Marcovaldo

CALVINO, ITALO

livre marcovaldo
EDITEUR : ECOLE DES LOISIRS
DATE DE PARUTION : 01/01/82
LES NOTES :

à partir de
5,60 €

SYNOPSIS :

Marcovaldo est manoeuvre. Il vit, avec sa femme et ses six enfants, dans une grande ville d'Italie du Nord. Un citadin parmi d'autres. Mais lui est différent. La publicité, le néon, la circulation, il ne les voit pas. En revanche, la moindre manifestation de la nature accroche son regard. Ses sens se sont-ils atrophiés, ou la nature s'est-elle changée
en venant en ville ? Marcovaldo n'arrive pas à retrouver cette nature si saine, si pure dont il garde le souvenir. Elle est singulière cette nature, surtout en ville! Marcovaldo l'apprend en vivant une suite d'aventures inattendues et souvent drôles évoquant un Charlot père de famille, en butte aux complexités de notre vie " post-industrielle ".
2 personnes en parlent

La quatrième de couverture parle d’un charlot père de famille pour désigner Marcovaldo, le personnage éponyme de ce roman. Mais en ouvrant ce livre d’Italo Calvino, publié en 1963, ce sont plutôt ces acteurs et réalisateurs italiens de l’âge d’or du cinéma qui sont venus à mon esprit : les Vittorio De Sica, Dino Risi, Vittorio Gassman, Fellini et voire plus récemment Roberto Begnini.Marcovaldo, c’est une série de sketches égrenait au fil des saisons sur une période de cinq, soit 20 sketches. Nous en sommes en Italie, en plein cœur des années 60 est par l’intermédiaire d’un personnage rêveur et amateur de la nature, l’auteur va dénoncer successivement tous les vieux démons issus de cette société de consommation : télévision, supermarché, vacances d’été, et surtout l’urbanisation. Avec un humour plus ou moins burlesque, ce doux rêveur va nous entraîner dans un monde empreint de poésie à qui sait s’arrêter et regarder.Alors, si Marcovaldo est un charlot père de famille, ce serait celui des temps moderne, qui critique cette société des années 1930 qui annonce cette future société de consommation. Le charlot qui tourne le dos à son public et qui disparaît engouffré par le cinéma parlant. Pasdel

Pasdel
14/12/13
 

Il a volé un peu de sa grâce éthérée au Mime Marceau et possède la touchante maladresse de Charlie Chaplin. Marcovaldo...Doux rêveur dont les seuls points d’ancrage au Quotidien sont un travail de manœuvre et une famille nombreuse qu’il peine à nourrir. Notre homme cultive cette candeur propre à l’enfance mais le monde dans lequel il vit n’autorise pas un tel comportement. Il est pareil au poète décrit par Baudelaire dans Les Fleurs du Mal « Exilé sur le monde au milieu des huées / Ses ailes de géant l’empêchent de marcher. »Au lieu de se glisser dans un moule, d’être conforme aux attentes de la société, il ose être lui et s’y applique d’une manière extrêmement poétique. La ville est pour lui un milieu hostile et il fait en sorte de créer un univers où la Nature et la Poésie sont reines. Notre héros part en quête de ses sensations originelles que le progrès annihile lentement : le murmure de l’eau, le goût des aliments naturels, la vue d’un paysage non façonné par la main de l’homme, la contemplation des astres ou encore l’écoute apaisante du silence.Dans sa lutte acharnée contre la modernité, Marcovaldo fait montre d’une imagination débridée et d’une émouvante étourderie. On aime à le suivre dans ses pérégrinations au sein d’une Italie fellinienne. On s’attache, au fil des saisons, à ce héros fantasque qui a le don de bouleverser l’ordinaire en un clin d’œil. Marcovaldo et le personnage de Marcello dans La Dolce Vita de Fellini ont tous deux les mêmes initiales...Est-ce un hasard ? Pas si sûr ! Tous deux ne sont ni satisfaits ni mécontents de leurs sorts mais empreints d’une certaine mélancolie. Tous deux errent dans cette Italie typique où chaque coin de ruelle cache quelques secrets ou quelques aventures extraordinaires. Calvino a le don d’emporter le lecteur dans sa course effrénée à l’évasion. Ce petit roman a la saveur et la générosité d’une pastachiutta cuisinée par une grand-mère italienne. Les ingrédients nous sont connus et la recette assez simple. Néanmoins, on perçoit ce petit quelque chose, cet indéfinissable parfum qui séduira les plus délicats. Marcovaldo ou les saisons en ville promet un dépaysement tout en légèreté et en sourires. Et c’est un peu à regrets que l’on quitte cet attachant arlequin des temps modernes. Bien au-delà du plaisir procuré par cette lecture se profile une invite à laisser notre côté Marcovaldo s’exprimer et à prendre le temps de nous accorder du temps...Du temps pour sentir, rêver, admirer, savourer, apprécier, écouter ...Du temps pour vivre... Ciao, Marcovaldo, ciao ! Rebelde

Rebelde
09/10/13
 

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 12.50 cm
  • Poids : 0.19 kg
  • Langage original : ITALIEN

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition

Dans la même catégorie