Mari et femme

SHALEV, ZERUYA

livre mari et femme
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 13/05/04
LES NOTES :

à partir de
9,80 €

SYNOPSIS :

Naama et son mari Oudi ne sont ni heureux ni malheureux. Une vie de couple bien réglée, une fille de dix ans, des métiers satisfaisants, guide touristique dans le désert pour lui et assistante sociale pour elle. Une vie ordinaire, en apparence. Jusqu'à ce matin où Oudi ne parvient pas à se lever. Ses jambes ne lui obéissent plus, ses membres inférieurs sont paralysés. Lorsque le verdict des médecins tombe - le trouble est de nature psychosomatique
-, la mécanique de leur existence s'est déjà déréglée de manière irréversible. Mari et femme semble s'attacher à un sujet classique, à savoir la lente décomposition d'un couple, mais sous l'écriture de Zeruya Shalev, qui épouse le flux et reflux de la pensée de sa narratrice, nous sommes entraînés dans un chaos émotionnel qui fait fi de l'ordre chronologique des événements et transforme la lecture en une course haletante.
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Sraël, de nos jours, une famille à mille autres semblable : une épouse, Naama, assistante sociale, son mari Oudi, guide touristique, et leur fille Noga, dix ans. En 498 pages, Naama nous plonge dans les entrailles de leur vie, disséquant tout d'une manière à la limite du supportable. Tout est banal, en fait, mais sa façon de le vivre et de le rapporter est en permanence déconcertant, pénible et à la fois fascinant. C'est le genre de personnage qu'on peine à apprécier, et auquel en même temps on ne peut s'empêcher d'accorder le crédit d'une sincérité totale, qui est forcément touchante et même interpellante."Mari et femme" de Zeruya Shalev (Gallimard 2002 & Folio 2004) est comme un tourbillon dont la particularité est de nous saisir immédiatement. Le débit de Naama est tellement rapide, comme sans ponctuation, qu'elle nous enivre et/ou nous noie, et que notre premier réflexe est de poser une distance entre ses mots et nous. Pourtant, il y a là toute la matière du monde, et le lecteur est dans une ambivalence permanente. Oui, mais non. Non, mais oui. "Ce corps, je le connais depuis l'enfance, je me souviens de l'époque où il était plus petit que le mien, ramassé sur lui-même comme un bourgeon, j'avais pris l'habitude, afin de nous éviter d'avoir à rougir de notre ombre commune, de marcher sur la chaussée tandis qu'il restait sur le trottoir, je me courbais par égard pour lui, le regard braqué sur le caniveau grisâtre, il s'est étiré, a mûri sous mes yeux jusqu'à ce fameux soir où il m'a hissée à ses côtés, a passé un bras autour de mes épaules et où notre ombre m'a renvoyé une image idéale, j'ai ressenti alors une immense fierté, comme si, à force de foi et de persévérance, j'avais réussi à renverser le cours des choses."Naama est dans une période de grand, grand flou. La quarantaine, son couple va mal, sa fille aussi, son boulot a grignoté son objectivité, elle en veut toujours à sa mère, sa seule amie et collègue l'a rejetée, lassée de ses plaintes continuelles. Elle surinterprète tout, elle est passive, elle baisse les bras. Le tout sous un soleil brûlant et le poids de l'Histoire qu'Oudi raconte à ses touristes.Un roman étonnant, aussi dense que repoussant, charmant que lassant. Différent, en tout cas. Sylvie Sagnes

SagnesSy
08/07/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.25 kg
  • Langage original : HEBREU
  • Traducteur : LAURENCE SENDROWICZ