons donc 100 participants (+100 de réserve s'ils se dégonflent dans les dates limites du dégonflage autorisé), sélectionnés par des tests à la fois physiques et psychologiques. Et oui, ils doivent notamment motiver par écrit leur envie de concourir. Déjà nous n'avons pas affaire à n'importe quel footballeur analphabète de haut niveau. Étant donné le grand nombre de demandes chaque année, un tirage au sort télévisé est organisé pour désigner les participants définitifs.Marche ou crève, c'est la morale de cette histoire. Ce n'est pas une question de force physique.Si c'était ça nous aurions tous une bonne chance. La tête, Garraty, le cerveau...Ce n'est pas l'homme ou Dieu... C'est quelque chose dans le cerveau.Ces marcheurs doivent respecter un règlement très strict. Par exemple, ils ne peuvent pas s'arrêter de marcher, sinon ils récoltent un avertissement. Ils ne peuvent pas non plus marcher sous 6.5 km/h. Au bout de trois avertissements, c'est le carton rouge : la mort. Ils n'ont pas non plus le droit de sortir de la route. Le règlement est aussi valable pour les spectateurs qui n'ont en aucun cas le droit d'aider, ou de nourrir les concurrents.Curley se mit à hurler. Le garçon était cassé en deux, il se tenait la jambe et criait.Il marchait toujours, si incroyable que cela parût, mais très lentement. Trop lentement.Ces supporters justement sont très présents, comme dans tout sport qui se respecte. Ils ont leur favori, font des banderoles, attendent le passage de la Marche sur le bord de la route. Ils les acclament ou les huent, et franchement les rendent un peu dingues. Ils sont surtout assoiffés de sang et rêvent de voir un des marcheurs se faire descendre.Une fois quand il était en cinquième, il avait lu une nouvelle d'un type qui s'appelait Ray Bradbury, une histoire à propos de badauds qui s'amassent autour du lieu d'accidents mortels.Les arbitres de la Longue Marche sont les soldats, tireurs d'élite armés jusqu'aux dents, et équipés de matériel informatique leur permettant de mesurer la vitesse des participants en temps réel. Comme tout arbitre, ils respectent scrupuleusement les règles. Mais quand même il ne faut pas trop les chercher. Ce sont aussi eux qui ravitaillent en eau (à la demande) et en nourriture (une fois par jour) les marcheurs.Les qualités requises pour pratiquer la Longue Marche : un moral d'acier, savoir se rationner, ne pas être trop gros, ni trop mince, ne pas être sujet aux crampes ou à la dépression. Peut-être faut-il aussi être complètement taré.Il avait l'impression d'avoir fait autant de kilomètres avec sa tête qu'avec ses pieds.Par essence, la Longue Marche est un sport individuel. Cependant les participants finissent toujours par créer des liens, ne serait-ce que pour s'occuper pendant les longs jours et nuits de marche. Certains se font même des amis et s'entraident, mais cela est bien éphémère quand on sait que l'un ou l'autre pourrait bien être le prochain à prendre son ticket.- Avertissement ! Avertissement 47 !Il reçut un grand coup de coude dans les côtes.- C'est toi, vieux. Debout là-dedans !C'est aussi un sport d'extérieur, ce qui entraine toutes sortes de désagréments pour nos marcheurs : chaleur, froid, orage, vent de face ou de côté... Mais aussi la nuit.A 3h45 il reçut un premier avertissement et se gifla violemment pour se forcer à rester éveillé.Il existe diverses techniques pour tenir. Nous rencontrons celui qui préfère ne se faire aucun ami, rester dans son coin et ne pas discuter. Il y a aussi celui qui va se faire détester en disant qu'il dansera sur les tombes de chacun de ceux qui mourront. Il y a ceux qui se racontent des blagues, ou encore leurs soit-disant histoires de fesse. Ceux qui s'accrochent à leur avenir, leur femme, petite amie...Je danserai sur ta tombe, balafré !Bien sûr, au bout de la route, comme dans toute course, le gagnant doit recevoir un prix. Qu'est-ce que ce prix ? C'est au vainqueur de le décider, il peut demander exactement TOUT ce qu'il veut. S'il est encore en état.N'hésitez pas à vous inscrire, cette course a lieu tous les ans, départ dans le Maine, arrivée à l'endroit où l'avant-dernier concurrent se fera descendre.Vive le sport ! LuneCe n'est pas parce que je dis n'importe quoi que j'ai tort.

LunePapillon
02/11/12
 

L'histoire est simple, voir trop : un tas de jeunes gens marchent sur un nombre de kilomètres que je n'oserai même pas dire, pour survivre. S'ils arrêtent, on les tue. Et à la base, la course n'était même pas obligatoire ! J'ai trouvé ça un peu bizarre au début, mais en lisant et en me plongeant dans ce livre, je me suis rendue compte que même si l'action principale de ce livre est une banale course, on se retrouve à les suivre avec autant d'intensité que si l'on courait avec eux. Stephen King a ce talent de rendre des actions et gestes banales, complètement intéressant, et je l'admire vraiment pour ça, surtout pour ce livre ! On se retrouve embarqué dans cette course et on se demande si le personnage principal va s'en sortir, s'il va arriver jusqu'au bout ou s'il va se faire "plomber" comme les autres. Un tout petit bémol sur le fait que l'on ne sait pas d'où vient cette course, pourquoi ils font ça, dans quel contexte, etc...?Il reste un super super bouquin ! :-)

edesante
17/06/11
 

E suis contente de pouvoir enfin parler ici de cet auteur que j'aime d'amour !Marche ou Crève (The Long Walk) est l'un des premiers romans de Stephen King - écrit sous le pseudonyme de Richard Bachman, auteur entre autres de Running Man, Rage ou encore La Peau sur les Os... - et c'est un des seuls que je n'avais pas encore lu. Certains pensent que ses premiers livres étaient les meilleurs et que la qualité de sa production s'est un peu affaiblie au fil du temps. Je ne suis pas de cet avis, je pense même que ses derniers ouvrages ont une teneur toute particulière et qu'ils ont "mûris" comme leur auteur...Mais Marche ou Crève qui date de 1979 est vraiment particulier et j'aurai tendance à dire que c'est un des meilleurs que j'ai pu lire jusqu'à maintenant (pas LE meilleur, entendons-nous bien, mes préférences allant à Sac d'Os et Ça !)Il est très particulier parce que c'est d'abord un livre qui n'évoque aucun évènement fantastique (contrairement à la plupart des ouvrages de King). Mais je l'ai trouvé particulièrement réussi parce que, là où tout autre auteur se serait enlisé, King possède cette formidable capacité de tenir le lecteur en haleine à partir d'un évènement simple et ce, sans que l'on puisse s'ennuyer ou être désireux de voir s'accélérer le rythme. Car finalement, tout le roman est tourné vers cette Marche abominable, censée offrir au gagnant tout ce qu'il a jamais désiré au monde, et les efforts douloureux que chaque jeune garçon devra fournir. L'auteur revient parfois sur le passé de Garraty et nous dévoile certains de ses souvenirs, mais les pages se tournent principalement sur le calvaire plus oppressant au fil des heures, avec un départ plein d'espoir sous un soleil radieux et les heures qui défilent et voient chacun faiblir et s'écrouler.A partir de l'effort, de la douleurs des concurrents, de leurs espoirs, des villes qu'ils traversent au fil des jours, de leurs doutes et surtout de la terreur du "ticket" qui terrorise chacun de ces adolescents qui participent à la Longue Marche, Stephen King construit une histoire magistrale et prenante qui vous saisi aux tripes et que vous ne pouvez plus lâcher avant la fin. Pas un seul moment je ne me suis ennuyée durant la lecture de cette histoire. Et l'évocation de la foule, de cette bête gigantesque et affamée qui suit le périple des jeunes gens jusqu'au bout a été extrêmement terrifiante. L'image hystérique d'une société américaine tournée vers un jeu de télé-réalité dont l'issue est fatale, excitée par la mort et le désespoir des participants, est d'une tristesse et d'une laideur sans nom...

un flyer
23/05/11

Mon tout premier "stephen king", j'ai peiné à rentrer dans l'histoire, il m'a bien fallu environ une centaine de pages avant d'être vraiment pris dedans. Car après tout c'est une histoire plutot plate, il ne se passe pas vraiment grand chose , du moins au début, 100 marcheurs si l'un s'arrête il meurt voilà tout, alors on suit l'aventure, par la personne de garraty le numéro 47, on lis les amitiés, les coups de gueule et les quelques fusillés du début. Après ses 100 pages l'action commence un peu, on est finalement hypnotisé par cette marche extraordinaire, on à d'ailleurs l'impression qu'elle dure des siècles alors qu'elle ne dure que 5 jours ! J'ai beaucoup aimé cet esprit de camaraderie, ou les uns et les autres se soutiennent, parlent de tout et de rien alors que ça fait des heures et des heures qu'ils marchent et qu'ils risquent leur vie ! On s'attache aux personnages, et on se prend à espérer qu'ils vont survivre, on ressent même de la tristesse lorsque l'un meurt ! On se dit qu'ils ne vont jamais y arriver, ils vont tomber de sommeil, mais non ils dorment carrément debout ! On découvre également certains candidats fusillé dans l'horreur la plus totale et qui nous fend le coeur ! Cependant, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de personnages il faut un peu de temps avant de bien savoir qui est qui...En bref, un bon livre qui se lit facilement, loin d'être compliqué, mais tout de même du suspense et un peu d'action vers la fin..

babynoireaude
27/07/10
 

Un des grands chef-d'oeuvre de Stephen King. Une montée en puissance dans le monde de l'horreur avec une histoire complétement absurde, et pourtant on y croit! Un de mes livres préféré de Stephen King, une fois qu'on le commence, difficile de le lâcher. Une épopée au sein des possibilités humaines, avec cette question "De quoi sommes nous capables pour survivre?"

meli
27/08/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.18 kg

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